Que vient faire la Turquie au Conseil français du culte musulman? Au moment ou Erdogan envahit la Syrie , ce dossier de presse peut inquiéter

 

 

 

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la direction du conseil français du culte musulman au rapport chez Erdogan 

Depuis quelques années, un homme directement lié au clan Erdogan, à travers la famille de son épouse, Emine Erdogan, s’est ainsi hissé au sommet de la hiérarchie du Conseil français du culte musulman. Ahmet Ogras

https://www.marianne.net/monde/les-reseaux-d-erdogan-en-france-0

 

 

 

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Le Centre français du culte musulman (CFCM) est une instance associative créée en 2003 sous l’égide du ministère de l’Intérieur, instance qui représente le culte musulman de France, le régit dans ses différents aspects et constitue l’interlocuteur collectif des pouvoirs publics. En dépit de ses limites, cette organisation est très importante depuis quelques années. De facto, un partage à l’amiable de la présidence du CFCM s’est opéré, à tour de rôle, entre ce qu’il convient d’appeler les représentants de l’islam algérien et de l’islam marocain de France, les deux États n’étant jamais très éloignés des scrutins et des mosquées.

Cela a provoqué le courroux de plusieurs composantes du CFCM, notamment les Frères musulmans de l’UOIF, qui ont parfois boycotté les élections de l’instance. Dans le cadre de la présidence tournante du CFCM, l’arrivée à la présidence le 1er juillet 2017 d’Ahmet Ogras, un représentant de l’islam turc minoritaire, permet aux Frères musulmans de revenir par la grande porte de manière tout à fait inattendue.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/07/07/31003-20170707ARTFIG00263-pierre-vermeren-la-priorite-des-freres-musulmans-l-europe.php

 

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http://www.michel-tabanou.net/2018/03/confederation-islamique-milli-goru-explication-politique-de-mon-refus-a-une-invitation-pour-la-journee-porte-ouverte-du-5-mars.html

 

En effet, encore faut-il le rappeler, Ahmet Ogras est un très proche du parti frérosalafiste turc l’AKP : le parti d’Erdogan. Son beau-frère et sa belle-sœur sont des conseillers d’Erdogan au palais présidentiel. Il serait même « the contact person » de l’AKP en France (2). Jean-Marie Guénois a raison d’alerter, dans cet article, contre l’instrumentalisation de ladite « islamophobie », par les islamistes, pour « normaliser un islam rigoriste en France ». Toutefois, il aurait dû préciser aussi que le le CFCM — largement noyauté par les agents de l’islam politique et les missionnaires de l’islam consulaire et qui avait porté plainte contre Charlie Hebdo — s’inscrit dans la même logique victimaire que le CCIF. Pour ne prendre que le cas du turc Ahmet Ogras, il n’est pas inutile de rappeler que ce dernier a fait cause commune, dans un passé très récent, avec des figures du CCIF et des organisations notoirement fréristes pour « mieux lutter contre l’islamophobie », à en croire le site de la chaine publique turque TRT

https://www.facebook.com/mohamed.louizi/posts/10216134428378391

Il se définit lui-même comme le « Macron des musulmans ». À 46 ans, le Franco-Turc Ahmet Ogras prend samedi la tête du Conseil français du culte musulman (CFCM), jusque-là toujours piloté par des Maghrébins. Et c’est peu dire que l’homme est attendu au tournant, tant ses liens avec l’AKP, le Parti de la justice et du développement, au pouvoir en Turquie depuis 2002 et avec l’entourage, à Ankara, du président Recep Tayyip Erdogan posent question, tout comme son manque d’expérience théologique.

 

Une première pour l’islam turc. La prise de fonction d’Ahmet Ogras, ingénieur devenu gérant d’une agence de voyages à Paris, n’est pas une surprise. Depuis 2013, l’association qui a vocation à représenter les musulmans de France auprès de l’État a changé ses statuts, instaurant une présidence tournante tous les deux ans. Après la grande mosquée de Paris, liée à l’Algérie, et le Rassemblement des musulmans de France (RMF), proche du Maroc, c’est donc au tour du Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF), qui fédère 250 des 2.500 mosquées et salles de prière françaises, de manœuvrer. Ce qui n’est pas sans causer un certain malaise, alors que le pouvoir turc est accusé de dérive autoritaire voire islamiste.

Ingénieur de formation, Ahmet Ogras a participé au milieu des années 2000 à la fondation de l’Union des démocrates turcs européens (UDTE), proche de l’AKP, bien que l’intéressé réfute tout lien direct avec le parti au pouvoir en Turquie depuis 2002. « Seulement des liens d’amitié et une reconnaissance mutuelle avec Erdogan », jure-t-il auprès de La Croix. À ses yeux, ce dernier est d’ailleurs un « modèle de démocratie », comme il l’a déjà dit en 2014. Avec l’UDTE, Ahmet Ogras a notamment participé aux manifestations contre la reconnaissance du génocide arménien en France. C’est l’UDTE, encore, qui a organisé en Allemagne des manifestations en soutien au président Erdogan après la tentative de putsch raté.

http://www.europe1.fr/societe/ahmet-ogras-le-nouveau-president-du-cfcm-qui-laisse-perplexe-3376721

L’épouse d’Ahmet Ogras est-elle une cousine d’Emine, la femme du président Erdogan, ainsi que cela est souvent dit et écrit? Interrogé sur ce point, Ahmet Ogras ne le nie pas. Son épouse, en revanche, que nous avons fini par approcher à la fin 2017, réfute avoir tout lien de parenté avec la première dame turque. Le nouveau président du CFCM est alors bien obligé de reconnaitre ses petits arrangements avec la vérité. On devine que laisser courir la rumeur de cette supposée proximité avec la famille présidentielle lui permettait de consolider sa stature. Pour autant, lorsque son beau-frère et associé, Ali Hasal, a dû quitter Paris, ce dernier a rapidement pu trouver une place parmi le personnel officiant au Palais présidentiel d’Ankara.

 

Car l’ascension d’Ahmet Ogras épouse l’évolution islamo-nationaliste du régime turc. Au milieu des années 2000, il est à l’origine de la création de l’UETD (Union des démocrates turcs européens), une association de lobbying pour l’AKP (le parti de la justice et du développement, islamo-nationaliste, au pouvoir depuis 2002) dont il prend la direction française.

 

«L’impulsion est venue d’Europe, on a fait écho au Président Erdogan mais ce n’est pas lui qui nous a demandé», m’explique-t-il. En 2012, il co-organise à Paris la grande manifestation rassemblant quelque 15.000 européens d’origine turque pour dénoncer le vote de la loi pénalisant la négation du génocide arménien. L’UETD joue également un rôle important dans l’organisation des rassemblements électoraux autour de Recep Tayyip Erdogan à Lyon (2014) puis à Strasbourg (2015).

 

A l’image d’une grande partie du personnel politique de l’AKP, Ahmet Ogras a entretenu des liens en France avec le mouvement de l’imam Fetullah Gülen, l’ancien allié devenu ennemi d’Erdogan. Ainsi avait-il choisi d’envoyer ses deux enfants à l’école (hors contrat) du mouvement, à Villeneuve-Saint-Georges, et fréquentait-il, selon l’un de ses anciens membres, la Fatiad, une association d’entrepreneurs du mouvement. (Aujourd’hui, le président du CFCM dénonce l’infiltration des gulénistes dans l’Etat turc. Il évoque également, c’est la ligne officielle, leur lourde responsabilité dans le coup d’Etat raté du 15 juillet dernier, ainsi qu’il me l’explique sur le trottoir, à l’issue de notre interview).

http://www.slate.fr/story/147834/turquie-france-islam-francais-opa

 

 

Des imams recrutés par les services secrets turcs

Mais surtout, Ahmet Ogras établit des relations étroites avec l’Union turco-islamique des affaires religieuses, la Ditib, directement rattachée à Erdogan, alors Premier ministre, qui encadre l’islam turc à l’étranger. En France, la Ditib représente quelques 250 mosquées sur 2500 et 150 imams venus de Turquie (il y a environ 400 mosquées ou salles de prières «turques» sur notre territoire, mais toutes ne sont pas rattachées à la Ditib).

 

«Les Français ne comprennent pas ce qu’est la Ditib. D’abord dévolue au seul culte, elle connaît une transformation radicale depuis 5 à 6 ans. C’est devenu une arme politique pour Ankara, en relation avec les services secrets. Regardez en Allemagne, certains imams ont été recrutés par le MIT, les services secrets turcs», décrit Emre Demir, l’ancien directeur de Zaman France, journal du mouvement de Fethullah Gülen. De fait, en février Outre-Rhin, le service fédéral de renseignement allemand a fait rappeler par Ankara six imams turcs accusés de profilage et espionnage.

 

 

http://www.lemonde.fr/religions/article/2017/06/21/avec-ahmet-ogras-l-islam-turc-arrive-a-la-tete-du-cfcm_5148373_1653130.html …

 

 Youssef Qaradawi, théologien de référence des Frères musulmans

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Dans « Le Fascisme islamique », le Germano-Égyptien Hamed Abdel-Samad révèle que les Frères musulmans cherchaient à faire croire aux Égyptiens que Hitler s’était converti à l’islam et qu’il se faisait appeler Hadj Mohamed HitLer

Youssef Qaradawi, théologien de référence des Frères musulmans, réfugié au Qatar, déclarait le 30 janvier 2009 sur la chaîne Al Jazeera : « Tout au long de leur histoire, Allah a imposé [aux juifs] des personnes qui les punissaient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. […] C’est un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par les mains des croyants »…

Il veut la mort des homosexuels

https://www.youtube.com/watch?v=NxnVSnnZs0Q

Il réclamait le « meurtre de tous les fonctionnaires syriens, de tous les soldats de l’armée régulière (…) et en général tous ceux qui soutiennent le pouvoir syrien ». Youssef Qaradawi ne fait pas dans la dentelle : selon lui, il faut tuer tous les Alaouites, ce groupe religieux musulman, au pouvoir à Damas, rattaché à l’islam chiite.

 

Le cheikh qatari, prédicateur vedette de la chaîne Al Jazeera, a rebaptisé les attentats-suicides « opérations-martyrs ». Il justifie l’assassinat de femmes et d’enfants, sans que les organisations islamiques en Europe ne prennent leurs distances avec lui.

https://www.youtube.com/watch?v=QTpnOCNGhBM

 

Yusuf Al-Qaradawi a vivement dénoncé, son placement dans la liste rouge d’Interpol à la demande des autorités égyptiennes. Le président de l’Union internationale des savants musulmans, a indiqué n’avoir « jamais tué personne ni incité au meurtre », balayant les accusations qui fondent le mandat d’arrêt égyptien.

Le président turc Recep Erdogan a lui aussi critiqué l’Egypte

Le président de l’Union Mondiale des Savants Musulmans, cheikh Yûsuf Al-Qaradawi, adresse une lettre au président turc Recep Tayyip Erdogan :

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Allah est avec toi. Les peuples arabes et musulmans sont avec toi. Tous les êtres libres du monde sont avec toi. Et nous, les savants musulmans à l’Est et à l’Ouest, sommes avec toi, ainsi que l’ange Gabriel et les vertueux d’entre les croyants, et les anges sont par surcroît un soutien.

 

Nous sommes tous avec toi, car tu es avec la vérité contre le mensonge; avec la justice contre l’injustice; avec les peuples contre les dictateurs; avec la liberté contre les bourreaux; avec la consultation (shoura) et la démocratie contre ceux qui mènent les peuples par le fouet et les soumettent par la violence.

 

Ô noble président, avance dans ton chemin droit pour construire la Turquie comme tu veux et comme nous voulons, guidant les gens vers la vérité, les appelant à la raison, soutenant les opprimés et défendant les persécutés.

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C’est d’ailleurs en tant que président du CEFR, auquel est affilié l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), que Yusuf Al-Qaradawi était invité au Bourget en 2012. Il avait déjà effectué au moins deux visites en France. En 1992, dans la Nièvre, il présidait la première cérémonie de remise de diplômes à l’Institut européen des sciences humaines, une école de formation des imams encadrée par l’UOIF. En 2002, il été accueilli en grande pompe, à Paris pour le congrès annuel du CEFR. Mais, à l’époque, il ne suscitait semble-t-il aucune méfiance auprès des autorités françaises.

Au détour d’un virage humide de la forêt vallonnée du Morvan, sur l’ancienne terre d’élection de François Mitterrand, à cinq bornes de Château-Chinon, se niche l’Institut européen des sciences humaines (IESH). Qui ne dit pas tout à fait son nom puisque l’école privée forme des imams et accueille des étudiants en langue arabe, apprentissage du Coran et théologie. Voire des colonies et des retraites l’été.  Le directeur serait  un « ancien » FRERES MUSULMAN IRAKIEN

http://www.liberation.fr/societe/2012/04/08/islam-de-france-les-fruits-amers-de-luoif_809194

http://www.saintdenismaville.com/iesh-une-faculte-islamique-a-saint-denis/

Cet article a été écrit après l’assassinat d’Arnaud Beltrame. Rien n’a changé depuis, les politiques dénoncent l’Islamisme mais collaborent avec les islamistes

https://pgibertie.com/2018/03/28/les-politiques-et-leurs-gentils-islamistes/

 

 

 

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