Macron et le samu social : la mise en scène indigne

 

 

 

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Les services com viennent de publier des photos d’une maraude du président  auprès des pauvres, problème,Macron a concrètement réduit de 60 millions d’euros le budget des centres d’hébergement pour nos sdf et sa réforme de l’isf a entrainé une chute spectaculaire des dons …

Le bon président n’aurait pas convié la presse pour sa maraude … Quelle modestie… Mais la photographe officielle était bien là

Toujours avisés Régis de Castelnau et ses amis dénoncent la mise en scène:

https://www.facebook.com/regis.decastelnau?__tn__=%2CdC-RH-R-R&eid=ARDDtRpjUD5s1iZms2p8vDzHNDQ3C8c1wOkOZQQldJ4eVqEwdkybf7gkLHjB01XHiVubeKWglvFW9TB4&hc_ref=ARTj_10RuabLDwkDp1kWtavYKWbh_Ui8IqXacKTMBIw-ydvlk79h9Tgt37SrqZqYuRs&fref=nf

Pourquoi parler de mise en scène ? Lisez la suite …

https://www.armeedusalut.fr/actualites/info/baisse-des-financements-chrs-lettre-ouverte-associations-premier-ministre?fbclid=IwAR3cfvDJ7Gs4x0gtkZYWY1MXsdHiagCuD2MlBW047uPPunf5oPjPLcfuoBs

« La Fédération des acteurs de la solidarité, dont la Fondation de l’Armée du Salut fait partie, demande au Premier ministre, Edouard Philippe, de « sursoir » à l’arbitrage gouvernemental concernant le financement des Centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), amputés de 20 millions d’euros en 2018.

 

 

 

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Cité de Refuge

Blocks

Redacteur

Texte

Monsieur le Premier ministre,

 

Nos organismes représentent l’ensemble des structures d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement des personnes en situation de grande exclusion. A ce titre, nous appelons votre attention sur les menaces qui pèsent sur le financement des Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) qui accueillent et insèrent plus de 43 000 personnes sans domicile.

 

Le ministère de la Cohésion des Territoires nous a en effet confirmé la mise en place d’un plan d’économie de 57 millions d’euros sur ces établissements en quatre ans dont 20 millions dès 2018, à partir de la mise en place par voie réglementaire de tarifs plafonds. Appliquée brutalement, cette mesure pourrait conduire à la fermeture de plus d’un millier de places d’hébergement et à la suppression de plusieurs centaines de postes d’intervenants sociaux qui travaillent quotidiennement auprès des plus exclus.

 

Alors que les services de l’Etat et les associations sont pleinement mobilisés cet hiver pour héberger et accompagner les personnes sans domicile et que les besoins sont immenses, cette décision comptable, prise sans aucune étude d’impact, aura des conséquences désastreuses pour les personnes et les associations qui les accueillent, en contradiction avec les objectifs fixés par le Président de la République de n’avoir plus aucune personne à la rue.

 

Nous reconnaissons l’effort budgétaire conséquent de l’Etat en faveur de l’hébergement des personnes vulnérables voté en loi de finances 2018. Mais nous ne comprenons pas cette mesure d’économie qui privilégie les hôtels et les centres d’hébergement d’urgence dans lesquels l’insuffisance de l’accompagnement limite fortement les possibilités d’insertion des personnes hébergées.

 

A l’inverse, les centres d’hébergement et de réinsertion sociale sont les plus qualitatifs et proposent un accompagnement renforcé vers l’autonomie des personnes et familles précaires confrontés à de multiples problématiques : désocialisation, vieillissement précoce, violences conjugales, ruptures familiales, endettement, pathologies chroniques, souffrance psychique, addictions, prostitution, sortie de détention…

 

Parmi les CHRS, certains affichent des coûts qui dépassent les tarifs plafonds envisagés mais sont dans la plupart des cas nécessaires et justifiés pour accompagner ces publics. D’autres surcoûts s’expliquent par les travaux d’humanisation entrepris dans les centres en accord avec les services déconcentrés de l’Etat ou par les contraintes territoriales (cherté du foncier en particulier).

 

De façon plus générale, c’est l’ensemble des capacités d’investissement des CHRS qui sera affecté par cette réforme : les associations ont en effet besoin d’une assise solide pour mobiliser rapidement des places temporaires dans le cadre des plans d’hébergement hivernaux ou encore pour atteindre les objectifs quantitatifs de développement du logement adapté souhaités par le gouvernement (pensions de familles et intermédiation locative).

 

En outre, cette réforme limitera fortement les capacités d’innovation sociale qui sont au cœur des projets associatifs et d’établissement. Nous pensons en particulier que ce plan d’économies n’est pas cohérent avec le plan gouvernemental Logement d’abord présenté en septembre 2017.

 

En effet, les CHRS jouent un rôle déterminant en matière d’accompagnement à l’accès et au maintien dans le logement des personnes sans domicile, rôle qu’ils pourront difficilement assumer au regard des économies exigées.

 

Par ailleurs, l’application mécanique d’un tarif plafond est contradictoire avec la démarche de contractualisation pluriannuelle d’objectifs et de moyens (CPOM) qui peut et doit permettre, si elle est bien conduite, d’assurer la prise en compte de projets d’établissement dynamiques et de préserver les capacités d’innovation sociale.

 

Enfin, nous appelons votre attention sur le calendrier envisagé. Alors que leurs budgets ont été établis à l’automne 2017 sur d’autres bases, les établissements auront connaissance de leurs budgets 2018 en cours d’année et devront en conséquence ajuster leurs charges de fonctionnement de manière rétroactive au 1er janvier 2018. Les économies imposées porteront uniquement sur la fin de l’année 2018 et seront donc beaucoup plus abruptes et dès lors difficilement atteignables. Comme ces baisses du budget de fonctionnement porteront largement sur la masse salariale des établissements, elles entraîneront des suppressions d’emploi qui se traduiront inexorablement par une hausse de charges de court terme (financement partiel du retour à l’emploi, plan de licenciements, modification de la planification du travail, etc.) et une baisse de la qualité de l’accompagnement des personnes accompagnées.

 

Pour ces raisons, nous vous demandons de sursoir à cet arbitrage pour que nos associations puissent engager avec vos services un travail de fond visant à élaborer une nouvelle tarification qui ne pénalise pas les publics les plus en difficulté et qui n’ait pas pour unique finalité une rationalisation budgétaire à court terme.

 

Nous sommes à votre disposition pour une rencontre sur ce sujet sensible.

 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, en l’expression de nos sentiments respectueux.

 

Associations signataires :

 

Fédération des acteurs de la solidarité

Croix-Rouge française

FEHAP

Amicale du Nid

Association des Cités du Secours Catholique

Aurore

Coallia

Emmaüs Solidarité

Fédération nationale Solidarité Femmes

Fondation Armée du Salut

Groupe SOS Solidarités

Interlogement 93

UNIOPSS

Fin 2017, un premier signal d’alerte était lancé par l’étude « Recherches et Solidarités » qui montrait une baisse du nombre de personnes déclarant soutenir une association et une stagnation de la générosité globale. Ce sont à l’époque les dons d’un montant important qui permettaient de maintenir le niveau global de collecte des associations.

Quelques mois plus tard, la Fondation de l’Armée du Salut sonne l’alerte, car ce sont cette fois les dons importants qui marquent un très net décrochage.

 

Alors que les réformes fiscales programmées (transformation de l’ISF en IFI, réforme de la CSG) laissaient présager d’une année difficile, la collecte de la Fondation de l’Armée du Salut au premier semestre a connu une baisse inédite jusque-là. La collecte des mois d’avril et de mai a en effet connu une chute de l’ordre de 25%.

L’opération de com a parfaitement réussi…

Le plus surprenant, ces SDF ne devaient ils pas avoir disparu???

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Un commentaire pour Macron et le samu social : la mise en scène indigne

  1. Alonso dit :

    Moi je suis SDF et je connais très bien les difficultés des CHRS. J’INVITE Emannuel homme fait de chaire, d’os et de sang fils d’un certain MACRON à venir débattre avec moi Oscar, être humain fait de chair d’os et de sang fils d’un certain ALONSO parmi tant d’autres qui a dû travailler jusqu’à ses 65 ans dans la construction pour une pension de retraite de misère. J’aurais quelques questions à lui poser sur sa promesse de campagne concernant les sans abris et les avantages vitaux de la suppression de 30 à 60 millions d’euros prévus pour le bon fonctionnement des établissements d’hébergement d’urgence.

    J'aime

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