Agnés BUZYN a défini ses priorités, la lutte contre le vin et la fessée …

La réalité est différente: Pénurie de médicaments vitaux pour les malades, remise en question d’actes chirurgicaux comme le pontage, fermetures d’hopitaux  ..68273059

 

 

 

 

Lancé le 24 mars 2003 par Jacques Chirac, le Plan cancer 2003-2007 a impulsé une dynamique décisive dans la lutte contre le cancer en France et dans la prise en charge des malades. Quinze ans après, avec Emmanuel Macron, les Français ont cru élire un réformateur, il s’agit en fait d’un liquidateur. Les bien portants ne devraient pas oublier qu’ils sont des malades en sursis…

Le programme de dépistage organisé du cancer du sein a été généralisé en 2004 tandis que le programme de dépistage organisé du cancer colorectal

Les critères de qualité définissant le standard minimum de qualité dans la prise en charge ont été établis, les établissements de santé devant satisfaire à ces critères pour être autorisés à traiter des malades atteints de cancer (en chirurgie, en radiothérapie et en chimiothérapie).

En créant l’Institut national du cancer en 2005, l’État s’est, par ailleurs, doté d’une agence sanitaire et scientifique chargée de coordonner les actions de lutte contre le cancer.

Mais tout cela c ‘est derrière nous…

Pendant que MME BUZYN FAIT DE LA LUTTE CONTRE LA FESSEE SA PRIORITE, LES MALADES NE TROUVENT PLUS EN FRANCE LES MEDICAMENTS INDISPENSABLES

 44 ruptures en médicaments indispensables en 2008 et 530 en 2017

L’affaire a commencé sporadiquement dans les années 2000, aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis et au Canada, et même en Suisse où l’on s’offusque de manquer de médicaments… à l’ombre de grands groupes pharmaceutiques. Puis le mouvement s’est partout emballé ces dernières années. En France, le bilan de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est sans appel : les ruptures et risques de rupture en médicaments indispensables (mettant en jeu le pronostic vital ou représentant une « perte de chance » pour le patient) étaient de 44 en 2008, 57 en 2009, 89 en 2010, 132 en 2011 et 530 en 2017.

Alors même que les brevets tombaient dans le domaine public, la pharmacie a multiplié les délocalisations et la sous-traitance des productions peu rentables et des génériques, quand elle ne les a pas abandonnées. Résultat : 80 % des « substances actives » (la base concentrant l’action thérapeutique du médicament) sont aujourd’hui produites hors Union européenne et Etats-Unis, principalement en Chine et en Inde, souvent sur un lieu de production unique, fonctionnant 24 heures sur 24, et pour le monde entier…

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En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/25/09/2013/LesEchos/21529-047-ECH_quand-les-medicaments-viennent-a-manquer—.htm#VwbDxjtKHdhjjFJ8.99

 

La France connaît une hausse inquiétante des pénuries de médicaments. Ces 530 médicaments font partie de la liste des Médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM), dont l’absence en pharmacie peut engendrer « un risque grave et immédiat » pour le patient, selon la loi Santé du 26 janvier 2016. À titre de comparaison, la pénurie concernait 405 spécialités en 2016 et 391 en 2015.

 

Plus de 20% de ces « tensions d’approvisionnement » concernent des « anti-infectieux généraux (des vaccins, ndlr) », précise l’ANSM. Suivent ensuite les préparations liées au système nerveux, prescrits par exemple contre l’épilepsie ou la maladie de Parkinson.

Ces pénuries s’expliquent, dans un cas sur cinq, par une défaillance de l’outil de production (retards de fabrication, pannes d’équipement ou encore la « perte de savoir-faire »). Autres raisons : des capacités de production insuffisante, des difficultés d’approvisionnement en matière première ou des défauts de qualité des produits finis.

 

Le Parisien a recueilli le témoignage de Martine (67 ans), atteinte d’un cancer de la vessie. Son urologue a dû suspendre le traitement car il reposait sur l’Ametycine, un antibiotique qui n’est plus commercialisé depuis le 20 mars 2017. Son substitut, le Mitomycin-C, est lui régulièrement en rupture de stock.

 

Une situation « incompréhensible » pour Martine. En complément de sa chirurgie réalisée dans une clinique du Val-de-Marne le 8 décembre, la retraitée devait suivre une chimiothérapie incluant huit « irrigations » d’Ametycine. « Mais avant de commencer, le 26 janvier, l’urologue m’a dit : ‘C’est la dernière instillation, je n’ai plus de quoi pratiquer les cinq autres’. Là, vous chialez », a confié la patiente au Parisien.

 

« Parce que vous avez déjà encaissé le fait d’avoir une tumeur, puis un cancer de stade II au risque de récidive élevé », poursuit-elle. « Alors oui, à ce moment, j’ai eu envie de gifler l’urologue ». Interrogé, l’Ordre des médecins du Val-de-Marne a expliqué qu’il « n’imaginait pas qu’une équipe puisse débuter un protocole de soins sans être certaine de pouvoir l’achever ».

 

Dès son rapport d’activité de 2015, l’ANSM s’inquiétait déjà des « nouvelles stratégies industrielles de rationalisation des coûts de production qui conduisent les laboratoires à produire en flux tendu ». Une politique pourtant susceptible de « mettre en jeu le pronostic vital des patients », ou de représenter « une perte de chance importante au regard de la gravité ou du potentiel évolutif de la maladie ».

 

http://www.boursorama.com/actualites/medicaments-hausse-des-penuries-inquietante-en-france-cb1bef63e6ab05d5688a16688832b251

La ministre de la santé et des solidarités Agnès Buzyn a annoncé vendredi 2 mars plusieurs chantiers. En particulier, la présentation, en 2018, de deux textes phares concernant l’interdiction de la fessée, d’une part, et l’interdiction de l’accès des mineurs aux sites pornographiques sur Internet, d’autre part.

L’idée d’interdire la fessée, tout d’abord, n’est en soi pas nouvelle. Elle donne régulièrement lieu à des controverses au sein des familles comme du Parlement, entre tenants du « droit de correction » et ceux de l’éducation non-violente. Agnès Buzyn a officiellement rejoint les rangs de ces derniers et affirmé qu’elle soutiendrait la proposition de loi déposée le 21 février par les deux députés Maud Petit (MoDem, Val-de-Marne) et François-Michel Lambert (Bouches-du-Rhône, LREM) contre les violences éducatives.

https://www.la-croix.com/Famille/Enfants/Fessee-pornographie-ligne-Agnes-Buzyn-sengage-2018-03-03-1200917901

 Et la violence faite aux malades qui ne peuvent bénéficier de traitements adaptés ?

La France dépense-t-elle trop pour la santé, c’est l’avis d’Agnès Buzyn, la Ministre de la santé qui était l’invitée de France Info ce vendredi 9 janvier. Elle a justifié les coupes budgétaires prévu par le gouvernement dans différents postes, et notamment pour la santé, sur le fait que la France dépenserait 12% de son PIB contre 9% en moyenne pour l’OCDE.

Mais en dollars dépensés par habitant nous sommes 14ème sur 35 avec 4600 USD par habitant pour une moyenne des pays de l’OCDE de 4003 USD. L’Allemagne dépense 5551 USD par habitant et le petit Luxembourg 7483 alors que sa dépense en pourcentage du PIB est très faible à 6.3% seulement !. Il faut évidemment exprimer les données des deux façons : en pourcentage et en valeur absolue).

Agnes Buzyn invente le ‘pontage coronarien de confort

 

Le gouvernement veut ouvrir la chasse aux actes « inutiles », qui représentent, selon Buzyn, 30 % des dépenses de l’Assurance maladie. On parle de radios, de scanners ou d’IRM en doublon, mais aussi d’opérations chirurgicales superflues : césariennes, pontages coronariens ou même ablation du sein lors d’un cancer.

Les différentes spécialités médicales devront soumettre des propositions en ce sens d’ici l’été. Dans l’immédiat, toutefois, les tarifs des hôpitaux « seront en baisse » à nouveau cette année, a annoncé le Premier ministre.

 

Mais qui veut faire l’ange fait la bête , pour faire des économies des postes sont sacrifiés et les hopitaux font appel aux intérimaires, un ou deux jours d’intérimaires peuvent couter plus cher qu’un mois  de médecin hospitalier en poste

Certains remplaçants gagnent 3 à 4 fois plus que leurs collègues hospitaliers. Pour pallier ce manque d’effectif, l’hôpital est obligé de faire appel à des intérimaires. Certains peuvent gagner plus de 2.000 euros à la journée, et les abus montent parfois jusqu’à 5.000 euros. Marisol Touraine voulait enrayer le phénomène l’année dernière, sans succès. « L’intérim est une gangrène, car elle pénalise les budgets hospitaliers », dénonce Frédéric Valletoux, pour qui « la solution serait de donner plus d’outils de rémunération aux dirigeants hospitaliers », qui pourraient ainsi retenir leurs praticiens.

 

 

 

L’hôpital sort fragilisé du quinquennat précédent. Il est aujourd’hui dans un état de tension extrême

« Le point de rupture est proche, poursuivent-ils. Ces baisses tarifaires sont beaucoup plus importantes que nos gains de productivité, limités par les carcans administratifs qui nous sont imposés. Persister dans cette politique à marche forcée est la plus mauvaise des méthodes. Elle porte en germe une atteinte à la qualité même des soins que nous devons aux malades. » Ainsi, les présidents des quatre fédérations hospitalières mettent-ils en garde le gouvernement : « Il faut que la puissance publique se détourne des mesures d’économies à courte vue, et mette un terme au « principe de privation », à rebours des défis à relever en santé. Il faut de l’écoute, de la concertation, de la confiance, de la volonté et de la constance. Des hôpitaux publics et des hôpitaux et cliniques privés qui souffrent ne pourront pas durablement mener leurs missions. La réussite de la stratégie nationale de santé, aux axes directeurs de laquelle nous adhérons, impose que notre message soit aujourd’hui entendu. Vite. »

 

Réformer l’hôpital nécessite aussi de repenser l’organisation des soins. L’exemple le plus emblématique est celui de l’explosion des recours aux urgences qui déstabilise les établissements. On vient trop facilement et trop vite à l’hôpital, notamment parce qu’à partir d’une certaine heure, les patients ne trouvent plus de médecins de ville. Le lien entre ces derniers et nos établissements est pourtant crucial. À l’avenir, la médecine hospitalière sera de plus en plus ambulatoire. De plus en plus, on va opérer ou soigner dans la journée en laissant le patient rentrer chez lui. Cela doit se faire en assurant une sécurité maximale, avec une bonne transmission des informations entre la ville et l’hôpital. Car c’est un infirmier libéral qui rend visite au patient rentré chez lui après son opération. L’hôpital, demain, continuera à un être lieu d’excellence médicale qui accueillera tous les patients. Mais il sera, aussi, de plus en plus un hôpital hors les murs.

La FHF regrette que la stabilisation de la dette soit faite au détriment des investissements. Ceux-ci sont, en effet, indispensables au renouvellement des équipements médicaux et hôteliers, à l’entretien des bâtiments, à la modernisation immobilière, mobilière et technologique de l’offre soins, à l’innovation des modes de prises en charge proposés à nos patients. L’attente de la relance des investissements hospitaliers montre que la baisse des investissements n’a pas pour autant fait disparaitre leurs besoins. Ceux-ci restent importants pour maintenir et moderniser les infrastructures et d’apporter la prestation la plus adaptée aux patients.

A l’issue du discours du premier ministre, la FHF est extrêmement préoccupée par la question de l’évolution des tarifs dans le cadre de la campagne budgétaire 2018.

Une nouvelle baisse tarifaire, basée sur des prévisions d’augmentation d’activité déconnectées de la réalité, risque d’engendrer une nouvelle aggravation du déficit des établissements publics de santé en 2018 (de la même ampleur qu’en 2017). Ce qui signifierait, en théorie que pour revenir à l’équilibre à la fin de 2018, les hopitaux devraient supprimer 33 000 emplois. Ce qui est bien sûr inenvisageable.

Mais MMe BUZYN  a d’autres urgences : « L’industrie du vin laisse croire aujourd’hui que le vin est différent des autres alcools. En termes de santé publique, c’est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka ou du whisky. »

Pourtant malgré une alimentation riche en graisses saturées, les Français ont moins de maladies coronariennes que leurs voisins des pays nordiques ou des Etats-Unis. C’est le fameux mediterranean paradox », dans le cadre d’une alimentation d’inspiration méditerranéenne (riche en huiles d’olives et de colza, en fruits et légumes frais…). Et c’est ce mode de vie, pris dans son ensemble, qui réduit les effets négatifs des graisses saturées sur nos artères.

Son impact se vérifie en France, mais aussi en Italie, en Grèce et en Espagne. A l’inverse, la Belgique ou l’Irlande, dont les habitants boivent plutôt de la bière et se nourrissent différemment, enregistrent un nombre de maladies cardiovasculaires plus élevé que chez nous.

Les polyphénols du raisin et l’alcool issu de la fermentation confèrent au vin des vertus intéressantes, en particulier pour le système cardiovasculaire.

« La combinaison des deux a des effets vasodilatateurs, anti-agrégants et antioxydants », assure le Pr Ferrières. Ces bienfaits ont même été observés, analyses sanguines à l’appui, chez des victimes d’infarctus buvant un verre de bourgogne rouge à chaque repas !

Parmi ces polyphénols, le resvératrol « suscite un intérêt énorme », selon Dominique Delmas, chercheur au laboratoire “lipides, nutrition et cancer” de l’Inserm.

En laboratoire, le resvératrol bloquerait la prolifération des cellules malignes dans certains cancers, chez la souris. Et, in vitro, il ralentirait la mort cellulaire dans les maladies neurodégénératives type Alzheimer.

Dans le vin, les teneurs en resvératrol, sorte d’antibiotique naturel de la vigne, varient selon le cépage et les agressions extérieures, comme les attaques de champignons.

C’est le vin rouge qui en contient le plus, car il fermente avec la peau du raisin, là où se concentre le resvératrol.

 

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