Big mothers are watching you…et la connosphère applaudit

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Un animateur viré pour une vanne « vaseuse », Carmen censurée car politiquement incorrect, Deneuve insultée pour avoir rappelé les fondements du féminisme… La France plonge dans un ordre moral inquiétant ? Une secrétaire d’Etat ( Schiappa) et une passionaria (De Haas) toutes deux favorables  au puritanisme islamiste, mènent la danse….

Griezmann s’habille en black pour rendre hommage à un basketteur, la nouvelle Miss France, une rouquine venue du Nord évoque la « crinière de lionne » de sa prédécesseur ou prédécesseure, ou prédécesseuse) et toute la connosphère leur tombe dessus.

Peut-on encore en France, aller à l’encontre de ce que pense la majorité aliénée par le politiquement correct ? Emmanuel Macron entend même faire voter une loi contre les fakes news.  MAIS QUI DETERMINERA ce que sont les fakes news ?

Jamais sans doute depuis les heures sombres du Pétainisme l’esprit critique n’aura autant été combattu  en France !

Vous en doutez ? Alors revenons sur l’» affaire » Deneuve …et les attaques en règle impliquant même le pouvoir politique avec Marlène Schiappa. Cette dernière  écrivait : Interdire aux femmes voilées d’accompagner les sorties scolaires de leurs enfants relève ni plus ni moins de l’islamophobie

Les années 80 avec le collaro show …. Programmée en première partie de soirée, Co-Co Boy proposait de nombreux sketches comiques dont le fameux Bébête Show et rassemblait près de 12 millions de téléspectateurs. Mais c’est surtout grâce à la playmate du samedi soir que l’émission est encore dans toutes les mémoires. En effet, en plein sketch, une jeune femme débarquait de nulle part et se déshabillait sous un nouveau prétexte toujours loufoque, gardant uniquement sa culotte…

Inimaginable aujourd’hui… Desproges finirait en prison, Coluche et le Luron entraineraient des pétitions hargneuses. Le puritanisme a gagné, venu des Etats Unis, soutenu par les gaucho islamistes et leur passionaria, Caroline de Haas.

Les média ont permis à cette admiratrice de Tariq Ramadan   de déverser son fiel contre Catherine Deneuve… au nom du féminisme !!!

 

 

Hélas cette affaire n’est pas isolée….

 Gérard-Michel Thermeau.

« Aujourd’hui comme hier, Carmen offusque les bien-pensants.

Carmen avait fait scandale en 1875.

Enfin, vous n’y pensez pas, à l’opéra-Comique, le théâtre des familles, montrer la mort d’une femme ! Les conservateurs poussaient de grands cris effarouchés.

Les conservateurs d’aujourd’hui, les champions de la censure tous azimuts, se recrutent dans les rangs des « progressistes ».

Enfin, vous n’y pensez pas ! Montrer aujourd’hui la mort d’une femme, victime de la « violence masculine » !

Ainsi en ont décidé, de concert, le vertueux directeur et le non moins vertueux metteur en scène, Léo Muscato, au Teatro del Maggio (Florence) applaudis des deux mains par l’encore plus vertueux Olivier Py, qui avait déjà sauvé Carmen d’une mort affreuse, à Lyon, en 2012.

Comment peut-on être tombé aussi bas dans la bêtise crasse et l’incompréhension ?

Transformant de façon radicale la nouvelle de Mérimée, Meilhac et Halévy, les anciens complices d’Offenbach, avaient fait du personnage de Carmen une femme libre qui refuse justement d’être le jouet des hommes.

Carmen est prête à tout pour conserver sa liberté, prête à mourir. Et elle agit, bien qu’elle sache que le destin l’attend. Sans la fatalité qui pèse sur son parcours, l’itinéraire de Carmen perd toute signification.

Refusant toutes les conventions de son temps, Bizet introduisait le drame dès le prélude et construisait toute sa partition pour aboutir au duo final, point d’orgue étincelant et brutal. Musicalement les choses sont claires, Don José est un être faible et jaloux. Carmen un personnage tellement fort qu’elle n’a même pas besoin de ces grands solos usuellement employé sur la scène lyrique.

Faire tuer José par Carmen c’est tout simplement n’avoir rien compris à l’œuvre.

Que devient Carmen ? Elle endosse le rôle de Don José : un pauvre type qui n’a d’autre argument que le coup de couteau.

Pardon, le couteau c’est trop sanguinolent pour notre metteur en scène soucieux d’éviter les éclaboussures.

Ne pas faire mourir Carmen c’est aussi aller contre la musique. C’est diminuer, affadir le personnage de Carmen, tomber dans la banalité.

Tout le monde sait cela.

Tout le monde, bien sûr, sauf les metteurs en scène « conscientisés » qui veulent le bonheur des femmes malgré elles.

Tout le monde, bien sûr, sauf les metteurs en scène qui ne comprennent rien à la musique et qui confondent l’opéra et le théâtre. Pour eux, les « textes » ne sont que des « prétextes » à imposer la « bonne parole » au public.

DES VIOLENCES CONJUGALES ?

Ils ne comprennent même pas que c’est la musique qui vient en premier à l’opéra et qu’on ne peut modifier arbitrairement un texte sans incidence sur la musique construite sur ce texte.

Pour tout dire, notre bon metteur en scène voit dans la relation entre Carmen et Don José un foyer où « sévissent les violences conjugales ».

Misère et désolation !

À quoi ont donc servi les efforts de Bizet pour transcender une intrigue sordide et donner aux personnages des « habits de lumière » pour reprendre l’heureuse expression de Piotr Kaminski ?

 

Le West Australian Opera vient de déprogrammer Carmen, l’opéra de Bizet. Motif: dans cette adaptation, l’héroïne travaille dans une fabrique de cigares. Jouer Carmen… serait déroger à la lutte anti-tabac. L’anecdote peut faire sourire mais révèle surtout qu’à l’autre bout du monde, la société australienne, comme la française, vit une montée de nouvelles censures.

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Vous savez ce qu’on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir ? Elle est terrible celle-là… On lui dit plus rien, on vient déjà de lui expliquer deux fois ! » Voici le trait d’humour qui a valu à l’animateur et humoriste Tex de se voir viré de l’émission les Z’amours qu’il présentait chaque jour en semaine depuis 17 ans.

Tex peut comp­ter sur un nouveau soutien en la personne d’Elie Semoun. L’humo­riste s’est agacé du trai­te­ment subi par le présen­ta­teur et a mécham­ment fustigé l’atti­tude de certains inter­nautes.

« Je ne partage pas tout à fait [son] humour. Pour autant, je l’aime beau­coup, on se connaît depuis long­temps… » a déclaré Elie Semoun à l’antenne de MFM Radio. « Sa blague, je ne la cautionne pas vrai­ment. Mais par contre, je ne comprends pas le tollé qu’il y a autour de ça, comme je ne comprends pas le tollé qu’il y a autour de la photo de Griez­mann qui s’habille en black pour rendre hommage à un basket­teur. Ça commence à m’em­­mer­­der en fait ! » a expliqué le comé­dien, reve­nant sur le cliché publié par l’attaquant de l’équipe de France déguisé en basket­teur noir.

Elie Semoun a une cible très précise : certains inter­nautes qui s’amusent à s’offusquer de tout. « En géné­ral, quand vous avez des insultes sur Inter­net, c’est toujours les mêmes. C’est-à-dire des mecs qui ne savent pas écrire le français, des débiles mentaux en ortho­graphe » a assuré la star. « Je pense qu’ils font aussi des fautes d’or­tho­graphe dans leur tête et aussi dans la façon qu’ils ont de penser » a pour­suivi Elie Semoun, visi­ble­ment très remonté. « Ils n’arrivent pas à faire la diffé­rence entre le premier et le second degré » a-t-il conclu. A n’en pas douter, ses propos devraient faire réagir sur la Toile.

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Stéphanie Vignaux, artiste-peintre installée à Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, a eu la désagréable surprise de voir ses deux comptes Facebook (l’un privé, l’autre professionnel) bloqués pendant respectivement 7 jours et 24 heures.

En cause, la photographie d’une des oeuvres de l’artiste, postée sur ses pages Facebook. Le portrait d’une femme nue, fumant une cigarette, assise sur un lit. Une oeuvre inspirée d’une photo de la comédienne Emmanuelle Béart.

D’après Stéphanie Vignaux, ce n’est sans doute pas le nu en lui-même qui a posé problème au géant des réseaux sociaux mais la vision du sein et de son téton.

Sidérant, en 2017 ? Pas tant que ça, finalement, quand on sait qu’une reproduction de l’Origine du monde, de Gustave Courbet a également été censurée par Facebook.
Et que pour échapper à la censure (quel autre mot ?), certains artistes « pixelisent » les seins honteux de leurs oeuvres.

Alors que les images de nu offusquent le moindre modérateur, des vidéos de viol ou de décapitation se retrouvent en ligne, parfois plusieurs jours durant.

http://www.lefigaro.fr/culture/2017/10/07/03004-20171007ARTFIG00055-censure-par-facebook-frederic-beigbeder-s-insurge.php

 

 

Frédéric Beigbeder est en colère: Facebook a censuré l’un de ses posts. Pour comprendre l’histoire, il faut remonter au 28 août 2017, jour du décès de Mireille Darc. À ce moment-là, pour lui rendre hommage, le romancier publie sur son compte Facebook un portrait de l’actrice réalisé par Francis Giacobetti. Seulement, sur cette photo, l’ex-compagne d’Alain Delon apparaît seins nus. Détectant de la nudité, le réseau social a immédiatement supprimé cette publication.

«J’ai été «puni» par Facebook depuis que j’ai publié une photo du téton de Mireille Darc», dénonce Frédéric Beigbeder vendredi soir sur Facebook. Ma première réaction était de m’en foutre. Et puis… dans un second temps, je me suis dit que cette censure était tout de même grave», poursuit-il tout en soulignant que cette même image a été publiée dans son ancien magazine LUI, désormais dirigé par Frédéric Taddéi, ce mois-ci.

http://www.valeursactuelles.com/societe/un-collectif-de-100-femmes-dont-catherine-deneuve-denonce-le-puritanisme-apparu-apres-laffaire-weinstein-92252

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/01/14/01016-20180114ARTFIG00122-le-manifeste-des-100-reveille-la-guerre-des-feminismes.php

 

 

«J’étouffais, j’en étais physiquement malade», raconte Peggy Sastre. La «déferlante puritaine» qui secoue la France depuis l’affaire Weinstein met hors d’elle cette journaliste qui se dit «darwiniste». Alors, lorsque mi-décembre elle entend Catherine Millet sur France Culture répondre avec provocation à une journaliste qui l’interrogeait sur le harcèlement que «les femmes très moches et très vieilles seraient contentes de se faire harceler», elle ressent une «bouffée d’air frais».

 

Le 15 décembre, elle retrouve son amie Abnousse Shalmani, écrivain (elle tient au masculin) iranienne auteur de Khomeyni, Sade et moi au Café Marly près du Louvre. Catherine Millet est là aussi. Les trois femmes partagent leur ras-le-bol. Une phrase va les décider à agir. Sarah Chiche, écrivain et psychologue, leur a rapporté les propos que lui a tenus son éditrice, à l’occasion de la correction du manuscrit de son prochain livre au Seuil: «Aujourd’hui, La Vie sexuelle de Catherine M. ne pourrait plus être publié.» Ce livre confession, où Catherine Millet racontait en large et en travers et sans filtres une vie sexuelle délurée, s’était vendu à 700.000 exemplaires lorsqu’il avait été publié en 2001.

 

Nietzsche, Sade et Colette contre les puritains

Peggy a fait sa thèse sur Nietzsche. Catherine a gagné le prix Sade et Abnousse révère Colette. Ces trois-là savent cultiver la raillerie à l’égard du «philistinisme» que préconisait l’auteur de Par-delà bien et mal. Avec Sarah Chiche, elles écrivent une tribune au ton ironique dénonçant un féminisme qui voudrait reléguer les femmes au «statut d’éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l’emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie».

 

 

« Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste. » Dans une tribune, parue dans Le Monde, ce mardi 9 janvier, un collectif de 100 femmes, dont l’actrice Catherine Deneuve, déplore qu’à la suite de l’affaire Weinstein, « cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire ».

 

« Or c’est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d’éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l’emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie », écrivent ces femmes.

 

« #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délations et de mises en accusation publiques », poursuivent-elles. « Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses « intimes » lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque. »

 

« Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment, au nom d’une conception substantielle du bien et de la morale… », ajoute le collectif, qui fustige une « vague purificatoire » et même « un climat de société totalitaire ».

C’est une Marianne qu’on attaque ! Bon, d’accord, c’était en 1985. Mais Catherine Deneuve, comme Brigitte Bardot en 1968 ou Laetitia Casta en 2000, a prêté sa silhouette et son nom au symbole de la République. Encore aujourd’hui, l’interprète de Belle de jour incarne « la femme française ». Pourtant, depuis dix jours, un flot de critiques accable Peau d’âne. Son crime ? Avoir cosigné, avec 99 autres femmes, une tribune publiée dans le Monde daté du 10 janvier intitulée « Des femmes libèrent une autre parole ». Le texte commençait ainsi : « Le viol est un crime, mais la drague insistante ou maladroite n’est pas délit, ni la galanterie une agression machiste. »

 

L’ambition du « brûlot » rédigé par Peggy Sastre et Catherine Millet et signé par Elisabeth Lévy et Brigitte Lahaie ? Nuancer le cliché noir et blanc des rapports de séduction proposé par les féministes les plus opiniâtres. Dénoncer cette exigence d’une symétrie totale dans les rapports intimes, prônée par les « me too ». « Un projet de loi en Suède veut imposer un consentement explicitement notifié à tout candidat à un rapport sexuel ! » s’étranglent les auteurs. La missive est un éloge…

 

https://www.marianne.net/societe/sauvons-le-soldat-deneuve-et-la-liberte-de-debattre

Catherine Deneuve :

« Va-t-on brûler Sade en Pléiade ? Désigner Léonard de Vinci comme un artiste pédophile et effacer ses toiles ? Décrocher les Gauguin des musées ? Détruire les dessins d’Egon Schiele ? Interdire les disques de Phil Spector ? Ce climat de censure me laisse sans voix et inquiète pour l’avenir de nos sociétés.

«On m’a parfois reproché de ne pas être féministe. Dois-je rappeler que j’étais une des 343 salopes avec Marguerite Duras et Françoise Sagan qui a signé le manifeste « Je me suis fait avorter » écrit par Simone de Beauvoir ? » 

Caroline De Haas est montée au créneau sur Europe 1 face à Abnousse Shalmani. Elle a fait valoir le point de vue qu’elle a exprimé dans une contre-tribune publiée mercredi et intitulée « Les porcs et leurs allié.e.s ont raison de s’inquiéter »

. « À chaque fois que vous prenez la parole pour banaliser des violences (…), vous laissez plus de place aux agresseurs et moins de place aux victimes. Dans cette tribune, on retrouve toutes les idées reçues qu’on se coltine tous les jours », soutient la militante, qui cite quelques exemples, « la « blague » de Tex sur les femmes battues qui n’est donc pas une blague », ces « stéréotypes qu’on retrouve à la machine à café, au bureau ou dans les repas de familles ». « Vous avez cet oncle un peu gênant qui vous dit ‘Mais on ne peut plus rien dire’. Le fait qu’on ne puisse ‘plus rien dire » ou dire moins de choses qu’avant, pour moi, c’est une bonne nouvelle », tranche-t-elle.

Caroline de Haas est une fervente admiratrice de Tariq Ramadan et du port du burkini :

Caroline De Haas, était l’invitée d’Alain Marschall dans BFM Story pour revenir sur la polémique autour de l’interdiction du burkini et sur les photos du contrôle sur une plage de Nice d’une femme voilée. Elle s’est indignée en se demandant si « l’étape d’après » n’était pas d' »interdire les tuniques dans la rue ». « C’est complètement délirant », a-t-elle déploré.

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Die Welt :

Dans un pays dont la culture et la littérature se caractérisent depuis des siècles par le libertinage, la galanterie et la liberté sexuelle, et qui a produit des auteurs comme le marquis de Sade ou le philosophe Michel Foucault, la police du puritanisme – pour qui toute tentative de drague un peu lourde est assimilable à un crime – ne pouvait pas œuvrer longtemps sans susciter de résistance.

 

 

 

Isabelle Kersimon :

« l existe de nos jours deux grandes tendances : l’une est bourgeoise, contre toute apparence, et est représentée médiatiquement par Clémentine Autain et Caroline de Haas, par Osez le Féminisme et son silence coupable, par le signal pathétique des culottes ensanglantées épinglées sur les grilles de l’Assemblée nationale, tandis que tant de femmes subissent non seulement des jets d’acide, des répudiations, des excisions, des lapidations, des mariages forcés, des crimes d’honneur, aussi et chez nous des tabassages, des viols, des ostracisations. Franchement, pour toutes celles qui passent leur journée dans des « emplois » dégradants que partagent les hommes, pour toutes celles qui subissent le maelstrom d’élever seule un enfant avec 400 euros par mois, que signifie d’exiger de baisser la « taxe tampon » ? Mais cette « exigence politique » vaut aussi pour les hommes, et c’est ce que ne comprennent pas les féministes relativistes, dont le combat se résume à cela et à défendre ce que la gauche émancipatrice historique a toujours combattu : la coercition, la Réaction en tant qu’interdit à être émancipé, en l’occurence de nos jours, le soutien à des Tariq Ramadan et consorts, qui sont des intégristes d’extrême-droite très à l’aise avec notre extrême-droite traditionnelle, à un supposé « féminisme musulman », au « voile islamique » au nom de la défense des « opprimé-e-s ». Bref, un féminisme multiculti directement importé des luttes racialistes des États-Unis et de leur dégénérescence en « Osez le clitoris » quand il faudrait « Oser le Liberté, l’Égalité, la Fraternité, la Laïcité en conséquence ». Or, l’histoire de France et celle des États-Unis, depuis Lafayette, sont strictement différentes.
Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/laicite-islam-cologne-fn-monde-feministes-en-pleine-ebullition-isabelle-kersimon-2569725.html#ze2iYhQHW4TcS7KH.99

Raphaël Enthoven :

 

«Parti unanime» est le nom qu’à l’ère des réseaux sociaux je donne à ce que Tocqueville appelait au XIXe siècle la «tyrannie de la majorité». Il désigne l’ensemble des gens qui, de toute opinion, empêchent la contradiction en injectant de l’essentialisation dans le débat. Pour le dire simplement: si vous voyez dans la «non-mixité» un racisme renouvelé, le PU dira que, de toute façon, vous ÊTES raciste. Si vous estimez que #balancetonporc comporte un risque de délation, le PU affirmera que c’est par misogynie. L’ennemi du PU n’est pas le dogme d’en face, mais le refus des dogmes et son corollaire: l’introduction de la nuance. »

 

Tocqueville, De la démocratie en Amérique, t. II, IVe partie, Chap. VI

« Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie.

Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages, que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre?

C’est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité a préparé les hommes à toutes ces choses ; elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.

Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. »

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