ET SI MME HIDALGO FAISAIT SOUFFRIR LES AUTOMOBILISTES DE BANLIEUE POUR RIEN …

 

 

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La piétonnisation des voies sur berges rive droite a très sensiblement allongé le temps de transport le soir sur les quais hauts au cœur de Paris, selon un rapport d’étape commandé par la Région Ile-de-France, très critique à l’égard de cette initiative très polémique de la Ville de Paris qui se félicite au contraire de chiffres « loin d’être alarmistes »….

Ben oui pour la mairie un doublement de certains temps de transport n’est pas alarmiste

Tout a été fait pour passer sous silence le rapport  du Professeur Carli..

 

 

hidalgo-parapluie

Paris saturé

 

Les quais hauts ont été particulièrement impactés par les reports de trafic avec une hausse moyenne de 67 % du trafic le matin et 30 % le soir, soit le niveau de saturation absolu. Les carrefours se sont fortement congestionnés aggravant les conditions de circulation sur les axes séquents. Les temps de parcours sur les quais hauts le soir ont augmenté de 65 % et cette croissance est demeurée invariée sur toute la période d’observation

 

Les quais hauts sont le principal axe de report du trafic depuis les voies sur berges. Les conditions de circulation sur les quais hauts se sont fortement dégradées dès le mois de septembre 2016 et jusqu’à juin 2017. Avant la fermeture des voies sur berges, le trafic en heure de pointe sur les quais hauts (section de la Mégisserie) avoisinait 1 500 véhicules/heure le matin et 1 900 véhicules/heure le soir. Les augmentations de trafic sont de l’ordre de + 1 000 véhicules supplémentaires par heure le matin (+ 67 %), soit un trafic de 2 500 véhicules qui est le niveau de saturation absolue. Le soir, l’augmentation de trafic est en moyenne de + 600 véhicules/heure (+ 30 %). À la journée, le trafic sur les quais hauts (section quai de la Mégisserie) avant fermeture était d’environ 30 000 véhicules/jour. Après fermeture, il atteint les 45 000, donc un trafic supplémentaire d’environ 15 000 véhicules, soit une augmentation de 50 %.

Si on analyse les temps de parcours sur les différents quais, on observe même entre juin 2016 et juin 2017 des hausses de + 102 % sur les quai François Mitterrand et quai du Louvre et de + 70 % sur le quai de la Mégisserie.

Pour parcourir les 3,3 km du boulevard Saint-Germain du pont de la Concorde au pont Sully,

les allongements de temps de parcours fluctuent selon le mois, entre 14 et 32 % le matin et

entre 20 % et 50 % le soir par rapport à l’année précédente.

De même la traversée de la Seine reste souvent problématique avec des temps de parcours en très forte augmentation sur le pont de Sully (+ 70 % en septembre, +80 % en juin) et le pont Saint-Michel (+ 90 % en septembre, + 54 % en juin). Rive gauche, le soir, la situation est toujours aussi dégradée en juin 2017 avec des temps de parcours qui se rallongent sensiblement, notamment sur l’itinéraire passant par Denfert et Place d’Italie (+ 30 %), le boulevard Saint-Michel (+ 27 %) et l’itinéraire passant par Port Royal (+ 34 %).

En plus de la diffusion spatiale au-delà de l’hypercentre, un autre phénomène se produit depuis septembre 2016 : l’étalement des pointes de trafic. Les conditions de circulation dégradées sur les quais hauts et le boulevard Saint Germain peuvent inciter les automobilistes, non seulement à se diffuser plus largement sur le réseau de voirie afin d’éviter les bouchons sur les deux axes, mais également à modifier leurs horaires de déplacements pour éviter l’hyperpointe horaire ou par précaution pour anticiper les retards.

 

 

Boulevard périphérique ; les allongements des temps de parcours en juin 2017 par rapport

à juin 2016 sont encore notables, de 8 à 9 % sur le BP sud et de 13 % sur le BP nord le

matin.

 

 

Caricatures UMP sur Hidalgo

PARIS pollué

Aucun phénomène d’évaporation du trafic (renonciation à des déplacements automobile) n’a pu être observé ou établi plus d’un an après la fermeture de la voie. Le niveau de circulation dans Paris n’a pratiquement pas varié par rapport à son évolution tendancielle connue, on a même pu observer en début de période un ralentissement du rythme annuel de diminution du trafic parisien tel qu’observé depuis 15 ans .

Le niveau du bruit au niveau des façades sur les quais hauts a fortement augmenté, allant jusqu’à un doublement de l’énergie sonore la nuit (+2 à +4 dB). Cette détérioration n’avait pas été anticipée par l’étude d’impact, ni relevée par le Commissaire Enquêteur. Elle oblige juridiquement le maître d’ouvrage à prendre des mesures.

– Le niveau de la pollution atmosphérique a été particulièrement élevé durant toute la période d’observation (septembre 2016 à juin 2017), avec 20 épisodes au lieu de 6 l’année précédente, mais cette forte détérioration est principalement imputable aux conditions météorologiques qui ont été moins favorables à la dispersion des polluants.

Si l’on exclut le facteur météorologique (modélisation réalisée par AIRPARIF), on constate que la pollution s’est, pour l’essentiel, simplement déplacée. Le niveau de concentration de dioxyde d’azote a diminué sur les quais hauts et bas (sauf carrefours) jusqu’à – 25 % tout en y restant très élevé. Le niveau de concentration de dioxyde d’azote a en revanche augmenté à la sortie de la section concernée par le projet (quartier Henri IV notamment : + 5 % à + 10 %) et le long des axes de report (+ 1 % à + 5 %).

L’absence d’impact positif sur la qualité de l’air est directement lié à l’augmentation du niveau de congestion du trafic, avec des temps de parcours détériorés sur de nombreux axes en heures de pointe, quais hauts, boulevard SaintGermain, grands boulevards, boulevard des invalides, rue de la Convention, Périphérique, RD50 Boulogne, A86 sud, etc. Ces congestions entraînent le plus souvent des baisses du débit de ces voies en heure de pointe ce qui, à son tour, entraîne des reports de trafic vers d’autres itinéraires ou d’autres horaires (étalement des heures de pointe).

Localement, les riverains des axes de report du trafic ont été impactés négativement en termes de bruit et d’émissions, mais la modélisation de la pollution atmosphérique par AIRPARIF à l’échelle de Paris et de la petite couronne montre que ces effets locaux n’ont aucun impact significatif sur l’exposition de la population prise dans son ensemble (2,2 millions d’habitants à Paris et 7 millions dans Paris et Petite couronne).

Les temps de parcours des bus (environ 25 lignes concernées) ont été impactés de manière significative dans leur traversée du secteur, en raison notamment de la congestion des carrefours, mais cela n’a pas affecté leur fréquentation qui a légèrement augmenté (+ 0,5 % de validations sur les stations du secteur). L’allongement des temps de parcours a été le plus fort pour les lignes qui empruntent les quais hauts. La période la plus impactée se situe entre 17 h et 18 h dans le sens ouest vers est avec un allongement moyen de 3 minutes 30 secondes.

Le temps de parcours des quais par les services mobiles d’urgence a augmenté d’une minute en moyenne, mais ces services estiment que cela n’a aucun impact sur le risque sanitaire pour les personnes secourues. Les temps de parcours ont augmenté dans les mêmes proportions pour les autres services de secours (Réf. Auditions du Comité préfectoral),

 

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