LES RACINES DU MAL

La victoire de Trump n’est pas celle de l’inculture et du racisme  mais  celle des classes moyennes et populaires contre les bobos vrais  « Rougon-Macquart déguisés en hipsters ».

La seule manière d’éviter un scénario analogue serait de changer de politique économique, sociale éducative  et plus encore étrangère . La solution n’est certainement pas d’adopter un bobo compatible à l’Elysée

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x96ii_la-crise-extrait-sur-le-racisme_shortfilms

 

Facile de présenter l’échec de Clinton comme le triomphe du petit blanc raciste. Les leçons que certains en tirent :dénoncer  le populisme, le racisme  mais en aucun cas s’en prendre aux racines du mal

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UNE FOIS DE PLUS Emmanuel TODD s’en prend aux évidences

« Dès Nixon, les Républicains ont utilisé le ressentiment blanc contre la déségrégation et contre l’émancipation politique des Noirs comme un instrument de lutte et de conquête électorale. Subtilement, en utilisant un langage codé, ils ont établi l’idée que l’État Providence (le welfare) était un truc pour les Noirs. Le parti Républicain, le parti de Lincoln et de l’abolition de l’esclavage, est rapidement devenu un parti blanc. La question raciale a été à partir de Reagan un levier fondamental de la révolution néolibérale. C’est largement par racisme que les électorats de Reagan, de Bush père et fils, ont applaudi aux suppressions d’impôts, à la destruction de l’Etat social de Roosevelt. C’est en tapant sur les Noirs que les classes moyennes et les classes populaires blanches se sont autodétruites… Une bonne partie de l’électorat blanc a voté, des décennies durant, contre ses propres intérêts économiques, silencieusement contre les Noirs, bruyamment pour des valeurs religieuses ou contre l’avortement. En 1984, spécifiquement, contre le protectionnisme de Walter Mondale, candidat démocrate écrasé par Reagan. On pourrait dire qu’il s’est agi d’un électorat fou, ou peut-être seulement masochiste. C’est cet électorat raciste et masochiste que les éditorialistes du Washington Post, du New York Times aux Etats-Unis, du Guardian et de l’Independent au Royaume-Uni, et de la presse française, semblent regretter. Ils ont la nostalgie de ces gens qui votaient contre leur intérêt et qui élisaient des Présidents qui réduisaient les impôts et faisaient la guerre en Irak. »

Todd démontre analyse un basculement lié à la prise de conscience des dangers de la « globalization »

Je crois que c’est l’augmentation de la mortalité des Américains blancs de 45 à 54 ans entre 1999 et 2013 qui m’a fait craquer. La mortalité a un peu baissé pour les Blancs qui avaient fait des études supérieures complètes, elle a stagné pour ceux qui avaient fait des études supérieures incomplètes, elle a augmenté en-dessous de ce seuil, entraînant l’élévation du taux global. Nous en sommes au point où le groupe majoritaire, les Blancs, représentant 72% du corps électoral, est tellement en souffrance que sa mortalité augmente. Les causes de cette augmentation ne sont pas “naturelles” : il s’agit de suicides, d’alcool, de drogue, d’empoisonnements médicamenteux. A l’instinct je me suis dit : à ce stade, le système idéologique néo-libéral peut craquer. Cet indicateur est vraiment le signe que la globalisation économique a fini par conduire à une insécurité individuelle et sociale insupportable même en pays anglo-saxon. Les sondages “sortie des urnes” ont bien montré qu’au fond, la principale motivation du vote Trump était la volonté de changement. Tout sauf ce que représente Clinton.

Au fond, je suis revenu l’autre jour à la première intuition prospective de ma vie, antérieure à mon hypothèse et mes recherches sur la détermination des idéologies par les structures familiales. En 1976, j’avais prédit, à l’instinct, dans La Chute finale, l’effondrement du système soviétique, en me basant, fondamentalement, sur la hausse de la mortalité infantile russe entre 1970 et 1974. Je peux aujourd’hui boucler l’interprétation : la famille communautaire paysanne russe – égalitaire, autoritaire – a bien mené à l’idéologie communiste. Mais à un certain stade, l’absurdité économique et sociale du communisme est devenue telle que la Russie a fini par s’en débarrasser, par transcender sa propre détermination anthropologique. Il se passe aujourd’hui quelque chose du même ordre aux Etats-Unis. Une réalisation exagérée du potentiel idéologique individualiste et inégalitaire de la famille nucléaire absolue anglo-saxonne a mené l’Amérique dans une autre forme d’absurdité. La population finit par réagir et part dans une autre direction. Ce qui se passe en Amérique peut donc sans doute être mis en parallèle, en termes d’importance historique, avec ce qui s’est passé en Russie vers 1990. Dans les deux cas, un taux de mortalité avertit le chercheur. La démographie est tellement plus fiable que l’économie ! »

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La lecture sociologique de cette élection s’est faite avant tout sur des critères d’éducation et de race. Les listes d, à l’image d’Aphatie font éclater au grand jour leur mépris pour le peuple et le suffrage universel. Tout ce qui remet en question l’ordre établi est assimilé au racisme et à la fachosphère, il faut rééduquer ou mieux dissoudre le peuple

Ce serait oublier la dimension économique  des débats , la campagne américaine a débuté par une double surprise, la montée en puissance de Bernie Sanders et celle de Donald Trump, qui avaient en commun la dénonciation du libre-échange.

Bonne analyse une fois de plus de Todd

« La véritable idéologie de l’Amérique c’est aujourd’hui ce que j’appelle la “globalization fatigue“. Et d’une certaine façon, le programme de Trump a déjà commencé à être appliqué sous Obama. Les États Unis sont le pays qui a pris le plus de mesures protectionnistes depuis la crise et les dépenses de reconstruction des infrastructures ont déjà débuté. Commençons donc par valider une dimension marxiste de l’interprétation. Et un choix économique. »

Nous assistons donc à une recomposition sociopolitique de l’électorat, TRUMP  est l’élu des classes moyennes

 

« Il est vrai que Donald Trump a fait ses meilleurs scores chez les non éduqués blancs, mais il reste le fait que Trump est aussi un phénomène de classe moyenne, et qu’il fait un peu mieux que Clinton dans l’électorat blanc éduqué. Les Noirs ont voté à 88% pour Clinton, avec pourtant un taux de participation plus faible que pour Obama. Mais les mouvements les plus importants, par rapport aux élections précédentes, ont bien eu lieu en fonction des niveaux de revenus. Alors que le parti républicain était le parti des riches, il se contente aujourd’hui de faire jeu égal avec le parti démocrate chez ceux qui gagnent plus de 200 000 dollars par an. Globalement certes, on a l’impression que le niveau économique n’est plus tellement déterminant. Mais c’est le résultat d’une mutation extraordinaire : beaucoup de riches ont fui le parti républicain. D’ailleurs, pendant la campagne, l’argent est allé vers le parti démocrate. Wall Street a voté Clinton. Tout comme les chanteurs et acteurs branchés perçus comme “de gauche”, liberal au sens américain, mais qui sont quand même, au fond, des milliardaires qui bénéficient à leur manière de la globalisation. »

Les électeurs américains ont également dit non aux engagements extérieurs couteux incarnés par Clinton.

Peut-on tirer des leçons pour l’Europe et la France ?

J’ai étudié tous ces points sur le blog et surtout dans le petit essai

Pourquoi les Gaulois ont ils peur que l’islam leur tombe sur la tête ».

http://www.amazon.fr/Pourquoi-Gaulois-peur-lislam-tombe/dp/B01A5CKTHQ/

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La carte électorale américaine ressemble à s’y méprendre  à celle  de la France périphérique étudiée par Jean Christophe Guilluy

http://www.nytimes.com/interactive/2016/11/16/us/politics/the-two-americas-of-2016.html?smid=fb-share&_r=0

 

Il met tout d’abord d’un côté les métropoles avec leur proche banlieue, qui bénéficieraient de la dynamique économique de la mondialisation. Centres et proches banlieues sont habités par la bourgeoisie intégrée et les classes moyennes supérieures. Il s’agit de l’électorat classique des  partis   dits  de gouvernement (bourgeoisie bohème contre bourgeoisie traditionnelle). Cette France est également europhile, diplômée et d’autant plus favorable à l‘immigration qu’il y a évitement. Cette France a voté Hollande, elle votera Matron ou Juppé à défaut de mieux .

Les classes moyennes inférieures, les ouvriers et les employés   composent la France périphérique , celle des banlieues plus éloignées et des campagnes

La France périphérique lâchée par les élites ne comprend pas pourquoi les minorités sont privilégiées par les politiques. Les inégalités caractérisant ces deux mondes seraient plurielles et porteraient sur les revenus, la formation, les accès à la mobilité, à l’emploi, aux services, et plus généralement à toute forme d’ascension sociale. L’auteur dresse ainsi le portrait sans nuances d’une France à deux vitesses et à deux visages, dotée d’une géographie manichéenne, qui opposerait les « intégrés centraux » aux « exclus périphériques La création de richesse se concentre de plus en plus dans le réseau des métropoles les plus dynamiques. La France périphérique a donc quitté les centres les plus attractifs en matière d’emploi, d’abord pour suivre le mouvement de délocalisation de l’industrie à l’écart des villes, à cause du prix du logement, mais également pour contourner les quartiers populaires rattachés aux grandes métropoles parce qu’elles ont diagnostiqué « l’échec de la cohabitation avec les populations immigrées. » Les territoires de la France périphérique sont ceux où « la contestation de l’Etat-providence est la plus forte et où le sentiment d’abandon “par rapport aux banlieues” le plus aigu ».

Les chercheurs en science politique Fabien Escalona et Mathieu Vieira montrent que les idéopôles, « métropoles concentrant les activités et les groupes sociaux typiques de l’économie postindustrielle et de la mondialisation », votent plus pour le PS que la moyenne nationale. Avoir dans son socle électoral les gagnants de la mondialisation n’est pas la meilleure chose qui soit arrivée aux socialistes français. Car les valeurs de ces populations ne sont pas, ou plus, celles de son hinterland. Comme le notent les auteurs :« Idéopôles et “France périphérique” se situent de part et d’autre d’une ligne de démarcation sociale et culturelle, mettant aux prises deux “communautés de destin” antagonistes, autrement dit deux sortes d’identités collectives fondées sur des intérêts matériels et des orientations idéologiques différents, auxquelles il n’est guère aisé d’apporter une satisfaction identique au sein d’un même récit politique national. »

C’est à la lumière de cette analyse qu’il nous faut reprendre les déclarations des uns et des autres. La fracture dénoncée il y a 20 ans par Jacques Chirac est aujourd‘hui manipulée par les politiques. Les discours moralisateurs ou l’annonce d’une guerre civile ne résolvent rien.

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Ceux qui racialisent les évolutions actuelles se trompent lourdement. Le rejet de la vie politique actuelle concerne surtout les classes moyennes  et l’origine compte peu.  La France oubliée qui se rebelle compte de nombreux français  immigrés ou issus de l’immigration .Ces derniers se réfugient encore dans l’abstention mais un jour les digues finiront par céder …. La petite bourgeoisie maghrébine ne veut pas vivre à proximité de ces populations subsahariennes. Ce n’est pas du racisme. Il s’agit juste de vivre dans un endroit qui n’est pas en proie à une trop forte instabilité démographique. En plus des difficultés liées à la vie quotidienne, ils ne veulent pas gérer ce qui relève du multiculturel.

 

Il y a des tabous des interdits que la majorité des Français voudrait voir lever  pour éviter l’élection d’un Trump en France :

La France aura-t-elle les moyens de se substituer aux Etats Unis comme gendarme du monde. Ceux qui voulaient bombarder Damas (Hollande, Fabius, Juppé) pour aider AL Qaeda  sont-ils encore crédibles ? Pourquoi préférer l’Arabie Saoudite  à la Russie  et entretenir la guerre froide ?

Les Français sont pris en otage par les organisations islamistes  qui s’expriment en lieu et place des musulmans et détruisent la nation. Pourquoi n’écoute-t-on pas ceux qui dénoncent l’UOIF et les frères musulmans ? Rares sont ceux qui ont fait preuve de courage. le château de Versailles mais qui osera lever le tabou de la destruction de l’école de la République ? Certainement pas Benoist APPARU  futur ministre  et digne héritier de  VALLAUD BELKHACEM

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Le dernier tabou est économique, Todd nous rappelle 1981

« Mais ce serait pourtant pour les “élites” françaises le moment d’être lucides et de ne pas refaire en 2017 l’erreur de 1981 : agir à contre temps des pays dominants et leaders, anglo-saxons.

Regardez. La révolution néolibérale démarre avec Thatcher en 1979 et Reagan en 1980 ; en 1981 la France de Mitterrand opère un contretemps exceptionnel. Alors que le virage néolibéral commence, la France amorce un virage soviétique. Elle nationalise. Tout cela pour aboutir, dès 1983, à un retournement mal maitrisé, qui se croit néolibéral mais qui n’est en fait qu’austéritaire. Nos hauts-fonctionnaires naïfs vont finir par concevoir l’euro en le pensant libéral alors qu’il s’agit en fait d’une construction typiquement étatique, presque soviétique dans son désir de domination par en haut de la société.

2017 sera peut-être l’occasion, pour la France, de faire la même erreur, mais à l’envers. Après le Brexit, et Donald Trump, les Anglo-saxons bougent dans le sens de la reconstruction nationale et s’éloignent de l’idéal de la globalisation. Nos candidats de droite, dont l’un sera président, font assaut de néolibéralisme. Tous sont des libre-échangistes bêtas. L’un d’entre eux sera peut-être un nouveau Mitterrand, agissant à contretemps sur la scène mondiale »

Les bobos sont persuadés que tous les retraités touchent au moins 800 euros par mois, le fameux minimum vieillesse ou ASPA

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un étranger peut bénéficier d’une allocation vieillesse de 800€ par mois même s’il n’a jamais travaillé et donc jamais cotisé. Mais petit bémol, il faut qu’il soit en situation régulière et qu’il soit en possession depuis 10 ans d’un titre de séjour et qu’il n ait pas de patrimoine

Le même droit est accordé aux Français  mais….

Les bobos peuvent ils un instant imaginer qu’un retraité  en France, après une vie de travail puisse  toucher moins  s’il a un patrimoine de plus de 36ooo euros après une vie de travail

Telle est la situation de bien des salariés, agriculteurs et commerçants

La durée d’assurance requise qui s’applique à la génération de 1952 est de 164 trimestres.

    • Un exploitant à titre principal né en 1952 et qui a cotisé pendant 110 trimestres, le minimum s’élève en 2013 à 681,20 x (110/164) = 456,90 €.
    • Un agriculteur né en 1952 a cotisé 104 trimestres comme conjoint collaborateur (avant 1999) et 60 trimestres comme exploitant. Son minimum s’élève, en 2013, pour la première période, à 541,30 x (104/164) = 343,26 €, et pour la seconde, à 681,20 € x (60/164) = 249,22 €

Au total, le niveau minimum de sa pension de non-salarié agricole s’élève donc à 343,26 + 249, 22 = 592,48 €

6oo ou 7oo euros par mois  après une vie de travail , il parait  d’après la télévision que ce n’est pas vrai, et pourtant c’est ce que touchent  mes parents…

http://www.la-retraite-en-clair.fr/cid3191232/la-retraite-base-des-exploitants-agricoles.html

le scandale n’est pas celui du minimum vieillesse mais celui des petites retraites, subtilité échappant complètement aux bobos pour lesquels un vieux travailleur qui vote mal est un raciste ; des petites retraites  de 200 ou 300 euros sont nombreuses. Et ceux qui les touchent se trompent peut être de colère mais ils n’acceptent pas de recevoir moins qu’un réfugie…

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Christophe Guilluy  dans son dernier livre revient sur le crépuscule de la France d’en haut

les premiers « hipsters » étaient généralement de jeunes blancs qui adoptaient le style vestimentaire et fréquentaient des musiciens afro-américains

« Il n’y a pas de complot, mais il y a des comportements qui sont économiques. Les bobos entendent préserver une position sociale, jouir de leur patrimoine immobilier, conserver leurs revenus et en faire profiter leurs enfants. S’ils peuvent ne pas scolariser leur progéniture dans le collège du coin fréquenté par des immigrés, ils le feront, sans le dire, en contournant la carte scolaire. C’est pour cette raison que je les qualifie de « Rougon-Macquart déguisés en hipster ». Ils adoptent les schémas classiques de la bourgeoisie avec en plus le discours « cool » sur l’ouverture à l’altérité. D’ailleurs, les dindons de la farce ont été les jeunes issus de l’immigration qui ont cru à ce discours de gauche. Ils n’ont pas compris, ou alors tardivement, que c’était le discours de la bourgeoisie. Quand on regarde le degré d’ouverture au PS, dans la presse ou au cinéma, des endroits où l’on prône la diversité, on constate que la dominante est blanche – avec quelques alibis de couleur. Il y a une guerre des représentations qui est terrible. Dans certaines banlieues, les jeunes sont dans une victimisation constante précisément parce que la gauche leur a enlevé la possibilité de penser le rapport de classes. Ils ne savent pas qu’en Picardie un jeune ouvrier, en zone rurale, aussi défavorisé qu’eux, peut travailler dans l’agroalimentaire pour 600 euros par mois. Ils ne le savent pas, car la gauche a réussi à leur faire croire au mythe du « grand méchant Blanc raciste » responsable de leurs maux.

Pour les électeurs de Trump, du FN, du Brexit ou de l’AfD en Allemagne, le dénominateur commun est la sortie de la classe moyenne, en dépit, parfois, des différences de niveau de vie. Le sentiment partagé est celui de ne plus être intégré économiquement.

Les promoteurs  du revenu universel sont dans une logique de péréquation et de redistribution. Derrière, il y a l’idée que le Français d’en bas veut profiter du système et ne pas travailler. C’est un mépris de classe ! Les gens modestes ne veulent pas tendre la main. Ils veulent être fiers d’éduquer leurs enfants grâce au fruit de leur travail.

La victoire de Trump n’est pas celle de l’inculture et du racisme  mais  celle des classes moyennes et populaires contre les bobos « Rougon-Macquart déguisés en hipsters ».

La seule manière d’éviter un scénario analogue serait de changer de politique économique, sociale ,éducative  et plus encore étrangère

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