Najat Vallaud Belkhacem , bon soldat de la réélection de François Hollande

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Najat Vallaud Belkhacem est redoutable. Au moment où la réforme du collège fait l’unanimité contre elle ,  il fallait une belle provocation pour que les bonnes âmes se rassemblent derrière le pouvoir contre la « fachosphère «   et la lutte contre le racisme. Elle annonce une revalorisation des enseignants destinée surtout à ceux qui n’enseignent pas .

Une polémique s’est focalisée récemment sur la langue arabe, qui pourra être choisie comme langue vivante 1 dès le CP au même titre que l’anglais, le portugais, l’italien, l’espagnol, l’allemand, le turc ou les serbe par exemple.

La députée LR Annie Genevard a ainsi regretté à l’Assemblée nationale « l’introduction de langues communautaires » dans les programmes scolaire et estimé que l’enseignement de l’arabe pourrait miner la « cohésion nationale ».

Najat Vallaud-Belkacem a qualifié cette polémique « d’absurde » au micro de Jean-Jacques Bourdin. La ministre a ainsi expliqué que la langue arabe pourra être enseignée dès la classe de CP « dès lors qu’on a les moyens humains pour le faire » et évidemment si les parents en font le choix.

Si les professeurs ne sont pas en mesure de le faire, « nous ferons appel à des professeurs étrangers comme pour d’autres langues », a-t-elle ajouté, en citant l’exemple de l’allemand.

Oui mais voilà l’Allemand n’est pas l’Arabe et la perspective  de voir assuré l’enseignement par des islamistes  « officiels » formés par l’UIOF  et les Frères MUSULMANS fait froid dans le dos.

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LES LIENS ENTRE LES MUNICIPALITES ET CE TYPES d’organisations ont été dénoncés

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/11/30/31001-20151130ARTFIG00247-temoignage-quand-les-elus-locaux-flirtent-avec-l-islam-radical.php

L’enseignement de l’arabe est une nécessité à la condition d’être assuré par des professeurs   certifiés ou agrégés, il permettrait alors de casser l’emprise des communautés islamistes .  A défaut elles seront renforcées.

Dans « pourquoi les Gaulois…… » j’étudie la logique électoraliste et communautariste du pouvoir pour remplacer l’électorat populaire par celui des communautés. Terra Nova le groupe de pensée de Hollande et aujourd’hui de Macron   a décrit clairement cette stratégie.

https://www.amazon.fr/Pourquoi-Gaulois-peur-lislam-tombe/dp/B01A5CKTHQ/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1464723138&sr=1-2

 

NAJAT APPLIQUE à la lettre, ceux qui considèrent normal l’enseignement de l’arabe par n’importe qui hurleront au racisme devant les protestations et ils voteront Hollande.

Paradoxalement un enseignement de qualité de l’arabe existait mais en collège. La priorité ne serait-elle pas le FRANÇAIS au primaire ?

Et bien Najat a choisi de remettre en question cet enseignement de qualité .Ecoutons Caroline Tahhan

http://www.liberation.fr/societe/2015/05/21/loin-des-cliches-les-classes-bilangues-anglais-arabe_1313967

 

« Les classes dites «bilangues» permettent, à certains élèves, de commencer simultanément deux langues vivantes dès la sixième. La réforme entend les supprimer, au nom de l’égalité des chances : celles-ci favoriseraient les contournements de la carte scolaire, et donneraient lieu à des classes élitistes. Mais, si cet argument semble compréhensible dans le cas de classes anglais-allemand, il est très éloigné de mon expérience de professeure d’arabe en bilangue. Mon travail consiste au contraire bien souvent à convaincre les parents que leur enfant, en apprenant l’arabe en même temps que l’anglais, n’intégrera pas une classe «ghetto», et ne sera pas stigmatisé.

L’argument d’un apprentissage précoce de l’arabe en bilangue, qui n’empiète ainsi sur l’apprentissage d’aucune autre langue, est souvent le seul qui soit audible auprès des parents. Dès lors, faire disparaître les bilangues, c’est condamner, à moyen terme, l’enseignement de l’arabe au collège. Peut-on se soucier si peu de la présence à l’école de la République de la deuxième langue la plus parlée en France ? Le fait que plusieurs dizaines de milliers d’enfants étudient l’arabe dans des associations devrait nous interpeller. Car la «demande» est là. Le problème est que l’on choisit de cantonner la langue arabe à la sphère privée. L’arabe est perçue comme une langue clivante, voire discriminante, toujours associée à la religion, et l’étudier ferait donc obstacle à l’intégration républicaine. Je le vois partout lorsque je fais la promotion de ma discipline auprès des écoles primaires : on me fait comprendre qu’apprendre l’arabe, c’est refuser un peu de la France, c’est se concentrer sur son origine, au détriment de l’assimilation.

Mes élèves ont souvent un lien avec la langue arabe, sans pour autant la maîtriser. Certains y ont juste été exposés, d’autres la comprennent sans la parler. Enfin, quelques-uns, plus rares, la parlent. Mais dans tous les cas, l’arabe qu’ils connaissent est un dialecte (maghrébin, parfois oriental), tandis que j’enseigne l’arabe dit «moyen», qui est la langue de la littérature moderne et de la presse, celle qui permet aux Arabes de différents pays de communiquer entre eux. Cet arabe se distingue aussi de la langue «classique», sacrée et figée dans le temps, qui est enseignée dans les écoles religieuses.

En apprenant l’arabe à l’école, ils découvrent quelque chose qu’ils n’auraient pas découvert autrement, une vision du monde arabe, loin des idées reçues. Ils apprennent que l’arabe appartient à la même famille que l’hébreu et l’araméen ; ils remarquent les emprunts de la langue arabe au persan, au turc, à l’espagnol, à l’anglais et au français. Ils découvrent que le monde arabe est peuplé de sunnites, de chiites, de chrétiens, de juifs, d’agnostiques et d’athées. Ils comprennent que souvent on y parle l’arabe et aussi une autre langue, et qu’«être arabe» est avant tout une réalité linguistique, et que dans le monde arabe les identités se superposent, s’entremêlent. Ils découvrent Volubilis, Carthage, Pétra, Palmyre et la Mésopotamie, ils étudient des vers de poésie antéislamique, voient comment les civilisations se sont succédé, et évacuent l’idée d’une identité «pure» et exclusive.

En condamnant l’enseignement de l’arabe au collège, on les prive de cette vision riche, et on laisse le champ libre à des organisations souvent religieuses, au risque de confondre étude de l’arabe et étude de l’islam. Refuser aux enfants, issus de l’immigration arabe, l’accès à cette culture au sein de l’école de la République, sous prétexte qu’elle correspond à leurs origines, c’est penser que le renforcement d’une culture sur le monde arabe empêcherait de faire place à une culture du «pays d’accueil» – qui est bien souvent le pays de naissance, parfois depuis plusieurs générations – et c’est imaginer qu’une culture doit nécessairement se substituer à une autre. Or, la culture fertilise l’esprit : elle lui permet d’accueillir toujours plus de savoirs, de nuances, quand ce sont les préjugés qui s’excluent.

Enfin, et de manière tout à fait pragmatique, l’arabe est une langue prisée sur le marché du travail, elle est largement étudiée en postbac, et il est difficile de comprendre pourquoi on choisit de ne pas y former les élèves dès le secondaire. Car l’école faillit, ici, à deux de ses missions essentielles : valoriser les acquis des élèves pour faciliter leur intégration scolaire, et aussi les former aux disciplines qui favoriseront leur insertion professionnelle. Or, les «quartiers» sont autant de viviers linguistiques qui ne demandent qu’à être mis en avant, un enjeu fondamental dans la France d’aujourd’hui. »

16-05-02-hollande

Bon petit soldat du Hollandisme NAJAT vient d’annoncer une revalorisation des rémunérations des enseignants. La manœuvre est électoraliste mais nécessaire, l’opposition saute les deux pieds en avant dans le piège en protestant contre le coût de la mesure. Ignore-t-elle, qu’un professeur gagne en France deux fois moins qu’en Allemagne. La lecture du programme de Juppé et de son idiot utile Benoist Apparu fait froid dans le dos, c’est du Peillon , du Najat … soutien à la réforme du collège , menaces sur les CPGE .Pire  les professeurs savent parfaitement que les chefs d’établissements sont parfois comme les pédagogismes ,de mauvais profs , incapables de faire face à  une classe . Quitter ses élèves pour faire de l’administration c’est un enterrement quand on aime enseigner… il y a des exceptions  et je connais des Inspecteurs généraux qui ne se sont jamais remis  de leur nomination . Des exceptions parmi les directeurs et je me souviens de beaux esprits rebelles mais…..

Le mot d’ordre à droite c’est l’autonomie et le chef d’établissement servile à l’égard de l’administration qui décidera de la carrière des enseignants…Mais qui choisira les chefs d’établissements ????

Un bon professeur a besoin d’indépendance, s’il devient servile il ne sera plus un intellectuel. L’intronisation de petits chefs n’est pas, à mes yeux la bonne solution et l’autonomie est la pire des crétineries que l’on puisse imaginer

Les profs dans leur majorité ne veulent pas tomber sous la tutelle de petits chefs….

A bien regarder la revalorisation de Najat je constate qu’elle est fort médiocre en début de carrière et en classe dite normale. LA REVALORISATION EST EN REVANCHE CONSEQUENTE pour ceux qui en fin de carrière accèderont à la classe exceptionnelle (une augmentation de 25% par rapport à la hors classe actuelle d’un certifié et 10% pour un agrégé). Où est le problème ?

Pour accéder à cette classe exceptionnelle la compétence ne sera pas le critère.il faudra avoir occupé des responsabilités (directeur d’école, formateur, conseiller pédagogique…) pendant au moins huit ans. « Ce troisième grade, c’est un peu l’agrégation pour tous », salue Frédéric Sève, du  très pédagogiste  SGEN-CFDT.

La revalorisation profitera peu aux professeurs, beaucoup à ceux qui fuient les salles de classes et donnent des leçons aux autres.

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Un commentaire pour Najat Vallaud Belkhacem , bon soldat de la réélection de François Hollande

  1. John dit :

    le problème n’est pas tant la langue que la manière de l’apprendre. 15 ans d’espagnol pour ne pas parler un mots… le numérique permettrait d’apprendre le français, puis l’anglais puis le chinois puis l’arabe dans un temps scolaire similaire!

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