Enseigner des compétences ou des connaissances?

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Un commentaire pour Enseigner des compétences ou des connaissances?

  1. Xavier Gond dit :

    Excellent article en effet. L’usine à crétins fonctionne à plein.
    Quand on recoupe vos deux derniers « posts » (« rire ou pleurer » et celui-là), le constat est effrayant.

    Mais au-delà des faits et des constats, prenant du recul, on peut dire sans trop exagérer que le modèle de société qui s’y dessine évoque (ou est proche de) trois modèles : Platon (La République), Huxley (Brave New World), et Orwell (1984).

    Premier constat : si l’on suit le fil directeur de la pensée prêtée par Platon à Socrate et Glaucon, l’histoire politique française se superpose assez bien à la succession des régimes politiques ou sociétaux décrits dans la République : Aristocratie, Timocratie, Oligarchie, Démocratie, Tyrannie… Certes, pour l’heure nous en sommes à la Démocratie, et nous n’avons pas connu la Tyrannie, mais mon propos est que nous nous y dirigeons grâce à -ou à cause de- l’éducation telle que décrite dans vos articles. Au-delà des développements de l’article que vous citez, de mon point de vue la compétence s’oppose à la connaissance en ce que la première ne permet pas l’émancipation et l’autonomie que confère la seconde. Plus concrètement, une société de gens compétents est plus surement en proie à la tyrannie qu’une société de gens disposant de connaissances.

    Deuxième constat : les grandes tendances de l’éducation dispensée et programmée aujourd’hui m’inspirent une analogie avec la société de castes du Meilleur des Mondes. Une minorité conservera un savoir, la maîtrise des concepts et des idées (castes Alpha & Bêta, élite dirigeante et travailleurs intelligents). C’est l’élitisme à la française, dont l’accès se restreint de plus en plus à une certaine ploutocratie oligarchique. En-dessous, les laborieux qui ne seront utilisés que pour leurs compétences primaires. Pas besoin de développer tant le livre d’Huxley est un exemple « tarte à la crème », mais il est clair que les besoins contemporains en compétences (cf. mon témoignage sur l’évolution des besoins des entreprises) nous pressent de fonctionner comme dans l’utopie cauchemardesque d’Huxley.

    Troisième constat : autre analogie avec une dystopie, la société orwellienne qui nous est promise par les dérives de l’éducation des 25 ou 30 dernières années. Là encore, pas besoin de développer : destruction de la langue et de la logique (cf. les réformes & programmes actuels).
    Au menu : « L’ignorance, c’est la force», MiniVer et Novlangue…

    Secouez le tout, superposez les trois fléaux cités, laissez le train fantôme de l’éducation rouler à tombeau ouvert et sans pilote jusqu’au précipice, et dans quelques lustres, si ce n’est quelques années, nous aurons la catastrophe (la tyrannie ?) à laquelle nous destinent nos responsables politiques quel que soit leur bord.

    A moins d’un sursaut ?

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