Le couple qui domine l’Europe : Erdogan /Merkel

 

 

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ERDOGAN RENFORCE UN PEU PLUS SON POUVOIR  et MERKEL  impose à l’Europe les exigences du sultan

pour comprendre la géopolitique du proche et moyen orient et ses conséquences

http://www.amazon.fr/Pourquoi-Gaulois-peur-lislam-tombe/dp/B01A5CKTHQ/

 

Mais à quoi joue Angela Merkel ?  Elle a mené la zone euro au bord de l’explosion , le pire a été évité par Mario Draghi . MERKEL s’est alors investie dans la géopolitique pour soutenir un des responsables du drame syrien ,le sultan ERDOGAN . Elle ouvre les portes de l’Europe à un million de migrants venus de partout( 250 000 réfugiés  de Syrie ce qui est à son honneur mais  …Algérie 10 000, Afghanistan 150 000. ALBANIE KOSOVO 100 000 IRAN 10 000 NIGERIA 15000 Inde 10000 Pakistan 15000 Roumanie 100 000EGYPTE 10 000 IRAQ 60000 turquie 20000). 

ElleACCEPTE ENSUITE UN ODIEUX CHANTAGE          d’Erdogan, les Syriens sont pris en otages. Tout s’accélère, Erdogan purge son propre parti et Merkel entend lutter contre le Front National . Marine Le Pen peut se frotter les mains…

 

Ahmet Davutoglu a annoncé jeudi qu’un congrès extraordinaire de l’AKP se tiendrait le 22 mai, lors duquel il ne briguerait pas un nouveau mandat. Sa mise à l’écart de la direction du parti signifiera la fin de son mandat de Premier ministre, les deux fonctions étant inséparables. Cette décision a été prise alors que les tensions entre le président et son Premier ministre, longtemps restées discrètes, ont éclaté au grand jour après que l’AKP eut décidé de raboter les pouvoirs de nomination de ce dernier. Les deux hommes se sont notamment opposés sur la reprise des négociations avec le PKK et le placement en détention provisoire de journalistes en procès.

Comme pour mettre les points sur les « i », Mustafa Akis, influent conseiller du président Erdogan, a tweeté cette semaine l’équation « Turquie = RTE (initiales du président) = AKP », assaisonnée du commentaire suivant : « Que tu la lises de droite à gauche ou de gauche à droite, telle est la situation actuelle. » Si le chef de l’État est censé être constitutionnellement au-dessus de tout parti, dans les faits, le président turc tient toujours les rênes de l’AKP, formation qu’il a fondée en 2001 et truffée de fidèles, et a donc les coudées franches pour choisir son Premier ministre.

Le sultan ERDOGAN RENFORCE UN PEU PLUS SON POUVOIR .

Essayiste, haut fonctionnaire, Roland Hureaux  porte de très graves accusations à l’encontre de Merkel et d’ Erdogan .  Normalien, énarque  ROLLAND HUREAUX est connu pour sa proximité avec JP CHEVENEMENT.

http://www.causeur.fr/erdogan-merkel-turquie-allemagne-europe-migrants-37719.html

 

« Un couple domine effectivement l’Europe : le couple Angela Merkel – Recep Erdogan : la chancelière d’Allemagne et le président de la Turquie ; leur coopération étroite explique beaucoup de choses qui se passent en Europe, pour le meilleur et surtout pour le pire.

Convergences sur les  réfugiés

D’abord, la question des réfugiés. Il est clair que, quand à l’été 2015 Angela Merkel a fait savoir que les réfugiés syriens et irakiens seraient les bienvenus en Allemagne, elle se trouvait en parfaite synergie avec Erdogan qui laissait au même moment s’organiser le trafic consistant à aller chercher les réfugiés au Liban, souvent amenés en bus de Damas même, et à les faire passer vers la Grèce au prix de 5 000  à 10 000 €.

 

Merkel n’engageait en principe qu’elle, mais c’est comme par hasard ces promesses que l’on retrouve dans le mandat de la négociation que Merkel était chargée de mener avec les instances européennes lors de la rencontre du 18 mars dernier. Et sur les trois chapitres, Erdogan a gagné : aux 3 milliards déjà obtenus en novembre, viennent même s’ajouter 3 nouveaux milliards. Les négociations d’entrée doivent reprendre et les Turcs doivent pouvoir entrer sans visa dans l’Union européenne dès le 1er juin. Heureusement, ce dernier point est soumis à 72 conditions sur lesquelles la France a insisté (Hollande servirait donc encore à quelque chose !) dont toutes ne sont pas remplies.

Qu’a donné Erdogan en échange ? Presque rien : après avoir fait un « tri » individuel selon des procédures compliquées loin d’être mises en place, l’Union européenne pourra renvoyer jusqu’à 72 000 réfugiés (à rapporter au million qui est déjà rentré), mais la Turquie aura le loisir de les remplacer un à un par d’autres supposés plus authentiques.

Grande discrétion sur le départ des réfugiés à partir de la Turquie que ce pays ne s’est que vaguement engagé à freiner. Elle s’y était déjà engagée fin 1995 ; or le flux n’a guère diminué : 150 000 sont entrés au cours du seul premier trimestre. Aller plus loin pour la Turquie, ce serait reconnaître qu’elle a la mainmise sur ces flux et donc, qu’elle les a probablement provoqués. Il n’en a pas été question.

Il n’a pas été question non plus de la responsabilité de la Turquie dans le déclenchement de la guerre poursuivie en Syrie et en Irak dans laquelle elle porte une lourde part de responsabilité. Ce n’était pas à l’ordre du jour.

Les négociations ont été serrées : en arrivant à Bruxelles, Ahmet Davutoglu, pas moins hypocrite que son patron, a averti les dirigeants européens que la question des réfugiés n’était « pas un marchandage, mais une question de valeurs humanitaires, ainsi que de valeurs européennes ».

Sur le même registre, Peter Sutherland, secrétaire adjoint des Nations unies aux réfugiés, s’est inquiété que les conditions exigées par l’Europe ne soient pas légales au regard du droit des réfugiés. Cet ancien commissaire européen à la concurrence aime la libre circulation des marchandises et des hommes. On se demande pourquoi, autre « coïncidence », il avait décidé, toujours à l’été dernier, la diminution des allocations journalières des réfugiés se trouvant dans les camps.

On dit qu’Angela Merkel était très remontée pendant ces négociations. Il y a de quoi mais avec quelle sincérité ? Qui nous fera croire que la puissante Allemagne n’avait pas les moyens d’obtenir plus si elle l’avait voulu ?

On peut s’interroger sur les relations étonnantes entre Recep Erdogan et Angela Merkel, l’un Frère musulman, l’autre protestante libérale influencée par le marxisme. La chancelière aurait-elle trouvé son maître ? Tout indique que, à la différence du « couple » franco-allemand, ce n’est pas elle qui tient les rênes.

La Turquie bénéficie, comme pays candidat à l’Union européenne, d’un libre accès au marché et de subventions importantes. On pourrait presque dire qu’elle a les avantages de l’Union sans les inconvénients. Les moyens de pression sur elle ne manquent donc pas.

 

Nous avons repris certains points des accusations pour vérifier le fondement.

http://politicalbb.com/thread-erdo-an-and-the-long-shadow-of-lepanto

 

 

Berlin a autorisé  la demande de poursuites pénales d’Ankara contre un humoriste ayant traité le président turc de zoophile, une affaire qui empoisonne les relations avec la Turquie, partenaire crucial pour juguler l’afflux des migrants en Europe.

Côté pile, la chancelière Angela Merkel a elle-même annoncé après une semaine de tractations internes « son autorisation » pour que le parquet engage une procédure contre le satiriste Jan Böhmermann pour « insulte à un représentant d’un Etat étranger » (art. 103 du code pénal), délit passible de trois ans de prison et qualifié par certains de crime anachronique de « lèse-majesté ».

Engager des poursuites sur la base de l’article 103 nécessitait d’une part une demande officielle turque et d’autre part le blanc-seing du gouvernement allemand. Désormais le parquet devra trancher s’il y a lieu de poursuivre le comique.

Les critiques ne se sont cependant pas fait attendre, d’autant que le président Recep Tayyip Erdogan a aussi déposé une autre plainte pour injure en tant que simple personne privée, une procédure qui ne nécessite aucune autorisation particulière. La question oppose même Angela Merkel à ses partenaires sociaux-démocrates au gouvernement. « Je considère que la décision est la mauvaise. Des poursuites pour crime de lèse-majesté n’ont pas leur place dans une démocratie moderne », a réagi sur Twitter le chef des députés SPD Thomas Opperman.

Plus tôt, le ministère allemand des Affaires étrangères s’était lui dit « sceptique » quant au recours au code pénal s’agissant des relations entre Etats.

« Soumission » à Erdogan

Pour l’opposition, Mme Merkel a même sacrifié les valeurs de la démocratie pour préserver ses relations avec la Turquie, devenue le partenaire essentiel de l’Union européenne pour résoudre la crise migratoire en Europe. La députée d’extrême-gauche Sahra Wagenknecht a ainsi dénoncé une décision « insupportable » estimant sur Twitter que « Merkel se soumet au despote turc Erdogan et sacrifie la liberté de la presse en Allemagne ».

Ankara avait réclamé officiellement  à l’Allemagne de permettre ces poursuites contre Jan Böhmermann qui, dans un poème diffusé début avril par la chaîne publique NTV NEO, avait notamment traité M. Erdogan de zoophile et de pédophile. Le comique avait expliqué à l’antenne savoir qu’il allait au delà de ce que le droit allemand autorise dans le but de démontrer par l’absurde combien le pouvoir turc avait eu tort de s’attaquer à une chanson diffusée 15 jours plus tôt à la télévision allemande et critiquant la dérive autoritaire en Turquie.

Le monde de la culture et des médias allemands a apporté un large soutien au satiriste. Sa chaîne a aussi jugé jeudi que si son texte n’était pas du meilleur goût, il n’était pas « pénalement répréhensible ». De nombreux médias ont accusé Mme Merkel ces derniers jours de vouloir ménager M. Erdogan, d’autant qu’il a menacé de rompre l’accord si l’UE ne supprimait pas le régime des visas imposé aux ressortissants turcs en juin. Par ailleurs, M. Erdogan avait rejeté début avril « toute leçon de démocratie » de la part des Occidentaux, après les critiques émises par son homologue américain Barack Obama.

http://www.lequotidien.lu/international/satire-anti-erdogan-merkel-autorise-les-poursuites-pour-lese-majeste-voulues-par-ankara/

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/05/03/97001-20160503FILWWW00237-l-humoriste-allemand-attaque-par-erdogan-dit-avoir-ete-jete-en-pature-par-merkel.php

 

Sortis dans la rue aux cris de « La Turquie est laïque et le restera », des centaines de partisans de la laïcité ont été dispersés avec force gaz lacrymogènes et coups de matraques par la police dans plusieurs villes du pays – Ankara, Istanbul, Izmir –, mardi 26 avril.

Les manifestants protestaient contre les récentes déclarations du président du Parlement, Ismaïl Kahraman, membre du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), fondé en 2001 par le président, Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2002. « En tant que pays musulman, pourquoi devrions-nous rester en retrait de la religion ? Nous sommes un pays musulman (…) Avant tout, la laïcité ne doit pas figurer dans la nouvelle Constitution », avait expliqué M. Kahraman à l’occasion d’une conférence, lundi à Istanbul.

La laïcité étant l’un des fondements de la République turque créée par Mustafa Kemal, dit Atatürk, en 1923, la déclaration de M. Kahraman a enflammé les rangs de l’opposition laïque. « Le chaos qui règne au Moyen-Orient est le fruit des esprits qui, comme vous, font de la religion un instrument en politique », a réagi, sur son compte Twitter, le chef de file de l’opposition kémaliste, Kemal Kiliçdaroglu, accusant l’AKP de « vouloir détruire la République ». Les islamo-conservateurs ont montré « leur vrai visage », a assuré Figen Yuksekdag, la co-présidente du Parti démocratique…

 

La popularité d’Angela Merkel s’en ressent. lorsqu’on demande aux Allemands de noter leurs responsables politiques sur une échelle de 0 (pire note) à 5 (la meilleure), ils n’attribuent plus que 0,9 à Angela Merkel, contre 1,8 deux semaines plus tôt. Les notes vont de 0,3 (Horst Seehofer, président de la CSU) à 2,3 (Winfried Kretschmann, ministre-président Vert du Bade-Wurtemberg).

Résultat : les intentions de vote en faveur de la CDU-CSU sont également en chute libre. S’ils devaient voter ce week-end, seuls 33 % des Allemands voteraient pour l’Union CDU-CSU (- 3 points en deux semaines), 22 % pour le Part social-démocrate (SPD), stable mais à son plus bas historique, 14 % pour les Verts, 12 pour le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne, 8 % pour Die Linke, le parti de la gauche radicale, et 7 % pour le parti libéral, FDP, qui réintégrerait donc le Bundestag.

Vendredi, Angela Merkel a reconnu explicitement avoir commis « une erreur » dans la gestion de l’affaire Böhmermann. Non pas en appuyant la demande d’aide judiciaire d’Erdogan mais en ayant auparavant, lors d’un entretien téléphonique avec le premier  ministre Davutoglu, indiqué qu’elle jugeait  le texte de l’humoriste « sciemment blessant ».
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2016/04/27/turquie-le-caractere-laic-de-l-etat-conteste_4909570_3210.html#VUJgtvpMGbX7YGkV.99

 

 

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