Jeunes diplômés : la France perd ses têtes

 

 

 

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Les statistiques sur la question sont discrètement cachées, mais la France perd massivement ses jeunes les plus qualifiés. La fuite des cerveaux caractérisait les pays de l’ancien Tiers Monde et ceux de la défunte Union Soviétique. Le massacre fiscal du début du quinquennat, l’absence de croissance, la montée de l’insécurité ne sont pas les seules explications.

La manière dont la jeunesse travailleuse et diplômée se représente son avenir dans le pays se révèle calamiteuse

 

 

Sur la crise de la société française  

https://www.amazon.fr/Livres-Patrice-Gibertie/s?ie=UTF8&page=1&rh=n%3A301061%2Cp_27%3APatrice%20Gibertie

 

 

http://www.blog-emploi.com/france-fuite-cerveaux/

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La France, 2ème pays le plus touché au monde par la fuite des cerveaux

En France on parle régulièrement de fuite des cerveaux, sans qu’on sache véritablement s’il s’agit d’un mythe ou d’une réalité. De nombreux jeunes diplômés quitteraient le pays faute d’opportunités professionnelles, d’autres iraient voir ailleurs pour fuir les discriminations, quand certains de nos compatriotes seraient plus motivés par des destinations à la fiscalité plus attrayante. Mais qu’en est-il réellement ?

 

D’après les données du réseau social professionnel LinkedIn, qui étudie régulièrement la « relocation » de ses membres, la France perd en nombre des personnes qualifiées. C’est une confirmation et plus seulement une intuition : nous sommes le 2ème pays dans le monde, juste après l’Inde, dont le solde entre les personnes qualifiées qui partent et celles qui reviennent est le plus négatif. Ce n’est pas encore un exil, mais le contexte français semble encourager de plus en plus le départ à l’étranger. De quoi inquiéter les politiques et relancer le sempiternel débat sur l’attractivité de la France…

C’est la deuxième année que le réseau social ausculte les flux migratoires de ses 380 millions de membres. En se basant sur ceux qui ont changé de poste et de pays d’origine sur l’année 2014, LinkedIn a établi un indice (positif ou négatif) et déterminer ainsi les pays les plus attractifs et ceux qui sont les plus quittés par les professionnels. Voici le top 20 dévoilé par LinkedIn début août.

Les 20 pays avec le plus d’activité migratoire selon LinkedIn

The Top 20 Countries Where Professionals Are Moving For Work Based on LinkedIn Data from LinkedIn

En rouge, les indices négatifs indiquent les pays qui perdent plus de professionnels qu’ils n’en gagnent. L’Inde, avec -0,23, est le pays le plus touché par la fuite des cerveaux, suivi de près par la France (-0,20), l’Italie et l’Espagne. La France 3ème dans ce classement en 2013 aurait donc perdu de l’attractivité face à des concurrents internationaux. Notamment la Grande-Bretagne qui était 2ème en 2014 et qui voit son solde migratoire s’améliorer.

Un « indicateur de la performance économique »

A l’inverse, les pays qui parviennent plus à relocaliser leurs professionnels sont des destinations connues des expatriés : les Emirats Arabes Unis, la Suisse (le pays qui compte le plus de Français « exilés »), l’Arabie Saoudite, Singapour et l’Allemagne. Ces résultats sont d’après LinkedIn un « indicateur de la performance économique » de chaque pays du top 20. Et il est vrai que dans le top du classement on retrouve des pays qui ont connu une forte croissance, alors qu’en queue de peloton, on tombe sur la France et ses voisins latins. Des pays où la crise continue de durer, poussant pas mal de professionnels à aller voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.

Dans un autre article, Lindsay Brady de LinkedIn analyse les tendances métiers qui accompagnent ces flux migratoires professionnels : l’émergence d’une génération d’entrepreneurs (la création d’entreprise est en effet l’une des raisons qui incite à s’expatrier et à ne pas revenir dans son pays d’origine), la montée du « business developpement » et la forte croissance de l’industrie high-tech en Europe. 3 orientations qui sont en train de redessiner l’économie d’aujourd’hui que LinkedIn essaie de mieux cerner en construisant peu à peu un « Economic graph » à partir des données de ses membres.

http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/fuite-des-cerveaux-les-bacs-5-veulent-quitter-la-france-18881/

Selon l’enquête menée par la plateforme qapa.fr, les diplômés sont toujours plus nombreux à vouloir s’expatrier. Un quart des sondés souhaitant travailler à l’étranger ont au moins un niveau master

Plus un jeune est diplômé, plus il souhaite travailler à l’étranger. C’est ce que révèle l’enquête publiée le 1er février sur la fuite des cerveaux menée par Qapa.fr, une plateforme de recherche d’emploi. Si en l’espace d’un an, le nombre de candidats souhaitant travailler à l’étranger a baissé, passant de 6 à 4%, la proportion de jeunes diplômés désirant effectuer une partie de leur carrière à l’étranger est en augmentation. En effet, en 2015, 65% des sondés ayant exprimé leur volonté de travailler à l’étranger ont validé au moins deux années d’études après leur baccalauréat, contre 60% en 2014.

Les cerveaux français risquent d’être moins nombreux sur le marché du travail

Mais ce sont les plus diplômés, c’est-à-dire les Bac+5 qui sont les plus enclins à s’expatrier. Un quart des sondés souhaitant travailler à l’étranger ont au moins un niveau master. Un chiffre en augmentation, puisqu’ils n’étaient que 20% en 2014. «C’est une tendance très perturbante qui porte à croire que les «cerveaux» de France risquent d’être de moins en moins nombreux sur le marché du travail français», explique Stéphanie Delestre, cofondatrice de Qapa.fr. Enfin, les candidats les plus enclins à s’expatrier sont les Franciliens, puisque près d’un quart (26%) des sondés souhaitant se délocaliser hors des frontières françaises est originaire d’Ile-de-France, contre 23% en 2014.

Seuls 3 % des jeunes sans diplômes veulent s’expatrier ©qapa.fr

Par ailleurs, dans le top 10 des destinations de prédilection, le Canada arrive en tête, suivi par les États-Unis, la Suisse, l’Australie et la Suède.

L’Amérique du Nord arrive en tête des destinations ©qapa.fr

Autre enseignement de l’enquête: les hommes sont plus nombreux à vouloir s’expatrier que les femmes. En effet, en 2015, 58% des sondés souhaitant travailler à l’étranger sont des hommes, contre 42% pour les femmes. Un chiffre en baisse puisqu’en 2014, parmi les personnes interrogées désirant acquérir une expérience professionnelle à l’étranger, 43% étaient des femmes contre 57% pour les hommes.

 

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http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-107013-chut-la-france-se-vide-1030472.php#xtor=CS1-25

  • Émigration : chut, la France se vide…

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PME ruinées, grandes entreprises redéployées, entrepreneurs expatriés et jeunes qualifiés au chômage. Le constat est sans appel : des milliers de Français quittent le pays.

Je suis démographe, je sais que les Français émigrent massivement. Je suis un ancien dirigeant d’une entreprise internationale, je comprends pourquoi ils le font. Je suis un économiste libéral, je comprends encore mieux pourquoi. Mais, en dehors de quelques journaux économiques, personne n’y croit et les propos que je tiens sur ce sujet paraissent excessifs. Qu’en est-il et pourquoi ?

On ne connait pas leur nombre, parce que l’on ne recense pas les raisons des sorties du territoire (tourisme ? voyage de travail ?). En particulier, un cadre supérieur travaillant à Londres ou Bruxelles et rentrant à Paris le week-end ne sera pas pris en compte bien que ce cas soit le plus grave pour l’économie nationale comme nous le verrons plus bas.

Lire aussi :
>  Comprendre les jeunes candidats à l’expatriation en 5 points
>  Des pistes pour réduire le coût de l’expatriation

Les chiffres officiels ne donnent ni l’immigration ni l’émigration, mais le solde migratoire (immigration moins émigration) : 45.000 personnes, selon l’ Insee , en 2012. L’immigration se situant entre 200.000 et 300.000 personnes, l’émigration serait donc cette année-là de 160.000 à 260.000 personnes. C’est donc un phénomène massif. Or il semble qu’elle s’est accélérée depuis pour les raisons que nous allons voir.

Est-ce grave ? Tout dépend de qui part et par qui il est remplacé : si nous perdions trois bons informaticiens, mais que trois génies de la Silicon Valley venaient s’installer en France, il n’y aurait pas de problème. Mais les causes de départ dont nous allons parler maintenant vont nous montrer que justement ce qui fait partir les uns fait que les autres ne viennent pas.

Un sentiment anti-entreprise

Ces causes de départ et de « non-arrivée » sont à la fois psychologiques et fiscales, les deux étant bien sûr intimement liées. Les raisons psychologiques peuvent être résumées par le terme « sentiment anti-entreprise » et sont aggravées par un sentiment d’insécurité et d’incohérence. Cette hostilité a dans un premier temps facilité leur surtaxation, et freine actuellement la correction de cette erreur : les parlementaires continuant à proposer de multiples petites mesures alourdissant les impôts et les complications.

À mon avis d’ancien responsable d’une entreprise internationale, le plus grave ce sont les incohérences, car elles brouillent les messages. On constate en effet que le gouvernement français attaque « la finance », tout en demandant aux financiers de lui prêter à bas prix pour financer son déficit. Les attaques brutales contre les patrons étrangers et maintenant contre le Medef contredisent l’appel aux entreprises françaises et étrangères d’investir et d’employer en France.

Le plus maladroit a été de faire payer aux entreprises une pénalité de 75 % des salaires des cadres les plus brillants. Résultat : elles recrutent certains grands cadres à l’étranger, ainsi que toute leur équipe. Le grand cadre en question peut d’ailleurs venir de France et y rentrer chaque week-end. Comme nous l’avons dit plus haut c’est une catastrophe, sa famille bénéficiant des avantages scolaires et sociaux français tandis qu’il paye ses impôts à l’étranger.

Les grandes banques françaises délocalisent vers l’Inde des activités haut de gamme : informatique, back-office (Les Échos du 28 avril 2014), et autorisent leurs filiales, notamment à Londres, à recruter localement. Total a installé dans cette ville son service de trésorerie et la bourse de Paris ses gros ordinateurs. Le DG de Sanofi et son comité exécutif sont à Boston (Le Monde du 4 juin, qui titre « l’exode des états-majors du CAC 40 »).

Un jeune sur deux souhaite partir

Et le mouvement s’étend aux sièges sociaux dans leur ensemble : Lafarge ira à Zurich après s’être réfugié dans les bras de son collègue suisse Holcim, Rhodia ira en Belgique chez Solvay. C’est autant d’emplois de moins en France qui pèsent sur les recettes fiscales, tant directement qu’indirectement du fait de la consommation qui disparaît. Pourquoi rester en France si on y paye plus d’impôts, qu’il est plus difficile d’y gérer son personnel et qu’en plus on se fait insulter ?

Donc on « vote avec ses pieds » en émigrant. André Bercoff et Déborah Kulbach publient chez Michalon Je suis venu te dire que je m’en vais, Julien Gonzalez publie chez la Fondation pour l’innovation politique Trop d’émigrés ? Regard sur ceux qui partent de France, où est notamment repris ce sondage de 2013 selon lequel 51 % des 25-35 ans quitteraient la France s’ils le pouvaient. Or le monde entier recherche non seulement les plus qualifiés, mais aussi tous ceux « qui en veulent ». Quand je demande des nouvelles de leurs enfants à mes amis, ils me disent qu’ils sont au bout du monde.

Cela dépasse de très loin les exilés fiscaux recensés par Bercy (3 % des départs, d’après André Bercoff) : un entrepreneur qui se lance butte sur le coût des charges et la complication de la gestion du personnel, et se verra taxer à l’ISF et sur les plus-values s’il réussit. En attendant, comme il se rémunère peu ou pas du tout, sa fuite est ignorée par Bercy.

Londres est la grande gagnante de ces maladresses et incohérences, (décompte très partiel puisqu’il ne s’agit que des  investissements directs, et non des opérations signalées ci-dessus). Cela pour des raisons fiscales, mais surtout par la considération dont bénéficient les entrepreneurs et les entreprises, et par la liberté du marché de l’emploi (liberté qui ne crée pas de chômage puisque l’Angleterre crée 100.000 emplois par mois) ! « Nation de boutiquiers » disait Napoléon, sans voir que c’était justement sa force.

En résumé, l’émigration est un phénomène très grave, en nombre comme en qualité puisqu’il s’agit soit d’employeurs actuels ou potentiels, soit de futurs employés qui auraient dépensé et cotisé. On ne peut s’empêcher de penser à l’exode des huguenots poussés à quitter la France par Louis XIV. C’était pour des raisons religieuses dira-t-on, mais à l’époque le religieux était idéologique. L’État était catholique, les catholiques étaient traditionalistes et leur élite rentière, les protestants étaient entrepreneurs ou artisans qualifiés. Le résultat a été une catastrophe pour la France, et une bénédiction surtout pour la Prusse, mais aussi pour l’Angleterre, les États-Unis et même l’Afrique du Sud !

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Le trop d’impôt néfaste pour la compétitivité et l’emploi 

Pour des raisons idéologiques en parler serait un aveu d’échec et remettrait en cause les convictions du petit monde qui nous gouverne. Je risque une hypothèse : la plupart de nos décideurs, de leurs inspirateurs et de leurs exécutants, y compris à des niveaux modestes, ont des postes stables et des revenus fixes. En cas de problème, on recase les « grands » à la tête de tel organisme ou à Bruxelles. Au pire, ils retournent « dans leur corps d’origine », tandis que les plus modestes sont inamovibles.

Cela se répercute sur leur vision du monde. Par exemple, ayant des revenus fixes et assurés, il leur paraît évident qu’augmenter la pression fiscale augmente recettes de l’État. Ils s’étonnent que ça ne marche pas. On trouve dans Le Monde du 2 juin 2014, deux articles sidérants sur ce sujet, que l’on pourrait résumer par : « sur les 28 milliards d’impôts attendus du fait des majorations, seuls 12 sont rentrés, donc Bercy a fait une erreur de calcul ».

Or l’erreur n’est pas de calcul, mais d’ignorance : ils ne « réalisent » pas qu’en dehors de leur milieu, les revenus sont variables et les emplois non garantis, et qu’augmenter l’impôt aura des conséquences qui vont en réduire l’assiette : l’émigration justement, mais aussi l’assèchement faute d’argent des investissements de compétitivité, et donc la création d’emplois et bien d’autres ajustements, notamment le retour au travail au noir dans le bâtiment et les services à la personne (voir les nombreux articles des Échos sur ce sujet).

Un manque de culture économique

Au-delà de cet exemple fiscal, il y a l’ignorance des réactions et contreparties à toute décision économique. Et cette ignorance est parfois cultivée : un de mes interlocuteurs se félicitait récemment qu’un avocat d’affaires ne pourrait devenir ministre, pensant probablement à d’éventuels conflits d’intérêts. Alors que l’évidence, à mon avis, est que la nomination d’un familier des entreprises aurait évité bien des maladresses psychologiques et fiscales, et donc sauvé énormément d’emplois.

Il y a tout un écosystème idéologique, en France comme ailleurs, qui ignore les mécanismes basiques de l’économie que sont la table de soustraction et la contrepartie : si on produit moins que ce que l’on consomme, on s’endette et l’expérience grecque hier et argentine aujourd’hui en montre les limites ; si on augmente le coût et complique la réglementation de la construction, de la location ou du travail, on voit disparaître les logements neufs, les logements à louer et les emplois.

Cet écosystème a ses clubs, ses publications, ses enseignants, ses militants ; tous se documentent les uns chez les autres. Il s’agit souvent d’idéalistes pleins de bonnes intentions – et de quelques cyniques jouant la comédie pour être élus -, qui pensent que l’Histoire est injuste et donc en nient les leçons. Mais le problème est que ce groupe est au pouvoir en France, ce qui est une exception dans les pays développés, où l’on nous regarde avec commisération, comme je le constate souvent lors de mes activités à l’étranger.

Espérons que leur échec amènera nos décideurs à se renseigner : quelques visites à des experts-comptables leur montreraient la ruine de nos PME, nos principaux créateurs d’emplois, de façon plus parlante que les rapports de l’Insee qui les ignorent largement !

PME ruinées, grandes entreprises se redéployant l’étranger, entrepreneurs allant créer ailleurs, étudiants qualifiés et chômeurs dynamiques allant travailler aux quatre coins du monde : la France se vide. Si nos gouvernants continuent ainsi, il ne restera à terme que des services publics tournant à vide. Par exemple, il y aura beaucoup moins d’élèves par classe. Le bonheur, vous diront les enseignants. Oui… à condition de se passer de salaire.

Par Yves Montenay, président de l’Institut culture, économie et géopolitique (ICEG)
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-107013-chut-la-france-se-vide-1030472.php?TkBiz3Sx54TjzozD.99#xtor=CS1-25

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Un commentaire pour Jeunes diplômés : la France perd ses têtes

  1. Xavier Gond dit :

    100% d’accord avec l’article, dont j’aurais pu écrire la conclusion… La France va finir par tourner à vide. C’est peut-être le but recherché : les erreurs accumulées depuis 40 ans sont telles qu’on dirait que cela est fait exprès… Pourtant les solutions ne sont pas hors d’atteinte.

    Il se trouve que je lance mon activité de conseil et crée donc ma société (SAS) pour porter cette activité et facturer. En élaborant mon prévisionnel, je me suis livré à un petit cas pratique : regarder le gain total généré par mon activité au profit de l’Etat, toutes formes d’imposition confondues. Prenant une base de chiffre d’affaires de 100K€ HT, pas de salariés, des frais de fonctionnement de l’ordre de 10% du CA et le résultat net versé en dividendes, je dégage :
    20K€ de TVA
    2K€ de CET (CFE+CVAE) au minimum (variable selon assiette foncière & divers critères),
    2K€ de forfait URSSAF (même sans salariés)
    29K€ d’Impôt sur les sociétés (IS 33% 1/3)

    Ensuite, pour 59K€ de dividendes versés (l’intégralité du résultat), une CSG/CRDS (15,5% au total) à 7K€ après abattement de 40%.
    ===== >>>>> A ce stade, pour 100K€ de CA HT, 60K€ entrent dans les caisses de l’Etat.

    Ce n’est pas terminé : une fois perçu mon dividende, ce revenu est soumis à l’IR (peu imposé, grand nombre de parts, merci les enfants, mettons 10% d’IR) => encore 5K€ qui partent vers l’Etat.
    Si l’on fait un sous total, nous en sommes déjà à 65K€ de prélèvements & taxes dégagés.

    Mais vous le savez ce n’est toujours pas terminé : sur les 46K€ de revenu net disponible issu de cette activité, excluant les frais de logement (33%) et d’épargne (15%), je dépense donc 24K€ sur lesquels on peut estimer à 18% la TVA (tenant compte de la TVA réduite) => encore 4K€…
    A l’inverse du fisc, je vous fais grâce des taxes d’habitation & audiovisuel, taxe foncière éventuellement, prélèvements sur épargne à plus ou moins long terme…

    ===== >>>>> AINSI DONC POUR 100K€ DE CA DÉGAGÉS PAR MON SEUL TRAVAIL, CE SONT PRES DE 70K€ DE TAXES IMPÔTS & PRÉLÈVEMENTS DE TOUS TYPES QUI SONT ENGRANGES PAR L’ETAT.

    Et je ne vous parle pas d’une start up ou d’une entreprise industrielle… C’est totalement dissuasif quand on sait ce que l’on peut économiser à 1h d’avion de Paris dans l’espace Shengen.

    Tout cela sans compter la décourageante complexité administrative, les pesanteurs, les délais de création (banques, CFE, j’en passe et des meilleures), et PEUT-ÊTRE SURTOUT le manque de culture entrepreneuriale et économique de notre pays, le manque de considération pour la création de valeur et pour le capital.
    La haine du riche et du patron font passer systématiquement la réussite pour suspecte, le chef d’entreprise pour un salaud. Il n’est pas étonnant que ceux qui le peuvent aillent se faire cuire un œuf ailleurs.

    Je vous laisse avec la citation de Churchill : « On considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char »

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