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« Si le comté est mauvais écologiquement, si c’est mauvais pour les animaux, terrible même pour les animaux […], il faut donc arrêter d’en manger. » Voici la conclusion que tire l’activiste Pierre Rigaux. Le 24 avril dernier, le militant animaliste, qui s’autoproclame « naturaliste » et « écologue », a pris la parole dans l’émission « La Lutte enchantée » sur France Inter. Il n’a pas hésité à pointer les conséquences écologiques de la production de… comté.7
Produire ce fromage, joyau du terroir français, polluerait en effet les sols et les cours d’eau à cause des déjections des vaches. Selon les « Khmers verts », consommer du comté pourrait même rendre complice de maltraitances animales puisque les vaches et les veaux finissent tôt ou tard à l’abattoir.
Le député de La France insoumise (LFI), Aymeric Caron, est également très mobilisé en ce sens. L’élu avait d’ailleurs estimé qu’il fallait « refuser de tuer un moustique, tout comme on refuse de tuer des animaux domestiques tels que les chiens ou les chats »,
En effet, en l’espace de quelques années l’homme de la Drôme s’est positionné sur un marché de niche, celui du lobby anti-chasse. Lui qui n’a de cesse de dénoncer la chasse comme un lobby bien trop puissant, Pierre Rigaux surfe littéralement sur la vague anti-chasse pour assouvir sa passion…. et remplir son porte-monnaie.
Proximité assumée avec L214, avec qui il réalise des vidéos, Pierre Rigaux veut devenir un symbole de la propagande anti-chasse, malgré une soit-disant ouverture d’esprit qu’il essaie de vendre aux journalistes, comme au journal Marianne qui vient de lui consacrer un article et à qui il explique avoir discuté pas plus tard que cette semaine « 3/4 d’heures avec un chasseur » et estimer que seulement quelques « idiots » pratiquent la chasse. L’homme définit son métier comme ceci : « je m’évertue à informer les citoyens sur tout ce qui concerne les animaux, la nature, et qu’on n’apprend pas dans les médias. »
Tel un chef d’entreprise, le drômois pioche ainsi dans l’éventail des pratiques cynégétiques (chasse au gibier d’eau, élevage de gibier, vénerie….) dans un but ultime qu’il révèle là encore à Marianne : « l’abolition de la chasse de loisir ».
Mais créer des vidéos et se déplacer pour les tourner cela prend du temps, on en sait quelque chose, alors comment l’homme fait-il pour vivre ? Et bien il compte sur les autres, mon bon Monsieur ! Aujourd’hui, grâce à une cagnotte en ligne tipeee, Pierre Rigaux récolte pas moins de 2798 € par mois de la part de 424 donateurs. Impossible de savoir qui se cache derrière la plupart de ses contributeurs, mais il est possible de penser qu’il y a parmi eux des entreprises ou associations, les mêmes qui financent par exemple One Voice ou L214.
En parallèle il semble que Pierre Rigaux effectue des missions de prestataire pour différents organismes comme il l’explique sur sa page Tipeee. Il faut ajouter à cela également la vente de ses livres tel que « Pas du fusil dans la nature » dont il fait la promotion à chaque poste sur Facebook, mais dont il dit reverser les droits d’auteur à sa nouvelle association Nos Viventia. Association créée dit-il pour « développer plus fortement l’information, l’expertise et la production d’arguments pour peser dans le débat public sur l’écologie et à la protection des animaux». Rien ne dit que l’argent ne sert pas à payer des déplacements ou du matériel pour produire encore plus de vidéos anti-chasse !










