vers un nouveau Yalta à Shenzhen pour organiser le monde , Orban soutenu par les trois super puissances comme secrétaire général de l’ONU

21 octobre 2026, après la rencontre de Poutine avec l’émissaire américain Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg. Ouchakov a indiqué que l’idée d’une rencontre trilatérale entre Donald Trump, Xi Jinping et Vladimir Poutine en marge du sommet de l’APEC à Shenzhen (18-19 novembre 2026) est discutée, qu’aucune des trois capitales ne la rejette, et que les hôtes chinois s’occupent déjà des préparatifs. « Si le concours de circonstances est favorable », ils l’inscriront au programme. Il a également qualifié un tel rendez-vous de potentiellement historique, car ce serait « pour la première fois » que les dirigeants de trois pays aussi importants se retrouveraient ainsi.⁠Interfax

Contexte et statut actuel

Le sommet APEC 2026 se tient bien à Shenzhen (Chine), pays hôte. Poutine a confirmé sa participation et prévoit au minimum une rencontre bilatérale avec Xi. Trump a déclaré être prêt à rencontrer Poutine et Xi (il a évoqué en priorité la dénucléarisation, tout en laissant ouverte la question de l’Ukraine).⁠News

Selon le Wall Street Journal, Poutine aurait proposé l’idée d’un format trilatéral (notamment pour discuter de la fin de la guerre en Ukraine dans des termes favorables à Moscou, sans Zelensky dans un premier temps) lors d’un appel téléphonique avec Trump le 9 octobre. Le Kremlin a confirmé que le sujet a été évoqué, mais précise qu’aucune proposition concrète sur l’agenda ou la tenue même de la réunion n’a été finalisée. Tout dépend désormais des hôtes chinois pour l’intégrer au programme.⁠WSJ

Zelensky a réagi en soulignant que des rencontres entre les États-Unis, la Chine et la Russie sont possibles, mais que l’Ukraine doit être à la table dès qu’il s’agit de son territoire et de son avenir. Certaines déclarations du Kremlin rappellent également qu’un accord final sur l’Ukraine serait impossible sans la participation de représentants de Kyiv.

En résumé

Ce n’est pas encore une affaire réglée : c’est une possibilité sérieusement discutée, avec des signaux positifs des trois côtés et des préparatifs côté chinois, mais qui reste conditionnelle au calendrier et aux décisions de Pékin. Si elle a lieu, elle marquerait un moment diplomatique notable dans le contexte de la guerre en Ukraine (en cours depuis 2022), des relations sino-russes étroites et du rapprochement relatif entre Washington et Moscou observé ces dernières semaines (appels, discussions énergétiques, etc.

Alexandre del Valle
@alexdelvalle3
·
1h
🇨🇳🇺🇸🇷🇺 Le soutien convergent des #USA, de la #Russie, de la #Chine et de la #Turquie à Viktor #Orbán au poste de secrétaire général de l’#ONU est un signal géopolitique considérable. Quatre puissances aux intérêts certes antagonistes pour la plupart, mais qui voient dans le dirigeant hongrois un interlocuteur privilégié et, surtout, le symbole d’une autre conception de l’ordre mondial… C’est toute la logique de ce nouveau #Yalta 2.0 qui se dessine sous nos yeux… ce retour des États-puissances, des sphères d’influence et des rapports de force, au détriment de l’universalisme occidental et de ses prétentions normatives et droit-de-lhommistes. C’est précisément la recomposition que je décris dans mon livre Le Nouvel Ordre post-occidental ! Pendant ce temps, l’#Europe fait figure de dindon de la farce… Prisonnière de sa culpabilisation et de ses leçons de morales, elle peine toujours à comprendre que le reste du monde raisonne en intérêts, en puissance et en souveraineté..

Avatar de Inconnu

About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
Cet article a été publié dans éducation prépa école de commerce. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire