Manipuler les données du passé en les refroidissant pour valider les modèles mais la bétonisation n’ est pas corrigée, ils refusent de fournir les vraies données brutes

En France la discrétion s’impose car la pratique est à la mode, c’est effectivement étrange et critiquable .Météo-France ne communique pas facilement les données brutes (raw) des longues séries historiques pour la plupart des stations. Elle publie presque exclusivement les séries homogénéisées (ajustées) dans ses fiches climatologiques, ses rapports officiels et ses données ouvertes.Pourquoi ce manque de transparence ?

Pour obtenir les vraies données brutes, il faut souvent faire une demande spécifique (payante ou non selon les cas), ce qui n’est pas pratique pour le grand public ou les chercheurs indépendant

Les données brutes existent dans leurs archives, mais elles ne sont pas mises en open data de manière simple et complète pour les séries centenaires.

Seules les versions homogénéisées (corrigées des ruptures) sont diffusées publiquement pour étudier le climat et éviter que les utilisateurs ne tirent des conclusions à partir de données contenant des biais connus (changements d’instruments, de site, etc.).

à La Rochelle par exemple

Températures maximales (Tx)

  • Données brutes (raw) : -0,1 °C par siècle (légère baisse)
  • Données homogénéisées : +0,6 °C par siècle

→ L’homogénéisation inverse le signe et crée une tendance positive.

Météo-France quantifie même l’UHI à Paris à +6,4 °C (maximum nocturne en conditions favorables) par rapport aux zones rurales environnantes.

meteofrance.comConséquence sur les tendances

  • Sur les séries locales urbaines (comme Paris-Montsouris ou La Rochelle) : la tendance inclut une part d’UHI qui s’est développé progressivement avec l’urbanisation au XXe siècle. Cela peut gonfler la tendance de réchauffement observée à ces stations.
  • Sur les tendances régionales/nationales : si le réseau contient beaucoup de stations urbaines ou semi-urbaines qui se sont urbanisées au fil du temps, et que l’UHI n’est pas retiré, la tendance moyenne peut être surestimée par rapport à un réchauffement purement « de fond » (anthropique global + naturel).

En 2016, l’Institut météorologique néerlandais a ajusté les températures à De Bilt, la principale station climatique du pays. Les maximales journalières de 1901 à 1950 ont été abaissées jusqu’à 1,9 °C, ce qui a supprimé 16 des 23 vagues de chaleur du record.

Les données modifiées ont ensuite été utilisées pour affirmer que les vagues de chaleur modernes étaient sans précédent.

Quatre chercheurs ont contesté les modifications, mais l’institut a rejeté les critiques, et l’analyse a donc été soumise à une révision par les pairs. En 2021, elle a été publiée, démontrant de manière concluante que la méthode avait systématiquement effacé les extrêmes thermiques historiques.

Aujourd’hui, l’Institut météorologique a discrètement changé son approche, et par conséquent, sept vagues de chaleur supprimées ont été rétablies, y compris l’été extrême de 1947.

Ici encore, nous avons une agence gouvernementale prise sur le fait en réécrivant l’histoire climatique. L’Institut météorologique néerlandais a effacé des vagues de chaleur du passé, a ignoré les critiques et n’a rétabli la vérité qu’une fois que les preuves sont devenues impossibles à ignorer.

Des politiques ont été construites sur ce record manipulé.
Les agriculteurs néerlandais ont perdu leurs moyens de subsistance.
L’industrie et l’économie plus large ont payé le prix.

Mais la responsabilité arrive peut-être enfin.

1. États-Unis (USHCN – NOAA)C’est l’un des cas les plus discutés :

  • Les ajustements (notamment l’algorithme PHA et les corrections d’heure d’observation) ont souvent abaissé les températures du début du XXe siècle et des années 1930 (période de Dust Bowl très chaude).
  • Résultat : la tendance de réchauffement sur le siècle est environ doublée par rapport aux données brutes dans certaines analyses. Les ajustements pour le temps d’observation (passage d’après-midi à matin) introduisent un biais de refroidissement dans les données récentes qui est corrigé en réchauffant la série ajustée. drroyspencer.com
  • Des critiques (ex. : Roy Spencer, John Christy, Tony Heller) soulignent que les ajustements systématiques refroidissent le passé, transformant parfois des tendances de refroidissement locales en réchauffement.

2. Australie (ACORN-SAT – Bureau of Meteorology)

  • Les versions successives d’ACORN (v1, puis v2 en 2018-2019, avec mises à jour ultérieures) ont introduit des ajustements qui refroidissent significativement les températures du début du XXe siècle.
  • Exemple : refroidissement des maxima et minima passés (jusqu’à 0,5-1 °C ou plus sur certaines périodes/stations), augmentant fortement la tendance de réchauffement nationale (de ~0,7 °C à plus de 1,2 °C sur un siècle selon les comparaisons raw vs ajusté). waclimate.net
  • Les critiques (Jennifer Marohasy, etc.) pointent des ajustements qui ignorent parfois l’urban heat island ou des changements de site, avec un effet net de refroidissement du passé.

3. Autres exemples notables

  • Europe (GHCN/NOAA) : Une étude sur plus de 800 stations a montré que les ajustements changent souvent d’une exécution à l’autre du logiciel, avec peu de correspondance (<20 %) aux métadonnées documentées (changements réels de station). Cela crée une instabilité et un biais potentiel vers le réchauffement. globalwarmingsolved.com
  • Venezuela et Amérique du Sud : Des stations rurales montrant un refroidissement ou une stabilité dans les données brutes sont ajustées vers un fort réchauffement en les alignant sur des stations urbaines plus chaudes.
  • Paraguay et régions voisines : Des cas similaires où des séries brutes indiquant peu de tendance ou un refroidissement sont homogénéisées vers un réchauffement marqué.

Points communs et controverse

  • Effet sur les extrêmes : Comme à De Bilt, les ajustements touchent souvent plus les jours très chauds (abaissement des anciens records ou vagues de chaleur

États-Unis (USHCN – NOAA)C’est l’un des cas les plus discutés :

  • Les ajustements (notamment l’algorithme PHA et les corrections d’heure d’observation) ont souvent abaissé les températures du début du XXe siècle et des années 1930 (période de Dust Bowl très chaude).
  • Résultat : la tendance de réchauffement sur le siècle est environ doublée par rapport aux données brutes dans certaines analyses. Les ajustements pour le temps d’observation (passage d’après-midi à matin) introduisent un biais de refroidissement dans les données récentes qui est corrigé en réchauffant la série ajustée. drroyspencer.com
  • Des critiques (ex. : Roy Spencer, John Christy, Tony Heller) soulignent que les ajustements systématiques refroidissent le passé, transformant parfois des tendances de refroidissement locales en réchauffement.

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Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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1 Response to Manipuler les données du passé en les refroidissant pour valider les modèles mais la bétonisation n’ est pas corrigée, ils refusent de fournir les vraies données brutes

  1. Avatar de lepiaf18 lepiaf18 dit :

    A envoyer d’urgence à France TV, histoire de bien faire comprendre à Léa Salamé et ses compères présentateurs météo où est le problème et pourquoi ,ils se font insulter sur les réseaux sociaux.
    Même si c’est pas bien d’insulter, la fraude scientifique devient patente…
    Que Météo France assume ces « approximations et cet « oubli » d’inclusion dans les modèles et que le discours sont plus mesuré, compte tenu des incertitudes serait déjà un bon début…

    Oui, je sais, je prêche dans le vide… nos charlatans n’en sont pas encore au stade de la Hollande, ça c’est une certitude…

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