L’histoire contre l’escrologie :6 juin 1226 commence la grande canicule qui décime l’armée royale ! Le grand magicien Zaka aurait mangé son chapeau

Le 6 juin 1226, Louis VIII et son ost (qui n’était pas tout jeune après avoir déjà pas mal bourlingué dans le Midi) arrivent donc devant Avignon pour un siège qui va durer plusieurs mois. Officiellement, c’est la Croisade contre les Albigeois. Dans les faits… c’est surtout une galère logistique monumentale sous un soleil de plomb.La réalité historique (sans rocade) :La chaleur provençale de juin-août a été épouvantable. Les chroniqueurs parlent de soldats qui tombaient comme des mouches à cause de la dysenterie, de la soif et des insolations.
L’armée royale a perdu beaucoup plus d’hommes à cause des maladies et de la canicule que par les flèches des Avignonnais.
Le siège a duré jusqu’en septembre, et Louis VIII lui-même y a laissé sa santé (il mourra quelques mois plus tard).

Version 2026 :« Sire, les ribauds d’Avignon ont encore bloqué le pont avec des chariots électriques en autopartage, et les usines de la zone nord dégagent une brume qui fait fondre les heaumes. Quant à la rocade, même les piétons à cheval mettent trois heures. »Bref, les Capétiens n’étaient pas préparés à l’alliance fatale soleil + mistral en panne + pollution moderne.

Guillaume de Puylaurens (chapitre XXXIII)Guillaume de Puylaurens est la source la plus proche et la plus détaillée pour cet épisode. Dans sa Chronique (traduction Lagarde 1864 et édition Duvernoy), il décrit ainsi le siège :

« Anno siquidem Domini M°CC°XXVI° tempore verno, quo reges solent ad bella procedere, Ludovicus rex Francorum, assumpto crucis signo cum magno exercitu […] venit Avenionem et eam obsedit. »

Il note la durée (environ trois mois, du 10 juin à la mi-septembre), la résistance des Avignonnais, et surtout les pertes énormes dans l’armée royale dues aux maladies. Il évoque les souffrances du camp : dysenterie (« flux de ventre »), pourriture des vivres, et les conditions estivales qui aggravent tout. Puylaurens insiste sur le fait que beaucoup plus d’hommes moururent de maladie que par les armes ennemies.

persee.frIl ne donne pas de degrés (le thermomètre n’existe pas), mais décrit un contexte où la chaleur de l’été provençal, combinée à l’entassement et à la mauvaise hygiène, transforme le camp en foyer épidémique.Autres chroniqueurs et sources

  • Les Grandes Chroniques de France et d’autres annales (comme celles de Tours) confirment : l’armée « fut grandement grevée de maladie et de mortalité » pendant l’été.
  • Nicolas de Bray (poète proche de la cour) décrit dans son épopée latine les assauts difficiles sous un soleil brûlant.
  • Les historiens modernes s’appuyant sur ces textes parlent d’un « long hot summer » : chaleur torride, eau contaminée du Rhône, dysenterie massive (diarrhées sanglantes), corps jetés dans le fleuve pour limiter les épidémies. mediterranee-antique.fr

Contexte climatique : Nous sommes au cœur du Petit Âge Chaud Médiéval (vers 950-1250). Les étés en Provence étaient souvent secs et très chauds, avec des périodes de canicule prolongées. Un camp de plusieurs milliers d’hommes au bord du Rhône (zone parfois marécageuse) devenait vite infernal sans ravitaillement en eau propre.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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1 Response to L’histoire contre l’escrologie :6 juin 1226 commence la grande canicule qui décime l’armée royale ! Le grand magicien Zaka aurait mangé son chapeau

  1. Avatar de elba elba dit :

    Merci pour cette page d’histoire dont j’ignorais tout.

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