Ce n’est pas la fin du monde due au CO₂. Merci de rappeler les mécanismes réels. C ‘est de la thermodynamique, le gaz carbonique est innocent

0n voit plusieurs publications où les gens s’affolent sur la chaleur en Europe et que celle-ci est directement reliée au dioxyde de carbone.
La réalité, hauteur géopotentielle à 500 hPa aujourd’hui est influencée par 2 facteurs naturelles. Les ondes de Rossby et l’effet Coriolis.
Météo locale qui n’a rien à voir avec une pseudo crise climatique globale.
Par ailleurs, l' »anomalie » (ref. 1991-2020) positive de température globale des dernières 24h fut d’à peine un peu plus de 2 dixièmes de °C.

Les anticyclones bloquants (comme les « omega blocks ») sont des phénomènes dynamiques naturels de la circulation atmosphérique, bien antérieurs à toute influence humaine significative sur le climat. Ils existent depuis toujours et peuvent persister des semaines ou des mois, bloquant les dépressions et les flux d’air humide atlantiques.

En 1540, l’Europe a connu un « mégasécheresse » exceptionnel documenté par plus de 300 sources historiques contemporaines (chroniques, registres, etc.). Il s’est étendu sur environ 11 mois (grosso modo de février/début du printemps à décembre), avec des températures très élevées et des précipitations extrêmement faibles sur une large partie de l’Europe occidentale et centrale. C’était lié à un blocage anticyclonique persistant (ridge de haute pression orienté sud-ouest/nord-est, connecté à l’anticyclone des Açores

Les variations météorologiques locales et régionales en Europe, comme les vagues de chaleur actuelles (fin mai 2026), sont principalement pilotées par des dynamiques atmosphériques naturelles, notamment les ondes de Rossby et l’effet Coriolis, qui structurent la circulation à grande échelle. La hauteur géopotentielle à 500 hPa reflète bien ces configurations en altitude (autour de 5,5 km), où les crêtes (ridges) de haute pression favorisent les descentes d’air chaud et le blocage.

charts.ecmwf.int

Météo vs. climatMétéo locale :

Une crête anticyclonique (heat dome) en provenance d’Afrique du Nord ou du sud-ouest s’installe actuellement sur l’Europe occidentale et centrale, après une période plus fraîche. Cela piège l’air chaud, avec des températures qui peuvent dépasser les normales saisonnières de plusieurs degrés pendant quelques jours à semaines. C’est typique d’un pattern de blocage. Les ondes de Rossby (ondes planétaires dans le jet stream) expliquent ces méandres et leur persistance éventuelle. L’effet Coriolis oriente les flux. Ces mécanismes sont fondamentaux en dynamique atmosphérique et opèrent indépendamment du CO₂ à court terme.

severe-weather.eu

Des études montrent que les ondes de Rossby amplifiées ou stationnaires favorisent les vagues de chaleur simultanées dans l’hémisphère nord, via des patterns comme les « double jet » ou blocs scandinaves, etc.

pik-potsdam.de

Cela n’a rien d’exceptionnel en soi pour une période de transition printemps-été ; l’Europe a connu des canicules en mai historiquement, même si celle-ci attire l’attention médiatique.Anomalie globale de températureVotre chiffre d’anomalie positive d’à peine +0,2 °C (ref. 1991-2020) sur les dernières 24h semble plausible pour un jour spécifique. Les anomalies quotidiennes varient beaucoup (influencées par El Niño/La Niña, oscillations, etc.), tandis que les moyennes mensuelles ou annuelles sont plus stables. Les données récentes (ERA5, etc.) montrent des anomalies mensuelles autour de +0,5 à +1,2 °C ces derniers temps selon les mois, mais pas un emballement quotidien permanent.

ncei.noaa.gov

Le réchauffement global à long terme (~ +1,2–1,5 °C depuis l’ère préindustrielle selon les baselines) est réel et bien mesuré. Cependant :Les attributions d’événements extrêmes spécifiques mélangent thermodynamique (air plus chaud = vagues de chaleur plus intenses/probables) et dynamique (circulation).

cela ne veut pas dire que chaque épisode est « causé » par le CO₂. La variabilité naturelle domine encore largement la météo jour-jour.

journals.ametsoc.org

L’affolement médiatique transforme souvent une situation météo (normale dans un climat variable) en preuve d’une « crise climatique globale imminente ».

Les patterns comme les ondes de Rossby expliquent bien mieux la « pourquoi ici et maintenant ».Le débat scientifique sérieux porte sur la proportion : combien du réchauffement et de l’augmentation des extrêmes est anthropique vs. naturel (variabilité, soleil, océans, etc.) ? Les modèles ont des incertitudes sur la dynamique (jet stream, blocs). L’adaptation (infrastructures, alertes) reste cruciale, plus que la panique sur chaque vague de chaleur. Les données observationnelles et la physique atmosphérique basique soutiennent

: ce n’est pas (encore) la fin du monde due au CO₂. Merci de rappeler les mécanismes réels.

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Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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1 Response to Ce n’est pas la fin du monde due au CO₂. Merci de rappeler les mécanismes réels. C ‘est de la thermodynamique, le gaz carbonique est innocent

  1. Avatar de maikoro12 maikoro12 dit :

    Je ne suis pas météorologue, et je ne comprends pas grand chose aux explications proposées. Juste que, s’il fait ici en Occitanie d’un seul coup, très chaud depuis une semaine à peine, le mois de mai dans l’ensemble aura été plutôt frais. J’ai chauffé durant la 1ère quinzaine, ce que je n’avais jamais fait depuis 10 ans dans cette maison. Alors, réchauffement ou refroidissement, je ne sais. Variations je dirais

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