Il faut sauver le remdesivir, l’antiviral qui ne sert à rien

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Inventée pour lutter contre Ebola , recyclée pour le covid, la molécule de Gilead  ne sert à rien, mais les rats de labo d’Emmanuel Macron nous ont privés du protocole Raoult  pour tenter de promouvoir  l’invention du labo qui les engraisse….

Au sein du Conseil scientifique, il apparaît donc que seuls Pierre Louis Druais et Simon Cauchemez n’ont pas de liens directs avec le consortium.

Ce n’est pas le cas  de :

Yazdan Yazdanpanah, Jean-François Delfraissy, Yves Levy (Monsieur Buzyn), Laëtitia Atlani Druault,

Daniel Benamouzig, Denis Malvy, . Arnaud Fontanet, Karine Lacombe

Une enquête de Marianne permet d’y voir plus clair :

https://www.marianne.net/societe/discovery-les-experts-francais-qui-cherchent-un-traitement-contre-le-covid-sont-ils-sous-l?fbclid=IwAR1nqiJXrWmZkaBsHDhOXeNy1J6_Gkw8DFUeeOOaEn_Aqe7G21Jc2QQF1WI

Mais d’où vient le choix des molécules testées lors de l’essai Discovery ? S’il est présenté comme impartial, car établi sous l’égide de l’OMS, notre enquête montre que Yazdan Yazdanpanah, président de REACTing qui coordonne Discovery, a lui-même participé à superviser les recherches de traitement de l’OMS. Elle montre par ailleurs chez lui un attrait pour une molécule : le remdésivir. Ce qui interroge quand on a connaissance des liens d’intérêts qu’il a avec le laboratoire américain qui la fabrique, Gilead*.
Yves Lévy a créé REACTing avec Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique Covid-19. Quant à Yazdan Yazdanpanah, qui est membre des deux structures censées éclairer nos gouvernants (le Conseil scientifique ainsi que le Comité analyse, recherche et expertise), il est donc président de REACTing.

Mais Jean-François Delfraissy et Yazdan Yazdanpanah sont loin d’être les seuls représentants de REACTing au sein du Conseil scientifique, comme les CV de ses membres nous l’indiquent. Laëtitia Atlani Druault, l’anthropologue du Conseil scientifique, est membre fondatrice de REACTing, et fait partie de son comité d’organisation. Elle pilote par ailleurs l’un des vingt projets sélectionnés par le consortium pour lutter contre l’épidémie. Daniel Benamouzig, l’autre représentant des sciences sociales au Conseil scientifique, dirige aussi l’un des projets de REACTing. Tout comme Denis Malvy, qui gère le projet baptisé « Coverage ». Ou bien Bruno Lina, qui supervise Discovery aux côtés de Florence Ader. Arnaud Fontanet est membre du comité d’organisation de REACTing. Lila Bouadma est réanimatrice à l’hôpital Bichat, l’un des centres où se déroule Discovery, et a signé une étude au nom de REACTing. Au sein du Conseil scientifique, il apparaît donc que seuls Pierre Louis Druais et Simon Cauchemez n’ont pas de liens directs avec le consortium.

Mais quelles sont les autres molécules testées dans Discovery, et quel rôle ont bien pu jouer les membres de REACTing au Conseil scientifique sur le choix de celles-ci ? Hormis le remdésivir, on retrouve le kaletra (une association lopinavir-ritonavir), et ce médicament associé à un interféron. D’abord écartée, l’hydroxychloroquine a été intégrée le 22 mars dernier, mais sans l’antibiotique azithromycineSi Yazdan Yazdanpanah a joué un rôle déterminant dans le déroulé des recherches thérapeutiques, qu’en est-il de ses liens avec les laboratoires qui fabriquent les molécules en jeu ? La base de données Transparence Santé nous renseigne sur des liens d’intérêts de Yazdan Yazdanpanah avec les labos dont les molécules sont testées dans Discovery : AbbVie – qui fabrique le kaletra – et Gilead – qui fabrique le remdésivir – lui ont respectivement versé 20.949 et 3.158 euros en avantages.

Mais plus que ces avantages matériels (transports, repas, hôtels…), d’autres liens d’intérêts interpellent. Yazdanpanah a lui aussi siégé au « board » de Gilead entre septembre 2014 et juin 2016. Rappelons qu’au cours de cette période, Gilead a développé le remdésivir pour tenter de lutter contre Ebola – 2014 -, médicament que Yazdan Yazdanpanah expérimentera en 2018, en tant que président de REACTing, sur la maladie africaine, sans résultat significatif.

 

Contrats de convention de Yazdan Yazdanpanah avec Gilead. Source : Base Transparence Santé.

« J’ai décidé d’arrêter mes liens d’intérêts pour être nommé directeur de l’ITMO I3M de l’Inserm en 2017. Cela fait trois ans que je n’ai plus de liens d’intérêts avec Gilead« , se défend-il auprès de Marianne. Pourquoi ce délai de trois ans est-il important quand on parle de liens d’intérêts avec les labos ? Car la Haute Autorité de Santé considère que le « déclassement d’un lien d’intérêts majeur en autre lien d’intérêts peut se produire quand le lien d’intérêts a disparu depuis au moins trois ans« . Traduction : si la collaboration avec un labo, peu importe sa nature et son montant, date de plus de trois ans, vous êtes autorisé à rendre un avis impliquant l’intérêt général en faveur d’une de ses molécules. Trois années écoulés et voilà donc l’objectivité et l’intérêt général retrouvés ? « Ce n’est pas à moi de répondre, en tous cas je déclare mes liens d’intérêts« , nous assure Yazdan Yazdanpanah. « Disons les choses : Yazdan Yazdanpanah a eu des liens avec l’industrie pharmaceutique, et je ne dis pas que ces trois ans valent prescription, mais il n’en a pas eu depuis. Et ce qui est important avec les liens d’intérêts, c’est de les rendre publics« , ajoute Jean-François Delfraissy.

Lors de la conférence de presse du 31 janvier au cours de laquelle il a exposé avant l’heure l’armature de Discovery, Yazdan Yazdanpanah développait son propos en compagnie de Bruno Hoen, qui occupe aussi une position stratégique car il est également membre du GloPID-R, qui a participé à l’élaboration du choix des molécules pour l’OMS. Bruno Hoen fait aussi partie de la commission spécialisée du HCSP qui a statué pour encadrer la politique française en termes de traitements, et autorisé le remdésivir en usage compassionnel.

Ce 31 janvier, Bruno Hoen affirmait que les premiers patients français infectés étaient traités au remdésivir « même en l’absence d’efficacité démontrée aujourd’hui« , car « on estime que le rapport bénéfice/risque est favorable ». Comme Yazdan Yazdanpanah, il est sujet à des liens d’intérêts stratégiques avec Gilead. D’une ampleur plus élevée : plus de 52.000 euros en avantages, rémunérations et contrats d’expertise ayant eu lieu jusqu’à fin 2019. Soit depuis moins longtemps que les fameux trois ans valant autorisation de la Haute Autorité de Santé. De 2011 à 2019, il s’est ainsi mis à disposition plusieurs fois par an pour des contrats d’expertise et d’orateur pour Gilead et d’interventions à son « board ». Également au moment où le remdésivir a été développé.

 

On observe que d’autres experts émettent des avis, notamment dans des médias, sur des molécules présentes dans Discovery et participent à cette étude tout en étant sujet à des liens d’intérêts avec les labos, plus récents que les trois ans valant autorisation de la Haute Autorité de Santé. Interrogée sur ses liens avec Gilead, Karine Lacombe se défendait de tout conflit d’intérêts en affirmant qu’elle ne participait pas à Discovery le 1er avril dernier. Elle y participe pourtant désormais avec son service de l’hôpital Saint-Antoine, et évoquait ce 30 avril des effets « prometteurs » à propos du remdésivir, qu’il « va falloir utiliser« . Karine Lacombe entretient des liens d’intérêts avec Gilead qui déclare 17.000 euros de versements la concernant, entre février 2017 et fin 2019, pour des recherches portant sur le VIH. Mais aussi, de 2014 à 2019, pas moins de 40 contrats de collaboration scientifique, la majorité sans montant déclaré, et la participation au « board » du labo au moment où le remdésivir a été élaboré (2014). Elle est également consultante et membre du « board » d’AbbVie – fabriquant le kaletra – qui déclare 23.111 euros de liens d’intérêts à son sujet depuis 2014, notamment pour des collaborations portant sur l’hépatite C.

En France, depuis 2013, Abbvie et Gilead ont déclaré 152.684.219 et 63.401.102 euros de liens d’intérêts toutes catégories de bénéficiaires confondues : professionnels de santé, hôpitaux, académies, fondations… Parmi ces fonds, sans compter les contrats sans montant déclaré, nos professionnels de santé ont entretenu 44.833.977 euros de liens d’intérêts avec Abbvie, et 18.502.109 avec Gilead. En France, Gilead est même en mesure de mener ses propres études cliniques : au CHU de Montpellier, Jacques Reynes est coordinateur national de deux études thérapeutiques internationales sur le remdésivir… initiées directement par Gilead lui-même et pour lesquelles il a inclut 22 patients, alors qu’il dirige dans le même temps l’essai « Covidoc » (hydroxychloroquine et azithromycine), qui manque de patients. Les liens d’intérêts de Jacques Reynes ? 48.006 euros avec Gilead entre 2014 et 2019, dont de nombreux « boards ».

Un grand infectiologue parisien témoigne : « Gilead a atteint un tel pouvoir qu’il peut compter sur certains grands professeurs pour faire office de lobbyistes officieux, ce qui a fait que le remdésivir s’est retrouvé en haut de l’affiche, sans aucune preuve de son efficacité. » Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, lui, se veut pourtant très rassurant : « La question du conflit d’intérêts, explique-t-il, ne se pose pas spécialement à l’occasion du Covid-19. »

« Dans la recherche médicale, quand on s’est trompé, on retarde l’échéance de la sortie des résultats, ça permet de gagner du temps. »  

Le Remdesivir, l’industrie pharmaceutique et la crise du Covid

Pour l’heure, il existe deux études publiées dans des revues scientifiques testant les effets thérapeutiques du Remdesivir.

La première a été publiée le 10 avril 2020 dans le New England Journal of Medicine. Il s’agit d’une revue américaine, qui compte parmi les plus prestigieuses du monde. L’article publié s’intitule « Compassionate Use of Remdesivir for Patients with Severe Covid-19 ». Il est signé par 57 auteurs de neuf pays différents (dont la France), tous financés par le laboratoire pharmaceutique Gilead Sciences. L’étude porte un très faible nombre de malades (n=53) recrutés principalement aux Etats-Unis, en Italie et au Japon (il n’y a que 4 français), ayant reçu le médicament pendant 10 jours. Elle n’est pas randomisée et elle ne comporte pas de cohortes comparatives traitées avec un placébo ou un traitement symptomatique. Certains malades sont ventilés, d’autres pas. Les services de réanimation ne fonctionnement pas nécessairement de la même manière dans les neuf pays. Il n’y a pas de critère de sortie (end point) de l’étude, ce qui ouvre la porte à des arrangements potentiels avec les conclusions de l’étude (25 malades sont sortis de l’hôpital, 7 sont morts, quid du devenir des 21 autres ?). La charge virale n’a pas été mesurée. 7 patients sont morts (13%). 36 ont vu leur situation respiratoire s’améliorer mais 32 ont eu des effets secondaires (troubles digestifs, insuffisance rénale, hypotension). La conclusion de l’article, selon laquelle une « amélioration clinique » (clinical improvement) s’observerait chez la majorité des malades, s’apparente ainsi à une publicité mensongère. Il est même assez incroyable qu’une étude aussi mauvaise méthodologiquement ait pu être publiée dans une si prestigieuse revue.

La deuxième étude intitulée « Remdesivir in adults with severe COVID-19: a randomised, double-blind, placebo-controlled, multicentre trial » a été publiée le 29 avril 2020 dans la non moins prestigieuse revue médicale britannique The Lancet. Elle a été réalisée par une équipe de médecins de dix hôpitaux chinois et porte sur 237 patients. Il s’agit cette fois-ci d’une étude randomisée, en double aveugle et avec groupe de contrôle sous placébo. Le protocole est exactement le même que celui de l’étude précédente (Gilead a fourni gratuitement le Remdesivir) et il s’agit également de patients sévères. Les end points sont expliqués. L’administration du Remdesivir a dû être arrêtée prématurément en raison de forts effets indésirables chez 18 patients (12%). La charge virale (entre autres contrôles) a été mesurée et n’a pas baissé. La nature de ces effets indésirables n’est pas différente entre les deux groupes de patients (des troubles digestifs et surtout des problèmes sanguins). L’étude conclut qu’il n’y a pas de différence significative dans l’évolution clinique des deux groupes de patients (Remdesivir versus placébo). L’administration du Remdesivir à des patients hospitalisés pour le Covid n’a pas d’effet positif clinique ou viral significatif, et au final pas d’effet sur la mortalité. En clair, pour ce qui est de ce test, le Remdesivir ne sert à rien.

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5 commentaires pour Il faut sauver le remdesivir, l’antiviral qui ne sert à rien

  1. Patrick Huet dit :

    A propos, le Canard enchaîné a révélé que le « médicament » que Karin Lacombe mettait en valeur (ça doit être le Remdesivir) coûtait la bagatelle de 800 euros la dose !

    Quant à l’impartialité de l’OMS… quand on est financé à 80% par l’industrie pharmaceutique, il ne s’agit plus là d’un simple conflit d’intérêts, mais d’un rapport de subordination

    Aimé par 1 personne

  2. frankie35600 dit :

    Bon cette fois, on commence à y voir (encore un peu) plus clair… !
    Et certains responsables (à mon sens les « têtes de listes » à supprimer radicalement) apparaissent au grand jour…
    Nous avons quelques noms de pourris et corrompus, clairement établis : « Les premiers de cordée ! »
    Ceux là même qu’il faut empêcher de nuire ! Détruisons les ! (moralement et physiquement).
    Prison, guillotine, ou pire…injection de virus…(c’est à la mode !)

    Reste une question : Les Français iront-ils au bout de l’action ?
    ou bien (comme d’habitude)…se feront tous petits et fermeront ils leur (grande) G… ?

    Il y a fort à parier que le pouvoir en place profite du « calme forcé » actuel pour renforcer ses troupes de CRS, gendarmes, armée, et autres mercenaires pour parer (au cas où) à tout mouvement de révolte…(Dès fois qu’ils y perdraient leurs petits avantages…) On ne sait jamais ?

    Alors….Où sont donc les « insoumis » de tous bord ? les Gilets (de toutes couleurs) ? Les vrais « Patriotes » ?…
    On la fait cette révolution ? ou on s’assoit dessus ???

    En attendant, prenez soin de vous…
    François.

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    • jean-jacques LANCE dit :

      Il y a fort à parier qu’une frange de français réveillés sortiront à court terme dans la rue et cela ne se fera pas sans casse ! Pour les accueillir, nous pourrons compter sur une « armée » de personnels de maintien de l’ordre aidés et supportés par une multitude d’ignorants collaborateurs portant une profonde reconnaissance à l’Etat pour leur privation de liberté. La fracture de la société se profile doucement à l’horizon !

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  3. frankie35600 dit :

    Il est désormais évident que nous avons à faire à une véritable « Mafia » très puissante et organisée…Qu’il conviendra d’éliminer en totalité .Les listes nominatives des responsabilités (politiques, médiatiques, fonctionnaires ou médicales) sont à présent clairement définies..(identifiées).
    .La question est donc : Qui aura les « Corones » de s’attaquer frontalement aux vrais responsables de ce « Corona »???

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  4. fraternel dit :

    tous à la botte de big pharma conflits d’intérêts oms financée par les grands labos pharmaceutiques le remdesivir coutant la bagatelle de 800 euros contre une vingtaine pour la chloroquine un vaste panier de crabes qui ne pense qu’à dézinguer celles et cuex qui ont une autre vue de l’esprit pendant ce temps le professeur raoult druide panoramix continue son travail et obtient des résultats feraint bien de sortir de leur panier et utiliser leurs pinces pour travailler en commun avec d’aute vues de l’esprit médical çà leur ferait du bien!

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