Benalla, le barbouze qui en sait trop…

 

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Pourquoi  Emmanuel Macron a-t-il rencontré Nicolas Sarkozy a plusieurs reprises  ces dernières semaines, l’ancien président sait tout le mal  que le sulfureux Djouri  peut faire, il se trouve qu’Emmanuel Macron  a beaucoup de soucis avec  Benalla qui ne cesse de voir et de revoir Alexandre Djouri… Le barbouze  de Manu  va et vient en Afrique ,  et ,il menace de parler… Il n’est pas question de Kadafi dans cette histoire mais d’un autre dictateur , celui du Tchad…

coincidences…

Depuis qu’il a été limogé avec perte et fracas de l’Elysée, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron s’est reconverti dans les affaires et s’illustre par sa proximité avec le milieu des marchands d’armes.

Au mois d’octobre, Alexandre Benalla a été aperçu au déjeuner du Chinese Business Club, un évènement très chic qui met en relations entreprises françaises et investisseurs chinois. C’est Pierre-Henri de Menthon, le directeur délégué du magazine Challenges, qui l’a reconnu et qui l’a photographié, avant de publier le cliché sur Twitter.

 

« Il était là à mon invitation », avait à l’époque expliqué à franceinfo Harold Parisot, créateur du Chinese Business Club, qui parle de l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron comme d’un « ami ». A l’instar des autres invités, Alexandre Benalla serait venu à ce rendez-vous pour « faire du business et réseauter ». « Il n’a pas besoin de moi pour faire du business, précisait Harold Parisot. Il a un très bon carnet d’adresses. »

Alexandre Djouhri et Alexandre Benalla n’ont pas qu’un prénom en commun : les deux hommes ont évolué avec discrétion dans les cercles politiques et sont désormais dans le viseur de la justice.

Benalla a déclaré dans Le Monde, qu’il avait rencontré trois fois ce sulfureux homme d’affaires français.

En octobre, Libération révélait qu’Alexandre Benalla avait rencontré Alexandre Djouhri, Alexandre Djouhri est un homme d’affaires français, ayant flirté avec le banditisme dans sa jeunesse,. Il est recherché par la justice française qui le soupçonne d’être impliqué dans un possible financement libyen de la campagne présidentielle en 2007. C’est à ce titre qu’il a été interpellé en janvier dernier à l’aéroport londonien d’Heathrow. L’individu de 59 ans est toujours sur le sol britannique, mais placé sous contrôle judiciaire en attente de son extradition vers la France.

Alexandre Benalla, vit à présent à Londres avec sa femme et son bébé. Alexandre Benalla a reconnu avoir vu Alexandre Djouhri à trois reprises. L’une de ces entrevues s’est tenue dans un restaurant japonais huppé de Londres, appelé le Zuma. « J’ai voulu le voir. Me faire mon avis. Je connais la loi. A ma connaissance son casier est vierge. Sulfureux pas sulfureux, je connais pas. Ce que je connais, c’est la loi », a argué Alexandre Benalla auprès du Monde.

Selon lui, ils se sont même découverts des points communs: « Il y a un certain racisme dans notre pays. Que ce soit lui ou moi, on est renvoyé à nos origines, une manière de dire que l’on n’est pas à notre place. » Il a poursuivi en assurant qu’il « continuerait » ce qu’il faisait, s’en prenant à l’entourage d’Emmanuel Macron, « archétypes des technos qui ne supportent pas quelqu’un qui n’est pas issu de leur milieu ». Cette relation nouée avec Alexandre Djouhri « agace beaucoup l’Elysée », a même badiné Alexandre Benalla.

Il est également familier, dorénavant, avec Germain Djouhri, fils d’Alexandre Djouhri, avec qui il évoque le mondes des affaires, et notamment la Russie.

Mediapart affirme également que les deux Alexandre – qui avaient auparavant nié s’être rencontrés le 5 septembre à Londres – «se sont vus à plusieurs reprises ces dernières semaines». Ce site d’actualité s’appuie d’ailleurs sur une confirmation faite par Alexandre Benalla lui-même et souligne que ces rencontres ont coïncidé avec le rapprochement entre le Président de la République et Nicolas Sarkozy. Ce dernier a même représenté la France lors de l’investiture de la nouvelle Présidente géorgienne très récemment.

Benalla dispose d’un passeport diplomatique  fourni par l’Elysée ,

Et il s’est rendu au Tchad  juste avant Macron. «Je suis allé au Tchad, accompagnant une délégation économique étrangère dans le cadre d’investissements qu’ils vont effectuer sur place, l’ensemble des frais concernant ce voyage a été pris en charge par le chef de cette délégation», a-t-il précisé.

Le Monde a révélé lundi qu’Alexandre Benalla avait, au cours de son séjour, rencontré le frère du président tchadien, Oumar Déby, en charge de la direction générale de la réserve stratégique (DGRS) de son pays. La proximité des deux voyages d’Emmanuel Macron et d’Alexandre Benalla n’est toutefois qu’“un concours de circonstances”, selon l’expression employée par ce dernier auprès de BFMTV.

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Vincent Hervouët :

 

 

Les tribulations d’un tchatcheur au Tchad ! Son prénom lui va bien, Alexandre Benalla comme Alexandre le bienheureux, Alexandre Dumas le romancier ou Alexandre Djouri si romanesque. Quand on connaît un peu les palais africains, on n’est pas surpris d’y retrouver un Blanc qui présente bien, qui n’a pas froid aux yeux, digne d’éloges, ancien du service d’ordre du parti au pouvoir bombardé grand spécialiste de la sécurité. En Afrique de l’Ouest, on respecte ce qu’on appelle « les corps habillés ». Il n’y a pas que Tintin dans l’Oreille cassée, qui devient colonel avec un bel uniforme bleu layette. En Afrique aussi, de simples gendarmes brigadiers ont pu se hisser d’un coup d’Etat, d’un seul, au grade de lieutenant-colonel.

 

Il y a deux grandes différences entre les barbouzes d’hier et les réseaux affairistes actuels. L’argent évidemment. Jacques Foccart voulait préserver l’influence française, pas se remplir les poches. Secondo, les Africains tiennent désormais le manche. Le SDECE et la DGSE ont amené Hissene Habré et Idriss Deby au pouvoir. Paris jouait avec les Tchadiens comme on joue avec les cubes. Maintenant, c’est plutôt l’inverse. C’est d’ailleurs à N’Djamena qu’on fournit les détails sur ce voyage d’Alexandre Benalla qui embarrasse l’Elysée.

 

 Le général Deby est notre meilleur allié au Sahel. Emmanuel Macron ferme les yeux sur les crimes qu’on lui prête, la guerre a sa morale. Les affairistes n’en ont aucune. Il faut être sans foi, ni loi pour tenter de se placer auprès d’un fauve couvert de sang comme Idriss Deby. Il règne sur un peuple misérable dans un pays qui devrait être un émirat pétrolier.

L’opposition tchadienne qui s’est tenue informée de la visite d’Emmanuel Macron est vent debout contre la France et se pose des questions.

« Elle n’honore ni la France ni ses principes qui ont fait d’elle un «soldat de l’idéal», à mille lieues de toute realpolitik. Il est de notre devoir de s’interroger sur des éléments pour le moins troublants qui entourent ce déplacement présidentiel. Tout d’abord, le séjour à N’Djamena début décembre d’Alexandre Benalla, qui a rencontré le frère d’Idriss Déby, Oumar Déby, directeur de la Direction générale de la réserve stratégique, chargée des achats d’armes. Ensuite, un prêt de 40 millions d’euros et un don de 10 millions ont été consentis par l’Elysée au Tchad il y a quelques jours, afin que le régime puisse payer le salaire des fonctionnaires pour le mois de décembre.

 Quand on sait le degré de corruption qui règne au sommet de l’Etat, il n’est pas dit que cet argent public bénéfice directement aux populations. Enfin, la Centrafrique, plongée au cœur des ténèbres depuis 2012, sera au menu des discussions entre Macron et Déby. Or, le Tchad a joué un rôle plus que néfaste dans la crise centrafricaine, armant et soutenant ouvertement la Seleka, une horde de mercenaires qui a semé et sème encore le chaos, alimentant les tensions interconfessionnelles tout en pillant les richesses du sous-sol. »

Le Monde, a révèlé que Benalla lorsqu’il s’est rendu au Tchad,était accompagné de Philippe Hababou Solomon, un homme d’affaires franco-israélien connu pour ses activités en Afrique pour le compte de gouvernements. Philippe Hababou Solomon, franco-israélien de 63 ans “spécialiste de la diplomatie privée en Afrique pour le compte de gouvernements ». Il loue aujourd’hui ses services au ministère des Affaires étrangères et à celui de la Défense du Qatar pour leur stratégie africaine, selon Le Monde.
Selon l’Obs, « ce « vieux routier » se serait pris d’amitié pour le jeune Alexandre Benalla : « Une connaissance commune m’a contacté après le scandale. Je ne l’ai rencontré qu’en novembre. Je cherche à préparer une coopération privée franco-turque en Afrique. Je l’ai pris en apprentissage non pas parce que c’est Benalla, mais parce qu’il est brillant », explique Philippe Hababou Solomon. « Il peut m’être d’une grande aide car il connaît les rouages d’un Etat. »

 Venant de Yaoundé, la capitale du Cameroun, par avion privé, Benalla est ensuite retourné à Istanbul, en Turquie. Les nuits au Hilton, elles ont été réglées par un homme d’affaires discret, franco-israélien, spécialiste de la diplomatie privée en Afrique au nom des gouvernements : Philippe Hababou Solomon« . Il est l’ancien  conseiller spécial de l’ex-président sud-africain Jacob Zuma.

 

Selon L’Obs : « Philippe Hababou Solomon et Alexandre Benalla s’étaient auparavant rendus au Congo-Brazzaville, en octobre, où ils auraient rencontré l’autocrate Denis Sassou-Nguesso, qui cumule plus de trente années à la tête de ce pays pétrolier d’Afrique centrale. Une rencontre que l’ancien chef de cabinet adjoint refuse de confirmer au « Monde ».  Leur jet se serait posé directement à Oyo, « le fief du clan présidentiel congolais ». Les deux hommes auraient logé à la résidence présidentielle réservée aux hôtes de marque et dîné avec le chef d’Etat congolais. Denis Sassou-Nguesso aurait été ravi de recevoir un « frère », franc-maçon comme lui, en qui il aurait aussi vu un possible moyen de faire passer des messages à Emmanuel Macron, même si l’Elysée assure avoir absolument coupé les ponts. Le directeur du cabinet du président de la République a même pris la plume pour écrire à Alexandre Benalla, selon nos confrères du « Monde », afin de lui « interdi[re] de se prévaloir d’une quelconque recommandation ou appui tacite de la présidence ».

 

Selon le journal Le Monde, Benalla se serait également rendu chez l’autocrate françafricain, Paul Biya, au pouvoir depuis trente-six ans au Cameroun, où s’est également rendu le duo. A Yaoundé, Benalla aurait rencontré le chef d’état-major et le directeur de cabinet de Paul Biya. Au Cameroun comme au Tchad, la délégation aurait tenté d’écouler des uniformes pour l’armée selon le Nouvel Obs.

  Une campagne présidentielle, Alexandre Djouri, un dictateur africain, un porteur de valise, ça vous rappelle rien ?

 Benalla a déclaré : « Je ne me tairai plus ».

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3 commentaires pour  Benalla, le barbouze qui en sait trop…

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  3. josephhokayem dit :

    A reblogué ceci sur josephhokayem.

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