Macron s’inspire de Serge Tchuruk en promouvant la Nation sans usines

une-voie-qui-ne-mène-nulle-part...

Macron  a choisi ,au nom de la modernité ,de prendre  l’autoroute à contre sens . Le reste du monde choisit le patriotisme économique . Regardons ce qui se passe en Italie et en Allemagne . Macron  lui brade l’industrie et  néglige de favoriser l’investissement productif.

Pourquoi  la fiscalité macronienne ne fait pas de différence entre les revenus du capital productif et ceux  liés à la spéculation , à la détention de yachts ou même d’obligations d’Etat?

Les épargnants ont intérêt à placer leur argent dans des obligations d’Etat. La France s’est interdit de constituer des fonds d’investissement ou de capitalisation

La France  se désindustrialise  …

Alstom  sera avalé par Siemens.

Pourquoi n’a-t-on pas exploré une alliance avec Bombardier

Pourquoi n’y a-t-il pas eu un autre choix de rapprochement, par exemple entre Alstom et Thalès pour l’activité de signalisation, ce qui aurait créé un leader mondial ?

Alstom possède 2 milliards d’euros de cash et plus de 30 milliards d’euros de commandes. Où est l’urgence ?
Ce gouvernement n’a pas de ministre de l’Industrie, il baisse l’impôt sur les sociétés mais ne s’attaque pas aux 153 taxes qui pèsent sur la production. Il ne croit plus à l’industrie française.

Le gouvernement allemand, a toujours fait la promotion de l’industrie allemande  c’est le gouvernement allemand qui a fait échouer le rapprochement entre EADS à l’époque et le groupe britannique BAE car les Allemands avaient le sentiment que ce n’était pas l’intérêt de leur industrie.

Avec cette opération, on ne construit pas un champion européen mais un champion allemand.

Apres STX, après Thomson, Alcatel, Nexans, Alstom est le dernier des grands fleurons industriels à passer sous bannière étrangère.

Beaucoup se souviennent d’Alcatel et de la phrase emblématique de son PDG dans les années 2001.

 Pour Serge Tchuruk  : « Alcatel doit devenir une entreprise sans usine. »

Alcatel, c’était au début des années 2000 : 120 sites industriels, 150 000 salariés dans le
monde
Aujourd’hui, Alcatel a disparu ou presque.
Avec ce qui se passe sur les chantiers de l’Atlantique ou sur Alstom avec Siemens, la France est en train de perdre ses centresde décision.

La liquidation de tout ce qui fait la substance même de la France va « dans le sens de l’histoire », vent qui comme par hasard ne souffle jamais dans le sens des intérêts français.
Macron innove en promouvant la Nation sans usines.

 

Mise à jour deux ans après 

GE n’a pas créé  1000 emplois mais 25… La France cocufiée et la responsabilité de Macron totale

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/17/affaire-alstom-ge-la-justice-saisie-par-l-ancien-president-de-la-commission-d-enquete-parlementaire_5410451_3224.html

Siemens ne tuera pas Alstom la commission l’ empéché mais tous se lamentent

Rares sont les hdommes politiques intelligents :

Olivier Marleix et d’autres députés LR publient une tribune sur la situation de l’entreprise Alstom. Ils dénoncent la politique industrielle d’Emmanuel Macron et expliquent que, pas plus que le mariage de la branche énergie avec General Electric, celui de la branche transports avec Siemens n’est souhaitable.

Si l’on cherchait la «maison témoin» du macronisme en matière industrielle, il faudrait sans doute regarder du côté d’Alstom. Il y a quatre ans, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, signe l’autorisation de la vente de la branche énergie d’Alstom à l’américain Général Electric (GE), tirant ainsi un trait sur 70 ans de construction d’indépendance nationale dans le nucléaire. L’argument est alors de faire d’Alstom, ainsi «délestée» de sa branche énergie, une entreprise plus agile, plus rentable, entièrement concentrée sur son activité transport. Et puis, Emmanuel Macron est élu président de la République et c’est au tour de la branche transports d’Alstom d’être offerte en mariage à Siemens.

Où en sommes-nous deux ans plus tard? Le bilan n’est pas brillant. La vente de la branche énergie n’aura tenu aucune de ses promesses: les trois «co-entreprises» bâties à la va-vite pour faire croire à un mariage entre égaux sont désormais des coquilles vides dont GE a pris, en toute discrétion, le contrôle à 100 %. L’activité de conception de barrages hydrauliques, basée à Grenoble, a déjà fait l’objet d’un lourd plan social.

Non seulement la promesse de création de 1000 emplois a fait long feu mais General Electric annonce désormais près de 500 suppressions de postes.

Mais tout cela valait le coup, paraît-il, puisque la mariée Alstom avait trouvé un beau parti. Or on apprend désormais que le bel Américain est couvert de dettes. Les jeunes mariés se rejettent la faute: General Electric regrette d’avoir payé si cher. Le fait est que ce sont 20 milliards d’euros de dépréciation qui sont enregistrés dans ses comptes, bien au-delà d’une éventuelle déception quant à la rentabilité d’Alstom. Non seulement la promesse de création de 1000 emplois a fait long feu mais General Electric annonce désormais près de 500 suppressions de postes. Il n’y a vraiment que Patrick Kron pour trouver dans cette situation un nouveau motif de fierté… Nous en sommes aujourd’hui au point de nous interroger sur les risques de démantèlement des activités localisées en France, et avec, la perte de nos savoir-faire.

Côté «Transports», la situation n’est désormais guère plus brillante: le rachat par Siemens s’est heurté aux autorités européennes de la concurrence. Difficile de jouer la surprise alors que ce risque était fortement pointé, dès 2012, dans une étude commandée par Emmanuel Macron à l’Agence des Participations de l’État. Situation absurde: la Commission européenne conditionnait ce rachat à l’abandon par le nouvel ensemble de ses activités signalisation (les plus rentables, objet d’une forte convoitise de Siemens) et de la nouvelle génération du TGV.

Évidemment, on peut légitimement s’insurger contre la doctrine antitrust de Bruxelles désormais contre-productive dans la compétition mondiale. Étrangement personne ne se souvient de l’avis de la Commission sur la fusion des deux géants chinois du ferroviaire! Mais si pour cette fois cela sauve une aventure industrielle nationale plus que centenaire, on s’en accommodera.

Parce qu’Alstom n’est face à aucune urgence: c’est une entreprise sans dette, avec un chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros, un résultat net de 500 millions d’euros et un carnet de commandes de 38 milliards €, plein jusqu’en 2030, grâce notamment à la commande par la SNCF de 100 TGV du futur. On nous vendait un «Airbus du rail», mais Airbus est né d’une coopération intergouvernementale, pas d’une de ces fusions-acquisitions jugées d’autant plus pertinentes qu’elles réduisent les «doublons» et ferment des sites de production! Alstom a construit une co-entreprise avec bombardier sur le RER-Nouvelle génération, elle aurait pu en imaginer une autre sur la grande vitesse avec Siemens.

Il n’est pas sérieux de laisser les banques d’affaires conduire seules notre politique industrielle.

Tout ceci devrait nous faire nous souvenir, avec le Général de Gaulle, que «la politique de la France ne se fait pas à la corbeille». Toutes les grandes puissances, États-Unis, Chine, Russie, Japon ont une politique industrielle, déterminent des objectifs nationaux, imaginent des partenariats de recherche public-privé, s’assurent de la sauvegarde des savoir-faire, mobilisent leur commande publique, quand elles ne construisent pas de stratégie de déstabilisation. Non, décidément, il n’est pas sérieux de laisser les banques d’affaires conduire seules notre politique industrielle.

https://amp.lefigaro.fr/vox/politique/2019/02/06/31001-20190206ARTFIG00245-alstomsiemens-a-quand-une-politique-industrielle-vraiment-independante.php?__twitter_impression=true&fbclid=IwAR08_yYYCfpzv0-sBTVMDdgxWf7fmVQxaKbyAKPI9bWRGjY7ygCOEgkpgHQ

 

 

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