Tariq RAMADAN , une naturalisation pour peser sur la présidentielle en France

 

 

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Tariq  RAMADAN , une naturalisation  pour peser sur la présidentielle en France

 

Mezri HADDAD un intellectuel tunisien , adversaire des frères musulmans accuse  l’homme du Qatar, de demander la nationalité française pour organiser politiquement les islamistes en France Un projet mdéja ancien et murement réfléchi.

«Tariq Ramadan se rêve-t-il en héros de Houellebecq?» interrogeait le journaliste Alexandre Devecchio «A le voir ainsi devant un public communautaire fasciné (lors d’un meeting à Lille, ndlr), on songe irrésistiblement à Mohammed Ben Abbes, le président musulman qui islamise pacifiquement la France dans Soumission, le dernier roman [du sulfureux écrivain]»Depuis les intentions se précisent .

Faut il imaginer Tariq Ramadan candidat à la présidentielle avec Benoit Hamon, Karim Benzema, Clementine Autain  et Djamel Debbouze  dans son comité de soutien ? Non pas tout de suite , la structuration politique du communautarisme victimaire  se met en place , Tariq Ramadan en sera le chainon manquant.

Je vous invite à lire l’analyse que j’espère claire :

https://www.amazon.fr/Pourquoi-Gaulois-peur-lislam-tombe/dp/B01A5CKTHQ/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1464862607&sr=1-2

 

 

Pour  le reste je laisse la plume à Mezri Haddad

http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/tariq-ramadan-naturalis%C3%A9-fran%C3%A7ais-panique-dans-la-r%C3%A9publique »

« Vous ne voulez pas de moi? Eh bien, vous allez m’avoir, et plutôt deux fois qu’une! Le Suisse Tariq Ramadan veut devenir Français. Il l’a fait savoir le 4 février sur sa page Facebook. Seulement voilà, Manuel Valls s’oppose à sa naturalisation. «Quand on aspire à être Français, c’est qu’on aspire à partager des valeurs», a objecté le premier ministre, dimanche 22 mai sur les ondes de Radio J, une radio juive parisienne. Pour le chef du gouvernement, le message du Genevois, incarnation d’un islam moderne et présentable aux yeux de nombreux jeunes musulmans francophones, est «contradictoire». Autrement dit, double, dangereux, selon ses détracteurs, qui sont légion également.

Riposte à peine codée, le même jour, de l’intéressé, toujours via Facebook: «Manuel Valls: au bon moment au bon endroit! Juste avant de se rendre en Israël, sur Radio J, le premier ministre outrepasse une fois encore les limites de sa fonction.» Le «bon endroit»: sous-entendu, un média communautaire juif, comme pour enfoncer le clou d’un prétendu «philosémitisme d’Etat». Lourd reproche, adressé aux pouvoirs publics et singulièrement à Manuel Valls par la frange dite islamo-gauchiste, à laquelle le théologien suisse est souvent rattaché en raison de ses liens avec la mouvance tiers-mondiste et les milieux propalestiniens.

Devenir Français? Pour Tariq Ramadan, une simple formalité, se dit-on, tant son «dossier» paraît solide. On s’étonne même qu’il n’ait pas entrepris plus tôt des démarches en ce sens. «Ma femme est Française (originaire de Bretagne, convertie à l’islam, ndlr) et mes quatre enfants sont tous Français. Il y a un loup. Les adversaires du petit-fils de Hassan al-Banna, l’Egyptien fondateur en 1928 des Frères musulmans, creuset de l’islamisme, estiment que cet intérêt soudain pour la nationalité française renferme une ambition politique.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1520797-tariq-ramadan-veut-la-nationalite-francaise-sa-strategie-politique-vise-le-pouvoir.html

 

Interrogé par Libération sur les raisons de sa demande de la nationalité française, celui que certains continuent d’appeler « professeur à l’université d’Oxford » a rétorqué :

« C’est ma réponse à toute la classe politique qui est sourde à des propos qui sont tenus depuis 25 ans sur le terrain. Le débat sur la déchéance de la nationalité a, de fait, accéléré ma réflexion ».

 

La réponse du berger à la bergère est venue de Manuel Valls : « Il n’y a aucune raison pour que M. Tariq Ramadan obtienne la nationalité française. Quand on aspire à être Français, c’est qu’on aspire à partager des valeurs ».

Que de chemin parcouru entre le Tariq timide de l’année 1985, dialoguant avec une quinzaine d’étudiants dans un petit local associatif de la rue de Vaugirard (j’y étais), et le Ramadan arrogant de 2016 au Bourget, galvanisant des citoyens et citoyennes de la diversité barbue et voilée.

Un saut quantitatif et non guère qualitatif car, du début de sa carrière de missionnaire jusqu’à sa dernière homélie au Bourget, son discours n’a pas évolué d’un iota. Tout au plus s’agit-il d’un changement terminologique dans la continuité théocratique.

Mais il le doit surtout au laxisme des gouvernements successifs, à la fragilité existentielle et même psychologique d’un grand nombre de jeunes socialement déclassés et intellectuellement déculturés, et surtout aux énormes moyens financiers mis à sa disposition par le même émirat qui avait payé pour lui la création de la Chaire d’islamologie à Oxford, ce qui lui vaut l’estampille phosphorescente et anesthésiante de « professeur à Oxford ».

Sa notoriété, il la doit aussi à certains médias français philo-islamistes et à l’islamo-gauchisme bien prononcé. Depuis plus de dix ans, le prédicateur oxfordisé est la coqueluche des télévisions et des grands quotidiens parisiens.

C’est finalement en Tunisie que le flamboyant prédicateur a été à court d’arguments dans le débat qui l’a opposé aux vieux Mohamed Talbi.

Comme le stipule la Constitution, la nationalité ne relève d’ailleurs pas d’un droit mais d’une faveur de l’État. Mieux encore, lui refuser la nationalité relève effectivement de la Raison d’État, non seulement parce que ses dogmes sont aux antipodes des valeurs républicaines, mais parce que sa stratégie politique vise à long terme le pouvoir.

On devrait plutôt dire la stratégie des Frères musulmans dont il est proche et dont le but ultime est l’instauration d’un califat mondial, comme c’est écrit noir sur blanc dans leur corpus fondateur. Et dans cette conquête du monde, par quel pays commencer si ce n’est par l’ex-fille aînée de l’Église dont la déchristianisation a fragilisé les fondements spirituels et identitaires pour en faire une proie facile

Dans le délire eschatologique des islamistes, la France est un pays à islamiser parce que c’est une nation déchristianisée.

Stimulé par un « printemps arabe », qui a viré à l’hiver islamiste, boosté par le triomphe du maire de Londres, le cheval de Troie des Frères musulmans en Europe estime que le moment est venu pour exploiter électoralement ces enfants de la diversité sanctifiée et de l’altérité sacralisée

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/649450-le-qatar-et-les-banlieues-une-tactique-pour-etendre-le-neo-wahhabisme.html

 

C’est en effet dans l’euphorie révolutionnaire que le Qatar, acteur majeur du printemps arabe, par sa télévision subversive et par sa diplomatie du méga-chèque, s’est cru suffisamment fort pour passer à un degré supérieur dans son amour pour la France. Mais l’achat d’un club de foot n’est pas de la même nature qu’un projet intrinsèquement communautariste. Là où un patron de club attend de sa vedette de marquer des buts contre l’adversaire, un émirat féodal et théocratique peut attendre de son frère en religion de marquer des points contre la laïcité.

 

C’est par l’achat des cœurs que commence l’asservissement des esprits. Derrière cet intérêt pour les banlieues, il y a une tactique graduelle pour asseoir l’influence néo-wahhabite sur l’islam français. Et derrière cette tactique, une stratégie d’agir à long terme sur la politique française. Les bédouins n’ont pas besoin d’assimiler le trotskysme pour pratiquer l’entrisme.

 

Le concept de Taqiya (dissimulation) suffit largement. Pour décrypter cette stratégie, il faut bien écouter les homélies de Qaradawi, guide spirituel de l’émirat bédouin, qui est pour le cheikh Hamad ce que Voltaire fut pour Catherine II. À chaque civilisation ses Lumières ! Cette stratégie devient intelligible si on la soumet à la casuistique islamique du dahîr (visible) et du bâtin (occulte). Le visible, c’est le pragmatisme économique, c’est l’amitié franco-qatarie, c’est l’incarnation d’un islam tolérant et l’appel au dialogue des religions. L’occulte, c’est le prosélytisme islamiste, c’est porter la voix d’Allah en terre impie, c’est distiller la haine contre les chrétiens et les juifs, c’est « sacrifier sa vie, sa progéniture et son argent pour le triomphe de l’islam », selon un hadith dont seuls les intégristes reconnaissent l’authenticité.

 

Un message sous-jacent victimaire

 

Dans chaque euro investi en France, il y a du poison néo-wahhabite. À plus forte raison dans les banlieues, où la ferveur religieuse et le bigotisme compensent le chômage, où le repli identitaire se nourrit de l’exclusion sociale et où la foi est au-dessus de la loi. L’on sait que dans la doctrine islamiste, le lien confessionnel transcende l’appartenance nationale, et que le droit de Dieu est supérieur à la loi de la République.

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