France Soir met en lumière un phénomène bien documenté en métascience : le biais idéologique des chercheurs peut influencer les résultats d’une étude, non pas par fraude directe, mais via des choix méthodologiques subtils qui orientent les conclusions vers leurs convictions préalables. L’exemple principal est une expérience publiée en 2026 dans Science Advances, où 158 chercheurs, divisés en 71 équipes, ont analysé les mêmes données d’enquêtes internationales sur l’impact de l’immigration sur le soutien public aux aides sociales (comme les allocations chômage ou les soins gratuits).
Les équipes pro-immigration (qui représentaient la majorité et souhaitaient assouplir les lois migratoires) ont conclu en moyenne à une légère augmentation du soutien aux aides grâce à l’immigration. À l’inverse, les équipes anti-immigration ont trouvé une diminution. Les équipes modérées n’ont observé presque aucun effet. Ces divergences proviennent de décisions techniques comme : le regroupement de questions en une note globale, la mesure de l’immigration (par pourcentage d’étrangers ou flux récents), l’inclusion/exclusion de pays, ou l’utilisation de données récentes vs anciennes. Cinq de ces choix expliquent les deux tiers des différences entre groupes
Ce biais n’implique pas de manipulation des données, mais une influence inconsciente (ou motivée) sur les options analytiques, comparable à des cuisiniers ajustant une recette avec les mêmes ingrédients selon leurs goûts. Les auteurs de l’expérience plaident pour plus de transparence, comme des tests multiples de méthodes et des vérifications indépendantes, pour restaurer la confiance dans la science, surtout sur des sujets polarisés comme l’immigration, le climat ou les vaccins
a vidéo sur l’étude sur les biais idéologiques dans la science et leur impact est EN LIGNE – analyse sur l’étude EPI-Phare sur les vaccins. Aussi sur
L’article tire un parallèle direct avec l’étude EPI-Phare de 2025, publiée dans JAMA Network Open, qui analyse la mortalité toutes causes confondues sur 4 ans chez 28 millions de Français âgés de 18-59 ans (cohorte nationale via le Système National des Données de Santé – SNDS). epi-phare.fr +1 Les findings officiels : pas d’augmentation du risque de mortalité chez les vaccinés avec au moins une dose d’ARNm (Pfizer ou Moderna) ; au contraire, une réduction de 25 % de la mortalité toutes causes (hazard ratio pondéré de 0,75), avec une baisse encore plus marquée pour la mortalité liée au COVID (HR 0,09). lemonde.fr +1 L’étude, menée par Laura Semenzato et al. sous l’égide d’EPI-Phare (groupement ANSM-Cnam), est présentée comme rassurante et un outil contre la « désinformation » vaccinale par son directeur Mahmoud Zureik.
francesoir.frCependant, des critiques,
arguent que des biais idéologiques pourraient s’appliquer ici, similaires à l’exemple immigration. EPI-Phare étant affilié aux autorités sanitaires françaises (ANSM, Cnam, Santé publique France), qui ont promu les vaccins, les choix techniques pourraient être influencés par un a priori pro-vaccination, minimisant les risques. francesoir.fr +1 Parmi les biais méthodologiques pointés :
- Biais du vacciné en bonne santé (healthy vaccinee bias) : Les vaccinés pourraient être plus jeunes, en meilleure santé ou de statut socio-économique supérieur, non pleinement ajusté malgré le score de propension (qui ne corrige que les variables observées). pmc.ncbi.nlm.nih.gov +1 Par exemple, les migrants ou précaires sont mal codés dans le SNDS, et l’étude exclut les 6 premiers mois post-vaccination (« immortal time bias »), potentiellement masquant des effets courts termes. francesoir.fr +1
- Modèle de Cox inadapté pour mortalité toutes causes : Ce modèle assume des risques indépendants, mais les causes de décès sont interdépendantes (si plus de morts cardio, moins de cancers, etc.), rendant le HR relatif et potentiellement fallacieux. @xazalbert Des critiques notent que les vaccins semblent « magiquement » réduire aussi les noyades ou accidents de route, signe de matching défaillant entre cohortes.
- Biais de classification des décès : Une étude italienne récente suggère que compter les décès dans les 14 jours post-vaccin comme « non vaccinés » crée un faux bénéfice de -25 % sur la mortalité. @france_soir De plus, 80 % des tests PCR étaient des faux positifs, faussant la distinction « avec/du COVID ». @MartinZ_uncut
- Manque de transparence : Les données brutes du SNDS ne sont pas accessibles aux indépendants pour raisons de confidentialité, empêchant la reproductibilité. francesoir.fr +1 Des lettres critiques (dont une de Xavier Azalbert, Christian Perronne et Martin Zizi) ont été envoyées à l’éditeur, appelant à la rétractation.














