400 000 € pour faire aimer les rats aux Parisiens ,les escrologistes associés à l’institut Pasteur et à la Sorbonne

L’objectif du projet ARMAGUEDON est de combler le manque de connaissances sur le rat brun en ville. Pour cela, nous proposons une nouvelle approche combinant écologie urbaine, génomique, parasitologie, microbiologie et perception sociale afin d’étudier les populations de rat brun dans la ville de Paris, d’identifier les pathogènes et les vecteurs que le rat peut porter et d’évaluer l’impact que les pathogènes associés au rat pourraient avoir sur la santé publique. Notre objectif final est d’offrir de nouvelles connaissances biologiques, comportementales et historiques ainsi que des solutions pratiques pour améliorer la gestion des populations de rat dans les villes. La collaboration interdisciplinaire entre scientifiques et administrateurs urbains structurera un programme intégré de gestion des rats, développant ainsi de nouvelles options pour le contrôle des populations de rats et pour une meilleure perception sociale du rat dans la société.

RS2GP Rongeurs Sauvages, Risques Sanitaires et Gestion des Populations
IP Institut Pasteur – Unité de Recherche et d’Expertise Environnement et risques infectieux
MNHN- ISYEB Institut de Systématique, Evolution, Biodiversité
GRIPIC Groupe de recherche interdisciplinaire sur les processus d’information et de communication

Aide de l’ANR 376 768 euros
Début et durée du projet scientifique : février 2021 –

Il existe bien un projet financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) appelé ARMAGUEDON (lancé en 2021, durée environ 4 ans), qui étudie les rats bruns à Paris de manière interdisciplinaire : écologie urbaine, génomique, épidémiologie, et aussi un volet social sur les perceptions et préjugés des Parisiens envers les rats.

L’objectif global est une meilleure gestion des populations de rats en ville (contrôle plus efficace, réduction des risques sanitaires comme les zoonoses), et un des sous-objectifs est d‘améliorer la cohabitation en comprenant pourquoi les rats sont si détestés et en travaillant sur une « meilleure perception sociale du rat ». Des enquêtes auprès des habitants ont été menées pour identifier les préjugés, et il y a des analyses de représentations dans la littérature jeunesse ou les BD (où les rats sont parfois montrés de manière plus réaliste ou positive).

Lors de ce Conseil de Paris, la droite parisienne a encore sévi sur le sujet des rats. Geoffroy Boulard, Maire du 17ème arrondissement et membre du groupe Changer Paris, bien connu pour agiter la prétendue inaction de la Mairie de Paris pour limiter les populations de rats (alors que des pièges sont disposés dans tout Paris), a déposé un vœu remettant en question le projet de recherche “Armaguedon”. Cette étude, menée par le Muséum d’Histoire Naturelle, l’Institut Pasteur, Vetagro Sup et Sorbonne Université en collaboration avec la Ville de Paris, se donne plusieurs objectifs dont l’un d’entre eux est de “lutter contre les préjugés pour aider les Parisiens à mieux cohabiter avec les rats”.

Considérant les rumeurs farfelues colportées sur les rats (nombre de rats à Paris, risque sanitaire extrêmement élevé voire majeur…), cet objectif n’a rien de loufoque. Les rats sont présents à Paris, comme dans toutes les grandes villes de France, la question de la cohabitation se pose donc nécessairement. Chez PAZ, quand nous parlons de “cohabitation pacifique” avec les rats, cela ne signifie pas vivre avec eux dans nos maisons et nos appartements, mais faire en sorte que ces animaux ne souffrent pas ET que nous ne soyons pas dérangés. Encore une fois, c’est un objectif très raisonnable !

Pour justifier son vœu, Geoffroy Boulard, rappelle le communiqué alarmiste de l’Académie de médecine sur les rats : il est temps de jeter ce communiqué à la poubelle. PAZ y a répondu il y a plusieurs mois : le texte est un condensé d’approximations non sourcées ou avec des sources qui n’ont pas de rapport avec le propos. On ne mène pas des politiques publiques en attisant des peurs irrationnelles loin de toute rigueur scientifique comme le fait l’Académie de médecine, mais en s’intéressant et en soutenant des recherches sérieuses comme le projet “Armaguedon” ou des études internationales telles que celles évoquées dans le documentaire d’ARTE diffusé en février 2023.

. L’Institut Pasteur n’est pas impliqué dans la partie “préjugés” ou “image sympathique”, qui relève plutôt du GRIPIC Celsa Sorbonne

présentation de Virginie Sauvage (Institut Pasteur, Paris) lors des JSRAT2025 (6 février 2025) portait précisément sur le bilan des agents pathogènes détectés chez le rat brun (Rattus norvegicus) dans plusieurs grandes villes de France métropolitaine.Bien que les résultats détaillés complets du projet ARMAGUEDON (et de cette partie épidémiologique) ne soient pas encore pleinement publiés au public fin 2025 (les analyses et publications scientifiques sont en cours, comme indiqué dans les chroniques post-conférence du MNHN), voici ce qui est connu ou transparaît des travaux associés de l’Institut Pasteur et d’études similaires sur les rats urbains en France :Agents pathogènes fréquemment détectésLes rats bruns urbains en France portent régulièrement divers pathogènes, bactériens, viraux et parasitaires. Les principaux identifiés dans des études récentes (incluant des collaborations Pasteur sur Paris et d’autres villes) incluent :

  • Bactéries :
    • Leptospira spp. (responsables de la leptospirose) : Le rat est le principal réservoir urbain. La souche Icterohaemorrhagiae est particulièrement virulente. Présente dans l’urine des rats, elle contamine l’eau et les sols humides. Risque zoonotique réel mais limité (quelques centaines de cas humains/an en France, surtout chez les professionnels exposés comme les égoutiers).
    • Francisella tularensis (tularémie).
    • Autres : Escherichia coli pathogènes, Staphylococcus aureus, Campylobacter, Yersinia, Clostridium difficile, et des bactéries résistantes aux antibiotiques (sentinelles d’antibiorésistance environnementale).
  • Virus :
    • Hantavirus (notamment Seoul virus, ubiquiste via le rat brun) : Cas humains rares en Europe mais sous-estimés (quelques dizaines détectés en France depuis 2012, souvent liés à des rats sauvages ou d’élevage).
    • Autres virus potentiels en surveillance, mais moins fréquents en contexte urbain français.
  • Parasites :
    • Vers (ex. : Hymenolepis diminuta, responsable de teniasis/hyménolépiase).
    • Protozoaires et autres helminthes.
    • Dans une étude antérieure (2017, parc francilien, collaboration Inra/VetAgro Sup/Pasteur) : jusqu’à 7-16 genres parasitaires différents, avec 88 % des rats portant au moins deux parasites.
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Lorsque l’État décide du vrai, il ne s’agit plus de science mais de doctrine, et quand la vérité devient imposée, la confiance s’effondre.

Depuis plusieurs années, la question du réchauffement climatique occupe toutes les conversations, tous les médias, toutes les institutions. Désormais c’est également le droit qui se saisi du sujet, comme l’illustre la récente décision du Conseil d’Etat venant confirmer une amende de l’Arcom contre CNews pour des propos « climatosceptique » tenus par un invité à l’antenne.

Le conseil d’Etat au rôle d’arbitre scientifique


Lors de l’émission « Punchline été » du 8 août 2023, et à rebours du discours habituel, l’économiste Philippe Herlin a pourtant eu le malheur d’affirmer sur le plateau de CNews que « le réchauffement climatique anthropique » était « un mensonge relevant du complot » sans que le présentateur ne lui apporte ensuite la contradiction. L’Arcom avait ainsi, en juillet dernier, sanctionné la chaîne d’une amende de 20.000 euros pour avoir manqué à ses obligations, selon lesquelles la chaîne « est tenue d’assurer une présentation honnête des questions prêtant à controverse, en particulier en assurant l’expression des différents points de vue »

Face à cette sanction, la chaîne a usé de son droit au recours (comme tout justiciable aurait pu le faire) et saisi le Conseil d’Etat. La haute juridiction a ainsi, par un arrêt du 6 novembre 2025, confirmé la sanction de l’Arcom.

Cette décision a été saluée par une partie des commentateurs médiatiques et politiques, elle est pourtant tout à fait discutable. En effet, elle ne se limite pas à rappeler les obligations de pluralisme d’une chaîne de télévision, elle vient juridiquement enserrer et limiter le débat scientifique, elle consacre l’existence d’une vérité scientifique juridiquement opposable, comme un catéchisme imposé par l’État, validé par la Justice, que les médias n’auraient plus le droit de laisser contester, alors même que toute science authentique implique la contradiction, la critique et la confrontation permanente des idées.

Une conception étroite du pluralisme

Pour comprendre la situation, il faut revenir au cœur du débat. La théorie du réchauffement climatique, selon la définition du dictionnaire Larousse, désigne la modification du climat terrestre se caractérisant par une augmentation de la température moyenne à sa surface.

Pour se justifier, le Conseil d’Etat évoque des propos « grossièrement erronés et manifestement non conformes aux données acquises de la science ». 

Les Conseillers d’Etat se jugent ainsi compétents pour évaluer la véracité de données scientifiques.  Cela nous semble être un basculement conceptuel majeur, car une instance juridique se transforme ainsi en arbitre du vrai scientifique. 

La science, comme nous l’avons évoqué plus haut, ne peut progresser sans critique, doute, confrontation et remise en cause permanente. Le progrès scientifique n’a pas émergé du conformisme mais d’un esprit de contradiction comme en témoignent Pasteur face à la génération spontanée, Wegener contre les géologues de son temps ou encore Einstein dépassant Newton.

De manière paradoxale, l’arrêt reproche à CNews un manque de « pluralisme » alors même que l’expression d’un point de vue minoritaire constitue une condition essentielle de ce même pluralisme. Le raisonnement du Conseil d’État revient à affirmer qu’une opinion non conforme au consensus scientifique, exprimée sans contradicteur, suffit à établir une violation du pluralisme et à justifier une sanction. 

Cette logique est profondément incohérente, car la diversité des opinions inclut nécessairement les points de vue minoritaires, divergents, dérangeants, voire erronés. 

Avec une telle approche, la liberté d’expression n’existe que tant qu’elle ne contredit pas la vérité officielle. Le pluralisme n’existe que s’il ne diverge pas trop de la ligne dominante, ce qui revient à instaurer un pluralisme conditionnel et strictement surveillé.

On ne peut que ressentir qu’une injustice criante face à une telle situation. Comment un pays qui place la liberté d’expression au cœur de ses valeurs peut-il condamner une chaîne pour avoir laissé s’exprimer un avis différent, alors même que la fonction première du débat est de permettre aux invités d’exposer leur opinion et aux téléspectateurs de se faire leur propre jugement ? Ce raisonnement de bon sens semble pourtant étranger au juge de la haute juridiction.

Le savoir sous tutelle : du débat scientifique à la doctrine institutionnelle


Cet arrêt est d’autant plus préoccupant qu’il s’inscrit dans la continuité de lois venant encadrer fortement certains discours. La France n’en est en effet pas à son coup d’essai dans la sanctuarisation juridique de la Vérité, et on pense bien sûr à la loi Gayssot de 1990, présentée à l’époque comme une exception, mais qui confiait au juge le pouvoir de déterminer ce qui pouvait ou non être discuté sur un événement historique. On affirmait alors que ce serait un cas isolé.

Trente-cinq ans plus tard, la même mécanique réapparaît, cette fois dans le domaine scientifique. La loi Gayssot sacralisait une vérité historique et l’arrêt contre CNews sacralise une vérité scientifique. La tendance est évidente : dès qu’un domaine devient politiquement sensible, L’Etat, et maintenant certains juges, tentent de sanctuariser les récits considérés comme acceptables. 

Il faut pourtant rappeler les dangers d’un tel chemin. La science ne doit pas s’imposer par la loi mais par l’expérience, la démonstration et la reproductibilité (La reproductibilité d’une expérience scientifique est l’une des conditions nécessaires pour que des observations faites lors de cette expérience puissent entrer dans le processus d’amélioration perpétuelle des connaissances scientifiques). Lorsque le pouvoir politique prétend protéger la science en sanctionnant les opinions divergentes, il ne protège en réalité que sa propre narration, verrouille le débat et transforme un consensus en dogme. Ce glissement rappelle les régimes comme l’URSS et sa génétique lyssenkiste ou la Chine maoïste où la médecine traditionnelle est devenue “scientifique” par décret. 

Lorsque l’État décide du vrai, il ne s’agit plus de science mais de doctrine, et quand la vérité devient imposée, la confiance s’effondre.

Cette affaire dépasse largement une simple sanction administrative et soulève un enjeu démocratique fondamental : une juridiction peut légalement déterminer ce qui est vrai ou faux dans un débat scientifique ? 

Si la réponse est affirmative, alors après l’histoire et le climat, ce sont d’autres domaines qui suivront inexorablement au détriment de la vérité scientifique et des possibilités de progrès qu’elle offre. Une démocratie ne repose pas sur une vérité d’État mais sur un espace où toutes les idées, même fausses, peuvent être discutées, réfutées et dépassées. 

Voltaire écrivait qu’une institution corrompue donne des fruits venimeux, peut-on utiliser ce qualificatif pour le Conseil d’Etat ? Le lecteur en sera seul juge, en attendant sagement qu’un magistrat prenne une prochaine décision lui intimant ce qu’il a le droit de dire ou non.

Louis Labrosse
Membre du Cercle Droit & Liberté

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Macron a engagé la France pour une perte sèche en faveur de l’Ukraine: de 45 à 75mds d ‘euros, 1000 euros par Français

Même l’IA complètement intoxiquée par le systeme avoue 45 mds à 65 mds si la Russie ne perd pas la guerre et si l’Ukraine ne peut pas rembourser

Hervé Hannoun arrive à 75mds

SOURCE/https://x.com/HerveHannoun

🆘🇺🇦UPDATE DU 19/12/2025:
❌COMPTEUR DU COÛT DES AIDES DE LA FRANCE À L’UKRAINE EN TERME D’ENGAGEMENTS CUMULÉS DEPUIS 2022:
👉71,5 MDS DE COÛT DES AIDES, A QUOI S’AJOUTENT👉4,1 MDS DE RISQUE CONTENTIEUX LIÉ À L’UTILISATION DES ACTIFS DE LA BANQUE CENTRALE DE RUSSIE AU PROFIT DE L’UKRAINE.
👉LE RISQUE TOTAL ATTEINT DONC 75,6MDS
❌75,6 MDS, C’EST UNE PART NOTABLE DE LA MARGE DE MANOEUVRE FINANCIÈRE DE L’ETAT FRANÇAIS QUI EST ENGLOUTIE EN UKRAINE DEPUIS 2022.
I/ Décomposition des € 71,5 MDS d’aides cumulées de la France à l’Ukraine engagées (👉commitments) par le Président Macron depuis 2022:
A/ Quote-part🇫🇷des aides de l’UE: 19,04 MDS
(Source: Kiel Institute)
Dont:
-Macrofinancial assistance EU: 18,44MDS
-BEI : 0,59 MD
(Part France: autour de 18%)
B/ Aides bilatérales: 16,95 MDS
Dont:
-Aide militaire (selon Kiel Institute) 8,28 MDS
-Aide aux réfugiés 5,52 MDS
-Aide humanitaire 0,8 MD
-Aide financière (Trésor) 0,8 MD
-Formation militaire 0,3 MD
-Aides de l’AFD :Agence developpement 0,45 MD
-Fonds de soutien aux infrastructures
ukrainiennes critiques:2024/2027 0,8 MD

C/ Engagement pris pour 2025 au sommet
de l’OTAN à Washington le 10/7/2024:
€ 40 MDS d’aide militaire à l’Ukraine
répartis en fonction du PIB des pays
membres.
D/“Facilité européenne pour la Paix” : 1 MD
Il s’agit d’un financement extrabudgétaire
2021/2027 fondé notamment sur des
contributions de la France (pour 20%) et
l’Allemagne.Cette facilité versera 11 mds
à l’Ukraine. Coût France de 2 MDS,ramené
à 1 MD pour éviter des doubles comptes
avec l’aide militaire bilatérale mentionnée en B/ E/ DON de 6 MIRAGE 2000-5 en 2025: 0,3 MD
G/BUDGET UE VON DER LEYEN 2028/34 : 18 MDS
Il prévoit 100 MDS de plus pour l’Ukraine pour
renflouer la Facilité pour l’Ukraine.
La France supporterait, en tant que deuxiéme
pays contributeur de l’UE, 18% soit 18 MDS
sur 100 MDS❗️
H/PROGRAMME EU SAFE nd
La France va emprunter à l’UE
16,2 MDS sur 150 MDS.
La part allant à l’Ukraine n’est
pas révèlée.
I/ EMPRUNT DE 90 MDS pour l’Ukraine
décidé par le Conseil européen le
19/12/2025 pour 2026/27.
Quote-part France: 18% =16,2 MDS. 16,2 MDS
TOTAL AIDES 🇫🇷À L’UKRAINE: 71,5 MDS
II/ A CES 71,5 MDS D’AIDES A L’UKRAINE
S’AJOUTENT 4,1 MDS AU TITRE DE
RISQUES CONTENTIEUX PRIS AVEC LA
BANQUE CENTRALE DE RUSSIE (BCR)

A/Transfert par l’UE à l’Ukraine le 24/6/2024
(2,4 MDS) et le 9/4/2025 (2,1 MDS) de 4,5 mds
de revenus pour l’année 2024 d’actifs gelés
appartenant à la BCR.
La BCR les réclamera: risque pour la France
égal à 18% de 4,5MDS, soit: O,8 MD
B/ RISQUE LIÉ AU PRÊT “ERA” DE 18,1 MDS DE
L’UE A L’UKRAINE FINANCÉ PAR LES REVENUS
DE LA BCR, DÉCIDÉ AU G7 DE JUILLET 2024:
Ce montage consiste pour l’UE à
emprunter sur les marchés pour
accorder un prêt de l’UE à l’Ukraine de
18,1 MDS, prêt que l’Ukraine n’aurait pas
à rembourser, car l’UE se servirait sur les
revenus des actifs gelés de la BCR.
Ce prêt à l’Ukraine a une durée de 45 ans
et serait remboursé par les revenus de
210 MDS d’actifs de la BCR.
Il est à redouter que la BCR ouvre un
contentieux pour la perte de ses revenus
sur la 45 durée du prêt.
Risque France: 3,3 MDS
👉GRAND TOTAL:
AIDES A L’UKRAINE 71,5 MDS+ RISQUE
CONTENTIEUX BCR 4,1 MDS = 75,6 MDS❗️

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Effets indésirables des vaccins anti-Covid: la construction d’un tabou politico-médiatique Laurent Mucchielli

Laurent Mucchielli décrit le déni systématique de la part des autorités politiques, médicales et médiatiques en France, au point de devenir un tabou. Il retrace une chronologie :

  • Une phase initiale d’incertitudes en 2021, avec l’« affaire AstraZeneca » (thromboses) que le gouvernement aurait minimisée pour promouvoir les vaccins à ARNm (Pfizer, Moderna).
  • À partir de l’été 2021, avec l’instauration du passe sanitaire et l’obligation vaccinale pour certains, tout débat critique disparaît au profit d’un discours unique exaltant la sûreté et l’efficacité des vaccins ARNm, tout en diabolisant les opposants comme « anti-vax ».

« Le vaccin est sûr. Les effets indésirables graves sont extrêmement rares. On nous dit, d’après
les premières remontées, mais qui sont consolidées jour après jour, de l’ordre d’environ 1
patient pour 100 000 vaccinés » Véran dec 2020

C’était un mensonge, sauf à penser que les conseillers directs du ministre (de formation médicale
comme le ministre lui-même) ne lisent pas les revues de sciences biomédicales et sont par
conséquent incompétents. En effet, dans l’essai clinique de Pfizer publié le 10 décembre 2020,« la fréquence de tout événement systémique sévère après la première dose était de 0,9% » et que « des
événements systémiques sévères ont été rapportés chez moins de 2 % des sujets vaccinés après
l’une ou l’autre dose » (Polack et al., 2020, 210). En passant de 2 pour 100 à 1 pour 100 000,
le ministre a donc divisé la réalité connue à l’époque par deux mille…

Durant la seconde moitié de l’année 2021, à l’issue d’une active propagande imposant la
vaccination anti-Covid en la présentant comme « une prouesse scientifique » en même temps
qu’un acte fondamentalement « altruiste », et diabolisant en retour les « anti-vax », la
question des effets indésirables est donc devenue un tabou. La journaliste Christine Kelly
(Europe 1, CNews) le reconnaîtra sans détour dans une interview du 22 septembre 2024. En
réponse à la question « Vous pouvez aborder tous les sujets que vous voulez ? », elle
répondit : « Presque, les vaccins non. Ce n’est pas une question de CNews, c’est un sujet délicat,
particulièrement sensible. Je vous dis la vérité, ce sujet-là il est très très difficile de l’aborder »

Concernant les vaccins anti-Covid, il faut y insister une dernière fois tant la chose est
importante : les grands « experts » choisis par le politique, dont la parole a été omniprésente
dans le débat public durant la crise du Covid, n’y ont pas diffusé un compte rendu honnête et
impartial des connaissances scientifiques. Evoquons celui de l’infectiologue Karine Lacombe, figure féminine dominante dans les médias tout au long de la
crise du Covid (et qui sera faite Chevalier de la Légion d’honneur en décembre 2020).

Du point de vue scientifique, nous savons au moins depuis octobre 2020 que les
vaccins anti-Covid à ARNm et à adénovirus n’ont pas été conçus pour empêcher la
transmission et que les essais cliniques n’ont pas été conçus pour le tester (Doschi, 2020). En
France, la HAS l’avait également dit dans ses premiers avis de février 2021. Et la représentante
de Pfizer (Janine Small, « présidente des marchés internationaux développés ») le reconnaîtra
du reste sans difficulté l’année suivante lors d’un débat organisé au Parlement européen
Cela n’empêchait pourtant pas Karine Lacombe de déclarer le contraire le 6 mai 2021 sur BFM
TV, pour justifier l’extension de la vaccination à toute la population : « On sait maintenant que
les vaccins préviennent la transmission du virus. (…) donc ça va vraiment permettre de couper
la chaîne de transmission du virus. Donc dans ce cadre-là, il faut qu’on change de paradigme.
C’est-à-dire qu’on ne va pas simplement protéger les plus faibles, mais on va protéger même
ceux qui sont les plus vecteurs de la transmission, et en particulier les adolescents ».

« On attendait les résultats des essais thérapeutiques qui ont été publiés et qui montrent une efficacité et une très bonne tolérance. Et donc bien sûr il falloir ouvrir dès 12 ans la vaccination. (…) si possible dès cet été ».
Dans ce rapport sur l’essai clinique de Pfizer sur les
adolescents
, outre donc le fait qu’il n’est pas question de mesurer la transmission, on constate
en effet que les EI légers survenant dans les 7 jours après la première dose sont présents chez
86,6% des vaccinés contre 24% des non-vaccinés, que les EI systémiques survenant dans les 7
jours après la deuxième dose sont présents chez 82,4% versus 40,7% chez les non-vaccinés,
que 4 EI graves nécessitant une hospitalisation (soit 0,2% des 2 200 participants) sont survenus
dans le groupe des vaccinés contre aucun (une appendicite difficilement attribuable au vaccin
et résolue très rapidement) dans le groupe placebo (FDA, 2021, p. 24-30). En toute rigueur,
ceci ne permet pas d’affirmer que ce vaccin présentait « une très bonne tolérance » et qu’il
devait donc être administré d’urgence à la totalité des adolescents.
Un mois plus tard, les premiers cas de myocardites suite à l’injection du vaccin de Pfizer seront
décrits dans la littérature médicale (Tano et al., 2021 ; Singh et al., 2021), prélude à une longue
série de publications scientifiques

  1. Le contrôle de l‘information, ou encore le confinement de la pensée, est devenu presque
    parfait . Résultat : le 3 octobre 2023, le récemment nommé ministre de la
    Santé, Aurélien Rousseau, était interviewé sur la radio publique nationale France Inter au sujet
    d’une « nouvelle vague de Covid ». Il y énonça d’abord la prémisse fondamentale de
    l’idéologie vaccinale que traduit l’emploi du singulier : « La vaccination c’est la prévention et
    c’est le progrès tout de suite ». Puis il ajouta à propos des vaccins anti-Covid (dont une nouvelle
    campagne de distribution commençait à l’approche de l’hiver), et sans que cela n’émeuve le
    moins du monde les journalistes l’interviewant : « on a un vaccin, dont maintenant on a 3 ans
    de recul, on sait qu’on n’a pas d’effets secondaires, et donc il faut y aller ». La messe était dite
    (au propre comme au figuré), le sujet n’existerait tout simplement pas.
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Le journal Le Monde et les escrologistes veulent vous faire détester les agriculteurs ,une approche destinée à faire peur, une modélisation ,pas de relevés réels

@PHautefeuille
🧨 Quand le journalisme devient vendeur de peur

Un journal national,
@lemondefr
publie une « étude » affirmant que certaines écoles seraient parmi les plus exposées aux pesticides.
Cartes aux couleurs vives , classements, élus inquiets, enfants en arrière-plan. Effet garanti.

Mais regardons le code source de cette peur.

👉 L’indicateur utilisé (IFT) compte des passages, pas des dangers.
👉 Il ne distingue pas produits de synthèse et produits autorisés en agriculture biologique.
👉 Il ne mesure aucune exposition réelle (ni air, ni eau, ni sols, ni biomarqueurs).
👉 Il n’évalue aucun risque sanitaire.

Résultat absurde mais prévisible :
🔹 Une zone agricole bio avec plusieurs passages au cuivre ou au soufre peut être classée “plus exposée”
🔹 qu’une zone conventionnelle utilisant moins de passages.

La carte repose sur l’Indice de Fréquence de Traitement (IFT), qui mesure le nombre de doses de référence (pleine dose homologuée) appliquées par hectare et par campagne. Cet IFT est calculé de la même façon pour les parcelles conventionnelles et biologiques, en incluant les traitements autorisés en bio comme le cuivre (sulfate de cuivre, bouillie bordelaise) et le soufre.

Scientifiquement, ça s’appelle un biais majeur. Médiatiquement, ça s’appelle un bon titre.

Le plus grave n’est pas l’indicateur.
C’est le glissement volontaire entre :
📊 pression agricole estimée
➡️ 😱 danger pour les enfants.

Aucune causalité démontrée.
Aucune mesure sanitaire.
Mais beaucoup d’émotion.

👉 Ce n’est pas de l’information sanitaire.
👉 Ce n’est pas de la science.
👉 C’est de la mise en scène anxiogène, habillée de cartographie et de jargon.

Les vendeurs de peur ne mentent pas toujours. Ils choisissent simplement les indicateurs qui font peur,
et taisent ceux qui obligeraient à réfléchir.

🔍 La science éclaire.
🧠 L’agronomie nuance.
📢 Le sensationnalisme simplifie.

À chacun de choisir son camp.

https://lemonde.fr/les-decodeurs/article/2025/12/18/votre-ecole-est-elle-soumise-a-une-forte-pression-pesticide-explorez-notre-carte_6658475_4355771.html

https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/rennes/ecoles-et-pesticides-le-maire-de-cette-petite-commune-inquiet-que-son-ecole-soit-classee-comme-la-plus-exposee-en-bretagne-3268775.html

Ce n’est pas un indicateur de risque sanitaire direct ni une mesure d’exposition réelle (dérive, air, eau, etc.). C’est une estimation de la « pression d’usage » agricole à proximité. Citation de Karine Princé (Muséum national d’histoire naturelle) : « Cela ne signifie pas que chaque enfant est en danger », mais cela justifie de prioriser la réduction des pesticides autour des écoles.

Oui, exactement : les données sont modélisées et estimées, pas issues de relevés réels et individuels des traitements sur chaque parcelle autour de chaque école.Pour être précis (d’après la méthodologie détaillée dans l’article du Monde et les explications de Solagro sur la base Adonis) :

  • Il n’existe pas de données publiques exhaustives sur les traitements réels parcelle par parcelle. Les agriculteurs tiennent bien des cahiers d’épandage (obligatoires), mais ces informations précises (molécules, doses exactes appliquées) ne sont pas centralisées ni accessibles au public.
  • À la place, on utilise des IFT moyens de référence :
    • Calculés à partir d’enquêtes statistiques nationales ou régionales (enquêtes « Pratiques culturales » du Ministère de l’Agriculture, réseau DEPHY, etc.), auprès d’échantillons d’agriculteurs.
    • Ces IFT moyens sont attribués à chaque type de culture (ex. : vigne, blé, maïs) et ajustés selon la région et le statut bio/conventionnel (quand déclaré via les aides PAC).
  • Pour la carte : on prend les parcelles réelles (via le Registre Parcellaire Graphique, qui donne la culture et parfois le bio), et on leur applique ces IFT moyens estimés. Puis on fait la moyenne dans le rayon de 1 km autour de l’école.

C’est donc une modélisation

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l’État a cramé un milliard d’euros en 2024 rien que pour sa communication

Le Premier ministre vient enfin d’avouer l’ampleur du gaspillage : l’État a cramé un milliard d’euros en 2024 rien que pour sa communication. Autant d’argent parti en fumée pendant que les Français se serrent la ceinture !

Face au tollé que cette révélation risque de provoquer, Matignon a vite annoncé une réduction drastique, promettant de ramener la facture à 300 millions d’euros d’ici 2026.

Une baisse spectaculaire qui pose question : pourquoi avoir attendu si longtemps pour s’attaquer à ce puits sans fond ?

La solution miracle ? Une « recentralisation du pilotage ». Traduisez : encore plus de contrôle et de bureaucratie.

On nous promet des économies, mais personne n’est dupe. Cette annonce intervient, comme par hasard, alors que le mécontentement gronde face aux impôts qui explosent.

À l’heure où chaque euro compte pour les ménages français, nos dirigeants se sont offert une orgie de communication à nos frais — probablement pour nous expliquer à quel point leurs politiques sont formidables, quand la réalité de notre quotidien raconte une toute autre histoire.

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François Fillon appelle à la démission d’Emmanuel Macron. »C’est 1 milliard de dettes supplémentaires par jour ouvrable»

Fillon a été détruit par un coup d’Etat médiatique comme le système entend le faire pour Le Pen ou Bardella

Une sortie rare et à charge contre le chef de l’Etat. Ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle de 2017 face à Emmanuel Macron, François Fillon a pointé du doigt le bilan du président. Dans un entretien accordé au Figaro ce mercredi, celui-ci est revenu sur la situation économique de la France, accusant le locataire de l’Élysée d’avoir «fait campagne contre les solutions nécessaires» qu’il proposait en 2017 pour «rétablir les comptes publics». 

«Je n’aurais pu imaginer que huit ans après le pays soit dans une telle situation : Emmanuel Macron, , a-t-il dénoncé. 

Face à ce constat et au regard d’une situation de blocage, faute d’une majorité pour faire adopter des projets, François Fillon a appelé Emmanuel Macron «à ne pas faire perdre dix-huit mois au pays». «A sa place, je tirerais les conséquences de l’état du pays et donnerais ma démission», a-t-il déclaré.

L’ancien Premier ministre, qui avait obtenu 20% des suffrages en 2017, n’est pas le seul au sein de sa famille politique à appeler au départ du chef de l’Etat. En effet, cette démission est souhaitée notamment par la maire de Cannes David Lisnard, mais aussi le maire de Meaux Jean-François Copé et le président de la région Normandie Hervé Morin.

Une différence entre RN et LFI 

Lors de son entretien, François Fillon a placé le Rassemblement national dans l’arc républicain. Un changement d’opinion pour celui qui avait appelé à voter Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle de 2017. Il a en effet fait la différence entre le RN et LFI, «dont nombre de ses membres poursuivent un projet révolutionnaire assumé». 

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Promulgation du PPE3 pour Noel , un cadeau escrologiste de 300mds pour les marchands de vent

– Macron, sous la pression des écologistes et sous la pression de son propre génie stupide, a fait arrêter le projet de réacteur ASTRID en 2019, programme qui permettait de recycler les déchets nucléaires comme nouveau combustible. Ce programme avait le potentiel de donner 1000 à 2000 ans d’autonomie énergétique à la France. Le coût du projet était d’environ 5 Mds€ Soit 14 mois de financement de France TV

Fabien Bouglé
@FabienBougle
·
1h
⚠️L’HEURE EST GRAVE ! ⚠️

@SebLecornu
souhaite promulguer la #PPE3 à Noël comme cadeau pour les filières #éoliennes et solaires

NOUS DÉNONÇONS CETTE TRAHISON DES FRANÇAIS

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Marty a aussi des milliard d’années de recul sur les bovins. Il progresse également sur le covid et admet enfin qu’un virus peut muter, l’expliquera t il aux télétoubibs?

@Prof_Chabriere
Marty a aussi des milliard d’années de recul sur les bovins.

Marty, t’es tout tendu !
Prends des fleurs de Bach 😂

A noter, il reconnait enfin que le vaccin n’était pas efficace à cause des mutations que Didier Raoult avait signalées dès le début et que ses amis propagandistes ont nié.

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Les Etats Unis reconnaissent la maladie de Lyme chronique, pas la France en plein déni médical

Christian Perronne:

Regardons ce qui se passe aux Etats-Unis : il y a un groupe de travail qui a été mis en place par le gouvernement américain au ministère de la Santé qui dit clairement que les tests ne sont pas fiables. […] A l’inverse, La Société américaine des maladies infectieuses (société privée attaquée pour conflits d’intérêts) a dit  » nos tests sont parfaits « . Mais tout cela repose sur du vide et non pas sur des publications scientifiques validées, et toutes les publications qui ne vont pas dans leur sens, ils ne les citent pas.

Ce déni de la maladie dure depuis trente ans. Les autorités américaines sont en train de changer parce que la maladie explose aux Etats-Unis. Il y a quelques années, c’était juste dans le Nord-Est des Etats-Unis, aujourd’hui les 50 Etats sont touchés et ils reconnaissent avoir des millions de cas. En Europe, ça explose. Rien que dans le sud de la Pologne, ces dernières années, il y a eu des publications qui montrent que la fréquence de la maladie a été multipliée par 35. C’est colossal pour une maladie infectieuse. On voit que ça explose partout.

En raison de l’omerta politique autour de la maladie de Lyme, aucun laboratoire de biologie humaine ne veut travailler sur les Borrelia, il faut donc se tourner vers les laboratoires vétérinaires […] Mais je crois qu’il faut que les autorités de santé acceptent de travailler la main dans la main avec les laboratoires vétérinaires qui ont la compétence scientifique. D’autant plus que l’OMS, depuis des années, fait la promotion de la politique dite « d’une seule santé », c’est-à-dire que les animaux et les humains partagent le même environnement. Les tiques peuvent piquer aussi bien un chevreuil, un sanglier, un humain ou un raton laveur. Il ne faut pas exclure le monde vétérinaire qui a son expérience et malheureusement, c’est ce qui a été fait aujourd’hui de façon officielle.

« L’une des raisons pour lesquelles nous souhaitions organiser cette réunion, comme je le précise, est d’annoncer au monde entier que la manipulation des patients atteints de la maladie de Lyme est terminée. »

RFK Jr. a rassemblé des patients, cliniciens et chercheurs pour discuter des besoins en diagnostics et traitements de la borréliose de Lyme (maladie transmise par les tiques). Il a déclaré que l’une des raisons principales de cette réunion était d’annoncer publiquement la fin du « gaslighting » (manipulation psychologique ou déni de la réalité des souffrances) des patients atteints de Lyme, en particulier ceux souffrant de formes chroniques ou persistantes.

  • Beaucoup de patients rapportent des symptômes persistants (fatigue, douleurs, troubles cognitifs) après traitement standard, souvent qualifiés de « syndrome post-traitement de la maladie de Lyme » (PTLDS).
  • Ces patients ont fréquemment été accusés d’exagérer ou d’avoir des problèmes psychosomatiques, ce que RFK Jr. qualifie de « manipulation » ou « gaslighting ».
  • Avec cette réunion, le gouvernement fédéral américain reconnaît officiellement ces souffrances et s’engage à améliorer diagnostics, recherches et accès aux soins.

En France, la situation autour de la maladie de Lyme (borréliose de Lyme) est marquée par une controverse persistante sur l’existence d’une forme chronique, souvent qualifiée de « négation » ou de « déni » par les associations de patients, qui dénoncent une minimisation de leurs souffrances (similaire au « gaslighting » mentionné par RFK Jr. aux États-Unis).Position officielle actuelle (fin 2025)La Haute Autorité de Santé (HAS) a actualisé ses recommandations en février 2025 :

  • Elle reconnaît des symptômes persistants post-traitement (fatigue, douleurs, troubles cognitifs), classés comme « pathologie reconnue » pour éviter l’errance médicale.
  • Influencée par les débats sur le Covid long, elle insiste sur une prise en charge adaptée.
  • Cependant, elle refuse explicitement le terme de « forme chronique » active (due à une persistance de la bactérie Borrelia), préférant parler de « syndrome post-borréliose de Lyme » ou symptômes « post-infectieux » (possible dérèglement immunitaire).

Cette nuance est cruciale : les autorités et sociétés savantes (comme la SPILF – Société de pathologie infectieuse de langue française) estiment que prolonger les antibiotiques au-delà de quelques semaines n’est pas justifié

Associations de patients (FFMVT – Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques, France Lyme, etc.) : Elles rejettent ces recommandations, les jugeant insuffisantes. Elles militent pour une reconnaissance pleine d’une forme chronique (infection persistante), accusant un « déni médical » historique qui laisse des milliers de patients sans diagnostic ni traitement adapté. Elles pointent les tests sérologiques peu sensibles et les co-infections possibles.

La controverse, intense dans les années 2010-2020, a ressurgi en 2025 avec les nouvelles recommandations de la HAS, mais reste moins médiatisée qu’aux États-Unis.Différences avec les États-UnisL’annonce de RFK Jr. en décembre 2025 (fin du « gaslighting » des patients) marque un tournant américain vers plus de reconnaissance des formes persistantes et d’investissements en recherche/diagnostics. En France, aucune réaction officielle notable n’a été rapportée à cette annonce US ; le débat reste interne et scientifique, sans évolution majeure vers une reconnaissance d’une infection chronique persistante.Si vous cherchez des sources spécifiques (sites HAS, associations, articles récents) ou plus de détails sur un aspect (traitements, prévention), dites-le-moi !

Professeur Christian Perronne, infectiologue .

– J’exerce la médecine tous les jours et je vois des milliers de malades en grande souffrance, nombre d’entre eux ayant été rejetés par le corps médical, alors que nous pouvons guérir 80 % des personnes atteintes de la maladie de Lyme. Quelque chose ne tourne pas rond ! On prétend que les traitements ont seulement un effet placebo : pas du tout ! Des gens qui, du fait de la maladie, avaient tout perdu, famille, travail, et se déplaçaient parfois en fauteuil roulant ont été guéris. Alors ils abandonnent les associations de malades, bien sûr, car ils pensent surtout à revivre. Il y a deux ans d’attente à ma consultation, je reçois des personnes désespérées, et je remercie les centaines de médecins généralistes qui continuent à prendre en charge ces patients, malgré les persécutions qu’ils encourent de la part des caisses d’assurance maladie. Il y a peut-être quelques charlatans, mais les praticiens sont honnêtes en grande majorité et ils aident les malades quotidiennement.

Les recommandations de la HAS sont très utiles. Soit dit en passant, je ne comprends pas que des professionnels qui ont participé à l’écriture du texte s’en soient désolidarisés ensuite…

Les recommandations prévoyaient clairement que les centres de référence comprendraient des comités de pilotage, où seraient représentés les malades, via leurs associations, et les médecins qui soignent cette pathologie. Or, lorsque j’ai fait la demande pour constituer un centre de référence, j’ai constaté que les médecins et les associations ne figuraient plus dans la rédaction : c’est une entrave à la démocratie sanitaire. L’Agence nationale de recherche sur le sida comprenait dès le début, dans son conseil scientifique, ces catégories. Dans le cas de Lyme, les malades n’existent plus ! Ils sont pourtant en grande souffrance.

Dans les hôpitaux, seules 10 % à 20 % des personnes venues consulter pour des symptômes correspondant à la maladie sont diagnostiqués comme souffrant du syndrome persistant polymorphe après une possible piqûre de tique (SPPT) ; les autres reçoivent un diagnostic bizarre, ou sont envoyées en psychiatrie, ou se voient prescrire trois semaines d’antibiotiques. Ma boîte mail regorge de courriels de détresse ! Je connais même des cas de suicide.

On m’oppose qu’il n’existe pas de données scientifiques en faveur du traitement. Tout de même ! Nous avions publié une étude menée sur dix ans, avec Jérôme Salomon, à présent directeur général de la santé, et Juliette Clarissou. Il y a eu plusieurs études. On invoque contre elles l’absence de groupe témoin, de tirage au sort avec administration de placebo, pour disqualifier mes résultats. Je veux bien faire des études, si l’on me donne des crédits !

Du reste, sur la fièvre Q chronique ou la maladie de Whipple, jamais la moindre étude n’a été publiée, cela n’empêche pas la société de pathologie infectieuse d’accepter l’administration d’antibiotiques pendant un an et demi, voire des traitements à vie. Pourquoi la maladie de Lyme est-elle regardée différemment ? Pas d’étude randomisée, me reproche-t-on, pour prouver que le traitement prolongé est utile. Si ! Deux études randomisées ont été publiées, qui en montrent le bénéfice ; mais elles sont validées sur des critères précis. Elles sont publiées dans des revues internationales, je vous en donnerai les références. Certes, les traitements n’ont pas été très prolongés et les malades ont rechuté.

Vous m’opposerez deux études publiées dans le prestigieux New England Journal of medicine, affirmant que les traitements prolongés n’ont pas d’efficacité : mais ces études sont entachées de graves biais méthodologiques. Il est vrai que la revue appartient à l’université de Boston, qui héberge aussi la société américaine des maladies infectieuses, celle qui a la main sur les recommandations sur Lyme. Ce qui est choquant, c’est que l’observation est située à une très mauvaise date, trois mois après le début du traitement, et qu’elle ne tient pas compte de tous les signes cliniques, articulaires, cardiaques, neurologiques. Il s’agit d’un simple score de qualité de vie, une simple question posée aux patients sur leur état… Or à trois mois, 20 % des patients sont ravis, 20 % estiment qu’ils vivent une catastrophe (le traitement commence par aggraver les symptômes) et les autres sont indécis, mais ils seront guéris après encore un mois ou deux de traitement. À ce jour il n’existe aucune étude randomisée de qualité, à quatre mois. Et je n’ai jamais obtenu les crédits de recherche que je demandais.

Or, s’il est démontré que tel médicament fonctionne sur la Borrelia en laboratoire sur des petites séries, nous avons maintenant besoin d’avancer. C’est pourquoi la HAS souhaite la constitution de centres de référence afin de créer des bases de données et de pouvoir évaluer des pratiques jugées peu orthodoxes. La fédération est d’accord, nous sommes ravis que les autorités évaluent nos résultats au quotidien. Nous demandons aussi des études scientifiques. On prétend parfois que la guérison intervient en trois semaines, mais les signes persistent parfois – j’ai six références en ce sens, ainsi que sept références de persistance de la Borrelia au plan microbiologique sur le singe, et quatorze références chez l’homme dans la phase tardive de traitement. Il y a des preuves scientifiques sur les rechutes.

Le syndrome de persistance polymorphe après possible piqûre de tiques, le SPPT, a été redéfini par la HAS ; il avait été défini pour la première fois en 2014 par le rapport du Haut Conseil de la santé publique. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’un membre éminent du groupe qui avait porté le SPPT sur les fonds baptismaux se répande à présent en propos contre lui, parlant d’un concept bizarre, franco-français, promu par des médecins qui font des choses peu sensées… Les médias propagent ces idées, alors que les Américains ont pareillement établi un post treatment Lyme disease syndrom (PTLDS), avec des publications scientifiques et une description clinique des anomalies. La persistance de la bactérie malgré les traitements est considérée comme une des causes possibles, parmi d’autres, de ces évolutions dans le temps.

Le rapport de la HAS (qui n’est pas unanimement reconnu) a marqué des avancées : les tests sérologiques ne sont pas fiables systématiquement, le SPPT exige un diagnostic clinique par réponse à un traitement antibiotique ; et traiter plus longtemps les patients est autorisé à présent, en se mettant en relation avec un centre de référence, pour que ces pratiques non reconnues aujourd’hui soient validées.

https://www.senat.fr/rap/r18-453/r18-4533.html

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