Comment blanchir les nuages ? En les aspergeant de particules microscopiques obtenues à partir de l’eau de mer. Certains scientifiques préconisent de charger de cette tâche une flotte de bateaux dédiée, qui parcourrait les océans en permanence et enverrait les particules vers le ciel.
La géoingénierie solaire, une méthode visant à réduire les températures en modifiant le rayonnement solaire, a récemment attiré l’attention des chercheurs.
Les particules de sel restent alors dans l’atmosphère, condensent l’humidité et forment des gouttelettes très réfléchissantes. Ces nuages artificiels permettent de dissiper plus d’énergie solaire et de réduire la température
Une étude publiée dans Nature Climate Change met en évidence les conséquences potentiellement négatives de cette approche, notamment l’éclaircissement des nuages.
Cette technique consiste à diffuser de l’eau salée dans l’atmosphère pour provoquer une baisse locale des températures. Bien que cela puisse sembler bénéfique à première vue, les effets à long terme pourraient être bien plus complexes et imprévisibles.
Des simulations inquiétantes pour l’Europe
Les chercheurs de l’université de Californie à San Diego et du Centre national de recherche atmosphérique à Boulder ont utilisé des modèles climatiques pour simuler les impacts de deux opérations d’éclaircissement des nuages. Les résultats montrent des effets adverses importants pour l’Europe.
Par exemple, une opération menée près de la Californie pourrait paradoxalement intensifier les vagues de chaleur en Europe, notamment en raison du réchauffement global et du ralentissement de la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (AMOC).
Une régulation nécessaire et urgente
Jessica Wan, co-auteure de l’étude, souligne l’urgence de développer des structures de gouvernance pour la géoingénierie solaire. Selon elle, sans régulation claire, ces initiatives pourraient mener à des interventions non coordonnées avec des conséquences globales potentiellement dommageables.

Décidément, toutes les idées « écolos » sont une catastrophe. Ainsi les fermes solaires dans les déserts réchauffent le climat et causent d’autres catastrophes ! Une étude démontre par des simulations de chercheurs montrent que les panneaux solaires nettement plus sombres que le sable du désert absorbent plus d’énergie solaire, réduisant ainsi l’énergie réfléchie dans l’espace.
Cela conduit à un réchauffement de l’environnement, qui pourrait avoir un impact non seulement local, mais aussi mondial. Si environ 20 % du simple Sahara était recouvert de panneaux solaires, la température locale dans le désert pourrait augmenter de 1,5°C. Avec une couverture de 50 %, l’augmentation de la température atteindrait jusqu’à 2,5°C. Ce réchauffement pourrait affecter la circulation atmosphérique et entraîner une augmentation des précipitations de mousson au Sahara, ce qui verdirait le désert. À première vue, cela peut paraître positif, mais ce changement pourrait avoir des conséquences considérables sur le climat mondial…
Un aspect particulièrement préoccupant est la possible perturbation des régimes de précipitations sous les tropiques. La forêt amazonienne, qui dépend des nutriments provenant de la poussière saharienne, pourrait souffrir considérablement des conditions changeantes. Sans cette poussière, les sécheresses augmenteraient, ce qui pourrait menacer la biodiversité et la survie de la forêt tropicale. L’Atlantique bénéficie également des nutriments du Sahara. La poussière riche en nutriments contribue à la formation de phytoplancton, qui produit une grande partie de l’oxygène sur Terre. Une réduction de ce transport de poussières pourrait entraîner une baisse des niveaux d’oxygène dans les océans, ce qui menacerait la biodiversité marine.














