La tectonique des plaques: un autre déterminant naturel de variations du climat sur Terre Les études critiques se multiplient mais la presse soutient toujours l’escrologie

Etude publiée dans Nature : les mouvements tectoniques ont un impact bien plus important sur le changement climatique que nous ne le pensions, les auteurs publient ce graphique.Celui-ci illustre parfaitement certaines réalités de long terme (530 derniers millions d’années) que l’on a tendance à trop perdre de vue :

  • Nous vivons actuellement une période fraîche (interglaciaire) au sein d’une ère froide
  • Le taux de CO² actuel est particulièrement bas malgré nos émissions
  • Le CO² n’est pas le pilote principal de la température : des périodes avec peu de CO² (< 1000 ppm) ont connu des températures sensiblement plus élevées que les notre et à l’inverse des périodes avec des taux très importants n’ont pas été les plus chaudes
  • Les hausses de températures précèdent celles du CO² et non l’inverse

https://nature.com/articles/s43247-025-03097-0

L’article , publié dans Communications Earth & Environment (une revue de Nature) le 19 janvier 2026, s’intitule « Carbon emissions along divergent plate boundaries modulate icehouse-greenhouse climates » (auteurs : Ben R. Mather et al.).

Il met l’accent sur le rôle dominant des émissions de carbone aux frontières divergentes (ridges médio-océaniques et rifts continentaux) dans la régulation du CO₂ atmosphérique et des grands changements climatiques (passages icehouse/greenhouse) sur le Phanérozoïque (derniers ~540 millions d’années). Les auteurs montrent que ces émissions tectoniques surpassent souvent celles des arcs volcaniques (surtout avant ~100 Ma), et que l’équilibre entre émissions (outflux) et séquestration (dans les plaques océaniques, carbonates, altération crustale) pilote les fluctuations climatiques à très long terme.Le graphique clé (probablement Fig. 4) compare sur ~540 Ma :La température de surface reconstruite (courbe noire),
Le CO₂ atmosphérique (proxies et estimations),
Le ratio outflux/influx de carbone (lié aux processus tectoniques),
Et d’autres indicateurs comme le ⁸⁷Sr/⁸⁶Sr.

Il illustre bien les alternances icehouse/greenhouse, avec un bon suivi entre le ratio tectonique et la température (corrélation ~0.6, lag négligeable).Quelques points alignés avec ton commentaire, confirmés ou nuancés par l’article et le consensus géologique récent :Période fraîche actuelle : Oui, nous sommes dans un état icehouse (ère froide) depuis le Cénozoïque, avec glaciation polaire et interglaciaire actuel. Le Phanérozoïque a connu des phases beaucoup plus chaudes (greenhouse) sans calottes permanentes.
CO₂ actuel particulièrement bas : Absolument. Les niveaux pré-industriels (280 ppm) et actuels (420+ ppm) sont très faibles comparés à la moyenne du Phanérozoïque. Des périodes greenhouse ont vu des CO₂ >1000–2000 ppm (voire >4000 ppm dans certaines reconstructions anciennes), et même pendant des phases relativement fraîches, les valeurs étaient souvent plus élevées qu’aujourd’hui. Les travaux récents (comme la grande courbe de température 2024 dans Science) confirment que la température moyenne globale a varié entre ~11–36 °C sur 485 Ma, avec des pics liés à du CO₂ élevé.
CO₂ n’est pas toujours le pilote principal unique : Sur ces échelles de temps géologiques, les variations tectoniques (longueur des ridges, taux d’ouverture, subduction des carbonates, etc.) contrôlent en grande partie le CO₂ à long terme, et donc la température. Le CO₂ reste le principal forçage radiatif, mais modulé par la tectonique (et l’altération silicatée, la biologie, etc.). L’article insiste sur le fait que les émissions divergentes ont été sous-estimées par rapport aux arcs.
Hausses de température précèdent le CO₂ ? : Attention, c’est un point souvent mal interprété. Dans les cycles glaciaires-interglaciaires du Quaternaire (derniers 2–3 Ma), les données montrent bien que le réchauffement orbital (Milankovitch) initie la hausse de température, qui libère ensuite du CO₂ océanique/amplificateur (lag de ~800 ans). Mais sur les échelles de dizaines à centaines de millions d’années (Phanérozoïque), les reconstructions ne montrent pas systématiquement que T précède CO₂. Au contraire :Beaucoup d’études trouvent une corrélation forte et positive CO₂ température (souvent CO₂ comme driver principal).
Cette étude spécifique trouve un lag négligeable entre le ratio tectonique (qui contrôle CO₂) et la température, sans évidence que la température mène le CO₂ sur le long terme.
Certaines périodes montrent des découplages à l’échelle million d’années (surtout en greenhouse), mais le consensus reste que CO₂ est un forçage majeur, pas juste une conséquence.

En résumé, l’article renforce l’idée que la tectonique a un impact plus important qu’on ne le pensait traditionnellement (en déplaçant l’accent des arcs vers les zones divergentes), et que notre époque est exceptionnellement froide et pauvre en CO₂ par rapport au passé profond.

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Trump fait savoir qu’il se contentera de protéger le Groenland(Otan et Danemark seraient Ok) Macron n’aura pas sa guerre mais il va dire qu’il a fait peur à l’ogre yankee

Trump
annonce un accord entre les et l’OTAN sur le Groenland et met fin à la menace d’appliquer des nouveaux droits de douane au 1er février.

Classique : l’ogre yankee fait peur, Macron dit qu’il l’a fait reculer, et pendant ce temps les bases US se renforcent en Arctique.

dans le monde de Trump, les alliés dociles se font racketter (tarifs, contributions OTAN), les vrais durs (Poutine) sont respectés. Macron reste dans la catégorie « vendeur de vin récalcitrant » qui finit par payer l’addition.

Comment voulez-vous être respecté de Trump quand vous n’avez pas été respecté de Tebboune, et comment voulez-vous être respecté de Tebboune quand vous avez cédé à Olivier Faure, la faiblesse se paie

En route pour Davos, Donald Trump a une fois de plus démontré que la diplomatie américaine n’est plus une question de principes, mais de profits. Interrogé sur son nouvel outil géopolitique, le « Conseil de la paix », le président américain a répondu calmement, en parlant de Vladimir Poutine : « Il a été invité. » Simple. Clair. Respectueux.

Presque cordial. Puis est arrivé Emmanuel Macron. Et là, le ton a changé. Trump a ricané : « Personne ne le veut parce qu’il ne restera pas longtemps au pouvoir. » Rideau. Le président français n’est plus un chef d’État, il est une date de péremption. Et Trump a poursuivi, sans la moindre gêne : « Je vais imposer des droits de douane de 200 % sur ses vins et champagnes, et il finira par se rallier à notre cause. » Voilà donc la version de la paix selon Trump : une invitation aux puissances que nous craignons, une extorsion commerciale pour les alliés que nous méprisons.

Poutine est traité comme un partenaire stratégique, Macron comme un vendeur de vin récalcitrant. L’un est respecté parce qu’il est dangereux, l’autre humilié parce qu’il est docile. Le message est clair, brutal et parfaitement cohérent. Il ne s’agit pas d’un lapsus, mais d’une doctrine. Trump l’a déjà expliqué à l’ONU en 2018 : « Les États-Unis ne céderont jamais leur souveraineté à une bureaucratie mondiale non élue et irresponsable. » Traduction : le multilatéralisme est pour les faibles. Les autres paient ou se taisent.

Pendant ce temps, Emmanuel Macron continue de réciter son catéchisme pro-européen. En 2019, il a déclaré une fois de plus : « L’OTAN est en état de mort cérébrale. » Ironie cruelle : Trump signe le certificat de décès, et Macron assiste aux funérailles… et paie le traiteur. Le contraste est saisissant. D’un côté, un président russe invité à « faire la paix » sans conditions. De l’autre, un président français sommé de se soumettre sous la menace de sanctions économiques. Le Conseil de paix n’est pas un forum diplomatique, c’est un club privé à l’américaine : les puissants y entrent gratuitement, les petits paient à l’entrée. Pendant que Macron parle encore de « souveraineté européenne » et de « partenaires américains », Trump a déjà tranché. Comme il l’a dit sans ambages : « Les guerres commerciales, c’est bien et facile à gagner. » La paix aussi, apparemment. À condition que ce soit rentable. Conclusion brutale : dans le monde de Trump, mieux vaut être un adversaire armé qu’un allié docile. Le premier est respecté. Le second est racketté.


@BPartisans

Sur Truth Social, il a posté qu’après une réunion « très productive » avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, ils ont établi le cadre d’un futur accord concernant le Groenland (et en réalité toute la région arctique).En conséquence :Il renonce à imposer les droits de douane (tarifs de 10 %, pouvant monter à 25 %) qui étaient prévus pour entrer en vigueur le 1er février sur plusieurs pays européens (Danemark, Finlande, France, Allemagne, Norvège, Suède, Pays-Bas, Royaume-Uni notamment).
Citation directe de son message : « Based upon this understanding, I will not be imposing the Tariffs that were scheduled to go into effect on February 1st. »

Il a décrit ça comme le « concept d’un deal » dans une interview CNBC juste après, en précisant que des discussions supplémentaires portent sur le Golden Dome (le bouclier antimissile qu’il veut installer là-bas), et que les négociations seront menées par JD Vance, Marco Rubio, Steve Witkoff, etc., sous sa direction directe.C’est un revirement spectaculaire après des semaines de menaces très dures (y compris l’idée d’annexion ou de prise de contrôle), qui avaient provoqué une crise diplomatique majeure avec le Danemark, le Groenland et les alliés européens. Trump a aussi répété à Davos qu’il n’utiliserait pas la force, mais qu’il veut des négociations immédiates pour que les États-Unis sécurisent la zone (contre la Russie et la Chine surtout).Le détail exact du « cadre » n’est pas encore public — on parle d’un accord à long terme (« forever », selon ses mots), probablement autour d’une présence militaire renforcée US/OTAN, sans forcément un transfert complet de souveraineté. Mais ça calme (pour l’instant) la menace tarifaire et les tensions transatlantiques.

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Les Allemands ne sont pas contents :le parlement européen saisit la Cour de Justice sur le Mercosur, alors ils menacent Bellamy de sanctions s’il vote la censure …

Une majorité d’eurodéputés viennent de voter à Strasbourg la saisine de la Cour de justice de l’UE pour contester le passage en force de la Commission européenne sur l’accord UE-Mercosur ! Si la démocratie n’est pas définitivement devenue un vain mot au sein des institutions européennes, Ursula von der Leyen n’a pas le choix : elle devrait maintenant entendre la voix des représentants des peuples et renoncer immédiatement à la scandaleuse application provisoire du Mercosur.

Mais il n’en sera rien Les États membres de l’UE ont autorisé une application provisoire (surtout la partie commerciale : baisse de droits de douane, quotas, etc.) dès que certains pays du Mercosur ratifient de leur côté. Cela pourrait commencer rapidement pour certains flux (par exemple avec l’Uruguay ou le Paraguay si eux ratifient vite), sans attendre le Parlement européen. Cependant, la Commission européenne n’a pas encore officiellement déclenché cette application provisoire (la décision « n’a pas encore été prise » selon les dernières infos disponibles).

« Conformément au droit de l’UE, la Commission européenne pourrait décider de lever les barrières commerciales avec l’Amérique du Sud en appliquant provisoirement les modalités du traité. Le Conseil de l’UE lui a accordé cette possibilité le 9 janvier dernier »

Le patron du PPE annonce sanctionner les élus de son groupe qui voteraient la motion de censure contre Mme Von der Leyen et le #Mercosur. Entre leur place et le courage du patriotisme, que choisiront

@fxbellamy et ses collègues LR ? Réponse jeudi !

Selon les nouvelles règles de Lenaers, consultées par Euractiv,  tout député qui soutient une motion de censure contre la Commission européenne, ou qui ne se présente tout simplement pas au vote sans raison valable, s’exposera à plusieurs sanctions pendant une période de six mois.

Cela comprend notamment le fait de prendre la parole au nom du PPE en séance plénière, d’être nommé chef de file du groupe sur un dossier législatif, ou même de diriger les travaux sur un document de position ou tout autre texte non contraignant au nom du groupe.

« Le groupe PPE considère qu’il est impératif que tous les membres soient présents et suivent la ligne du groupe lors des votes sur les motions de censure contre la Commission, et tout manquement à cette obligation entraînera des conséquences sur les privilèges dont ils bénéficient en tant que membres du groupe », peut-on lire dans le document approuvé par le PPE.

Lenaers a élaboré ces nouvelles règles après que plusieurs membres du groupe ont voté en octobre dernier en faveur d’une motion d’extrême droite visant à renverser la Commission européenne, largement dominée par des commissaires issus de sa propre famille politique de centre-droit.

Lenaers a été contacté pour obtenir ses commentaires.

Les principaux rebelles étaient des républicains français de centre-droit, menés par François-Xavier Bellamy, vice-président du groupe, et des membres d’un parti roumain représentant la minorité hongroise.

Laurent Castillo, l’un des quatre eurodéputés français qui ont voté pour la chute de la Commission l’an dernier, a rejoint les Patriotes mardi, un mouvement salué par
Bellamy qui a pris la parole lors de la réunion, selon deux sources, pour souligner l’importance du contexte national.

Bellamy a souligné que la délégation espagnole de députés européens avait voté contre l’approbation du Collège des commissaires en 2024, en raison de son opposition à la socialiste Teresa Ribera.

Le président du groupe, Manfred Weber, a répliqué que les motions de censure contre la Commission revêtaient une importance fondamentale. Lors du vote, le groupe a largement approuvé la motion : aucun vote n’a été exprimé contre et cinq députés se sont abstenus.

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Une planète sans pollution ,sans CO2 se réchaufferait…encore plus vite … Ce n’est pas un gag mais un fait confirmé

The sun sets near a coal-fired power plant on the Yangtze River in Nantong in eastern China’s Jiangsu province on Dec. 12, 2018. Chinese power companies bid for credits to emit carbon dioxide and other climate-changing gases as trading on the first national carbon exchange began Friday, July 16, 2021 in a step meant to help curb worsening pollution. (Chinatopix via AP)

une planète sans pollution anthropique (c’est-à-dire sans émissions humaines de CO₂ ni d’aérosols) se réchauffeit plus vite à court et moyen terme que ce qu’on observe actuellement, même si le CO₂ accumulé reste présent.C’est l’un des paradoxes les plus contre-intuitifs du changement climatique, souvent appelé le « clean air paradox » ou « paradoxe de l’air pur ». Voici pourquoi, de façon claire et basée sur les connaissances scientifiques actuelles (y compris les travaux récents de 2024-2026).Les aérosols : un « masquage » refroidissant massif

  • Les combustibles fossiles émettent à la fois du CO₂ et des aérosols (particules fines comme les sulfates, nitrates, carbone noir, etc.).
  • Les aérosols majoritaires (sulfates surtout) réfléchissent la lumière solaire vers l’espace et rendent les nuages plus brillants et réfléchissants → effet refroidissant net très fort.
  • Depuis l’ère industrielle, cet effet a masqué environ 0,4 à 1 °C de réchauffement potentiel causé par les gaz à effet de serre (GES). Sans aérosols, on serait déjà bien plus chaud aujourd’hui.

C’est exactement ce qu’on observe depuis ~2010-2015 :

  • La baisse des aérosols en Asie de l’Est (surtout Chine) explique une bonne partie de l’accélération récente du réchauffement (environ +0,05 °C/décennie supplémentaire).
  • Les nuages deviennent moins réfléchissants (moins de « graines » pour former des gouttelettes), laissant passer plus de soleil → amplification régionale (Pacifique, Atlantique Nord, etc.).
  • Même si on atteignait zéro émission nette de CO₂ demain, sans aérosols, la température continuerait à monter un peu plus vite pendant 10-30 ans

L’étude, intitulée The hidden warming challenge in climate action, a été publiée le 13 janvier 2026 dans la revue Science Bulletin (DOI : 10.1016/j.scib.2025.09.024).

eurekalert.org

Elle est menée par une équipe de chercheurs chinois affiliés à des institutions comme l’Académie des sciences de Chine, et s’appuie sur des projections climatiques réalistes alignées sur la trajectoire de neutralité carbone de la Chine et l’objectif de 2 °C de l’Accord de Paris.

Accélération du réchauffement non freinée : Même avec une implémentation totale des NDC, le rythme actuel d’accélération du réchauffement (observé ces dernières décennies) ne ralentirait pas significativement d’ici 2040-2050. La raison principale ? La réduction des aérosols, qui agissent comme un « parapluie » en réfléchissant la lumière solaire et en refroidissant la planète. Leur diminution révèle le réchauffement accumulé par les GES, amplifiant l’effet net.

Impacts régionaux : L’effet est particulièrement marqué en hiver dans l’Arctique et l’Eurasie, où le réchauffement pourrait s’intensifier de manière prononcée en raison de la perte de cet effet refroidissant

Ce phénomène n’est pas nouveau et est corroboré par de nombreuses études. Les aérosols anthropiques (issus de la pollution industrielle, des transports, etc.) masquent environ 0,5 à 1 °C de réchauffement potentiel depuis l’ère industrielle.

carbonbrief.org Leur réduction, bien que bénéfique pour la santé, « démasque » ce réchauffement latent. Par exemple :

  • Une étude de 2025 dans Communications Earth & Environment montre que les réductions d’aérosols en Asie de l’Est (surtout en Chine) ont contribué à environ 0,05 °C par décennie au réchauffement global depuis 2010, expliquant une grande partie de l’accélération récente. eurekalert.org
  • Dans Nature Communications (2023), des chercheurs estiment que vers la neutralité carbone, les effets des aérosols pourraient surpasser ceux des GES dans l’accélération du réchauffement à court terme, augmentant la fréquence des extrêmes météorologiques. nature.com
  • Une analyse de 2024 dans PNAS lie directement la cleanup de la pollution en Chine aux vagues de chaleur extrêmes dans le Pacifique, via une chaîne d’effets atmosphériques.
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Les élites européennes: un narratif d’agression imminente russe comme justification existentielle pour masquer la décomposition de l’alliance et l’agressivité américaine

La « dimension bizarre » : l’Occident, en pleine crise interne (déclin démographique, régression intellectuelle, vassalisation heureuse face à un allié imprévisible), se retrouve à envoyer des contingents symboliques (quelques « troufions » français, allemands, danois, etc.) au Groenland. Officiellement pour contrer une menace russe ou chinoise dans l’Arctique, mais en réalité pour dissuader ou signaler à Trump qu’il ne peut pas annexer ou forcer l’achat du territoire sans conséquences politiques majeures.
La « peur des Russes » comme phénomène pathologique : Todd y voit un élément clé de la « folie occidentale ».

Malgré l’évidence que la Russie est embourbée en Ukraine (incapable d’occuper pleinement le Donbass après trois ans), que son économie résiste aux sanctions et que ses capacités d’expansion massive vers l’Europe sont limitées, les élites européennes maintiennent un narratif d’agression imminente russe comme justification existentielle. Cela sert à masquer le vrai danger perçu : la décomposition de l’alliance transatlantique et l’agressivité américaine (menaces douanières sur l’Europe, revendications sur le Groenland, chantage sur l’Ukraine).


Défendre le Groenland contre l’allié américain : C’est le cœur de l’absurde. L’OTAN est censée protéger contre les menaces extérieures (Russie, Chine), mais ici les Européens déploient des forces face à un risque interne : un Trump qui traite ses alliés comme des vassaux à rançonner. Le Danemark (et le Groenland) est déjà sous influence américaine massive (bases, surveillance NSA à Copenhague), pourtant on envoie des soldats européens pour « réaffirmer la souveraineté » face à Washington. Todd y voit un symptôme de perte totale de repères : l’Occident se fracture hiérarchiquement, comme l’URSS en 1989-1991, avec une élite qui croit encore à ses propres mythes (menace russe existentielle) tandis que la réalité (déclin US, vassalisation européenne, renoncement productif) éclate au grand jour.

Emmanuel Todd : « La guerre en Ukraine est perçue en Occident comme une invasion russe, et j’admets que c’est bien l’armée russe qui est entrée en Ukraine. Mais la réalité historique est que la véritable cause du conflit est l’expansion de l’OTAN en Russie, via l’Ukraine, et la guerre menée par les Ukrainiens eux-mêmes, poussés par l’Occident, contre les Russes dans le Donbass. Il est absolument vrai que, pour les Russes, cette guerre est défensive.

Pour moi, il est évident que les Américains et les Européens sont les agresseurs, puisqu’ils se sont approchés à moins de mille kilomètres de Moscou. C’est la situation objective. Ce qui est fascinant, c’est que ces agresseurs se croient attaqués et contraints de se défendre. Il y a une part de folie dans notre situation en Europe. »

‘Emmanuel Todd sur le plateau de Figaro TV (émission « Points de Vue », enregistrée au Grand Palais pour le bicentenaire du Figaro, diffusée autour du 16 janvier 2026).Todd y développe son analyse géopolitique actuelle en prenant l’affaire du Groenland comme symptôme majeur du déclin et de la décomposition interne de l’Occident. Selon lui :

Emmanuel Todd: le Danemark est déjà complètement soumis, le centre de la NSA à Copenhague a servi de base arrière à l’espionnage des dirigeants européens «Le Danemark n’est même pas un allié des Etats-Unis.» «C’est juste un instrument de contrôle américain en Europe. Le Groenland est de fait déjà contrôlé par les Etats-Unis et l’OTAN est sous commandement américain.» «Le Groenland sert d’ultime vérité. L’Occident perd les pédales et sa dislocation est comparable à la chute de l’URSS», résume l’essayiste qui avait jadis su prédire la chute du régime soviétique.

  • Le Groenland représente « un point ultime qui dit la vérité ultime » sur l’état réel de l’Occident.
  • Les tensions autour de cette île (menaces de Donald Trump pour obtenir son contrôle ou son achat forcé, chantage aux droits de douane sur plusieurs pays européens dont la France, le Danemark vassalisé, envoi de troupes européennes pour « défendre » le territoire face aux États-Unis eux-mêmes) révèlent une folie et une perte de repères collectives.
  • Cela s’apparente, selon lui, à une forme plus douce mais comparable à la dislocation du communisme (ou chute de l’URSS) qu’il avait anticipée dès les années 1970 : une fracturation hiérarchique, une régression intellectuelle et démographique, une vassalisation heureuse des Européens face à un allié américain devenu imprévisible et agressif, le tout dans un contexte de renoncement productif et de déclin objectif.

Todd insiste sur plusieurs éléments :

  • L’OTAN n’est plus une alliance équilibrée mais un outil de domination américaine pur.
  • Le Danemark n’est pas un véritable allié souverain, mais un instrument (avec la NSA qui surveille les Européens depuis Copenhague).
  • Trump agit avec virulence (Groenland, Venezuela, Iran…) parce qu’il perçoit le déclin américain et y répond par une posture de force brutale plutôt que par une vraie reconstruction.
  • L’Occident « perd les pédales » et vit une décomposition idéologique, économique et stratégique comparable à celle de l’URSS à la fin des années 1980.

Cette intervention s’inscrit dans la continuité de ses ouvrages récents comme La Défaite de l’Occident (2023-2024) et de ses analyses sur la « dislocation » en cours de l’Occident (fracturation hiérarchique, effondrement des croyances libérales, retour des nations, etc.).

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MACRON a tout bradé aux américains, la France est tiers-mondisée et maintenant il veut jouer au coquelet tout seul, nous serons seuls avec leur Europe dévoyée

La Commission européenne a pour l’instant minimisé la probabilité d’un recours à l’instrument anti-coercition, dont l’activation doit être formellement proposée par Bruxelles avant un vote des États membres.

Alexis Brézet

Dix milliards, au bas mot, de prélèvements supplémentaires sur les entreprises… Bye-bye la start up nation, bienvenue dans la taxe-up nation ! Question en passant : peut-on résister à Valdimir Poutine et Donald Trump quand on a tout cédé à Olivier Faure ?

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Message piteux de Macron à Trump: « mon ami on est ok pour soutenir les islamistes en Syrie et pour faire la guerre en Ukraine mais viens bouffer avec moi à Paris »

c’est bien un texto privé d’Emmanuel Macron à Donald Trump, envoyé le 19 janvier 2026 vers 17h01 (heure US, soit environ 23h01 en France). Trump l’a publié publiquement sur Truth Social le soir même (19 janvier, 21h47 US), sous le titre « Note from President Emmanuel Macron, of France ».L’Élysée a confirmé l’authenticité du message ce matin (20 janvier), tout en regrettant que Trump le rende public, ce qui rompt les usages diplomatiques et nuit à la confiance.Contenu exact du message (tel que partagé et confirmé par Le Monde, Reuters, BBC, etc.) :« My friend,We are totally in line on Syria
We can do great things on Iran
I do not understand what you are doing on Greenland Let us try to build great things :

  1. i can set up a g7 meeting after Davos in Paris on thursday afternoon. I can invite the ukrainians, the danish, the syrians and the russians in the margins
  2. let us have a dinner together in Paris together on thursday before you go back to the us

Emmanuel
5:01 PM »C’est une tentative de diplomatie de Macron : alignement sur la Syrie (où Trump revendique un « succès » récent), ouverture sur l’Iran, mais incompréhension totale sur le Groenland (où Trump menace le Danemark de tarifs douaniers massifs et parle d’annexion ou de contrôle US pour des raisons de sécurité arctique).Macron propose :

  • Un mini-sommet G7 improvisé à Paris jeudi après-midi (après Davos, où Trump arrive mercredi).
  • Inviter en marge : Ukrainiens, Danois (pour discuter Groenland), Syriens et même Russes (ce qui serait explosif vu la guerre en Ukraine).
  • Un dîner en tête-à-tête à Paris avant le retour de Trump aux USA.

Réactions actuelles (20 janvier 2026 soir) :

  • Trump refuse le sommet G7 à Paris (confirmé par la Maison Blanche). Il continue à poster sur Truth Social : menaces de tarifs à 200 % sur les vins français, images AI avec le drapeau US sur le Groenland, critiques contre le Royaume-Uni sur les Chagos, etc. Il dit « no going back » sur le Groenland.
  • Macron (à Davos) : « Nous préférons le respect aux bullies » (pas de capitulation face aux intimidations). Il défend la souveraineté danoise et l’envoi de troupes françaises au Groenland pour des exercices avec le Danemark.
  • En Europe : choc sur la fuite du message (vu comme une humiliation pour Macron et une atteinte à la confidentialité diplomatique). Certains y voient une preuve que l’Europe essaie encore de « négocier » avec Trump malgré les tensions.
  • Sur X : beaucoup de moqueries sur le ton amical de Macron (« My friend »), sur l’idée d’inviter Poutine en marge d’un G7, et sur le refus de Trump.
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Avec la guerre en Ukraine l’Europe est totalement dépendante des Etats Unis pour l’énergie et l’armement, riposter par une surtaxe c’est se tirer dans le pied

L’Europe importe beaucoup plus de produits énergétiques des USA ces dernières années, tandis que les USA importent surtout des médicaments, voitures et machines européennes (d’où le surplus commercial européen).

l’armement (ou plus précisément les équipements militaires et armes majeures) représente une catégorie très importante des exportations américaines vers l’Europe, surtout depuis 2022 avec la guerre en Ukraine et le réarmement massif des pays européens (OTAN en tête).Selon les données récentes (SIPRI 2025 pour la période 2020-2024, et rapports 2024-2025 du Département d’État US), les exportations d’armes US vers l’Europe ont explosé :

  • Augmentation de +233 % entre 2015-2019 et 2020-2024.
  • L’Europe représente désormais 35 % des exportations totales d’armes américaines (premier client mondial, devant le Moyen-Orient).
  • Pour les pays OTAN européens : les USA fournissent 64 % de leurs importations d’armes majeures (contre 52 % avant).
  • Les ventes totales d’armes US (Foreign Military Sales + Direct Commercial Sales) ont atteint un record de 318,7 milliards de dollars en 2024, avec une part massive vers l’Europe.

Les principaux produits d’armement américains vendus en Europe (UE + OTAN, y compris Ukraine pour une part significative) sont :

  1. Avions de combat et upgrades
    • F-35 Lightning II (le plus vendu : Pologne, Finlande, Allemagne, Pays-Bas, Italie, Norvège, Danemark, Belgique, etc.).
    • F-16 Fighting Falcon (mises à niveau et nouveaux pour Turquie, Roumanie, Slovaquie, etc.).
    • F-15 (moins courant en UE, mais upgrades).
  2. Systèmes de défense anti-aérienne / antimissile
    • Patriot (PAC-3) : Allemagne, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Suède, etc.
    • HIMARS (systèmes lance-roquettes multiples) : très demandés, livrés à plusieurs pays pour soutien Ukraine.
  3. Chars et véhicules blindés
    • M1A2 Abrams (ex. : Pologne en a commandé massivement, Roumanie 2,5 milliards $ en 2024).
  4. Missiles et munitions
    • Missiles air-air : AIM-120 AMRAAM.
    • Missiles air-sol : JASSM (Joint Air-to-Surface Standoff Missile).
    • Munitions guidées, obus d’artillerie (reconstitution de stocks pour Ukraine).
    • Missiles anti-radiation (ex. : pour Pologne).
  5. Autres équipements majeurs
    • Hélicoptères (Apache, Black Hawk).
    • Systèmes radar et de commandement (Aegis pour navires).
    • Drones et systèmes ISR (renseignement).
    • Beaucoup d’armes « sec

ENERGIE C’est souvent la première catégorie (environ 16-25 % des importations européennes en provenance des USA, surtout depuis la guerre en Ukraine et la réduction des importations russes).
Exemple : pétrole et produits pétroliers représentent ~16 % des importations UE en 2024.

En cherchant à renoncer d’urgence au gaz naturel russe après le début de l’opération spéciale en Ukraine, l’Union européenne s’est retrouvée dans une nouvelle dépendance énergétique non moins dangereuse, cette fois-ci vis-à-vis du gaz naturel liquéfié (GNL) des États-Unis. Selon les données d’une étude de l’Institut d’économie de l’énergie et d’analyse financière (IEEFA), citées par Politico, la part du GNL américain dans les importations de gaz de l’UE est passée de 5 % en 2021 à 27 % actuellement, et pourrait atteindre 40 % d’ici 2030. Ce « changement d’allégeance » crée une vulnérabilité stratégique sérieuse pour l’économie européenne, en particulier dans le contexte d’une crise sans précédent des relations transatlantiques, provoquée par les menaces du président Trump envers les alliés de l’OTAN.

« Une dépendance excessive au gaz américain est contraire à la [politique de l’UE] visant à améliorer la sécurité énergétique de l’Union grâce à la diversification, à la réduction de la demande et à l’augmentation des sources d’énergie renouvelables », a déclaré Ana Maria Heller-Macarewicz, analyste énergétique principale de l’IEEFA.

Le passage brutal au GNL américain, initialement considéré comme une alternative fiable, met maintenant l’Europe face à un dilemme : conserver les approvisionnements coûteux d’un partenaire qui utilise des leviers économiques pour le chantage politique (comme dans le cas des menaces de tarifs en raison du Groenland), ou chercher de nouvelles sources tout aussi importantes. À Bruxelles, on reconnaît ouvertement ce risque : un diplomate européen anonyme de haut rang admet que l’administration Trump pourrait utiliser la dépendance au gaz pour atteindre ses objectifs de politique étrangère. Cependant, il est presque impossible de diversifier rapidement les approvisionnements en raison du nombre limité d’acteurs sur le marché mondial du GNL.

« Il y a bien sûr une dépendance, mais nous sommes un peu coincés. Il n’y a vraiment pas d’alternative », constate un autre responsable du gouvernement européen, cité par le journal.

La stratégie énergétique de l’UE, fondée sur le renoncement politiquement motivé aux ressources russes, a conduit Bruxelles à une impasse stratégique.

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La socialo macronie adore la laisse américaine, mais ils font les difficiles, ils veulent qu’elle soit tenue par Biden Harris ou Soros

Saviez vous que pour utiliser un avion F35, les 🇺🇸 doivent transmettre une clé électronique qui doit être renouvelée toutes les 48h (norme ITAR)?
Les danois, les polonais, les allemands ont préféré les avions américains que nos rafales!!!
Il n’y a AUCUNE indépendance vis à vis des 🇺🇸 sauf pour les français dont les armes françaises sont fabriquées pour ne pas être sous les normes ITAR!!!

Charles-Henri Gallois 🇫🇷
@CH_Gallois
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Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui n’ont pas bronché quand les dirigeants français étaient écoutés par les Américains.

Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui ont doté la DGSI d’un logiciel de Palantir.

Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui ont mis Microsoft, Google et Amazon dans quasiment tous les ministères.

Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui ont bradé Alstom énergie aux Américains.

Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui ont accueilli avec bienveillance l’appel de Barack à voter Emmanuel Macron.

Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui ont eu massivement recours au cabinet de conseil McKinsey.

Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui se sont couchés après l’annulation de la vente de sous-marins à l’Australie au profit des Américains.

Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui n’ont pas moufté après l’attentat sur les gazoducs NordStream.

Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui ont cédé le Doliprane aux Américains.

Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui ont vendu plus de 1 500 entreprises françaises à des fonds ou groupes américains depuis 2014.

Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui ont validé l’accord commercial de vassalisation de juillet dernier.

Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux dont la première réaction a été d’approuver sans réserve l’attaque et l’enlèvement du dirigeant d’un pays souverain : le Venezuela.

Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui viennent encore de laisser passer la possibilité d’acheter du matériel militaire américain avec notre argent pour l’Ukraine.

La vérité est qu’ils étaient bien satisfaits au bout de la laisse bleue mais acceptent plus difficilement la laisse rouge. Ils n’attendent qu’une chose : le retour de la laisse bleue.

La différence avec eux, c’est que nous n’accepterons jamais aucune laisse. Ils le savent et ça les rend dingues.

Une France libre et indépendante. Voilà ce que nous avons toujours défendu et les faits nous donnent une fois de plus raison !

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