
Protocole Coimbra, témoignage de patients
Mais il est temps de vous parler du couple Maryna-José et de Jérôme ! Début mai 2026, je rencontre José, malade de la sclérose en plaques depuis 2013, et Maryna, son épouse, que je qualifierai d’ »accompagnante experte ». Cette dernière m’apprend que:
dans le cas d’une maladie auto-immune, certaines personnes pouvaient être « résistantes à la vitamine D ». Elle m’explique alors que, dans le cadre du protocole d’un médecin brésilien, le Dr Coimbra, son mari prend tous les jours 180 000 UI par jour de vitamine D depuis 9 ans avec un suivi médical approprié !
OUI, 180 000 UI par jour ! Vous trouverez à la fin du présent article son témoignage dans l’interview que j’ai faite d’elle pour des amis (3). Comme moi, vous serez probablement touchés par cette femme extraordinaire, nounou de métier, qui s’est battue pour que son mari José retrouve l’usage de ses jambes et de son corps en général, après 4 années d’errance médicale. Aujourd’hui, devenue « accompagnante experte », elle tente, comme bon nombre d’entre nous, de parler de l’intérêt vital de cet atout santé qu’est la vitamine D !
Jérôme, quant à lui, a été contraint de cesser son travail suite à sa sclérose en plaques. Mais, grâce au protocole Coimbra et au Dr Sergio Menendez qui le suit médicalement, il a retrouvé une vie normale en Espagne.
C’est au travers d’une interview de son médecin barcelonais, qu’il avait postée sur YouTube, que j’ai appris à le connaître (4)(5). A chaque fois que je le vois ou que j’échange avec lui, les mots qui me viennent en tête sont « calme et sagesse » !
J’espère que Marysa, José et Jérôme me pardonneront si mon résumé n’est pas très exact ; mais voici ce que j’ai compris du protocole du Dr COIMBRA :
– Il est très utile pour TOUTES les maladies auto-immunes, et pas seulement pour la SEP (6).
– Il n’est pas miraculeux et n’est pas toujours suffisant pour une rémission pérenne.
Néanmoins, plus il sera suivi tôt, plus les résultats seront significatifs. Le médecin va conseiller pendant les 3 premiers mois des doses de 1000 UI de vitamine D par jour et par kilo, en surveillant le taux de calcium sanguin, le taux de calcium urinaire de 24 h et surtout le taux de l’hormone parathyroïdienne, la PTH.
Il est très souvent constaté que ces patients atteints de maladies auto-immunes ont un taux très élevé de PTH. Ce phénomène va alerter le médecin qui les suit sur une probable « résistance à la vitamine D ».
Dans ce cas de résistance à la vitamine D, le médecin va recommander des doses très fortes de vitamine D quotidiennes ; comme pour José qui, comme je vous le disais précédemment, doit prendre 180 000 Ui par jour depuis 9 ans pour éviter la survenue de poussées de SEP. Mais vous comprenez bien que dans cette situation, le régime alimentaire du malade doit être revu pour diminuer l’absorption de calcium et éviter le risque de lithiase rénale !!! En effet, comme le rappelle Maryna, « la vitamine D va ouvrir en grand les vannes pour permettre au calcium de traverser la paroi intestinale » !
Jérôme, qui suit le protocole Coimbra dans le cadre du traitement de sa SEP, donne une image que j’aime beaucoup : « Face à une maladie aussi grave que la SEP, qui allait très certainement me faire perdre mon autonomie, j’ai compris qu’il fallait des fortes doses de vitamine D. C’est comme lors d’un feu de forêt qui va faire des dégâts monstrueux : on ne le combat pas avec un simple seau, mais avec une lance à incendie, au moins au départ ! »
Le magnésium et un certain nombre de vitamines du type B sont essentiels et vont être pris avec la vitamine D dans le cadre du protocole. A ma grande surprise, le Dr Coimbra ne recommande pas systématiquement la vitamine K2 malgré ces fortes doses quotidiennes de vitamine D… Maryna nous explique qu’au Brésil, le Dr Coimbra soigne beaucoup de personnes pauvres, et qu’il limite donc les compléments alimentaires au strict nécessaire en tenant compte de son expérience de terrain.
La gestion du stress, la pratique d’activités physiques et l‘alimentation sont trois éléments essentiels du protocole Coimbra pour optimiser son efficacité. Un malade d’une maladie auto-immune déclenchera souvent d’autres maladies auto-immunes dans sa vie s’il ne suit pas ce type de protocoles à base de vitamine D. Une fois encore, il suffit d’aller sur PubMed pour confirmer le constat du Dr Coimbra – plus de 5000 études ont été publiées sur ce sujet.
A ce jour, aucun médecin français ne pratique officiellement ce protocole avec de fortes doses de vitamine D, pour éviter très certainement d’« avoir des ennuis avec la police » … Vous voyez, je pense, de qui je veux parler !!!
En Europe, il existe de nombreux médecins italiens, autrichiens, roumains, allemands, espagnols et portugais formés au protocole Coimbra. José est suivi par le même médecin de Barcelone que celui de Jérôme. Même si ce médecin ne parle pas français, Jérôme nous a expliqué que le malade pouvait très bien avoir une « visio-consultation » en se faisant aider, à ses côtés, par un ami ou un proche maitrisant la langue de Shakespeare. La langue ne doit donc pas être un obstacle !