la réponse des historiens aux mensonges de Bally Bagayoko la colonisation a coûté nettement plus à la France qu’elle n’a rapporté.

Bally Bagayoko lors de la Manif anti RN à Orléans (village antifa).

« Je viens ici en tant que Français, originaire du Mali, musulman…la France n’a eu de cesse…que de piller les richesses de ces pays… »

La colonisation a coûté nettement plus qu’elle n’a rapporté. , les crédits de la France à ses colonies se sont élevés à 3 fois celui des aides US à le France de 1945 à 1955

C est un mensonge, une absurdité

La thèse de Jacques Marseille (soutenue en 1984) affirme que l’empire colonial français n’a globalement pas été une « bonne affaire » pour la métropole : il a plutôt constitué un « boulet » qui a freiné la modernisation du capitalisme français.⁠Rue-des-livres⁠Soumbala

Pendant des années, Jacques Marseille a travaillé sur la question de savoir si l’empire colonial français a plus rapporté d’argent à la métropole qu’il ne lui en a coûté. Se fiant au départ aux analyses de Lénine qui considérait le colonialisme comme la suite logique en forme de fuite en avant du capitalisme, Marseille a d’abord considéré que celle-ci avait été favorable au colonisateur au détriment du colonisé. Mais au fil de ses fort longues études, il en arriva à la conclusion inverse. La colonisation a coûté nettement plus qu’elle n’a rapporté. de 1900 à 1970, les crédits offerts par la France à ses colonies pour compenser leurs déficits se sont élevés à plus de quatre fois le montant des emprunts russes et à plus de trois fois celui des aides américaines à le France de 1945 à 1955. Outre ce qu’elles ont coûté, on peut se demander à quoi elles ont servi, quelle fonction elle ont assumée dans la croissance et les transformation structurelles du capitalisme français. Elément moteur ou frein de cette dynamique ?
« Empire colonial et capitalisme français » est un essai économique et historique majeur sur une question qui fait controverse, certains restant focalisés sur le prétendu pillage des ressources du tiers monde. Cet ouvrage est une somme, un gros pavé de 682 pages, de lecture souvent laborieuse, largement pourvu en graphiques et autres statistiques. le lecteur croule sous les chiffres et les citations. le lecteur y apprendra que le marché colonial qu’il fallut souvent soutenir face à la concurrence internationale fut inutile et même encombrant dans la mesure où il contribuait à freiner la modernisation de l’appareil productif français. Pour que cette colonisation fut vraiment bénéficiaire à la métropole il eut fallu se contenter de comptoirs commerciaux, sans véritable mise en place d’infrastructures lourdes et coûteuses, telles les routes, chemins de fer, hôpitaux, écoles, etc. Dans l’AOF (20 millions d’habitants à l’époque), la France employait beaucoup plus de fonctionnaires européens qu’il n’y en avait dans les Indes britanniques dix fois plus peuplées. Il faut dire que l’esprit socialiste du colonialisme des années 1880 à 1930, celui de Jules Ferry et autres se voulait généreux et émancipateur. Les Britanniques, eux, parlaient du « fardeau de l’homme blanc » (Kipling).

L’ouvrage et son contexte

Il s’agit de sa thèse d’État (doctorat d’État ès lettres), soutenue en 1984 à l’Université Paris I (Sorbonne) sous la direction de Jean Bouvier, et publiée la même année sous le titre Empire colonial et capitalisme français. Histoire d’un divorce (Albin Michel).⁠Wikipedia

Marseille, alors communiste, était parti dans l’intention de vérifier (et plutôt de confirmer) les thèses léninistes sur l’impérialisme comme « stade suprême du capitalisme ». Ses recherches statistiques et archivistiques (comptes de centaines de sociétés coloniales, commerce extérieur 1880-1960, archives ministérielles, etc.) l’ont conduit à la conclusion inverse.⁠Dygest

Les principaux arguments

  • Pas de moteur essentiel de la croissance française. Les colonies représentaient une part limitée du commerce global (environ 10 % avant 1914), même si elles étaient cruciales pour certains secteurs traditionnels (textiles cotonniers, certaines métallurgies, brasseries, etc.). Elles ont surtout servi de « béquille » ou de « bouée de sauvetage » à des branches peu modernes, protégées d’une concurrence qui les aurait forcées à se moderniser.⁠Alternatives-economiques
  • Un coût net important. La France a massivement financé les déficits structurels des colonies (crédits et aides). De 1900 à 1970, ces transferts auraient été plus de quatre fois supérieurs aux emprunts russes et plus de trois fois supérieurs à l’aide américaine reçue par la France entre 1945 et 1955.⁠Babelio
  • Un « divorce » croissant. Jusqu’aux années 1930, l’empire pouvait encore s’accorder avec un capitalisme français relativement archaïque et un marché intérieur limité. À partir de la crise des années 1930, puis surtout après 1945, les fractions les plus modernes du patronat et certains responsables politiques (de Gaulle, Mendès France, etc.) ont considéré que le maintien de l’empire freinait la modernisation et l’intégration européenne. La décolonisation est devenue, pour eux, un intérêt économique.⁠Rue-des-livres
  • Réfutation des schémas classiques. Contrairement à l’idée d’un « grand capital » impérialiste unifié pillant les colonies pour s’enrichir, Marseille montre l’absence d’un bloc homogène État-affaires et souligne que la conquête a souvent été plus politique et militaire que purement économique. L’opinion publique elle-même est restée longtemps indifférente, avant de se convertir tardivement à l’« idée impériale » (Exposition de 1931, etc.), alors même que les contraintes économiques devenaient plus fortes.

Nuances chronologiques

Marseille ne dit pas que les colonies n’ont jamais été utiles à certaines entreprises. Il distingue plutôt les périodes : peu ou pas rentables avant 1914 pour l’économie nationale, utiles comme débouché protégé dans l’entre-deux-guerres (surtout pendant la crise), puis clairement coûteuses et contre-productives après 1945. La croissance vigoureuse des Trente Glorieuses après les indépendances renforce son argument : la perte de l’empire n’a pas ruiné la France, elle a plutôt coïncidé avec son essor.⁠Dygest

En résumé, pour Marseille, l’empire a plus retardé la modernisation du capitalisme français qu’il ne l’a stimulée. Sa thèse reste une référence majeure dans l’histoire économique de la colonisation française, même si elle a été discutée et nuancée par la suite.

lternatives Economiques : Vous montrez que l’empire est profitable à bien des entreprises françaises avant 1930. Faut-il y déceler une confirmation de la thèse marxiste, qui voit dans le colonialisme un des soutiens essentiels du développement du capitalisme à l’âge de l’ » impérialisme  » ? Jacques Marseille : Contrairement à ce que voulaient démontrer autrefois les auteurs hostiles aux théories marxistes de l’impérialisme, mes recherches statistiques, publiées il y a près de vingt ans, soulignaient au contraire le fait que l’empire colonial était, à la veille de la Première Guerre mondiale, et plus encore par la suite, un champ privilégié de l’exportation des capitaux et un débouché essentiel pour les exportations françaises. Cette analyse était essentiellement fondée sur la désagrégation des chiffres globaux, qui, comme toujours, masquent la diversité des réalités sectorielles. Si, en 1913, les colonies représentaient à peine 10 % du commerce extérieur de la France – pourcentage inlassablement repris par les auteurs hostiles à l’analyse marxiste -, elles assuraient déjà un débouché essentiel pour l’industrie cotonnière (plus de 80 % des exportations totales de tissus de coton étaient réalisées dans l’empire), la métallurgie (70 % des locomotives exportées, plus de 50 % des rails) ou la brasserie (75 % de la bière exportée). Toujours à cette date, l’empire colonial était le deuxième fournisseur de la métropole (derrière la Grande-Bretagne, mais devant les Etats-Unis et l’Allemagne) et le troisième client (derrière la Grande-Bretagne et l’Allemagne). Et ceci à une époque où, il faut le rappeler avec insistance, le taux d’exportation par rapport au PIB était très élevé (plus de 15 %), plus élevé qu’à l’aube des années 70. A la veille de la décolonisation, ces pourcentages étaient encore plus importants, l’empire colonial représentant alors près de 40 % du commerce extérieur de la France et la moitié des capitaux exportés.

Les colonies jouent-elles pour autant un rôle essentiel dans le développement économique français ? Ces chiffres, qui pouvaient faire croire que l’analyse marxiste était juste, révèlent au contraire, en les disséquant encore davantage, que, loin d’être la proie du  » capital financier « , pour reprendre le concept clé de la théorie marxiste, l’empire était surtout la bouée de sauvetage de branches peu modernes, qui profitaient de ce débouché protégé pour retarder leur modernisation et, de ce fait, la modernisation globale de l’économie française. C’est en ce sens que, au bout du compte, ma thèse allait à l’encontre des analyses marxistes de l’impérialisme et qu’elle fut, à l’époque de sa publication, plus louangée par la droite que par la gauche.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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2 Responses to la réponse des historiens aux mensonges de Bally Bagayoko la colonisation a coûté nettement plus à la France qu’elle n’a rapporté.

  1. Avatar de practicallyc66ef89cd9 practicallyc66ef89cd9 dit :

    Les plus grand esclavagistes ont été sles Ara

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  2. Avatar de practicallyc66ef89cd9 practicallyc66ef89cd9 dit :

    Les plus grands esclavagistes ont été les Arabes musulmans d’Afrique du Nord et le colonialisme y a mis fin . Lire cet excellent livre :https://www.mediatheques.strasbourg.eu/Default/doc/IGUANA_2/526210/le-genocide-voile-enquete-historique?_lg=fr-FR

    Durée : Près de treize à quatorze siècles (du VIIe au XXe siècle), ce qui en fait l’une des traites les plus longues de l’histoire.

    Aujourd’hui, c’est chez nous qu’on colonialise avec le lrézsultat ci-après :

    comparée de la Sorbonne, a publié cet article ras-le-bol dans Jeune Afrique :

    Extrait :Bilan numérique : Les estimations des historiens (comme Olivier Pétré-Grenouilleau) évaluent entre 4,5 et plusieurs millions (voire jusqu’à 17 millions selon certaines estimations globales) le nombre de personnes noires déportées depuis l’Afrique subsaharienne, faisant l’objet de vifs débats académiques en raison de la rareté ou de la dispersion des sources écrites fiables »et : « 

    La question de la castration et du « génocide voilé » : Certains auteurs, comme l’anthropologue Tidiane N’Diaye dans Le génocide voilé, soutiennent que la pratique de la castration massive (visant les hommes) et le taux de mortalité élevé dans les traversées ont fortement limité la descendance des populations noires en terre d’Islam par rapport à la situation dans les Amériques. D’autres historiens nuancent cette thèse en soulignant que la majorité des captifs déportés étaient des femmes et que l’assimilation métisse s’est faite différemment au sein des sociétés arabo-musulmanes »

    Résultat de tout ça :

    Fawzia Zouari, écrivaine, journaliste tunisienne, docteur en littérature française et

    « Il y a des jours où je regrette d’être née arabe.

    Les jours où je me réveille devant le spectacle de gueules hirsutes prêtes à massacrer au nom d’Allah et où je m’endors avec le bruit des explosions diffusées sur fond de versets coraniques.

    —Les jours où je regarde les cadavres joncher les rues de Bagdad ou de Beyrouth par la faute des kamikazes; où des cheikhs manchots et aveugles s’arrogent le droit d’émettre des fatwas parce qu’ils sont pleins comme des outres de haine et de sang; où je vois des petites filles, les unes courir protéger de leur corps leur mère qu’on lapide, et les autres revêtir la robe de mariée à l’âge de 9 ans.

    —Et puis ces jours où j’entends des mamans chrétiennes confier en sanglotant que leur progéniture convertie à l’islam refuse de les toucher sous prétexte qu’elles sont impures.

    —Quand j’entends pleurer ce père musulman parce qu’il ne sait pas pourquoi son garçon est allé se faire tuer en Syrie.

    —À l’heure où celui-ci parade dans les faubourgs d’Alep, kalachnikov en bandoulière, en attendant de se repaître d’une gamine venue de la banlieue de Tunis ou de Londres, à qui l’on a fait croire que le viol est un laissez-passer pour le paradis.

    —Ces jours où je vois les Bill Gates dépenser leur argent pour les petits Africains et les François Pinault pour les artistes de leur continent, tandis que les cheikhs du Golfe dilapident leur fortune dans les casinos et les maisons de charme (bordels) et qu’il ne vient pas à l’idée des nababs du Maghreb de penser au chômeur qui crève la faim, au poète qui vit en clandestin, à l’artiste qui n’a pas de quoi s’acheter un pinceau.

    —Et tous ces croyants qui se prennent pour les inventeurs de la poudre alors qu’ils ne savent pas nouer une cravate, et je ne parle pas de leur incapacité à fabriquer une tablette ou une voiture.

    Les mêmes qui dénombrent les miracles de la science dans le Coran et sont dénués du plus petit savoir capable de faire reculer les maladies.

    —Ces prêcheurs pleins d’arrogance qui vomissent l’Occident, bien qu’ils ne puissent se passer de ses portables, de ses médicaments, de ses progrès en tous genres.

    —Et la cacophonie de ces « révolutions » qui tombent entre des mains obscurantistes comme le fruit de l’arbre.

    —Ces islamistes qui parlent de démocratie et n’en croient pas un mot, qui clament le respect des femmes et les traitent en esclaves.

    —Et ces gourdes qui se voilent et se courbent au lieu de flairer le piège, qui revendiquent le statut de coépouse, de complémentaire, de moins que rien !

    —Et ces « niqabées » qui, en Europe, prennent un malin plaisir à choquer le bon Gaulois ou le bon Belge comme si c’était une prouesse de sortir en scaphandrier !

    Comme si c’était une manière de grandir l’islam que de le présenter dans ses atours les plus rétrogrades.

    Ces jours, enfin, où je cherche le salut et ne le trouve nulle part, même pas auprès d’une élite intellectuelle arabe qui sévit sur les antennes et ignore le terrain, qui vitupère le jour et finit dans les bars la nuit, qui parle principes et se vend pour une poignée de dollars, qui fait du bruit et qui ne sert à rien !

    Voilà, c’était mon quart d’heure de colère contre les miens…

    Souhaitons que l’Occident ouvre les yeux….

    La Défaite de l’Occident (2024) : l’historien et anthropologue Emmanuel Todd rejette la thèse du « choc des civilisations » et propose une analyse fondée sur le nihilisme et la « religion zéro ».

    L’Occident est arrivé au « stade zéro » de la religion (la disparition de la pratique et de la foi chrétiennes, qui structuraient la morale et la cohésion sociale).
    Les élites occidentales, privées de substrat spirituel ou historique, développent un nihilisme — une forme d’idéologie de la destruction, de la négation du réel et des guerres sans fin.
    « 

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