
| Mesure | Ordre de grandeur annuel |
|---|---|
| Aide française à l’Ukraine (bilatéral seul) | quelques Md€ |
| Aide française y compris quote-part UE | ~6 Md€ en moyenne |
| Gel d’un an des retraites de base | ~2 à 3,6 Md€ |
| Indexation pleine de toutes les pensions à ~2 % | > 6 Md€ |
Autrement dit : ne pas revaloriser les retraites de base pendant un an représente à peu près le même ordre de grandeur que l’aide bilatérale française à l’Ukraine, et une indexation complète à 2 % pèse autant, voire davantage, que le total « France + part UE » attribué à Kiev.
Pour la France, les chiffres les plus cohérents et les plus cités distinguent l’aide bilatérale directe (ce que Paris décide et paie lui-même) et la quote-part des programmes européens (ce que la France finance via le budget de l’UE).Chiffres de référence (Institut de Kiel, données 2026)
Depuis le 24 janvier 2022 :
- aide bilatérale : 7,9 milliards d’euros
- part française des aides des institutions européennes : 18,3 milliards d’euros
- total attribué à la France : 26,2 milliards d’euros
Soit en moyenne environ 6 milliards d’euros par an.
france24.comUne ventilation Kiel (données arrêtées au printemps 2026) donne, pour le seul bilatéral alloué :
- militaire : 6,23 Md€
- humanitaire : 0,88 Md€
- financier : 0,80 Md€
- engagements bilatéraux un peu plus élevés (~10,3 Md€). fr.linkedin.com
Chiffres officiels français (ministère des Armées)Jusqu’au 31 décembre 2024 seulement, Balard a publié :
- 8,6 milliards d’euros au total
- dont 5,9 Md€ de soutien militaire (livraisons, maintien en condition, formation)
- plus un fonds bilatéral et la contribution à la Facilité européenne pour la paix (environ 18 % de cette enveloppe, soit 2,3 Md€ dans ce chiffrage). assemblee-nationale.fr
Ces 8,6 Md€ s’arrêtent fin 2024 : 2025 et 2026 s’ajoutent ensuite.
Ce que « arrêter de financer » changerait vraiment pour la FranceDeux choses différentes :
- L’aide bilatérale
C’est la part que Paris peut décider d’arrêter seul. C’est aujourd’hui de l’ordre de quelques milliards d’euros par an (plutôt 1,5 à 3 Md€/an selon les années, pas 26 Md€ d’un coup). Une partie est du matériel déjà produit ou commandé, donc pas de l’argent « liquide » immédiatement récupérable. - La quote-part européenne (~18–19 % des programmes UE)
La France ne peut pas l’arrêter toute seule. Tant que l’UE vote la Facilité pour l’Ukraine, les prêts macro-financiers ou le prêt de 90 Md€ 2026-2027, la contribution française au budget européen continue. Bloquer cela exigerait un veto