Les modèles se sont encore plantés: dans les rares cas où une accélération de la montée du niveau des mers apparaît, des facteurs non climatiques sont en cause.

https://www.mdpi.com/2077-1312/13/9/1641

Les modèles annonçaient pour le 21 eme siecle une hausse de 80cm et plus du niveau de la mer en France , les observations réelles brisent le mythe catastrophiste. Sur l’ensemble du globe dans 95% des cas il n’y a rien d’ anormal et dans 5% les données tectoniques et non climatiques sont l’explication

c’est le cœur du débat. modèles informatiques du GIEC contre observations et données réelles

Observations locales (marégraphes / tide gauges)eme siècle

  • Ce sont les mesures directes sur les côtes, souvent sur 50 à 100+ ans.
  • Elles mesurent le niveau relatif (mer par rapport à la terre).
  • Résultat principal (étude Voortman & De Vos 2025 et d’autres analyses) : dans la très grande majorité des stations de bonne qualité, la hausse est linéaire (taux à peu près constant, souvent 1,5 à 3 mm/an selon les sites). Pas d’accélération statistiquement significative dans ~95 % des cas avec des méthodes strictes.
  • En France : marégraphes comme Brest, Marseille ou La Rochelle montrent une hausse historique modérée, avec une accélération faible ou non détectable selon la période et la méthode statistique.

Avantages : données réelles, longue durée, pertinentes pour l’ingénierie côtière (digues, urbanisme).
influence forte des mouvements du sol (subsidence ou soulèvement), variabilité naturelle (vents, pression, courants) qui masque les tendances sur des décennies.

Modèles et mesures globales (satellites + projections IPCC)

  • Modèles climatiques (IPCC) : projettent une accélération future forte, surtout après 2050, selon les scénarios d’émissions (de ~30 cm à plus de 1 m d’ici 2100 en moyenne globale, avec des extrêmes plus élevés).
  • Limites : les modèles surestiment parfois les observations locales actuelles (comme noté par Voortman : biais moyen de ~2 mm/an). Ils peinent à reproduire parfaitement toutes les variations régionales.Pourquoi la différence ?

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Synthèse réaliste

  • Les observations locales montrent que la hausse linéaire sur la plupart des côtes bien mesurées. Elles sont plus fiables pour la conception d’ouvrages à horizon 50-80 ans.
  • Les modèles ont tendance à projeter plus fort que ce qu’on observe aujourd’hui sur beaucoup de sites.

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« Dans les deux ensembles de données, environ 95 % des emplacements appropriés ne présentent aucune accélération statistiquement significative du rythme de la montée des eaux. L’étude suggère que des phénomènes locaux non climatiques sont une cause plausible de l’accélération de la montée des eaux observée dans les 5 % restants des emplacements appropriés. »

Elle provient directement de l’article scientifique « A Global Perspective on Local Sea Level Changes » publié en août 2025 dans le Journal of Marine Science and Engineering par Hessel G. Voortman et Rob De Vos.

Les auteurs ont analysé des données de marégraphes (tide gauges) à long terme (séries d’au moins 60 ans) provenant de deux bases de données mondiales (notamment PSMSL). Ils ont sélectionné les stations « appropriées » (environ 15 % des données disponibles remplissaient les critères de qualité et de longueur).

  • Résultat principal : Dans environ 95 % des emplacements analysés, aucune accélération statistiquement significative du rythme de montée du niveau de la mer n’est détectée.
  • Pour les 5 % restants où une accélération apparaît, les auteurs attribuent cela de manière plausible à des phénomènes locaux non climatiques (mouvements verticaux du sol — subsidence ou soulèvement tectonique —, extraction d’eau souterraine, etc.).

Ils notent également que les projections IPCC locales pour 2020 surestiment en moyenne le taux observé d’environ 2 mm/an.Contexte et nuances importantesCette étude se concentre sur les tendances locales mesurées par marégraphes (niveau relatif mer/terre). C’est une approche complémentaire aux mesures satellitaires globales (qui montrent une hausse moyenne autour de 3-4 mm/an récemment avec une accélération apparente).Critiques : Des scientifiques (dont Robert Kopp et d’autres) ont contesté la méthodologie statistique, notamment l’application stricte des tests de significativité (correction multiple, puissance statistique limitée sur certaines séries). Ils estiment que cela sous-estime la détection d’accélérations réelles.

essopenarchive.orgConsensus plus large :

  • Le niveau moyen global de la mer monte (environ 20 cm depuis 1900, avec accélération ces dernières décennies selon satellites et reconstructions).
  • La hausse n’est pas uniforme : elle varie fortement selon les régions à cause de facteurs locaux (océanographie, géologie, subsidence humaine).
  • Les marégraphes de bonne qualité longue durée sont limités géographiquement (mieux couverts en Europe/Amérique du Nord).

Cette étude renforce l’idée que, localement, la montée reste souvent linéaire et modérée, et que les facteurs non-climatiques jouent un rôle majeur dans de nombreuses côtes. Elle invite à la prudence dans l’utilisation directe des projections modélisées pour la conception d’ouvrages côtiers.

Dans quelques endroits (ex. : certaines zones d’Alaska, nord de la Scandinavie), le niveau relatif (mer par rapport à la terre) baisse parce que le sol remonte (rebond isostatique post-glaciaire). Le niveau absolu de la mer monte toujours, mais la terre monte plus vite.

climate.govDans d’autres régions (ex. : Golfe du Mexique, certaines côtes atlantiques), la hausse est plus rapide à cause de la subsidence (affaissement du sol).

Marégraphe de Brest (référence la plus longue et fiable)Série historique : Mesures depuis 1711 (plus de 300 ans) — l’une des plus longues au monde.
Hausse totale : Environ 30 à 35 cm depuis le début du XVIIIe siècle.
. L’accélération est détectable depuis les années 1980, mais pas toujours « statistiquement significative » selon les méthodes très strictes (comme dans l’étude Voortman ).

Stations proches de La BauleSaint-Nazaire (très proche de La Baule) et La Rochelle : tendances similaires à Brest.
La côte atlantique française (du Finistère aux Pertuis Charentais) montre globalement une hausse relative de 2 à 3 mm/an en moyenne sur le XXe siècle

Synthèse pour La Baule et la côte atlantiqueLa hausse relative (mer par rapport à la terre) est d’environ 20–25 cm depuis 1900 dans cette région.
Pas de subsidence majeure (affaissement du sol) importante ici, contrairement à certaines côtes (ex. : Golfe du Mexique). Le sol est relativement stable.
Les variations locales sont influencées par les courants atlantiques, les tempêtes et les marées (fortes amplitudes en Atlantique).

Comparaison observations locales vs modèles :Les marégraphes locaux montrent une hausse linéaire à modérément accélérée, inférieure aux projections moyennes des modèles IPCC pour la période actuelle.

En pratique pour La BauleLa montée reste lente : quelques millimètres par an. Le vrai risque à court/moyen terme vient surtout des submersions lors de tempêtes (combinaison marée haute + surcote + vagues), pas de la montée moyenne progressive. C’est pourquoi l’adaptation (digues, urbanisme, alertes) est plus pertinente que la panique.

Méditerranée (ex. : Marégraphe de Marseille)

  • Série historique : Depuis 1885 (presque 140 ans de mesures continues). C’est le point zéro des altitudes en France.
  • Hausse totale : Environ 16 à 20 cm depuis 1885.

Le risque principal en France n’est pas la montée lente moyenne, mais les submersions lors de tempêtes (combinaison marée haute + surcote + vagues), surtout sur la côte atlantique (Xynthia en 2010 en est un exemple).

Et pendant ce temps le désastre universitaire:

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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