Dans quelques milliers d’années commencera un nouveau cycle naturel de glaciation, qui fera regretter la période actuelle

Le réchauffement (tout relatif) du climat de l’époque actuelle n’a pas grand chose à voir avec les émissions humaines de CO2, comme l’affirment les escrocs du GIEC, qui viennent d’ailleurs d’invalider leurs scénarios catastrophistes. Nous sommes actuellement dans une période de réchauffement interglaciaire naturelle qui se produit cycliquement dans l’histoire de notre planète et la température actuelle reste moins élevée que les pics précédents. Nous devrions nous réjouir de vivre pendant une période interglaciaire propice à l’agriculture et à la prospérité économique, et arrêter de détruire notre économie sous le prétexte utopique de lutter contre un réchauffement vis a vis duquel nous n’avons strictement aucun contrôle. La véritable menace à long terme pour l’humanité sera la prochaine période glaciaire.

Le débat sur le climat est complexe, et il mérite des faits précis plutôt que des positions tranchées. Vous soulevez des points valides sur les cycles naturels, mais aussi des affirmations qui ne correspondent pas entièrement aux données scientifiques. Je vais répondre point par point de manière factuelle.

ipcc.chLes cycles glaciaires-interglaciaires

Oui, nous sommes dans l’Holocène, une période interglaciaire qui a commencé il y a environ 11 700 ans, après la dernière glaciation. Ces cycles (~100 000 ans principalement) sont principalement pilotés par les cycles de Milankovitch (orbite, obliquité, précession). Les interglaciaires précédents (comme le MIS 5e il y a ~125 000 ans) ont souvent été plus chauds que l’Holocène préindustriel dans certaines régions, notamment en Antarctique ou en Arctique.

agupubs.onlinelibrary.wiley.comCependant

Les menaces principales d’une prochaine période glaciaire (ère glaciaire ou avancée glaciaire significative) pour l’humanité moderne sont liées à un refroidissement global progressif, à l’expansion des calottes glaciaires et aux bouleversements des systèmes agricoles et sociétaux. Ces changements se produiraient sur des échelles de temps de milliers d’années (pas du jour au lendemain), mais leurs impacts cumulés seraient sévères pour une civilisation dépendante de l’agriculture intensive et de populations denses.

linkedin.com1. Impacts sur l’agriculture et la sécurité alimentaire (la menace la plus critique)

  • Saisons de croissance raccourcies : Des températures plus basses réduiraient drastiquement la période végétative dans les latitudes moyennes (Europe, Amérique du Nord, Chine, etc.), zones vitales pour la production alimentaire actuelle.
  • Avancée des glaces et sols gelés : Les calottes glaciaires et le pergélisol s’étendraient, rendant d’immenses surfaces incultivables. Au maximum glaciaire passé (il y a ~20 000 ans), les calottes couvraient une grande partie du Canada et du nord de l’Europe.
  • Changements de précipitations : Beaucoup de régions deviendraient plus sèches (l’eau étant bloquée dans les glaces), entraînant des baisses de rendements massives. Les récoltes échoueraient plus souvent, comme lors du Petit Âge Glaciaire (XIVe-XIXe siècles), qui a causé famines, mortalité accrue et instabilité sociale. scied.ucar.edu
  • Conséquence : Difficulté à nourrir 8+ milliards de personnes. Des migrations massives vers les zones équatoriales ou subtropicales encore viables.

2. Impacts environnementaux et géographiques

  • Baisse du niveau des mers (jusqu’à ~100-120 m lors d’un maximum glaciaire) : Cela exposerait de nouvelles terres (ex. : pont terrestre Bering), mais détruirait les ports actuels, modifierait les côtes et les écosystèmes littoraux.
  • Refroidissement global : Températures moyennes de 4-8°C plus basses (localement plus), avec des hivers extrêmes. Cela affecterait la biodiversité, les forêts et les écosystèmes aquatiques.
  • Stabilité climatique réduite : Périodes de fluctuations rapides (comme observé lors de la dernière glaciation), rendant l’agriculture encore plus imprévisible.

3. Impacts sociétaux et économiques

  • Migrations et conflits : Des centaines de millions de personnes forcées de se déplacer vers des zones plus chaudes, avec risques de tensions pour les ressources (eau, terres arables).
  • Infrastructure : Routes, bâtiments et réseaux énergétiques mal adaptés au gel permanent ou aux avancées glaciaires. Coûts énormes d’adaptation (serres massives, chauffage, nouvelles variétés de cultures résistantes au froid).
  • Santé et mortalité : Augmentation des maladies liées au froid, malnutrition, et stress sociétal. Le Petit Âge Glaciaire a déjà montré des famines, épidémies et troubles sociaux. nationalgeographic.fr

Une glaciation serait une menace existentielle à long terme pour la civilisation telle que nous la connaissons, principalement via l’effondrement de la productivité agricole dans les régions tempérées. C’est pourquoi certains soulignent que nous devrions nous réjouir de l’interglaciaire actuel (et du CO₂ qui le prolonge). Cependant, cela ne minimise pas les défis du réchauffement rapide actuel (adaptation, extrêmes météo). L’humanité a survécu à la dernière glaciation en étant nomade et peu nombreuse. Avec 8 milliards d’habitants et une économie mondialisée, l’adaptation serait un défi majeur nécessitant innovation technologique massive (énergie abondante, agriculture indoor, etc.). Le débat reste ouvert sur la probabilité exacte et le timing,

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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1 Response to Dans quelques milliers d’années commencera un nouveau cycle naturel de glaciation, qui fera regretter la période actuelle

  1. Avatar de lepiaf18 lepiaf18 dit :

    Toutes les lois de l’univers et de la nature (la vraie, pas celle des escrologistes !) sont régies par des formes d’ondes sinusoïdales de périodes plus ou moins longues mais… régulières pour chaque phénomène.
    A cela il faut rajouter la « vie » simple mais essentielle de la planète elle-même telle la formation et la dérive des continents, etc..

    Mais, pour comprendre tous ces phénomènes faut être bien plus qu’un escrologiste ou mauvais commercial… faut être féru et compétent en… sciences; toutes les sciences…
    Et comme chez nous côté instruction (et non pas « éducation », ce qui est là le rôle des parents, normalement…) c’est la Bérézina et de pire en pire depuis près de 40 ans…. il va être très difficile de réveiller ce bon peuple de moutons…

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