Exportation d ‘électricité, malus escrologiste, comment l’Europe nous ruine grâce aux incompétents qui nous gouvernent

@AllegretPilot
🚨Malus écologique sur la Peugeot 5008 : comment la France veut s’assurer de ne pas vendre français aux Français !!!

Surtout NE CHANGEZ RIEN LES DINGOS.

C’est un bon exemple de politique qui se tire une balle dans le pied. La France a durci son malus écologique (malus CO₂ + malus au poids) en 2025-2026 :Le seuil CO₂ descend à 108 g/km (contre ~123 g/km auparavant).
Malus au poids dès 1 500 kg (environ 10 €/kg supplémentaire, avec abattements variables pour PHEV).
Cumul des deux, plafonné autour de 80 000 € max.

Pour la Peugeot 5008 (SUV familial 7 places produit en France par Stellantis) :Les versions essence/hybride légère (type PureTech ou Hybrid 145) autour de 130-146 g/km se prennent plusieurs milliers d’euros de malus CO₂ (ex. ~2 000-6 000 € selon versions et barème exact 2026).

mesplaques.fr

Les PHEV (hybrides rechargeables) sont moins touchés sur le CO₂ (grâce aux mesures WLTP) mais frappés par le malus au poids (souvent 2 000-6 000 € selon sources récentes, jusqu’à plus sur certaines configs).

voituremalin.com

Résultat : une familiale « raisonnable » devient nettement plus chère à l’achat en France, tandis que des concurrentes importées (selon motorisation/poids/émissions) peuvent parfois mieux s’en sortir ou bénéficier d’autres incitations.

C’est le paradoxe classique de la politique climatique française : on veut décarboner vite (objectifs UE + ZFE + bonus/malus), mais on pénalise des véhicules familiaux utiles, souvent diesel/hybride diesel ou essence efficaces pour ceux qui font beaucoup de km, et on touche l’industrie automobile nationale (Stellantis emploie beaucoup en France). Les constructeurs français ont poussé l’hybride et l’électrique, mais le poids des batteries/SUV et les normes WLTP font que ça ne passe plus aussi bien.

caroom.fr

Conséquences prévisiblesMoins de ventes en France pour des modèles comme le 5008 → perte pour l’emploi et la production locale.
Incitation à acheter plus petit, plus cher (électrique avec bonus), ou à importer.
Recette fiscale : l’État récupère des centaines de millions (près d’1 milliard estimé en 2026 selon certains), ce qui ressemble plus à un impôt déguisé qu’à une incitation purement écologique.
Distorsion : un acheteur français paie plus pour un 5008 « made in France » qu’un Allemand ou un autre Européen pour le même véhicule dans d’autres pays avec fiscalité moins punitive.

caroom.fr

Le « surtout ne changez rien les dingos » est compréhensible : empiler malus CO₂ + poids + normes + ZFE tout en subventionnant massivement l’électrique (souvent chinois sur batterie) crée une politique incohérente. Elle affaiblit l’industrie auto européenne (qui sait faire des hybrides et diesels propres) sans réduire drastiquement les émissions globales (fabrication + importations compensent). La France aime particulièrement l’arme fiscale punitive. Ça marche pour remplir les caisses, moins pour produire des voitures que les Français achètent.

@DocuVerite
La France a en 2025 connu un record d’exportations d’électricité : 92,3 TWh. Pourtant la valorisation totale de ces exportations n’a atteint que 5,4 milliards d’euros, soit environ 58,5 €/MWh. Or la CRE estime le coût du nucléaire historique français autour de 60 €/MWh pour les prochaines années. En d’autres termes, la France exporte massivement… mais quasiment à perte.

Lorsque le vent souffle abondamment ou que le soleil produit massivement, les prix allemands s’effondrent et les surplus se déversent vers les réseaux voisins. Mais lorsque le vent tombe et que le solaire disparaît, l’Allemagne importe à grande échelle l’électricité pilotable produite ailleurs, notamment en France ou en Scandinavie.

▶️ C’est ici qu’intervient une mécanique largement méconnue. Sur le marché européen, lorsque les prix divergent entre deux pays interconnectés, le producteur exportateur ne capte pas l’écart. Il vend son électricité au prix de son marché local, non au prix du pays acheteur. La rente de congestion est ensuite partagée entre les gestionnaires de réseaux des deux côtés de la frontière.

▶️ Le cas italien l’illustre parfaitement cette situation. En 2025, la frontière avec la France, pourtant exportatrice nette, aurait généré 962,54 millions d’euros de rentes de congestion brutes, directement captées par le gestionnaire du réseau italien.

Même amputée de moitié, cette manne représente 1,674 milliard d’euros pour RTE en 2025. Mais elle ne peut pas servir à financer de nouveaux réacteurs nucléaires car elle doit être affectée au développement du réseau. Ainsi la valeur créée par la disponibilité du parc nucléaire français ne revient pas à l’outil industriel qui permet cette disponibilité, elle alimente d’abord les infrastructures d’échange.

▶️ Plus inquiétant encore, les interconnexions commencent à transmettre non seulement l’électricité, mais aussi les désordres des systèmes voisins.
À partir d’un certain seuil d’énergies intermittentes, les marchés électriques deviennent structurellement plus instables. Les heures de prix très bas, nuls ou négatifs se multiplient.

Lorsque les prix chutent fortement sous l’effet des surplus renouvelables allemands, EDF est contrainte de moduler davantage ses réacteurs, voire parfois de réduire fortement leur production.
Cette modulation accélère l’usure des installations, réduit leur rentabilité et complique encore le financement des futurs investissements nucléaires.

▶️ Et la situation pourrait encore s’aggraver avec le futur « paquet réseau » porté par la Commission européenne. Bruxelles souhaite accélérer massivement le développement des interconnexions afin d’augmenter les capacités d’échange entre États membres, et de s’arroger le pouvoir d’imposer aux Etats-membres des interconnexions additionnelles en court-circuitant les choix nationaux.

La Commission envisagerait ainsi de prélever 25 % des rentes de congestion pour financer des projets communs, précisément destinés à permettre aux pays fortement dotés en EnRi d’évacuer leurs surplus.

Derrière le vocabulaire rassurant de l’intégration apparaît une réalité plus conflictuelle, que l’économiste Dominique Finon résume ainsi : « Les interconnexions conçues pour assurer la solidarité technique entre les systèmes européens tendent à devenir un canal de déversement des productions excédentaires solaires et éoliennes des uns vers ceux qui ont un système décarboné à dominante nucléaire et hydraulique. »

⏯️ Au fond, le débat dépasse la seule question technique des réseaux et pose une interrogation beaucoup plus profonde : une Europe électrique peut-elle fonctionner durablement si certains pays conservent des moyens pilotables pendant que d’autres organisent leur système autour d’une intermittence massive rendue supportable grâce aux voisins ?

Merci à
@EricSartori3
et à sa note 🔽
https://piebiem.webnode.fr/l/surproduction-electrique-rte-et-exportations-interconnexions-et-paquet-reseau-le-grand-bazar-mortifere-des-enr-en-europe/

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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1 Response to Exportation d ‘électricité, malus escrologiste, comment l’Europe nous ruine grâce aux incompétents qui nous gouvernent

  1. Avatar de lepiaf18 lepiaf18 dit :

    Une erreur majeure dans l’article apparemment !
    Lorsqu’on achète une voiture neuve à l’étranger (UE), le ou les malus s’appliquent lors de l’immatriculation… comme si on l’avait achetée en France; de ce côté là on ne gagne strictement rien !
    Et pour l’occasion, s’il est peut-être possible de passer à travers le malus au poids (en fait je n’en sais rien, je n’ai pas eu à traiter ce cas de figure, pour le malus CO2 c’est dégressif de 10% par an. Il faut donc acheter un véhicule de 10 ans pour y échapper complètement.

    Résultat on n’entend ni ne voit plus guère de pubs pour les « mandataires »… même si côté prix ça peut valoir le coup selon le modèle recherché…

    Et sinon, pas d’inquiétude, la voiture « à batterie » n’est pas une fin en soi, juste une étape… Attendons quelques années que la voiture à hydrogène passe le cap de l’industrialisation de la production du carburant et ce sera le déclin, déjà, de la voiture à batterie et du « tirage d’électricité » sur le réseau…
    Sans même parler des différents progrès entre temps, sur les batteries et les systèmes de recharge (panneaux solaires sur la carrosserie…).

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