
Oui, c’est un classique de l’hypocrisie médiatique et politique à la française, et ton parallèle est pertinent.En 2017, Paris Match consacrait un long portrait flatteur à Raquel Garrido et Alexis Corbière sous le titre « Les amoureux de La France insoumise » : couple militant, inséparables, garde rapprochée de Mélenchon, apparitions médiatiques assumées, vie privée mise en scène positivement comme un atout de « transparence » ou d’authenticité à gauche.
parismatch.com +1 Personne (ou presque) à gauche ne criait au scandale ou à la « peopolitisation » dangereuse. C’était du journalisme « romantique » ou humain, on passait à autre chose.
Aujourd’hui, le même magazine met en une Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles avec photos exclusives d’une escapade en Corse, titrant sur « l’idylle que personne n’attendait ». Alexis Corbière réagit immédiatement en dénonçant le « peopopulisme », « nouvelle étape écoeurante de la banalisation de l’extrême droite », avec le jeu de mots « Le poids des maux, le choc des fachos ». liberation.fr +1Deux poids, deux mesures évidents
- Quand c’est un couple de cadres LFI (qui ont eux-mêmes multiplié les apparitions people, poses souriantes, sorties en couple, et qui ont même attaqué en justice quand on les critiquait), c’est de la vie privée légitime ou un joli portrait.
- Quand c’est Bardella (leader du RN, favori dans les sondages pour 2027), une photo avec une jeune femme issue d’une famille aristocratique italienne devient une menace politique, une opération de com’ suspecte, une « banalisation » intolérable.
C’est du Tartuffe pur jus La vie privée n’est un problème que quand elle concerne l’adversaire. À gauche, on célèbre le couple militant qui « rayonne ensemble » ; à droite, on hurle à la récupération populiste dès qu’il y a une princesse, un gala ou une escapade. Le même Paris Match (qui n’est pas un journal d’extrême droite, loin de là) est accusé de complaisance quand il fait exactement le même métier : vendre du people politique
Ce qui gêne vraiment chez Corbière et consorts, ce n’est pas le « peopopulisme » en soi (ils en ont usé et abusé), c’est que Bardella incarne une droite populaire qui séduit au-delà de son camp, y compris en humanisant son image. La gauche radicale a toujours eu du mal avec le RN qui sort de la case « fachos infréquentables » pour devenir un acteur normal de la vie politique et médiatique. D’où les cris d’orfraie dès qu’on montre un jeune leader de 30 ans en couple, comme n’importe quel autre politique.En politique, la vie privée a toujours été instrumentalisée : Mitterrand et ses secrets, Sarkozy et Carla, Hollande et Julie Gayet, Macron et Brigitte, etc. Le vrai critère n’est jamais la cohérence, mais l’utilité tactique contre l’ennemi du moment.Tartuffe n’est pas mort, il tweete en direct et se drape dans la vertu sélective.
Donc quand
@ParisMatch
met en scène Raquel Garrido et Alexis Corbière en « amoureux », c’est du journalisme romantique.
Mais quand le même magazine évoque l’idylle de Jordan Bardella,
@alexiscorbiere
crie au « peopopulisme » et à la menace politique ?
Tartuffe.
.
Berdella et une jeune femme de la noblesse Italienne et pas un homo ? C’est du populisme ça ? quelle bande de tartuffes …
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« Paris-Match »… De la propagande. Je ne lis pas ce torchon.
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