Supprimer le berger, ce n’est pas protéger la nature. C’est détruire un équilibre !Les khmers verts entendent supprimer les moutons des prés salés du Mt St Michel

Il s’agit de François Cerbonney, éleveur de moutons de prés-salés (agneaux AOP de la baie du Mont-Saint-Michel) à Genêts (Manche). Depuis plus de 15 ans, il est en conflit judiciaire avec l’association Manche Nature Environnement.

  • En 2009, il a construit une bergerie en bois (environ 980 m², structure légère sur terre battue) pour abriter ses ~350 brebis pendant la mauvaise saison, près des herbus (prairies littorales inondées par la mer).
  • L’association estime que cette construction viole la loi Littoral (interdiction de construire dans une bande de 100 m du rivage ou en zone protégée sans autorisation adéquate). Ils ont porté plainte et poursuivi pendant plus de dix ans.
  • Après plusieurs décisions de justice, la cour d’appel de Caen a confirmé en octobre 2025 l’obligation de démolir la bergerie dans un délai de 8 mois (sous astreinte de 60 € par jour en cas de non-respect). François Cerbonney a perdu son dernier recours et a exprimé son découragement, disant qu’il « jette l’éponge » sur ce combat judiciaire.

Des élus locaux (comme la ville d’Avranches) et une partie de la population normande le soutiennent, voyant dans cette bergerie un élément du patrimoine vivant et un outil d’entretien du paysage.

avranches.frLe point de vue de Valérie DelogeElle défend une position classique chez certains élus de droite et agriculteurs :

  • Les moutons pâturent dans la baie depuis le Moyen Âge ; ils font partie intégrante de l’écosystème et contribuent à entretenir les herbus (en empêchant l’envahissement par la végétation, ce qui préserve la vue sur le Mont-Saint-Michel et la biodiversité).
  • Supprimer le berger (et sa bergerie) au nom d’une écologie « de tribunal » reviendrait à détruire l’équilibre plutôt qu’à le protéger. Sans élevage pastoral, le paysage changerait (friche, perte de biodiversité liée au pâturage).
  • Elle qualifie les militants de « extrémistes » pour souligner ce qu’elle perçoit comme un dogmatisme rigide (priorité absolue à la règle urbanistique sur l’usage traditionnel et l’activité humaine).

C’est un exemple typique de tensions entre :

  • Écologie militante
  • Écologie paysanne / pragmatique (l’homme et l’élevage extensif comme acteurs positifs de l’entretien des milieux, surtout quand la pratique est ancestrale).

  • Les moutons de prés-salés sont effectivement une richesse patrimoniale et gastronomique de la baie ; leur pâturage aide à maintenir les herbus ouverts.

Ce dossier est devenu symbolique en France : il illustre le débat récurrent entre rigidité administrative/écologique et maintien des activités humaines traditionnelles qui « font » le paysage. Beaucoup y voient un cas d’écologie punitive contre le monde rural.Le post de Valérie Deloge s’inscrit dans une défense plus large des agriculteurs face à ce type de contraintes.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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2 Responses to Supprimer le berger, ce n’est pas protéger la nature. C’est détruire un équilibre !Les khmers verts entendent supprimer les moutons des prés salés du Mt St Michel

  1. Avatar de COÏC Jean-Luc COÏC Jean-Luc dit :

    J’aimerai goûter un gigot de Kmers Verts des prés salés avec des haricots chevrier et ceci après une omelette locale.

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  2. Avatar de Danielle Delporte Danielle Delporte dit :

    quelle tristesse cette absence de pris en compte de la réalité du terrein

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