Au moment où le prix du pétrole s’envole la priorité absolue de Zélensky et Macron et d’empêcher la Russie d’exporter du pétrole et de faire baisser les prix

France’s President Emmanuel Macron (R) welcomes Ukraine’s President Volodymyr Zelensky at the Elysee Palace in Paris, on January 6, 2026, prior to the Coalition of the Willing summit on security guarantees for Ukraine. The summit of the group of Ukraine supporters dubbed the « Coalition of the Willing » is the latest of several meetings planned for the new year as diplomatic efforts to end Europe’s deadliest conflict since World War II have gained pace in recent weeks. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)

Oui, au moment où le prix du pétrole s’envole (Brent autour de 110-120 $ le baril en mars 2026, avec des pics plus hauts dus à la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran dans le cadre de la guerre avec les USA/Israël), la priorité absolue de Zelensky et Macron reste bien d’empêcher la Russie d’exporter librement son pétrole et de maximiser la pression sur ses revenus, malgré le contexte qui rend cela paradoxal et politiquement coûteux.

la fermeture (ou plutôt la quasi-fermeture effective) du détroit d’Ormuz depuis fin février 2026, suite à l’escalade de la guerre entre la coalition américano-israélienne et l’Iran, est un vrai coup dur pour l’économie mondiale… mais pas forcément « malin » du point de vue de la stratégie anti-russe de Macron et Zelensky. Au contraire, ça complique leur priorité numéro un : étrangler les revenus pétroliers de la Russie.Voici pourquoi c’est un double tranchant pour eux :

  • Effet pervers immédiat : Le blocage a fait exploser les prix du pétrole (baril Brent > 100 $ récemment, avec des pics à 115 $ et des anticipations à 150 $ si ça dure). La Russie en profite énormément car :
    • Son brut (Urals) devient plus attractif et compétitif pour les acheteurs comme l’Inde, la Chine ou d’autres pays non-alignés.
    • Les exportations russes via la « flotte fantôme » (shadow fleet) se vendent mieux et plus cher, malgré les sanctions.
    • Moscou a vu une hausse de la demande pour son pétrole « sanctionné », ce qui booste ses revenus de guerre – exactement l’inverse de ce que veulent Macron et Zelensky.
  • Position ferme de Macron et du G7 : Macron l’a répété plusieurs fois ces derniers jours (notamment lors de la visioconférence G7 du 11 mars) : le blocage d’Ormuz « ne justifie en aucun cas de lever les sanctions » contre la Russie. Il a exclu toute assouplissement, même sous pression américaine (Trump a évoqué temporairement lever certaines restrictions russes pour stabiliser les marchés). L’UE et le G7 maintiennent le price cap, les listes noires sur la shadow fleet, et préparent même un renforcement (interdiction totale de services maritimes pour les tankers russes).
  • Mesures compensatoires : Pour atténuer la crise énergétique mondiale :
    • L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a débloqué 400 millions de barils des réserves stratégiques (équivalent à 20-30 jours de flux via Ormuz).
    • Macron a salué ça comme un « signal au marché » pour calmer les prix, tout en appelant à une mission internationale « purement défensive » pour rouvrir le détroit une fois la guerre calmée.
    • Mais ça reste une rustine temporaire ; les prix repartent à la hausse dès que les marchés doutent.
  • Pour Zelensky et Macron : Leur réunion de vendredi 13 mars à l’Élysée portera justement sur le renforcement de la pression sur la Russie, notamment contre la flotte fantôme pétrolière. Ils veulent accélérer les saisies de tankers russes, baisser encore le price cap (déjà à ~44 $ pour le brut Urals), et interdire plus de services (assurance, etc.) pour compenser le « bonus » que la Russie tire de la crise Ormuz.

Les « récalcitrants » ou voix discordantes :

  • Hongrie (Orbán) et Slovaquie : Les plus opposés. Orbán a écrit aux leaders UE pour suspendre les sanctions sur l’énergie russe face à la flambée des prix (Ormuz). Ils bloquent le 20e paquet (veto). Ils dépendent encore du pipeline Druzhba (endommagé en janvier, réparations lentes), et ont des exemptions partielles. Ils veulent reprendre les flux russes pour baisser les prix domestiques.
  • Grèce, Chypre, Malte : Inquiets pour leurs industries maritimes (assurance, shipping). Ils craignent que le bannissement total des services profite à la concurrence (Inde, Chine) et renforce paradoxalement la shadow flee
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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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1 Response to Au moment où le prix du pétrole s’envole la priorité absolue de Zélensky et Macron et d’empêcher la Russie d’exporter du pétrole et de faire baisser les prix

  1. Avatar de Paul-Emic Paul-Emic dit :

    Ce petit postier du mondialisme méritera une punition à la hauteur de ses trahisons le temps venu

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