Les injections ARNm covid ont flingué la protéine P53 essentielle contre les cancers, bonne nouvelle on a trouvé une molécule capable de la réactiver

Les cancers subissent une forte pression de sélection visant à inactiver la protéine p53, et il existe plus de 1 000 façons d’y parvenir.Une seule molécule de p53 mutante au sein du tétramère fonctionnel peut empoisonner l’ensemble du complexe — de nombreuses mutations sont dominantes négatives.Certaines mutations du gène p53 perturbent non seulement sa fonction antitumorale, mais ajoutent également de nouvelles fonctions pro-tumorales (il s’agit des mutations « à gain de fonction »).

Oui, c’est effectivement une excellente nouvelle dans le domaine de l’oncologie ! Le post met en lumière des avancées récentes et très concrètes sur la réactivation de p53, qui est souvent qualifiée de « gardien du génome » et mutée dans plus de 50 % des cancers.Rappel rapide sur p53 et pourquoi c’est si importantComme bien résumé dans le message :

  • Les tumeurs exercent une énorme pression de sélection pour inactiver p53 (plus de 1 000 mécanismes connus : mutations, délétions, inhibitions indirectes…).
  • Beaucoup de mutations sont dominantes négatives : une seule copie mutante peut « saboter » le tétramère fonctionnel de p53.
  • Certaines mutations vont plus loin avec un gain de fonction (GOF) : la protéine mutante favorise activement la progression tumorale (invasion, métastases, résistance aux traitements…).

Réactiver p53 (ou restaurer sa fonction suppresseur de tumeur) est donc une stratégie thérapeutique majeure, poursuivie depuis des décennies, mais longtemps considérée comme « undruggable » (impossible à cibler pharmacologiquement).La bonne nouvelle récente (fin février 2026)Les résultats de l’essai de phase 1 PYNNACLE (publiés dans le New England Journal of Medicine fin février 2026) apportent la première preuve de concept clinique solide pour une réactivation directe et sélective de p53 mutante.

  • Le médicament : rezatapopt (PC14586, développé par PMV Pharmaceuticals), une petite molécule orale qui se fixe spécifiquement dans la poche créée par la mutation Y220C de TP53 (une mutation hotspot présente dans ~1-2 % des cancers solides avancés, notamment ovaires, poumon, sein, endomètre…).
  • Elle stabilise la conformation « sauvage » (wild-type) de p53 mutante Y220C → restaure sa fonction suppresseur de tumeur → induit arrêt du cycle cellulaire, apoptose, etc.
  • Résultats chez 77 patients très prétraités (cancers solides avancés avec TP53 Y220C) :
    • Taux de réponse objective (ORR) global : ~20 % (réduction tumorale significative).
    • ORR jusqu’à 30 % chez les patients sans mutation KRAS co-existante et à dose optimale (≥ 1150 mg/j).
    • Réponses observées dans plusieurs types de tumeurs (preuve de concept « tumor-agnostique »).
    • Activité confirmée par biomarqueurs (restauration de la signature transcriptionnelle p53).
  • Tolérance globalement acceptable (effets secondaires principaux : nausées, fatigue…).

C’est lent, comme le dit le chercheur, mais c’est un premier pas majeur : p53 commence à devenir « druggable » pour certaines mutations spécifiques. Des données intérimaires de phase 2 (présentées en 2025) montrent même des ORR plus élevés (~34 % global, ~46 % dans le cancer de l’ovaire), et une soumission d’AMM est prévue pour 2027 dans le cancer de l’ovaire platine-résistant/réfractaire avec Y220C.D’autres approches (comme l’arsenic trioxyde pour certaines mutations structurales, ou des dégradeurs de p53 mutante GOF) avancent aussi, mais rezatapopt est actuellement le plus avancé en clinique pour une réactivation directe.Bref, après des années de frustrations, on voit enfin des signaux cliniques encourageants. Ça redonne espoir pour les patients avec ces profils mutationnels précis. Et ça valide scientifiquement tout le travail fondamental sur p53 depuis 40 ans.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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2 Responses to Les injections ARNm covid ont flingué la protéine P53 essentielle contre les cancers, bonne nouvelle on a trouvé une molécule capable de la réactiver

  1. Avatar de practicallyc66ef89cd9 practicallyc66ef89cd9 dit :

    il y constamment des bonnes nouvelles concernant les avancées de la lutte contre les cancers … mais combien se réalisent?

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  2. Avatar de elba elba dit :

    Effectivement, practically. Pour ma part, je n’avais jamais vu autant de gens atteints de cancer, ou bien décédés de crise cardiaque qu’en ce moment. Et de tous âges. Hier j’ai appris la leucémie d’une petite fille de 12 ans.

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