Chapoutot, ce chouchou des média, autrefois historien, qui vous expliquera sans le dire que Bardella c’est Hitler en 1933, faire peur pour empêcher l’alternance

Les propos de l’universitaire, qui étrille « l’avachissement » de la droite et « la fange qui nous éclabousse en permanence » des gouvernants, illustrent la dérive qui voit le chercheur user de son autorité d’historien à des fins militantes.

« C’est très facile d’être de droite : c’est une logique de l’avachissement, de la facilité, de l’absence de réflexion et d’effort. Une politique de droite, c’est revendiquer le bon sens du comptoir, l’absence totale d’analyse, de réflexion argumentée fondée sur une littérature scientifique abondante et qu’on refuse de considérer. » Ces propos n’ont pas été tenus par un dirigeant politique en meeting, ni par un chroniqueur d’extrême gauche en roue libre.

Tenus en février 2024 lors d’une émission organisée par la chaîne YouTube Elucid, et exhumés ces derniers jours sur les réseaux sociaux, ils émanent de l’historien Johann Chapoutot. En mars dernier, Marianne publiait une enquête relatant le virage militant de ce spécialiste respecté du nazisme et professeur à la Sorbonne, qui s’est rapproché de la France insoumise (LFI). Cette sortie s’inscrit dans la trajectoire ayant pour conséquence « de rendre sa pensée de plus en plus simpliste et manichéenne ».

Le dernier ouvrage de Johann Chapoutot, Les Irresponsables. Qui a porté Hitler au pouvoir ? (Gallimard, paru en février 2025), porte sur la période cruciale de mars 1930 à janvier 1933 : comment les élites conservatrices, la droite et le centre allemand (notamment von Papen, Hindenburg et d’autres) ont, par calculs politiques, sous-estimation et alliances tactiques, « porté » Hitler au pouvoir plutôt que de le voir comme une prise violente.

: Chapoutot ne dit pas littéralement « Bardella c’est Hitler », ce qui serait une simplification grossière et inexacte. Dans son livre Les Irresponsables : Qui a porté Hitler au pouvoir ? (Gallimard, 2025)

, il analyse comment les élites conservatrices, libérales et centristes allemandes (comme von Papen ou Hugenberg) ont sciemment allié avec les nazis pour contrer la gauche, sous-estimant le danger et pensant les instrumentaliser. Il trace explicitement des analogies avec la France contemporaine : l' »extrême centre » (Macron et alliés) qui, selon lui, normalise l’extrême droite (RN) via des alliances tactiques, une extrême-droitisation des médias (comparant Bolloré à Hugenberg), et une préférence pour le RN plutôt que pour la gauche unie (comme le Nouveau Front Populaire). Par exemple, il cite la dissolution de l’Assemblée en 2024 comme un pari risqué évoquant les décrets d’urgence de Weimar, et accuse les « irresponsables » actuels de faciliter l’ascension du RN par calcul électoral ou économique. Ces comparaisons ont suscité des controverses : le RN s’est offusqué d’analogies télévisées (comme dans C dans l’air en 2025, où Bardella est comparé à un rôle hitlérien dans un scénario d’élites manipulatrices), et Chapoutot a répondu en insistant sur les « similitudes étonnantes » sans assimiler les personnes, mais les dynamiques structurelles. Il souligne que « toute histoire est contemporaine » et vise à alerter sur les risques d’une « gouvernance par décret » ou d’une banalisation du fascisme

Ce livre a suscité des débats en France (interviews sur France Culture, critiques dans Libération, Le Devoir, Télérama qui le qualifie d' »implacable »), souvent en soulignant ses parallèles audacieux avec des situations contemporaines (comme la « démission » d’élites face à l’extrême droite). Chapoutot y insiste sur le fait que rien n’était inévitable jusqu’au dernier moment, et que la responsabilité repose sur ces « irresponsables » qui ont cru pouvoir instrumentaliser les nazis.

Plusieurs historiens ou analystes adoptent des perspectives différentes, critiques envers ses interprétations (surtout sur les continuités modernes ou les parallèles contemporains), ou insistent sur d’autres facteurs pour expliquer la montée du nazisme :Ian Kershaw (biographie de référence d’Hitler) :

Approche plus « hitléro-centriste » (malgré les nuances), avec un accent sur le charisme personnel d’Hitler, la « société hitlérienne » et le rôle du Führerprinzip. Kershaw voit Hitler comme un produit de son époque mais central dans la dynamique du régime, contrairement à Chapoutot qui relativise fortement cette centralité (héritage de la propagande Goebbels) et met plus l’accent sur les structures et les élites qui l’ont instrumentalisé.


Peter Longerich et Volker Ullrich (biographies récentes d’Hitler) : Très factuels et sourcés, ils insistent sur la personnalité d’Hitler, ses décisions directes et le contexte socio-économique/politique, sans autant insister sur des continuités longues avec le libéralisme autoritaire ou le management moderne comme le fait Chapoutot dans d’autres ouvrages (Libres d’obéir).


Richard J. Evans (trilogie Le Troisième Reich) : Synthèse équilibrée, plus « fonctionnaliste » (rôle des structures bureaucratiques, polyocratie nazie, concurrence interne), et moins centrée sur les élites conservatrices comme « porteurs » principaux. Il met plus en avant la crise de Weimar, la radicalisation progressive et le rôle combiné de multiples acteurs (y compris la gauche divisée).


Thibault Le Texier (critique académique directe) : Dans une recension sévère de Libres d’obéir (Revue d’histoire moderne & contemporaine, 2020), il accuse Chapoutot de « reductio ad Hitlerum », d’exagérations idéologiques, d’angles morts méthodologiques et de surinterprétations (liens nazisme-management jugés minces, syllogismes biaisés sur Reinhard Höhn). Cela porte sur les continuités post-1945, mais illustre un désaccord sur la rigueur et l’idéologisation chez Chapoutot.
D’autres voix (parfois dans des débats ou articles) soulignent l' »angle mort » de Chapoutot sur le rôle de la gauche (division SPD/KPD, échec à s’unir contre les nazis) ou sur la crise économique/masse électorale comme facteurs plus déterminants que les seuls « irresponsables » d’élite. Par exemple, certains recenseurs ou commentateurs (dans des médias comme AOC ou forums) reprochent à Chapoutot de minimiser ces aspects pour mieux pointer les centristes/droites libérales autoritaires.

Chapoutot est souvent loué en France pour ses analyses audacieuses et contemporanéisantes (parallèles avec l’extrême centre actuel), mais critiqué ailleurs (surtout en cercles académiques anglo-saxons ou allemands) pour des approches culturelles trop poussées ou des généralisations.

C’est faux. Au moins cinq ministres et 29 députés de RDA sont d’ancien nazis: – Bruno Lietz (Agriculture) – Vincenz Müller (Député) – Kurt Merkel (Approvisionnement) – Luitpold Steidle (Santé) – Werner Winkler (Industrie) – Hans Reichelt (Agriculture) en.wikipedia.org/wiki/Bruno_Lie… fr.wikipedia.org/wiki/Vincenz_M… x.com/virginie1landr… jta.org/archive/commun…

Les travaux de Simon Wiesenthal pulvérisent la propagande de Chapoutot.
Rendez-vous compte qu’en 1968, un quotidien est-allemand commentant les évènement à Prague titre  » A Prague règne le sionisme ».
Wiesenthal a vu qu’au fur et à mesure qu’Israël se rangeait du côté US, un vocabulaire issu de la période nazie refaisait surface dans la presse et le discours officiel de la RDA !Y en avait quand même quelques uns, comme Peter A. Thiessen, membre des Sturmabteilung, en charge d’une partie du programme nazi d’armes chimiques, qui sera nommé au Conseil d’État de la RDA.

https://www.facebook.com/watch/?v=1695726751405772

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Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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1 Response to Chapoutot, ce chouchou des média, autrefois historien, qui vous expliquera sans le dire que Bardella c’est Hitler en 1933, faire peur pour empêcher l’alternance

  1. Avatar de Pierre Driout Pierre Driout dit :

    Johann Chapoutot comme le chef de La Jeune Garde aujourd’hui sous les verrous est issu d’un milieu fascisant ! Ce qui explique leurs atomes crochus…

    Mélenchon a choisi de s’engager derrière ses troupes formées de nervis portés au coup de poing et à l’action directe !

    C’est assez inattendu de la part d’un pantouflard de la révolution !

    La Franc-Maçonnerie mène à tout, il suffit d’en sortir à temps avant le grand soir..;

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