Le désert du Sahara, de tous les endroits, a rétréci d’environ 8 % depuis 1980 grâce au CO2 alimentant une remarquable renaissance verte mondiale.


Quel retournement de situation inattendu dans l’histoire du climat !

Le désert du Sahara, de tous les endroits, a rétréci d’environ 8 % depuis les années 1980 grâce à l’augmentation des niveaux de CO₂ ₂ alimentant une remarquable renaissance verte mondiale.

Les données des instruments AVHRR et MODIS de la NASA montrent que 25 % à 50 % des terres végétalisées de la Terre sont devenues nettement plus vertes, soit une superficie équivalente à environ deux fois celle des États-Unis continentaux.

La fertilisation au CO2 ₂ a généré environ 70 % de cette croissance, rendant les plantes plus efficaces avec l’eau en réduisant le temps pendant lequel les stomates (pores des feuilles) restent ouverts, ce qui à son tour réduit la perte d’eau et renforce la résistance à la sécheresse.

Cela a permis à la végétation de reconquérir les zones arides en bordure du Sahel (la frange sud du Sahara), au Moyen-Orient et dans l’arrière-pays australien. Le Sahara, à lui seul, a perdu environ 8 % de sa superficie désertique, soit l’équivalent de plus de 700 000 km² de couverture végétale supplémentaire, repoussant ainsi les étendues de sable stériles dans des zones autrefois inhospitalières.

La concentration de CO₂ atmosphérique ₂ se situe actuellement autour de 430 ppm (niveaux prévus début 2026), permettant aux plantes de prospérer là où elles ne le pouvaient pas auparavant. Si le changement climatique engendre de sérieux défis, ce reverdissement témoigne d’un bénéfice clair et mesurable lié à une concentration plus élevée de CO₂ ₂ : une planète plus verte et plus résiliente dans de nombreuses régions arides.

Voici un résumé factuel basé sur les sources scientifiques principales :

  • Étendue du reverdissement : Des études clés, comme celle publiée en 2016 dans Nature Climate Change (Zhu et al., avec participation de chercheurs de la NASA et Boston University), montrent une augmentation significative de la surface foliaire (LAI, Leaf Area Index) sur 25 % à 50 % des terres végétalisées de la planète depuis les années 1980. Cela représente une superficie additionnelle de verdure équivalente à environ deux fois les États-Unis continentaux, comme mentionné dans votre texte. Des mises à jour récentes confirment que la tendance se poursuit, avec des pics récents (par exemple en 2020 comme année particulièrement verte dans certains records).
  • Rôle dominant du CO₂ : Les modélisations factoriales indiquent que la fertilisation par CO₂ explique environ 70 % de cette tendance au reverdissement global. Le CO₂ permet aux plantes d’ouvrir moins longtemps leurs stomates pour capter le carbone nécessaire, réduisant ainsi les pertes d’eau par transpiration. Cela rend les végétaux plus efficaces hydriquement et plus résistants à la sécheresse, favorisant leur expansion dans les zones arides semi-désertiques.
  • Régions concernées : Le Sahel (frange sud du Sahara) montre un reverdissement marqué, lié à la fois à une reprise des pluies après les sécheresses des années 1970-1980 et à l’effet CO₂. Des zones au Moyen-Orient, en Australie intérieure et ailleurs en zones arides bénéficient aussi. Cependant, pour le Sahara lui-même, les affirmations d’une réduction de 8 % de sa superficie désertique (environ 700 000 km² de végétation supplémentaire) circulent dans des posts et discussions en ligne, mais elles ne sont pas confirmées par les études principales de la NASA ou récentes. Le Sahara reste majoritairement stable ou en légère expansion dans certaines parties selon des analyses (par exemple, une étude de 2020 note une expansion nette de ~8 % sur 1950-2015 due à d’autres facteurs climatiques, mais le reverdissement est plus prononcé au Sahel qu’au cœur du désert). Le « reverdissement du Sahel » est bien observé, mais pas une contraction massive du Sahara central.
  • Niveaux de CO₂ actuels : En février 2026, les concentrations atmosphériques de CO₂ (mesurées à Mauna Loa par la NOAA) oscillent autour de 429-430 ppm, ce qui correspond bien à votre mention de ~430 ppm. C’est en hausse continue par rapport aux ~340 ppm des années 1980.
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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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3 Responses to Le désert du Sahara, de tous les endroits, a rétréci d’environ 8 % depuis 1980 grâce au CO2 alimentant une remarquable renaissance verte mondiale.

  1. Ping: Le désert du Sahara, de tous les endroits, a rétréci d’environ 8 % depuis 1980 grâce au CO2 alimentant une remarquable renaissance verte mondiale. – Qui m'aime me suive…

  2. Avatar de elba elba dit :

    Eh bien en voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! Pour nous, les humains. Mais peut-être pas pour ceux qui vendent des engrais ou trucs du genre. Si la végétation est de meilleure qualité, le CO2 n’est donc pas si « coupable » que ça.

    Je vais peut-être faire ma tête de mauvaise comploplo, mais le but recherché par les « censuré » qui nous gouvernent est peut-être de rendre une partie de notre planète inculte ?

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