la PPE est un cauchemar qui ruine la France, le nucléaire baissera de 12% par rapport à 2006, X2 éoliennes terrestres,X15 mer, X4 solaire,300MDS gaspillés

Au fond, la PPE ressemble à une France qui a remplacé la stratégie par la croyance : croyance que l’on peut multiplier les éoliennes, tripler le solaire sans saturer le réseau, électrifier les usages, et maintenir cela à des prix « compétitifs », le tout sans accepter le nucléaire comme pilier central..un catéchisme où les chiffres jouent le rôle des psaumes, les courbes remplacent la métaphysique, et où l’optimisme est obligatoire

Après avoir imposé un budget hyper-déficitaire, le PS impose sa vision anti-nucléaire et décroissantiste de l’avenir de l’énergie en France. Olivier Faure est vraiment remarquable comme dirigeant d’un groupuscule pour avoir autant d’influence…

Finalement, le Premier ministre Sébastien Lecornu est parvenu à ses fins et a su profiter, habilement, de circonstances politiques favorables pour promulguer par décret une PPE3 (Programmation pluriannuelle de l’énergie version 3) à peine modifiée, contrairement aux promesses, et satisfaire ainsi les lobbys renouvelables et antinucléaire. Le Premier ministre et le ministre de l’Économie et de l’Énergie Roland Lescure vont signer tous deux le décret qui paraîtra au Journal Officiel daté du vendredi 13 février.

Cela va se traduire notamment par un raz-de-marée de parcs solaires avec un objectif de 48 GW de capacités en 2030 et entre 55 et 80 GW en 2035. Les capacités installées étaient de 31 GW fin 2025 avec une file d’attente engagée de 6 GW. Pour l’éolien terrestre, le rythme ne baisse pas vraiment non plus, la cible est de 31 GW en 2030 et 35 à 40 GW en 2035 avec 23,5 GW installés et 0,5 GW signés. Enfin dans l’éolien marin, la plus chère de loin des électricités renouvelables intermittentes, le parc installé va exploser et passer à 3,6 GW en 2030 et 15 GW en 2035 pour 1,9 GW installés aujourd’hui et 0,5 GW engagés. Rappelons que d’ores et déjà, les capacités éoliennes et solaires opérationnelles ou en cours de déploiement (68 GW) vont dépasser celles du parc nucléaire (63,2 GW).

Finalement, le Premier ministre Sébastien Lecornu est parvenu à ses fins et a su profiter, habilement, de circonstances politiques favorables pour promulguer par décret une PPE3 (Programmation pluriannuelle de l’énergie version 3) à peine modifiée, contrairement aux promesses, et satisfaire ainsi les lobbys renouvelables et antinucléaire. Le Premier ministre et le ministre de l’Économie et de l’Énergie Roland Lescure vont signer tous deux le décret qui paraîtra au Journal Officiel daté du vendredi 13 février.

Jean-Philippe Tanguy 

80% des journalistes répètent le baratin @SebLecornusur l’énergie. Il suffit de lire le tableau. Relance du nucléaire ? Le parc produira -12% en 2035 qu’en 2006. Relance de l’hydroélectricité ? Stagnation d’ici 2035. Mais éolien sur terre X2, solaire X4 et éolien en mer X15.

Cela va se traduire notamment par un raz-de-marée de parcs solaires avec un objectif de 48 GW de capacités en 2030 et entre 55 et 80 GW en 2035. Les capacités installées étaient de 31 GW fin 2025 avec une file d’attente engagée de 6 GW. Pour l’éolien terrestre, le rythme ne baisse pas vraiment non plus, la cible est de 31 GW en 2030 et 35 à 40 GW en 2035 avec 23,5 GW installés et 0,5 GW signés. Enfin dans l’éolien marin, la plus chère de loin des électricités renouvelables intermittentes, le parc installé va exploser et passer à 3,6 GW en 2030 et 15 GW en 2035 pour 1,9 GW installés aujourd’hui et 0,5 GW engagés. Rappelons que d’ores et déjà, les capacités éoliennes et solaires opérationnelles ou en cours de déploiement (68 GW) vont dépasser celles du parc nucléaire (63,2 GW).

La part de l’électricité est supposée passer de 27% en 2023 à 34% en 2030. Le message est limpide : l’électricité va naturellement remplacer le reste. Comme si l’électrification était un phénomène organique, spontané, aussi simple qu’une mise à jour logicielle.

On annonce des mesures, des aides, des prolongations de dispositifs, et même un grand plan national… Mais électrifier, ce n’est pas simplement changer une couleur sur un histogramme. C’est reconstruire des réseaux, transformer des usines, changer des flottes de véhicules, rénover des millions de logements, gérer des pointes de consommation ..

Le graphique, lui, ne montre pas les lignes haute tension, les postes de transformation, les délais, les oppositions locales, les surcoûts, ni la réalité des pointes hivernales. Il montre un monde où l’électricité monte comme une marée tranquille. Une vision administrativement apaisante. On dirait un programme de régime : « en 2030, nous n’aurons plus que 40% de gras ».

Mais l’énergie, contrairement au poids, ne se perd pas par bonne volonté : elle se remplace par des infrastructures concrètes, lentes, coûteuses et politiquement explosives. Du coup, la demande s’obstine à stagner…

https://www.rte-france.com/actualites/bilan-previsionnel-2025-2035-france-est-position-avantageuse-electrifier-atteindre-ses

PPE, la France au pays des courbes enchantées

Enfin publiée, la PPE ressemble à ce que l’on pouvait craindre: un catéchisme où les chiffres jouent le rôle des psaumes, les courbes remplacent la métaphysique, et où l’optimisme est obligatoire. C’est une déclaration de foi dans la capacité française à faire simultanément plus, mieux, moins cher, plus vite, tout en rassurant tout le monde…

La PPE annonce que l’on va augmenter la production électrique décarbonée à 650–693 TWh en 2035, contre 458 TWh en 2023. Le saut est colossal.

Pour le justifier, on invoque la grande idée structurante du document : l’électrification massive des usages. Pour sortir de la dépendance aux fossiles importés, c’est un peu le nouveau mantra, il faut électrifier. Le gouvernement annonce même une « grande initiative nationale en faveur de l’électrification du pays ». Or la PPE évite soigneusement de poser les questions qui fachent: électrifier quoi exactement, et à quel coût ?

Ce graphique est révélateur. La part de l’électricité est supposée passer de 27% en 2023 à 34% en 2030. Le message est limpide : l’électricité va naturellement remplacer le reste. Comme si l’électrification était un phénomène organique, spontané, aussi simple qu’une mise à jour logicielle.

On annonce des mesures, des aides, des prolongations de dispositifs, et même un grand plan national… Mais électrifier, ce n’est pas simplement changer une couleur sur un histogramme. C’est reconstruire des réseaux, transformer des usines, changer des flottes de véhicules, rénover des millions de logements, gérer des pointes de consommation ..

Le graphique, lui, ne montre pas les lignes haute tension, les postes de transformation, les délais, les oppositions locales, les surcoûts, ni la réalité des pointes hivernales. Il montre un monde où l’électricité monte comme une marée tranquille. Une vision administrativement apaisante. On dirait un programme de régime : « en 2030, nous n’aurons plus que 40% de gras ».

Mais l’énergie, contrairement au poids, ne se perd pas par bonne volonté : elle se remplace par des infrastructures concrètes, lentes, coûteuses et politiquement explosives. Du coup, la demande s’obstine à stagner…

la France doit moduler davantage son nucléaire. Pendant ce temps, les renouvelables doivent être écrêtées.

Et il se trouve que la PPE assume déjà implicitement cette absurdité : on prévoit un écrêtement 2 à 3 fois plus important qu’en 2025. C’est-à-dire : installer des capacités inutilisables précisément aux heures où elles produisent le plus. Absurdité technique. Absurdité financière. Absurdité politique. Mais tout cela devient, en novlangue, une « flexibilité »…

https://www.rte-france.com/actualites/bilan-previsionnel-2025-2035-france-est-position-avantageuse-electrifier-atteindre-ses

Le souci est que l’optimisme ambiant masque une mécanique économique implacable. Si l’on produit trop, mais qu’on ne consomme pas assez, le prix au MWh grimpe mécaniquement, même si l’électricité elle-même est « bon marché » sur le papier.

Et dans un scénario de surcapacité, la France doit moduler davantage son nucléaire. Pendant ce temps, les renouvelables doivent être écrêtées.

Et il se trouve que la PPE assume déjà implicitement cette absurdité : on prévoit un écrêtement 2 à 3 fois plus important qu’en 2025. C’est-à-dire : installer des capacités inutilisables précisément aux heures où elles produisent le plus. Absurdité technique. Absurdité financière. Absurdité politique. Mais tout cela devient, en novlangue, une « flexibilité »…

Le problème, c’est que la PPE raisonne comme si la consommation allait mécaniquement suivre la production. Or c’est l’inverse qui se produit en Europe : la demande d’électricité baisse depuis quinze ans. Non pas parce que les Européens sont devenus ascètes, mais parce que l’électricité est devenue trop chère, pour les ménages comme pour les entreprises.

L’Agence Internationale de l’Energie reconnaît d’ailleurs que le niveau de demande de 2021 ne sera retrouvé… qu’en 2028. Soit sept ans pour simplement revenir au point de départ…

https://www.iea.org/reports/electricity-2026

Et cela ne risque de ne pas se matérialiser. Notamment parce que l’Europe a déjà cueilli les « fruits faciles » : décarbonation partielle, efficacité énergétique, fermetures industrielles…

Reste désormais à affronter le dur : bâtiments, transports, agriculture, chauffage… Tout ce qui coûte encore plus cher, prend du temps, fâche les électeurs et fragilise encore davantage l’économie…

Dans un précédent post, nous avons taché d’expliquer pourquoi les transitions réussies dans le passé s’imposaient parce qu’elles rendaient la vie plus facile, et qu’il n’est jamais rappelé dans le débat contemporain combien la transition énergétique actuelle est la première qui exige de payer plus cher pour un service dont le service est souvent – performant. « Les anciennes transitions promettaient un gain immédiat ; celle-ci promet une pénitence durable, avec remboursement hypothétique… »

À chaque fois, une technologie remplaçait l’ancienne parce qu’elle était plus efficace, plus fiable, plus puissante, plus pratique, et moins chère à l’usage…

La PPE pousse l’audace jusqu’à promettre que le coût public des ENR décroîtra jusqu’à presque zéro vers 2060.. comme si la réalité budgétaire était programmée à l’avance. Or cette baisse dépend entièrement d’un “scénario de prix médian” non explicité et surtout ne comptabilise que le coût direct des contrats, en oubliant l’essentiel : les coûts système (réseaux, stockage, back-up, mécanismes de capacité, modulation du nucléaire…), qui augmentent précisément aves la hausse de la part d’ENR !

Le soleil et le vent sont gratuits, mais les transformer en électricité fiable suppose des réseaux renforcés, des capacités massives de stockage, des moyens pilotables pour compenser les heures sans, et un système complexe chargé d’absorber les fluctuations qui ne tombent pas du ciel..

Et pendant ce temps, les objectifs ENR explosent. La PPE prévoit 65 à 98 GW de photovoltaïque, contre 22,7 GW en 2023 : ce qui revient à tripler à quadrupler la puissance installée. Dans le même temps, la PPE suppose une multiplication par quinze du parc éolien offshore entre 2023 et 2035.

En ne censurant pas Lecornu s’il publie la PPE3 Les Républicains porteront la responsabilité du désastre : 300 mds d ‘Euros, ils seront les idiots utiles des escrologistes https://pgibertie.com/2026/02/11/en-ne-censurant-pas-lecornu-sil-publie-la-ppe3-les-republicains-porteront-la-responsabilite-du-desastre-300-mds-d-euros-ils-seront-les-idiots-utiles-des-escrologistes/ via

@GibertiePatrice

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Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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1 Response to la PPE est un cauchemar qui ruine la France, le nucléaire baissera de 12% par rapport à 2006, X2 éoliennes terrestres,X15 mer, X4 solaire,300MDS gaspillés

  1. Avatar de Michel C Michel C dit :

    Le pays? Ils s’en cognent comme de leur première couche…

    Du moment qu’ils restent au pouvoir!

    Homard, Champagne bio millésimé, restaurant ***** au frais de la princesse…

    A quand « le Omar m’a tué »?

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