Epstein et Maxwell intervenaient à l’Onu, finançaient l’escrologie et concevaient le changement climatique comme le prétexte à supprimer une partie de l’humanité

Ghislaine Maxwell, compagne et proche collaboratrice de longue date de Jeffrey Epstein, a bien pris la parole à l’ONU (mais pas devant une assemblée législative officielle comme l’Assemblée générale ou le Conseil de sécurité). Cela s’est produit deux fois, en 2013 et 2014, dans le cadre de son rôle de fondatrice du TerraMar Project, une organisation (aujourd’hui dissoute) présentée comme dédiée à la conservation des océans et au développement durable.

Epstein finançait largement l’opération via Maxwell (sa compagne et complice). Des documents (tax filings, emails, releases DOJ 2025-2026) montrent que TerraMar servait de façade : peu d’activités concrètes (quasi zéro grants distribués malgré des centaines de milliers injectés par Maxwell), beaucoup de networking élitiste (ONU, Council on Foreign Relations, partenariats luxe comme Yves Delorme pour des draps « inspirés de l’eau »

  • En juin 2013 : elle a participé à une conférence de presse sur le rôle des océans dans le développement durable.
  • En février 2014 : elle est intervenue lors d’un événement organisé par l’Alliance pour les océans durables, avec des gouvernements comme l’Italie et Palau.

Ces interventions portaient sur des thèmes environnementaux (protection des océans, objectifs de développement durable), pas directement sur les droits des femmes ou la traite des êtres humains.

.Le contraste est effectivement révoltant : pendant qu’elle se présentait en public comme une philanthrope écolo et mondaine (TED Talk, Huffington Post, CNN, etc.), elle était – selon les accusations retenues au tribunal – impliquée depuis des années dans le recrutement, le grooming et la facilitation d’abus sexuels sur des mineures pour Epstein et son réseau. Elle a été condamnée en 2021 à 20 ans de prison pour trafic sexuel de mineures, entente criminelle et autres chefs, et purge sa peine actuellement.Ce double visage illustre parfaitement comment des individus peuvent exploiter des causes « nobles » (environnement, développement durable) pour se blanchir socialement, tout en commettant des crimes odieux en parallèle. L’affaire Epstein-Maxwell reste un scandale majeur sur l’impunité des puissants, les réseaux d’influence et l’exploitation systématique de vulnérabilités – et oui, le fait qu’elle ait pu s’exprimer à l’ONU (même sur un sujet éloigné) renforce ce sentiment d’hypocrisie institutionnelle et sociétale.C’est un rappel brutal que la surface publique ne dit souvent rien de la réalité cachée.

Epstein détruisait l’environnement sur ses propriétés : construction illégale sur ses îles Vierges (Little St. James, Great St. James), dommages à coraux et faune protégée (accusations dans le procès des Îles Vierges 2020 contre son estate).

Discussions plus sombres : liens avec des idées eugénistes/transhumanistes (insémination artificielle au Zorro Ranch, « optimisation » génétique), et même spéculations sur le climat comme moyen de « gérer » la surpopulation (via des correspondances avec des AI theorists).

Epstein était fasciné par le transhumanisme (amélioration de l’humanité via génie génétique, IA, etc.), qu’il voyait comme une version « moderne » de l’eugénisme (amélioration de la race humaine par reproduction contrôlée – un concept discrédité et associé historiquement aux nazis). Il en parlait ouvertement à des scientifiques et des connaissances :

  • Il rêvait d’utiliser son ranch Zorro Ranch (33 000 acres au Nouveau-Mexique) comme une sorte de « baby ranch » ou « ferme à bébés » : il envisageait d’imprégner artificiellement jusqu’à 20 femmes à la fois avec son sperme pour « semer » son ADN et créer une lignée « supérieure ». Il en a parlé à plusieurs reprises dès les années 2000, selon des témoignages de scientifiques (comme Jaron Lanier ou d’autres invités à ses dîners). Aucune preuve que ça ait abouti, mais l’idée était récurrente.
  • Il s’intéressait aussi à la cryogénisation : il voulait faire congeler sa tête et son pénis pour une « résurrection » future, liée à ces fantasmes d’immortalité/transhumanisme.
  • Des docs récents (2026) montrent qu’il a financé des tests génétiques sur lui-même (séquençage d’exome, fibroblastes) pour des études de « longévité personnalisée » et d’édition génétique, via des médecins comme Joseph Thakuria (Harvard-linked). Ça s’inscrit dans une quête d' »optimisation » génétique.

Ces idées étaient souvent qualifiées de « half-baked » (à moitié cuites) par ses interlocuteurs, mais il les poussait via des dons à des chercheurs en génétique et transhumanisme (ex. donations à la Worldwide Transhumanist Association, aujourd’hui Humanity+).

Discussions sur le mérite supposé du fascisme comme mode de gouvernance « efficace », des différences cognitives raciales/sexistes (Bach a depuis rétropédalé publiquement), et surtout : le changement climatique comme outil potentiel pour « gérer » la surpopulation.

  • Exemples : Bach écrit à Epstein que le réchauffement pourrait être « une bonne façon de traiter la surpopulation » ou que les feux de forêt pourraient être « bénéfiques pour l’espèce » (en réduisant la population).

Ces échanges montrent comment Epstein canalisait des idées eugénistes/racistes et apocalyptiques (culling via climat) vers des élites tech/IA, souvent via des liens avec des figures comme Nick Bostrom (longtermism, transhumanisme). C’est un mélange toxique : optimisation génétique personnelle + vision malthusienne où la mort massive (via climat ou autre) serait « utile ».

En résumé, ces facettes ne sont pas des rumeurs folles : elles proviennent de témoignages directs, emails publiés et enquêtes croisées. Elles illustrent comment Epstein mélangeait crimes sexuels, escroquerie financière et fantasmes pseudo-scientifiques élitistes pour se sentir « supérieur » et influencer des cercles puissants. C’est glaçant, car ça montre l’impunité dont bénéficient ces idées quand portées par l’argent et les connexions.

Voici le contexte précis et les formulations exactes basées sur les documents et rapports journalistiques (Byline Times, New York Times, Boston Globe, etc.) :

  • Epstein écrit (avec son orthographe et ponctuation typiquement approximatives) :
    « maybe climate change is a good way of dealing with overpopulation.. the earths forest fire. potentially a good thing for the species »
    (Traduction : « peut-être que le changement climatique est une bonne façon de traiter la surpopulation… les feux de forêt de la Terre… potentiellement une bonne chose pour l’espèce ».)
  • Bach répond en accordant partiellement, en développant l’idée :
    Il compare la société humaine à un organisme biologique (analogie avec le cerveau qui « cull » – élimine – les neurones inutilisés), et suggère que des réductions massives de population pourraient venir de faillites agricoles à grande échelle, avec le changement climatique causant migrations et guerres, mais que « la plupart des gens survivraient probablement ». Il ajoute des spéculations sur des « exécutions massives des personnes âgées et infirmes » comme rationnelles si la population est trop importante, et que la société devrait « garder » seulement l’équivalent des neurones utiles.

Ces échanges s’inscrivent dans une discussion plus large sur :

  • Le fascisme comme mode de gouvernance « le plus efficace et rationnellement stringent » (si durable).
  • Des idées pseudo-scientifiques sur les différences cognitives raciales/sexistes (ex. Bach affirmant que les enfants noirs apprennent plus lentement les concepts abstraits, mais excelleraient dans des aptitudes motrices « de chasse/course »).
  • L’eugénisme et l’optimisation génétique (Epstein poussait des idées d’édition génétique pour « améliorer » des populations entières).

Bach a depuis pris ses distances : dans une déclaration au Boston Globe (novembre 2025) et un long post Substack (« On the Jeffrey Epstein Affair », fin 2025), il dit regretter ces échanges privés devenus publics, affirme avoir évolué (race n’est pas causale pour les différences cognitives ou IQ, selon recherches ultérieures), et explique qu’il a continué le contact car des académiciens seniors lui assuraient qu’Epstein était « réformé ». Il décrit Epstein comme « high strung, intensely curious, and utterly devoid of fear, guilt or shame » (très tendu, extrêmement curieux, totalement dépourvu de peur, culpabilité ou honte). Il a subi des conséquences (engagements annulés, relations rompues).Ces emails ont choqué car ils montrent comment des idées malthusiennes extrêmes, eugénistes et anti-humanistes circulaient dans des cercles tech/IA élitistes

  • Un email de 2011 (sorti en 2026) mentionne qu’Epstein aurait demandé à Gates « how do we get rid of poor people as a whole » (comment se débarrasser des pauvres en tant que groupe). Suivi par un producteur Hollywood qui y réfléchit, mais pas de réponse directe de Gates connue. Ça alimente les spéculations, mais reste une allégation d’Epstein (pas prouvée comme venant directement de Gates).
  • Epstein avait des idées eugénistes (voulait « seeder » l’humanité avec son ADN, discussions sur hiérarchies raciales/génétiques avec d’autres comme Joscha Bach). Gates n’est pas impliqué dans ces échanges directs ; son lien est philanthropique/santé globale.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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2 Responses to Epstein et Maxwell intervenaient à l’Onu, finançaient l’escrologie et concevaient le changement climatique comme le prétexte à supprimer une partie de l’humanité

  1. Avatar de elba elba dit :

    J’ai peut-être mal lu, mais qui est ce « Bach » ?

    Un grand malade, Epssstiiiine ! Mais nous devrions aussi parler de ses maîtres qui se cachent fort bien dans l’ombre et qui sont peut-être pires que lui, si ça peut se faire d’être pire.

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  2. Avatar de practicallyc66ef89cd9 practicallyc66ef89cd9 dit :

    Comment s’étonner de tout cela vu le nombre de pervers, de Wokes, LGBR+ qui peuplent le monde politique. Je suis vraiment dégouté de ces gens là qui en réalité veulent alimenter leur perversion : avoir de l’agent pour avoir le pouvoir de nuisance sexuelle !

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