
la quasi-totalité des enfants de 3-11 ans passe du temps régulièrement devant les écrans.
Il s’agit en premier lieu de la télévision, suivi des consoles.
La télévision reste l’écran le plus présent dans le quotidien des enfants ».
Pourquoi donc les politiques s’attaquent aux RS et non pas à la TV ?!
Tout le monde sait.


Laetitia Saint-Paul, députée Horizons (groupe centriste, proche d’Édouard Philippe), co-rapporteure (avec le socialiste Alain David) d’un rapport d’information parlementaire sur l’irruption de l’intelligence artificielle dans les ingérences étrangères, publié début décembre 2025.Dans ce contexte de préoccupations croissantes sur les manipulations numériques (ex. : cas roumain 2024, ingérences russes ou chinoises via IA et algorithmes), elle propose une « réserve algorithmique pré-électorale » temporaire avant les scrutins, y compris les municipales de mars 2026 et potentiellement 2027.Ce que ça impliquerait concrètement
- Les plateformes (X, TikTok, Meta, etc.) resteraient accessibles : on pourrait toujours publier et consulter les contenus.
- Mais les algorithmes de recommandation seraient gelés ou fortement bridés pour les contenus politiques pendant une période (quelques semaines avant le vote, durée à débattre).
- Passage forcé à un mode chronologique / non-personnalisé : on ne verrait plus que les posts des comptes suivis, ou du contenu « organique » sans boost algorithmique.
- Objectif affiché : empêcher le micro-ciblage massif, la viralité artificielle boostée par IA, les bulles de polarisation amplifiées, et les ingérences étrangères qui exploitent ces mécanismes pour inonder les feeds de désinformation ou de contenus clivants.
Elle présente ça comme une mesure « simple » et proportionnée, comparable au consentement cookies (opt-in pour les recommandations algorithmiques en général, pas seulement en période électorale).Pourquoi certains y voient un « basculement démocratique majeur »C’est précisément l’argument développé par des médias comme Élucid (qui a sorti une vidéo/analyse critique sur le sujet fin janvier 2026) et repris dans de nombreux débats sur X :
- Cela revient à invisibiliser massivement les contenus politiques pour la majorité des utilisateurs, qui ne suivent pas des centaines de comptes politiques divers.
- Les petits comptes, les lanceurs d’alerte, les opposants non-médiatisés ou les mouvements émergents perdraient énormément en visibilité (pas de viralité organique boostée).
- Les médias traditionnels et les partis installés (qui ont déjà des abonnés massifs) en sortiraient relativement avantagés.
- Risque de censure indirecte : qui définit ce qui est un « contenu politique » ? Et si ça s’étend à des sujets sociétaux ?
- Liberté d’expression et pluralisme : l’algorithme, même problématique, reste un vecteur de découverte d’idées. Le bloquer temporairement, c’est potentiellement réduire la diversité des voix entendues par l’électeur moyen.
- Comparaison avec le DSA européen : il impose déjà un fil chronologique optionnel, mais pas une obligation générale ou une suspension forcée.µ
Sans VPN : Tu vas sur un site → il voit « Ah, cet utilisateur est à Paris, IP 82.64.xxx.xxx » → te montre des pubs françaises, bloque du contenu US.Avec VPN (serveur aux USA) : Le site voit « Ah, cet utilisateur est à New York, IP 104.xxx.xxx.xxx » → te donne accès au catalogue US, et personne en France ne sait que t’es sur ce site.C’est pas magique : ça ralentit un peu la connexion (selon le VPN et le serveur choisi), et un mauvais VPN gratuit peut même être pire (logs, pubs, vente de données). Les bons (payants) comme NordVPN, ExpressVPN, Surfshark… sont audités et fiables.
Un VPN n’est pas un “site” : c’est une brique de sécurité… recommandée par l’État
Un VPN (“réseau privé virtuel”), c’est souvent le dispositif standard pour connecter un salarié, un prestataire ou une administration à un SI à distance.
Et le plus ironique : les autorités françaises recommandent elles-mêmes l’usage des VPN.
La CNIL conseille clairement de mettre en place un VPN pour le télétravail (“éviter l’exposition directe” des services).
Le dispositif public http://Cybermalveillance.gouv.fr recommande de systématiser les connexions via VPN pour sécuriser les accès extérieurs.
Le portail gouvernemental France Num présente le VPN comme un outil de sécurisation des connexions, notamment en télétravail et mobilité.
Donc politiquement, on vendrait : “On interdit ce qu’on recommande”. Niveau cohérence : haute gastronomie.
2) Techniquement : “détecter un VPN” sans tout casser, c’est le jeu du chat et de la souris
Pour “interdire”, il faut détecter et/ou bloquer.
Problème : un VPN moderne peut ressembler à du trafic chiffré banal (souvent sur les mêmes ports et avec les mêmes mécaniques que le web).
Pour le filtrer, il faudrait typiquement :
▫️Bloquer des IP (facilement contournable : nouvelles IP, cloud, rotation),
▫️Bloquer des protocoles (ils se déguisent / s’obfusquent),
▫️Mettre de la DPI (inspection profonde de paquets), ce qui devient un bras de fer technique permanent,
crée d’énormes faux positifs (services pros cassés),
ouvre un boulevard à des débats explosifs sur vie privée et proportionnalité.Résultat : soit vous bloquez “un peu” (et ça se contourne), soit vous bloquez “fort” (et vous démolissez des usages légitimes).
3) Juridiquement : l’UE vous rappelle qu’Internet n’est pas un menu à la carte
Dans l’UE, l’accès à un internet ouvert est encadré par le règlement (UE) 2015/2120.
Ce texte affirme que les utilisateurs finaux ont le droit d’utiliser des applications et services de leur choix.
Et il impose aux FAI un traitement égal du trafic, en leur demandant de s’abstenir de bloquer, ralentir, restreindre des contenus/applications/services, sauf exceptions strictement encadrées.Cerise sur le pare-feu : les mesures de gestion du trafic ne doivent pas devenir une surveillance de contenu, et tout traitement de données personnelles doit rester nécessaire et proportionné.
Autrement dit : interdire “les VPN” par blocage généralisé, c’est juridiquement radioactif… et probablement attaquable de partout.
4) Le détail qui tue : interdire les VPN, c’est pénaliser la cybersécurité… des “gentils”
Même si on oubliait le droit et la technique, l’effet concret serait limpide : Les entreprises (et administrations) utilisent le VPN pour réduire la surface d’attaque et sécuriser l’accès distant (exactement l’esprit des recommandations CNIL / Cybermalveillance / France Num).
Un bannissement “efficace” pousserait les usages vers des contournements plus opaques… pendant que les attaquants, eux, ne demanderont pas l’autorisation.
Donc on se retrouverait avec une politique publique du type : “Nous allons compliquer la vie des entreprises, des salariés, des journalistes et des voyageurs… pour embêter 10 minutes ceux qui contournent déjà tout.”Conclusion (version cynique, mais factuelle)
Interdire les VPN en France, c’est vouloir interdire le chiffrement utile sans dire “j’interdis le chiffrement”.
Techniquement, c’est un chantier sans fin (contournable). Juridiquement, ça frotte fort avec l’internet ouvert européen. Et politiquement, c’est le sommet de l’absurde : l’État interdirait un outil qu’il recommande comme bonne pratique de sécurité.
