Anktiva contre le cancer:une activation immunitaire prometteuse, des améliorations significatives là où d’autres traitements avaient échoué.

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DERNIÈRES NOUVELLES MÉDICALES (Anktiva)

Le Dr Patrick Soon Shiong, médecin et chercheur milliardaire, dirige l’un des projets les plus ambitieux en oncologie moderne avec un médicament appelé Anktiva.

Contrairement aux traitements anticancéreux classiques qui reposent sur la chimiothérapie ou la radiothérapie, Anktiva vise à stimuler les cellules NK (natural killer), les cellules immunitaires de première ligne chargées d’identifier et de détruire les cellules dangereuses ou anormales.

En activant ces puissantes cellules immunitaires, les chercheurs espèrent créer un traitement suffisamment efficace pour attaquer les tumeurs tout en préservant les tissus sains souvent endommagés par les thérapies conventionnelles.

Les cellules NK sont uniques car elles réagissent instantanément à la détection de menaces, offrant ainsi une protection rapide. Cependant, chez de nombreux patients atteints de cancer, ces cellules s’épuisent ou sont inhibées. Anktiva agit en restaurant leur activité, en augmentant leur nombre et en améliorant leur capacité à reconnaître les cellules tumorales dissimulées dans l’organisme.

Les premières études montrent une activation immunitaire prometteuse, certains patients constatant des améliorations significatives là où d’autres traitements avaient échoué.

Les scientifiques estiment que si Anktiva continue de donner de bons résultats lors des essais cliniques, cela pourrait représenter une avancée majeure dans le traitement du cancer. Au lieu de surcharger l’organisme de médicaments toxiques, ce traitement stimule un système de défense naturel que l’évolution a perfectionné pendant des millions d’années.

Cette approche représente un avenir où la thérapie contre le cancer devient plus précise, plus humaine et plus en phase avec la biologie même du corps.

Le texte partage décrit avec enthousiasme Anktiva (nogapendekin alfa inbakicept-pmln), un traitement immunothérapeutique développé par ImmunityBio. Il met en avant son potentiel à stimuler le système immunitaire naturel (notamment les cellules NK et les lymphocytes T) sans recourir à la chimiothérapie toxique, en s’appuyant sur l’évolution biologique du corps humain.

C’est une vision optimiste d’une médecine plus « précise et humaine » contre le cancer.Anktiva est effectivement un agoniste du récepteur à l’interleukine-15 (IL-15), qui active et prolifère les cellules tueuses naturelles (NK), les cellules T CD8+ et les cellules T mémoire, sans stimuler les cellules T régulatrices immunosuppressives. Il est administré en combinaison avec le BCG (Bacillus Calmette-Guérin) pour le cancer de la vessie non invasif musculaire (NMIBC) réfractaire au BCG.Voici un résumé actualisé des données cliniques et du statut en 2026 :

  • Indication approuvée principale : Aux États-Unis (FDA depuis avril 2024), au Royaume-Uni, et sous autorisation conditionnelle en Europe (EMA positive en décembre 2025), Anktiva + BCG est indiqué pour les patients adultes avec NMIBC à carcinome in situ (CIS) réfractaire au BCG, avec ou sans tumeurs papillaires. Les essais pivots (QUILT-3.032) montrent un taux de réponse complète d’environ 71 %, une durée médiane de réponse de plus de 26 mois, et une survie spécifique au cancer de la vessie à 96 % à 36 mois dans certains sous-groupes (papillaire seul), avec un fort taux d’évitement de cystectomie (>80 %).
  • Résultats prometteurs récents (2025-2026) :
    • Dans le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) avancé/résistant aux inhibiteurs de checkpoint, des essais de phase 2 (QUILT-3.055 et QUILT-2.023) sur 151 patients montrent une restauration significative des lymphocytes (inversion de la lymphopénie induite par les traitements), avec une association à une survie prolongée. 77-80 % des patients maintiennent un compte lymphocytaire absolu >1 000/µL. Un essai de phase 3 (ResQ201A) est en cours.
    • Approbation accélérée en Arabie saoudite (janvier 2026) pour le NSCLC métastatique en combinaison avec inhibiteurs de checkpoint, première au monde pour cette indication.
    • Signaux encourageants dans d’autres cancers (glioblastome récurrent, pancréas métastatique avancé), avec contrôle de la maladie et réponses durables dans des pilotes, mais pas encore approuvés.

Les premières études confirment bien une activation immunitaire prometteuse, avec des améliorations chez des patients en échec thérapeutique antérieur, et un profil de tolérance généralement aligné sur le BCG seul (effets locaux comme dysurie, hématurie, infections urinaires ; rares grades sévères).Si les essais en cours confirment ces tendances, Anktiva pourrait effectivement marquer une avancée : passer d’approches cytotoxiques systémiques à une stimulation ciblée du système immunitaire inné et adaptatif, plus alignée sur la biologie naturelle. Cela ouvre la voie à des combinaisons (avec checkpoint inhibitors, thérapies cellulaires NK, etc.) pour divers cancers solides.

En France, Anktiva (nogapendekin alfa inbakicept, ou nogapendékin alfa inbakicept) n’est pas encore disponible en commercialisation standard fin janvier 2026, mais il existe un accès précoce via des mécanismes dérogatoires.Voici le statut actuel :

  • L’Agence européenne des médicaments (EMA) a émis un avis positif pour une autorisation de mise sur le marché conditionnelle (AMM conditionnelle) en décembre 2025 pour Anktiva en association avec le BCG, dans le traitement du cancer de la vessie non invasif musculaire (NMIBC) réfractaire au BCG avec carcinome in situ (CIS), avec ou sans tumeurs papillaires. Cela concerne les patients adultes en échec du BCG standard.
  • En France, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) a accordé une autorisation d’accès compassionnel (AAC) dès le 19 novembre 2025, juste après l’avis CHMP favorable (novembre 2025). Cela permet un accès nominatif pour des patients éligibles, sur demande d’un médecin, quand il n’y a pas d’alternative satisfaisante.
  • Une présentation à la Commission de la Transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS) est prévue le 14 janvier 2026 pour évaluer un accès précoce (AAP, anciennement ATU de cohorte ou post-ATU). Cela pourrait élargir l’accès à plus de patients et faciliter le remboursement temporaire avant une AMM nationale complète (qui suit généralement l’AMM européenne).

En pratique, pour un patient en France aujourd’hui :

  • Les urologues ou oncologues peuvent demander une AAC via l’ANSM pour des cas individuels graves (par exemple, patients en échec BCG avec risque élevé de progression ou cystectomie imminente).
  • Le traitement reste intravesical (instillations dans la vessie), combiné au BCG, avec un profil de tolérance similaire au BCG seul (principalement effets locaux : dysurie, hématurie, infections urinaires ; rares grades sévères).
  • Pas d’essais cliniques actifs majeurs en France mentionnés publiquement pour l’instant (les données pivots viennent des essais QUILT aux USA), mais l’accès compassionnel permet déjà une utilisation réelle chez des patients sélectionnés.

Si l’AAP est accordé après la HAS en janvier 2026, cela accélérerait l’accès dans les centres hospitaliers (CHU, centres de référence urologie-oncologie). L’AMM européenne complète (via la Commission européenne) devrait suivre rapidement l’avis positif CHMP, potentiellement effective début 2026, avec une commercialisation progressive en Europe/France dans les mois suivants (dépendant de la logistique, du BCG associé, et des négociations de prix).C’est une avancée significative pour les patients français en impasse thérapeutique, car cela offre une alternative à la cystectomie radicale chez beaucoup (taux d’évitement >80 % dans les données).

L’accès compassionnel (AAC) de l’ANSM est limité à l’indication vésicale (depuis novembre 2025, élargi potentiellement via AAP après HAS janvier 2026). Pour les autres cancers, pas d’AAC ni d’essais cliniques majeurs actifs en France mentionnés (les QUILT sont majoritairement US/internationaux). Si un patient est en impasse (ex. NSCLC ou GBM en échec), un oncologue peut théoriquement demander un accès nominatif via ANSM/ImmunityBio (programme expanded access), mais c’est rare et cas par cas, sans garantie. Les centres de référence (Institut Curie, Gustave Roussy, etc.) suivent ces développements et pourraient proposer des inclusions internationales.Globalement, Anktiva excelle dans la restauration immunitaire (via IL-15) chez des patients « épuisés » par les traitements antérieurs, ce qui ouvre un potentiel large, mais les approbations restent limitées à la vessie (et poumon en Arabie). Les phase 3 en NSCLC et GBM seront décisives pour 2027+.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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2 Responses to Anktiva contre le cancer:une activation immunitaire prometteuse, des améliorations significatives là où d’autres traitements avaient échoué.

  1. Avatar de elba elba dit :

    Pourquoi suis-je méfiante à propos de cette découverte ?

    Je pense que déjà il faudrait essayer de voir si nous pouvons limiter le nombre de cancers en faisant des études sérieuses sur notre environnement (pesticides, engrais, traitements médicaux chimiques, industriels de l’alimentation, ondes (pourquoi pas ?) et limiter tout ce qui nous est toxique.

    Mais l’appat du gain est là, malheureusement !

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  2. Avatar de lepiaf18 lepiaf18 dit :

    J’adore la position de l’Europe et encore plus celle de la France (ANSM), ils autorisent en AMM conditionnelle, mais chez nous seulement après que les autres prococoles (conventionnels, eux) n’aient pas donné de résultat et les « cas d’autorisation d’emploi » sont très très précisément décrits ! On est donc assez loin de l’euphorie ue pourrait susciter cette « déclaration » !

    On a même cette petite phrase qui résume bien le problème:
    « En France, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) a accordé une autorisation d’accès compassionnel (AAC) dès le 19 novembre 2025, juste après l’avis CHMP favorable (novembre 2025). Cela permet un accès nominatif pour des patients éligibles, sur demande d’un médecin, quand il n’y a pas d’alternative satisfaisante. »
    Sous entendu, on n’écrase pas la concurrence avec des gros sabot, comme ça !

    Bande de cloportes, attendez donc le décès du patient, ça ira plu vite et ça gagnera des sous !

    Ah oui, j’y suis c’est pas Français la découverte… !

    Bon pour le reste ça ressemble plus à un publi-reportage qu’à un C/R d’une découverte de 1ère importance ! immunothérapie pour un cancer bien spécifique.

    Et l’AMM conditionnelle de l’EMA date du 12/12/2025. Étonnant que l’ANSM se soit prononcée… avant !

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