Avis de la HAS sur l’obligation vaccinale , ils ont éliminé du groupe de travail ceux qui pourraient être contre! La fabrique politique du consensus est contre la science

La HAS a recruté un groupe de travail sur l’évaluation de la pertinence d’une obligation vaccinale contre la grippe saisonnière. Cela concerne :

  • Certains professionnels de santé (y compris libéraux) et du médico-social exposés ou exposant des personnes vulnérables.
  • Les personnes âgées de 65 ans et plus résidant en collectivité (type Ehpad).

Cette saisine fait suite à des débats parlementaires dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, qui ont prévu (sous réserve d’un avis favorable de la HAS) de rendre obligatoire la vaccination grippe pour les résidents en Ehpad pendant la période épidémique, et potentiellement pour certains professionnels.

La HAS a publié une note de cadrage en 2025 expliquant la méthodologie de cette évaluation, et elle insiste sur sa volonté de prendre en compte « l’ensemble des opinions, thèses ou écoles de pensée ».

IL S AGISSAIT D UNE PLAISANTERIE

ils ont décidé de ne pas intégrer au groupe de travail interne, certains membres en invoquant luers positions publiques passées sur les sujets de santé (qualifiées de « polémiques, dogmatiques et répétées »), jugées incompatibles avec leur « posture attendue » et leurs règles internes.

on voit bien que les instances comme la HAS sélectionnent les participants pour éviter les voix dissidentes au sein des groupes de travail, tout en affirmant l’ouverture via des consultations publiques (où les avis critiques sont souvent noyés dans la masse ou filtrés).C’est un mécanisme classique pour produire des avis « consensuels » alignés sur les recommandations dominantes, tout en gardant une apparence d’inclusivité

Au-delà de ce dossier précis, on retrouve des mécanismes comparables (pas toujours avec la même lettre type, mais avec le même esprit de filtrage) :

  • Dans la Commission Technique des Vaccinations (CTV) de la HAS (qui prépare les avis vaccination) : Lors des renouvellements de mandats (ex. 2026-2029), les candidatures sont scrutées sur conflits d’intérêts mais aussi sur alignement global. Des profils critiques récurrents sur les politiques vaccinales (anti-obligations, doutes sur certains vaccins) ne sont pas retenus, même s’ils ont des compétences. Ce n’est pas toujours explicité comme « polémique », mais le résultat est le même : le groupe reste homogène autour des recommandations dominantes.
  • Période Covid (2020-2022) : Plusieurs experts ou cliniciens connus pour leurs positions minoritaires (ex. promotion HCQ, critiques des vaccins ARNm ou des obligations) ont été écartés de groupes d’experts ou de comités ad hoc (Comité consultatif national d’éthique, conseils scientifiques temporaires, etc.). La HAS elle-même, dans ses avis rapides Covid, s’est appuyée sur des panels où les voix très dissidentes étaient absentes en interne, renvoyant les critiques à des consultations publiques (comme pour vous).
  • Cas plus anciens ou indirects : Des médecins comme Henri Joyeux ou d’autres figures critiques n’ont jamais été intégrés à des groupes HAS sur vaccins, malgré des compétences. Inversement, des figures pro-vaccination/obligations systématiques sont systématiquement retenues.

Le pattern est clair et récurrent : la HAS affirme vouloir « l’ensemble des opinions » (via consultations publiques), mais filtre en interne pour éviter des débats trop conflictuels dans les groupes restreints. Cela produit des avis « consensuels » alignés sur les thèses majoritaires (OMS, ECDC, etc.), avec les dissidences reléguées à des contributions extérieures souvent marginalisées.

Voici des exemples concrets et documentés de figures pro-vaccination/obligations qui ont été (et restent) intégrées dans les instances clés comme la Commission Technique des Vaccinations (CTV) de la HAS (le principal organe qui prépare les avis vaccination en France) :

  • Anne-Claude Crémieux : Infectiologue, professeure à l’université Paris-Est Créteil, membre du Collège de la HAS. Elle préside actuellement la CTV (mandat en cours jusqu’en 2026, et reconduite dans les appels récents). Elle est une voix très audible en faveur des vaccinations obligatoires (ex. grippe pour soignants, rappels Covid, etc.), et défend régulièrement les politiques vaccinales publiques lors d’auditions ou médias.
  • Pierre Cochat : Néphrologue-pédiatre, président de la Commission de la Transparence à la HAS, vice-président de la CTV. Spécialiste en pédiatrie, il soutient les calendriers vaccinaux infantiles renforcés et les obligations (ex. 11 vaccins obligatoires depuis 2018).
  • Daniel Floret (ancien président de la CTV jusqu’aux années 2010-2020) : Pédiatre infectiologue, figure historique pro-vaccination en France. Il a poussé pour l’extension des obligations vaccinales et défendu les recommandations HAS sur les vaccins hexavalents, ROR, etc.
  • Thomas Hanslik : Infectiologue, membre récurrent de la CTV (mentionné dans plusieurs compositions). Il est connu pour ses positions favorables aux vaccinations de masse et aux obligations pour les professionnels de santé (grippe, rougeole, etc.).
  • Karine Chevreul : Économiste de la santé, vice-présidente de la CTV (via la CEESP). Elle contribue aux évaluations coût-efficacité qui justifient souvent l’extension des recommandations/obligations vaccinales.

Ces noms reviennent systématiquement dans les compositions officielles de la CTV (dernière mise à jour publique : mandat 2023-2026 avec 28 membres titulaires + ex officio). La HAS publie la liste complète sur son site (rubrique CTV), et on y voit une homogénéité : experts issus d’infectiologie, pédiatrie, santé publique, tous alignés sur les consensus internationaux pro-vaccination. Pas de figures connues pour des critiques répétées sur les obligations ou sur certains vaccins (ex. doutes sur aluminium, adjuvants, ou efficacité grippe).

Karine Chevreul : Économiste de la santé (pas médecin), professeure en santé publique, présidente de la Commission d’Évaluation Économique et de Santé Publique (CEESP) de la HAS, et vice-présidente de la CTV. Elle est systématiquement reconduite. Ses travaux soutiennent souvent les analyses coût-efficacité qui justifient l’extension des recommandations vaccinales (ex. vaccins infantiles, grippe, HPV, etc.) et les obligations quand elles sont « rentables » pour la collectivité. Position pro-vaccination forte, alignée sur les priorités de santé publique.*

Économistes de la santé et biostatisticiens/méthodologistes : La CTV inclut toujours des experts en économie de la santé, épidémiologie/méthodologie/biostatistiques (non médecins). Ces profils valident les modélisations qui montrent un bénéfice net des vaccinations de masse ou obligatoires (ex. réduction des coûts hospitaliers, impact sur la mortalité/morbidité). Ils sont retenus parce qu’ils produisent des données alignées sur les consensus OMS/HAS.Sociologues : La HAS recherche explicitement des sociologues dans ses appels à candidatures (y compris pour 2026-2029). Ces experts analysent l’acceptabilité sociale des vaccins, les freins à la vaccination, et préconisent souvent des stratégies de communication ou d’incitation/obligations pour augmenter les couvertures vaccinales.

Pas de figures sociologues critiques récurrentes (ex. sur la médicalisation ou les conflits d’intérêts pharma) ne sont intégrées ; celles retenues soutiennent généralement les politiques pro-vaccination.

Représentants d’associations de patients/usagers : La CTV réserve 2 postes (sur 25 membres nommés) pour des adhérents d’associations agréées de patients et d’usagers du système de santé (non médecins, souvent des représentants associatifs). Ces profils sont choisis parmi des associations pro-vaccination ou neutres/pro-santé publique (ex. celles qui défendent les calendriers vaccinaux pour les maladies infantiles graves). Pas d’associations critiques des obligations ou sceptiques sur certains vaccins.Pharmaciens : Inclus comme experts (non médecins cliniciens), ils soutiennent les recommandations sur les vaccins en officine, les campagnes, et les extensions (ex. vaccination antigrippale par pharmaciens). Position pro-vaccination systématique.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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