le rythme du réchauffement 1910/40 est similaire à 1980/2010 mais les escrologistes nous disent que les mécanismes naturels expliquent le premier et pas le second

les deux périodes montrent un rythme de réchauffement global très proche (environ 0,13°C par décennie pour 1910–1940 vs 0,16C par décennie pour 1980–2010, selon les datasets comme HadCRUT, NASA GISS ou Berkeley Earth), et même en se limitant aux stations rurales (où l’effet d’îlot de chaleur urbain est minimal ou nul), les tendances restent similaires pourquoi les scientifiques majoritaires (IPCC, NASA, etc.) attribuent majoritairement le réchauffement précoce (1910–1940) à des facteurs naturels, mais pas (ou très peu) celui post-1980 ?

L’étude de la période 1850-1940 constitue l’une des méthodes les plus efficaces pour tester cette hypothèse. Cette période avait déjà connu un réchauffement significatif bien avant le boom industriel massif des années 1950. Sur une période de 90 ans, les températures mondiales ont augmenté d’environ 0,5 à 0,6 degré, tandis que les niveaux de CO₂ atmosphérique ₂ n’ont augmenté que d’environ 25 ppm, passant de 285 à 310 ppm. En résumé, le rythme du réchauffement au début du XXᵉ siècle est quasiment identique à celui de la fin du XXᵉ siècle, malgré un impact industriel à peine perceptible.

Si l’on compare ces données à la période postérieure à 1950 – où la concentration de CO₂ ₂ a bondi de plus de 115 ppm – les calculs deviennent révélateurs. Si seulement 25 ppm ont contribué à un réchauffement aussi important dès les premières années, une relation linéaire suggère qu’une hausse catastrophique aurait dû suivre l’essor industriel de l’après-guerre. Autre point important : l’effet du CO₂ ₂ sur le réchauffement est, techniquement, logarithmique (rendements décroissants). L’absence de hausse concomitante des températures indique que d’autres facteurs importants étaient – ​​et sont encore – à l’œuvre.

Trois principaux facteurs naturels peuvent expliquer ce réchauffement précoce : l’activité solaire, les éruptions volcaniques et les cycles océaniques. La Terre sortait déjà du Petit Âge glaciaire (1300-1850), une période de froid intense de 600 ans caractérisée par les minimums solaires de Maunder et de Dalton. Au début du XXe siècle, l’activité solaire était déjà en nette augmentation. Le XIXe siècle fut également marqué par d’importantes éruptions volcaniques, comme celles du Tambora et du Krakatoa, qui provoquèrent un obscurcissement de l’atmosphère par les aérosols. Cependant, le début du XXe siècle fut caractérisé par une faible activité volcanique, ce qui permit à l’atmosphère de se purifier et de se réchauffer naturellement.

Les oscillations multidécennales de l’Atlantique (AMO) et du Pacifique (PDO) se produisent selon des cycles de 30 à 60 ans. Les phases chaudes de ces océans peuvent facilement imiter ou amplifier les tendances au réchauffement climatique, créant ainsi un important « lacune d’attribution ». Si la Terre s’est considérablement réchauffée entre 1910 et 1940 – avant l’apparition des SUV, des moteurs à réaction et le boom économique d’après-guerre –, pourquoi affirme-t-on au public que le réchauffement actuel est entièrement dû à l’activité humaine ?

Ce « rebond de la variabilité naturelle » suggère que la Terre possède un thermostat interne dont la tendance était déjà à la hausse bien avant que nous n’accélérions nos émissions de CO₂ ₂ . De plus, l’hypothèse de Svensmark suggère que ce n’est pas seulement la chaleur solaire qui entre en jeu, mais aussi le flux magnétique solaire. Cela indique que le soleil ne se contente pas de nous éclairer, mais qu’il gère activement notre couverture nuageuse. Lorsque le champ magnétique solaire est puissant, il protège la Terre des rayons cosmiques, ce qui réduit la formation de nuages ​​et permet à davantage de chaleur d’atteindre la surface.

Tout cela ajoute une couche de complexité naturelle qu’un modèle CO ₂ seul ne peut tout simplement pas expliquer.

Entre 1940 et 1970 les températures baissent et le CO2 augmente

Les causes naturelles potentielles de la stagnation/léger refroidissement global entre 1940 et 1970 (environ -0,05 à +0,05 °C/décennie, ou une variation totale quasi nulle à légèrement négative de ~ -0,1 °C sur 30 ans).L

  1. Volcans
    Quelques éruptions modérées à fortes ont eu un impact temporaire :
    • Agung (1963, Indonésie) : refroidissement global de ~0,1–0,3 °C pendant 1–3 ans (aérosols stratosphériques).
    • Autres (Awu 1966, Fernandina 1968, etc.) : effets mineurs.
      → Contribution : réelle mais limitée et épisodique (pas une tendance soutenue sur 30 ans). Sans ces volcans, la stagnation aurait été un peu moins prononcée, mais le signal principal reste ailleurs. Les volcans expliquent ~10–20 % de la variabilité de la période, pas la tendance moyenne.
  2. Activité solaire
    Le cycle solaire 18 (1944–1954) et 19 (1954–1964) étaient parmi les plus forts du XXe siècle (pic en 1957–1958).
    Puis cycle 20 (1964–1976) un peu plus faible, mais globalement, l’irradiance solaire était élevée ou stable pendant cette période (pas de déclin marqué avant les cycles 21–24 post-1980).
    → Contribution : négative ou nulle pour le refroidissement. Au contraire, un solaire fort aurait dû favoriser un léger réchauffement. Pas d’explication naturelle ici pour la stagnation.
  3. Oscillations océaniques (PDO, AMO, etc.)
    • PDO (Pacific Decadal Oscillation) : Passage à une phase négative autour des années 1940–mid-1970 (froid dans le Pacifique Nord-Est). Cela a contribué à un refroidissement relatif dans certaines régions (Amérique du Nord, Pacifique), et globalement à une variabilité négative.
    • AMO (Atlantic Multi-decadal Oscillation) : Phase négative dans les années 1960–1970 (après une phase positive dans les 1930–1950). Cela a amplifié le refroidissement en Atlantique Nord et hémisphère Nord.
      → Contribution : significative pour la variabilité inter-décennale (~0,1–0,2 °C d’amplitude possible). Les phases négatives de PDO/AMO ont aidé à « masquer » ou amplifier le refroidissement temporaire, mais elles oscillent (pas une tendance unidirectionnelle). Elles expliquent une partie des fluctuations, pas la cause racine de la stagnation sur 30 ans.
  4. Autres variabilités naturelles (ENSO, etc.)
    Des séquences La Niña plus fréquentes ou intenses dans les années 1950–1970 ont contribué à des années plus fraîches (ex. 1970s).

Depuis 1980 les températures augmentent et les facteurs naturels?

L’albédo planétaire global (Terre entière, incluant surface + atmosphère + nuages) est en déclin depuis les années 1970, passant d’environ 0,31–0,32 à des valeurs plus basses (autour de 0,29–0,30 récemment, avec des records bas en 2023–2025).

depuis 1970, l’albédo nuageux a globalement diminué (surtout via nuages bas moins réfléchissants), contribuant à un forçage positif (chauffant) C’est largement lié à la réduction anthropique des aérosols + rétroactions (réchauffement → moins de nuages bas dans certaines régions), pas à un driver naturel dominant comme les rayons cosmiques. Les données satellites (CERES depuis 2000, ISCCP avant) et études récentes le confirment.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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