

La France se hisse au rang de deuxième plus grand exportateur d’armes sur la période 2020-2024, captant 9,6 % des transferts mondiaux (en valeur). Ses exportations ont été livrées à 65 États, principalement en Asie et Océanie (35 %) et au Moyen-Orient (28 %)L’
Jordan Bardella (RN) a tweeté que ce serait un « scandale majeur » et une « confiscation inacceptable de souveraineté nationale », promettant que « jamais » la Commission n’aurait ce pouvoir sous leur influence.Marine Le Pen a dénoncé une « stratégie de guerre contre la souveraineté des États ».D’autres médias et sites (Le JDD, CNews, etc.) ont repris l’info en soulignant l’opposition française et le risque pour l’industrie de défense.
Les partis politiques qui soutiennent (ou sont associés à) cette proposition de contrôle européen sur les exportations d’armements vers des pays tiers sont ceux représentés par les deux rapporteurs finlandais qui portent l’amendement dans le rapport sur la modification des directives 2009/43/CE et 2009/81/CE (publié fin décembre 2025) :
- PPE (Parti populaire européen – centre-droit, groupe majoritaire au Parlement européen) : Pekka Toveri (finlandais, ex-général et député européen depuis 2024) est co-rapporteur. Le PPE est globalement favorable à plus d’harmonisation et de cohérence européenne en matière de défense, y compris pour des raisons de « sécurité collective » et de valeurs communes (critères d’exportation stricts, réduction des divergences nationales).
- Renew Europe (groupe libéral-centriste, incluant Renaissance en France) : Anna-Maja Henriksson (finlandaise, ancienne Première ministre et ministre de la Défense) est co-rapportrice. Renew pousse souvent pour une intégration plus poussée, une « autonomie stratégique » européenne et une régulation centralisée au niveau UE.
Ces deux groupes (PPE et Renew) dominent actuellement le Parlement européen et sont les plus enclins à soutenir des avancées vers une politique de défense plus unifiée, même si cela touche à des compétences nationales sensibles comme le contrôle des exportations.Positions des autres partis/groupes français/européens
- Rassemblement National (ID – Identité et Démocratie) : Opposition ferme. Jordan Bardella et Marine Le Pen ont réagi très vivement à l’article de La Tribune, qualifiant cela de « scandale majeur », de « confiscation inacceptable de souveraineté » et de « stratégie de guerre contre la souveraineté des États ». Ils promettent de s’y opposer catégoriquement.
- Autres réactions françaises : Natacha Polony (proche souverainiste) dénonce un « déni de souveraineté majeur » touchant au cœur régalien. Des voix à droite et extrême droite voient cela comme une atteinte directe aux intérêts français (Rafale, etc.).
- Gauche et écologistes : Pas de soutien clair visible dans les réactions immédiates à cet amendement spécifique. Historiquement, ils sont souvent critiques des exportations d’armes (vers des pays controversés), mais sans pousser nécessairement pour un veto bruxellois systématique. Certains pourraient y voir un moyen de plus de « transparence » ou d’alignement sur des critères éthiques UE.
- Au Conseil de l’UE : La France (gouvernement actuel) s’oppose traditionnellement à ce type de transfert de compétence, comme en juillet 2025 avec l’Allemagne. Le Conseil (où siègent les États) peut bloquer ou diluer cela, car les décisions sur la défense restent souvent intergouvernementales.
Alors que le gouvernement Lecornu se débat dans des débats budgétaires énergivores et sans fin, la souveraineté de la France est quant à elle gravement attaquée à Bruxelles et à Strasbourg. De quoi s’agit-il ? Le Parlement européen veut confier à la Commission européenne le pouvoir d’imposer son contrôle sur les exportations d’armements des pays membres de l’Union européenne, via un amendement. « La situation en matière de sécurité exige d’établir de manière cohérente des procédures d’approbation et de certification réglementées au niveau de l’Union européenne pour les nouvelles installations de production et les licences d’exportation pour les produits de défense », est-il écrit dans le rapport publié un peu avant Noël (22 décembre) sur la proposition de modification des directives 2009/43/CE et 2009/81/CE (simplification des transferts intra-UE de produits liés à la défense et simplification des marchés de sécurité et de défense).
Cet amendement est une véritable provocation envers les intérêts de la France, le « contrôle export » est une question d’intérêt vital pour elle. La France est, sur les cinq dernières années, le deuxième exportateur mondial d’armement, (loin) derrière les États-Unis. Pour autant, la modification de la directive 2009/81/CE souhaitée dans un premier temps par la Commission européenne puis le Parlement, n’est pas encore entérinée. La France peut s’y opposer fermement même s’il semble qu’elle perd de plus en plus ses combats à Bruxelles.
Le Parlement européen souhaite donner à la Commission européenne le pouvoir de contrôler les exportations d’armements des pays de l’Union européenne vers des pays tiers. Bruxelles l’avait souhaité avant que la France s’y oppose. Nouveau round à venir entre Paris et Bruxelles…
Alors que le gouvernement Lecornu se débat dans des débats budgétaires énergivores et sans fin, la souveraineté de la France est quant à elle gravement attaquée à Bruxelles et à Strasbourg. De quoi s’agit-il ? Le Parlement européen veut confier à la Commission européenne le pouvoir d’imposer son contrôle sur les exportations d’armements des pays membres de l’Union européenne, via un amendement. « La situation en matière de sécurité exige d’établir de manière cohérente des procédures d’approbation et de certification réglementées au niveau de l’Union européenne pour les nouvelles installations de production et les licences d’exportation pour les produits de défense », est-il écrit dans le rapport publié un peu avant Noël (22 décembre) sur la proposition de modification des directives 2009/43/CE et 2009/81/CE (simplification des transferts intra-UE de produits liés à la défense et simplification des marchés de sécurité et de défense).
Cet amendement est une véritable provocation envers les intérêts de la France, le « contrôle export » est une question d’intérêt vital pour elle. La France est, sur les cinq dernières années, le deuxième exportateur mondial d’armement, (loin) derrière les États-Unis. Pour autant, la modification de la directive 2009/81/CE souhaitée dans un premier temps par la Commission européenne puis le Parlement, n’est pas encore entérinée. La France peut s’y opposer fermement même s’il semble qu’elle perd de plus en plus ses combats à Bruxelles.
François-Xavier Bellamy (eurodéputé LR, chef de file de la délégation française au PPE, vice-président et trésorier du groupe PPE au Parlement européen) est dans une position délicate sur cet amendement.Son profil et rôle actuel
- Il est rapporteur (ou a été très impliqué) sur le programme industriel de défense européen (EDIP) depuis 2024-2025, où il a défendu des positions pro-industrie européenne, avec un accent sur le renforcement de la base industrielle de défense (priorité aux composants européens, triplement du Fonds européen de défense, commandes préférentielles pour les entreprises UE).
- Il pousse pour une autonomie stratégique européenne accrue en défense (hausse des budgets défense à 3% du PIB, soutien fort à l’Ukraine, etc.), tout en insistant sur la souveraineté et la compétitivité des industriels (y compris français comme Dassault, MBDA, Airbus, KNDS).
- Il a consulté largement les géants français de l’armement et obtenu des victoires comme un ratio de 70% de composants européens dans EDIP (avril 2025).
Sur le contrôle des exportations vers pays tiersAucune trace publique directe de sa position ou de son vote sur cet amendement spécifique (celui des rapporteurs finlandais Toveri PPE + Henriksson Renew, fin 2025, sur les directives 2009/43/CE et 2009/81/CE).
- Le groupe PPE (dont il est un cadre dirigeant français) est globalement favorable à plus d’harmonisation et de cohérence UE en défense, y compris sur les critères d’export (valeurs communes, sécurité collective, réduction des divergences nationales qui profitent parfois à des concurrents).
- Mais Bellamy a souvent défendu les intérêts français dans les négociations EDIP/EDIS : il s’est opposé ou a nuancé des propositions qui risquaient de diluer la souveraineté industrielle française (ex. blocages sur des consultations Breton incluant des règles d’export UE).
- Sur X et dans les réactions du 16 janvier 2026, certains posts (comme celui de @__Saskia_2020) le rappellent comme vice-président/trésorier PPE, sous-entendant une responsabilité indirecte dans la ligne du groupe (qui porte l’amendement via Toveri PPE). Cela alimente les critiques souverainistes : « le PPE (Bellamy en tête) pousse pour plus de contrôle UE ».
Probable position
- Il est plutôt aligné sur la majorité PPE : favorable à une harmonisation accrue pour renforcer l’Europe de la défense, mais pas à un veto systématique de la Commission qui bloquerait les contrats français (Rafale, etc.). Il défend une souveraineté partagée au niveau UE, pas purement nationale.
- Contrairement à des LR plus régaliennes comme Christophe Gomart (qui s’est opposé en commission SEDE), Bellamy est plus « européen de droite » : pro-intégration quand elle sert la puissance européenne (et française).
- Pas de déclaration publique contre l’amendement (contrairement à RN/ID ou certains souverainistes LR). Au contraire, son travail sur EDIP montre qu’il accepte des avancées UE en défense, tant que les industriels français en profitent.
Tout est là et tout est lié :Von der Leyen: le coup d’Etat permanent pour imposer le fédéralisme et détruire la France(énergie, armement, agriculture En fait, toutes ces exportations d’armes c’est pour permettre à tous ces pays de s’entretuer les uns les autres pour leur apprendre à vivre …
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