Les précédents historiques suggèrent un refroidissement global imminent d’environ un degré Celsius

Les émissions anthropiques de dioxyde de carbone (CO₂ 
) dans l’atmosphère terrestre sont incriminées dans le réchauffement climatique actuel, principalement sur la base de modélisations informatiques. Or, un nombre croissant de données empiriques, présentées ici, soutiennent l’hypothèse alternative selon laquelle le changement climatique global est principalement régi par un cycle climatique naturel : l’oscillation antarctique.

Ce puissant cycle pression-vent-température prend naissance dans l’océan Austral et se propage à l’échelle mondiale, engendrant des périodes chaudes pluridécennales comme l’actuelle, chacune étant historiquement suivie d’une période froide pluridécennale, qui semble aujourd’hui imminente. L’oscillation antarctique est modulée sur un cycle millénaire, créant ainsi des cycles climatiques plus longs, tels que l’optimum climatique médiéval et le Petit Âge glaciaire, qui coïncident respectivement avec l’essor et le déclin des civilisations humaines. La projection future de ces rythmes climatiques anciens permet d’établir des prévisions climatiques empiriques à long terme.

Cette synthèse résume les preuves, nombreuses et croissantes, que le principal moteur du réchauffement climatique actuel est un cycle climatique naturel, l’AAO, qui engendre des schémas stéréotypés de changement climatique global depuis au moins 226 000 ans, et probablement bien plus longtemps. Ces données empiriques invitent à reconsidérer l’hypothèse du réchauffement climatique anthropique et les politiques publiques sur lesquelles elle repose. Si le changement climatique est principalement d’origine naturelle, comme le suggère cette étude, les efforts politiques significatifs devront se concentrer non pas sur l’atténuation de ce phénomène naturel, mais sur l’adaptation à ses effets néfastes.Les recherches sur les facteurs naturels du changement climatique global et leurs interactions à l’échelle planétaire pourraient confirmer le lien entre l’AAO et des cycles plus septentrionaux tels que l’PDO et l’AMO. Un tel résultat permettrait d’établir que le système climatique global à court terme (échelles millénaires) est un ensemble d’oscillateurs couplés, pilotés par des oscillations de relaxation et, en fin de compte, induits par le Soleil. Il pourrait également confirmer que la pause actuelle du réchauffement climatique est due au même cycle naturel de transition pacifique du temps (PWT) qui pilote le climat global, à savoir l’AAO. Tester l’hypothèse du CO₂ à l’aide de données empiriques est particulièrement intéressant et, si elle est confirmée, constituerait une avancée significative dans notre compréhension du climat global.

Historiquement, ce pic de température centennal a été suivi d’une période de refroidissement global d’une durée comparable, dont on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elle se reproduise dans un avenir proche. On ignore encore l’ampleur de cet épisode de refroidissement, ce qui nécessite une analyse de variance de l’amplitude des cycles passés. Les précédents historiques suggèrent un refroidissement global imminent d’environ un degré Celsius, à comparer au réchauffement global de 1,1 °C observé depuis le début de l’ère industrielle.Un tel refroidissement global, bien que moins sévère que celui prévu par le scénario RCP dans 3,3 siècles, mettra néanmoins à rude épreuve les systèmes agricoles et énergétiques humains à l’échelle mondiale. L’histoire nous apprend qu’un refroidissement global de l’ampleur et de la durée envisagées dans le cadre du cycle AAO pourrait engendrer d’importantes perturbations économiques et démographiques. L’impératif le plus urgent en matière de politique climatique à court terme est d’anticiper ce refroidissement global et de mettre en œuvre des politiques adaptées à tous les secteurs économiques susceptibles d’être impactés. Cependant, une fois ce refroidissement global clairement mis en évidence par les données empiriques, il sera trop tard pour élaborer des politiques préventives, qui nécessitent des années, voire des décennies, de préparation. Des politiques climatiques efficaces doivent donc être à la fois préventives, anticipant le refroidissement par des mesures, des objectifs et des échéanciers, et réactives, mises en œuvre en temps réel pour répondre à l’évolution constante du système climatique oscillatoire.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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1 Response to Les précédents historiques suggèrent un refroidissement global imminent d’environ un degré Celsius

  1. Avatar de practicallyc66ef89cd9 practicallyc66ef89cd9 dit :

    Comme toujours un article bien expliqué, compréhensif même pour un béotien comme moi.

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