Poutine a proposé à Kiev de reprendre les négociations directe le 15 mai à Istanbul, Macron pas content d’être mis sur une voie de garage

Dans la nuit, pendant que le président français était dans le train avec le Premier ministre britannique Keir Starmer sur le chemin du retour, Vladimir Poutine a proposé des « négociations sans aucune condition préalable » à l’Ukraine, « dès jeudi prochain » à Istanbul. Il a repoussé la question d’une trêve à ces éventuelles tractations.

Poutine a proposé à Kiev de reprendre les négociations le 15 mai à Istanbul

Le chef de l’État russe a proposé aux autorités de Kiev de reprendre les négociations, soulignant : « Ceux qui veulent vraiment la paix ne peuvent que soutenir cela »

« Malgré tout, nous proposons aux autorités de Kiev de reprendre les négociations qu’elles ont interrompues fin 2022 et de reprendre les négociations directes. De plus, je le souligne, sans aucune condition préalable. Nous proposons de commencer sans délai, jeudi prochain, le 15 mai, à Istanbul – où elles se sont tenues auparavant, et où elles ont été interrompues. <…>

Nous sommes engagés dans des négociations sérieuses avec l’Ukraine. Leur objectif est d’éliminer les causes profondes du conflit et d’établir une paix durable à long terme dans une perspective historique. <…> Nos propositions sont, comme on dit, sur la table. La décision appartient désormais aux autorités ukrainiennes et à leurs conservateurs. »

Macron est piégé et se dévoile : dès que la paix peut avancer, il en remet une couche dans l’agressivité et pousse à la confrontation ! À la différence de #Trump qui au contraire a accueilli très positivement cette offre de négociation de paix ! « Un grand jour potentiel pour la Russie et l’Ukraine ! » a-t-il commenté

« Le président russe Poutine ne souhaite pas conclure un accord de cessez-le-feu avec l’Ukraine, mais plutôt se réunir jeudi en Turquie pour négocier une éventuelle fin du bain de sang. L’Ukraine devrait accepter cet accord, immédiatement », a déclaré le président américain sur son réseau Truth Social, dimanche.

Selon lui, « au moins, ils pourront déterminer si un accord est possible ou non, et si ce n’est pas le cas, les dirigeants européens et les Etats-Unis sauront à quoi s’en tenir et pourront agir en conséquence ! »

« Les pourparlers de paix entre la Russie et l’Ukraine se poursuivront à Istanbul là où ils s’étaient arrêtés [en 2022] », a communiqué la présidence turque dans un communiqué, ajoutant que « la Turquie est prête à accueillir des négociations qui conduiraient à une solution permanente » au conflit.

Peu après le message posté par le président américain, Volodymyr Zelensky a écrit sur ses réseaux sociaux que l’Ukraine « attend un cessez-le-feu à partir de demain, complet et durable, pour fournir la base nécessaire à la diplomatie » et annonce qu’il « attendr[a]Poutine jeudi en Turquie. Personnellement. »

Le locataire de l’Élysée a estimé que cette contre-proposition montrait que Vladimir Poutine « cherche une voie, mais il y a toujours chez lui la volonté de gagner du temps ». Prié de dire s’il s’agissait d’une manœuvre dilatoire, comme il en a plusieurs fois accusé la Russie, il a répondu : « si, si, c’en est une ».

« D’ailleurs je pense que c’est inacceptable pour les Ukrainiens parce qu’ils ne peuvent pas accepter des discussions parallèles alors qu’ils continuent à être bombardés », a insisté Emmanuel Macron.

Interrogée ce dimanche par le quotidien italien Corriere della Serala cheffe de file du Rassemblement national a fustigé la coalition européenne qui s’est rendue à Kiev pour négocier un cessez-le-feu entre l’Ukraine et la Russie.

«Je me demande quel est l’intérêt de cette coalition. Veut-elle parvenir à un accord pour la paix ou va-t-elle finir par fomenter la guerre ?», s’est interrogée Marine Le Pen. Avant de critiquer l’attitude du dirigeant d’État français : «Je dirais que Macron s’est mis dans la peau du guerrier, alors que je pense que la France devrait faire exactement le contraire : consacrer tous ses efforts à agir en tant que médiateur dans le sens de la paix.»

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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7 Responses to Poutine a proposé à Kiev de reprendre les négociations directe le 15 mai à Istanbul, Macron pas content d’être mis sur une voie de garage

  1. Avatar de buairelleot buairelleot dit :

    J’ajoute en gras à ses extraits :- « pendant que le président français était dans le train avec le Premier ministre britannique Keir Starmer » à se bourrer le pif …–  » à Istanbul – où elles se sont tenues auparavant, et où elles ont été interrompues. <…> » par Boris Johnson.

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  2. Avatar de inspiringc21de4f735 inspiringc21de4f735 dit :

    Accepter une trève?

    Comme si en octobre 1944, la Hongrie et la Finlande alliées au Reich avaient ordonné aux USA et à l’URSS d’arrêter leur progression vers le centre de l’Europe.

    Staline et Roosevelt en auraient bien ri.

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  3. Avatar de Pierre Driout Pierre Driout dit :

    Les positions russes et ukrainiennes sont diamétralement opposées donc il est toujours bon de prendre langue !

    Il sera difficile de trouver un modus vivendi entre les deux nations !

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    • Avatar de lepiaf18 lepiaf18 dit :

      Avec le « Gendarme Trump » en toile de fond, pas certain du tout que Zelensky, plus vraiment légitime, puisse tenir encore plus de 3 ans (durée à courir du mandat de Trump).
      dance s conditions, l’UKR devrait voir son territoire rétrécir. Pour le reste Trump devrait accéder aux souhaits de Poutine de ne pas implanter de bases Otan en UKR, quant aux Européens, ils essaient de sauver la face, mais avec Macron en 1ère ligne c’est forcément perdu d’avance et l’UKR n’est donc pas encore prête pour une entrée dans l’UE.

      Comme Trump a déjà mis la main sur ce qu’il voulait en UKR, le jeu est fini, il n’y a donc plus aucune raison que Poutine continue dès lors qu’il aura gagné sur tous les points. Il se contente donc de maintenir la ligne de front en attente d’une reconnaissance officielle de la modification des frontières de l’UKR.
      Notez en particulier les reculades multiples de Zelensky depuis sa remontée de bretelles par Trump à Washington. Et plus personne, à part quelques-uns de nos journaleux plus endormis et aveugles que les autres, ne parle plus ni de 3è guerre mondiale ni de guerre nucléaire.

      En entre nous, ce qu’on voit là, et-ce bien des gens sérieux qui parlent d’une « guerre » ou un troupeau de gamins en train de faire la fête. Ces imbéciles savent pourtant que ce n’est pas en tapant dans le dos de Zelensky que ça va faire de l’effet sur Trump ou Poutine.
      En particulier, l’anglais Starmer se retrouve Gros Jean comme devant puisque Poutine propose Istanbul pour reprendre les négociations; une petite pique à propos du sabotage de 2022, oeuvre d’un certain Boris Johnson !

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  4. Ping: Poutine a proposé à Kiev de reprendre les négociations directe le 15 mai à Istanbul, Macron pas content d’être mis sur une voie de garage – Qui m'aime me suive…

  5. Avatar de Christian Christian dit :

    Toute cette affaire me fait penser à une petite bande de complotistes (terme qu’ils adorent affubler leurs opposants), contre des autorités supérieures qui leur tapent sévèrement sur les doigts.

    Tout ça est très puéril de la part des européens, qui devront se résoudre péteusement aux décisions de plus fort qu’eux.

    Triste cette guerre inutile, qui aura laissé beaucoup de famille dans la morts et la misère, au nom d’un caprice d’une poignée d’imbéciles, qui auront plus perdu que gagné!

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  6. Avatar de LOPEZ LOPEZ dit :

    J’aime bien la dernière image , au fond nos trois acteurs rejouent à leur façon la « Bataille du rail « 

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