L’AFP franchit le mur du « çon  » et la presse reprend :le changement climatique précipite les mariages forcés au Pakistan. A quand les éoliennes pour une circoncision écologique ?

Le Monde, Géo, l’Opinion , ils ont tous repris l »ânerie signée AFP.

Le changement climatique précipite les mariages d’adolescentes au Pakistan

Est-ce aussi à cause du dérèglement climatique que 1.000 crimes d’honneur (recensés : il y en a sans doute bien plus selon Human Rights Commission of Pakistan), dont les victimes sont quasiment toutes des femmes, sont perpétrés dans ce pays ? Est-ce à cause de la mousson que, de Shahbaz Bhatti à Rimsha Masih, des chrétiens sont régulièrement assassinés ou, comme Asia Bibi, lynchés, calomniés, emprisonnés forcés de fuir clandestinement, que leurs églises sont incendiées, leurs maisons pillées, leurs filles violées, forcées d’épouser leur bourreau en même temps que de se convertir, ou a-t-on le droit d’y voir un élément culturel, religieux, civilisationnel ?

Et quid (pour ne citer qu’elle) d’Afshi Rani ? Originaire du Pakistan, celle-ci a grandi en France. Un été, elle a pourtant été mariée de force à la faveur de vacances au pays, parce que ses manières trop libres faisaient honte à sa famille. À quel moment, exactement, dans cette histoire, intervient le dérèglement climatique ?

https://www.bvoltaire.fr/mariages-forces-au-pakistan-la-justification-du-monde-ne-manque-pas-dair/

En 2022, comme en 2010 le Pakistan a connu de sévères inondations pendant la mousson

On découvre ainsi qu’il y a des mariages forcés, mais le témoignage va à l’encontre du titre, elles ne se sont pas mariées à cause des inondations mais les inondations ont ruiné leurs espoirs de vie meilleure

La mousson qui menaçait les cultures se profilant, Shamila et Amina, 14 et 13 ans, se sont mariées. Une solution choisie par des dizaines de familles du sud du Pakistan, de plus en plus touché par le changement climatique.

« J’étais heureuse quand on m’a annoncé que j’allais me marier », raconte à l’AFP Shamila Ali dans son village de Khan Mohammad Mallah, coincé entre l’Indus et le Baloutchistan.

En s’apprêtant pour la fête organisée pour son mariage et celui de sa sœur avec des hommes deux fois plus âgés qu’elles, elle pensait que sa « vie serait plus facile »« Mais, finalement, je n’ai rien gagné. Et, avec les pluies, j’ai peur de tout perdre », se lamente-t-elle dans sa maison de terre battue construite après que les graves inondations de 2022 ont détruit toutes les habitations de son village.

Il y a un problème de mariages forcés au Pakistan qui n’a rien à voir avec le changement climatique

La Haute Cour du Lahore, dans la province du Penjab au Pakistan a rendu fin février une décision importante contre les conversions à l’islam et les mariages forcés de jeunes filles mineures. Une victoire pour les minorités religieuses et notamment, pour la communauté chrétienne.

Une ordonnance provisoire rendue par la Haute Cour du Lahore le 28 février, contre les mariages de jeunes filles mineures a fait naître de l’espoir dans la communauté chrétienne du pays.

« Cette ordonnance marque un tournant dans la lutte contre les mariages de mineures au Pakistan, en particulier dans les communautés chrétiennes et hindoues » s’est réjouie l’avocate chrétienne Sumera Shafique dans un entretien avec Morning Star News.

Saisie par une plaignante musulmane Ramzana Bibi qui s’opposait au mariage forcé de sa nièce, encore mineure, la Haute Cour de Lahore a ordonné au gouvernement régional d’appliquer les lois interdisant le mariage des mineurs. La Haute Cour a également créé un comité de suivi de la mise en œuvre de ces mesures, et a demandé aux autorités locales l’annulation de tous les mariages de mineurs.

Au Pakistan, 6e pays dans le monde comptant le plus de mariages de jeunes filles de moins de 18 ans selon un rapport des Nations unies publié en 2020, la lutte contre les mariages forcés rejoint celle contre les conversions forcées des minorités religieuses, dont la minorité chrétienne. En effet, les jeunes filles chrétiennes sont régulièrement enlevées, converties à l’islam et mariées de force à leur ravisseur. 

Si la loi pakistanaise interdit les mariages de jeunes filles, dans les faits, la charia (ou loi islamique NDLR) qui l’autorise conserve une autorité très forte dans un pays à plus de 95% musulman. L’avocate Sumera Shafique, engagée dans la lutte contre le mariage forcé de jeunes filles, estime que la législation contre les mariages des jeunes filles reste décisive dans la lutte contre les conversions forcées.

« Non seulement l’ordonnance renforce le cadre juridique contre les mariages forcés, mais elle marque aussi une évolution plus large vers des mesures plus vigilantes et plus proactives pour protéger les droits et le bien-être des jeunes filles dans toute la province. »

 Chaque année, près de 1 000 jeunes filles chrétiennes ou hindoues, de 12 à 25 ans en moyenne, sont mariées de force à des hommes musulmans, selon l’ONG Portes Ouvertes. Un phénomène notamment observé dans les provinces les plus rurales du Pakistan où l’accès à l’éducation et au travail est plus difficile.

Le président de l’Église du Pakistan, l’évêque protestant Mgr Azad Marshall, s’est félicité de la décision de la Haute Cour de Lahore, espérant que la mesure fera annuler les mariages de mineurs existants et interdira les futures demandes de mariage impliquant des mineures. Il appelle également à l’interdiction des conversions forcées, souhaitant que la récente modification de la loi sur le mariage des chrétiens, fixé à 18 ans minimum, ouvrira la voie à une législation plus poussée en matière de protection des jeunes filles.

Au Pakistan, les chrétiens qui représentent environ 1,6 % de la population, soit un peu plus de 3 millions de personnes, souffrent de nombreuses persécutions, notamment en raison des lois anti-blasphème souvent utilisée pour cibler les minorités religieuses. Le pays figure à la 7e place de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2024, établi par l’ONG Portes Ouvertes.

Il y a régulièrement des incidents climatiques mais les journalistes ne le savent pas.

Les inondations en période de mousson sont fréquentes au Pakistan. Tous les 10 ou 20 ans, un de ces débordements climatique dépasse l’ampleur habituelle et se transforme en catastrophe naturelle. Ce fut en cas en juillet-août 2010, où l’on parla d’inondations du siècle. La vague d’eau s’est propagée le long du cours de l’Indus parcourant une distance de 2000 km, de la région du Khyber Pakhtunkhwa, au nord-ouest, jusqu’au delta dans le sud. Les eaux ont recouvert une superficie équivalente à celle de la Grande-Bretagne. Le bilan humain et matériel est particulièrement lourd. Le nombre des victimes directes est 1700 personnes, mais celui des victimes affectées par la crue se monte à 21 millions pour un pays qui compte 180 millions d’habitants. Les sans-abris sont environ 5 millions, dont une grande partie dans la province du Nord-Ouest. Sur le plan économique, l’effet le plus immédiat et le plus visible est la disparition des infrastructures ; routes et ponts sont emportés par les flots mais c’est l’activité agricole qui est anéantie. 14 % de la surface agricole a été dévastée et 200 000 animaux d’élevage ont été noyés. Le montant total des dégâts a été évalué à deux années de revenus du Pakistan. Pour la province du Nord-Ouest, la plus touchée, l’estimation varie de 300 à 800 millions d’euros.

Selon les mots utilisés par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, la catastrophe qui a touché le Pakistan est comparable au Tsunami de décembre 2004, en Asie, ou au tremblement de terre d’Haïti en janvier 2010. Pourtant, malgré l’écho médiatique, les réactions de sympathie et la mobilisation internationale en faveur des sinistrés a été beaucoup plus longue à se mettre en place. Le secrétaire général de l’ONU a lancé un appel pour réunir un fond d’urgence de 460 millions de dollars. Les Etats-Unis, l’U.E., la Chine, l’Arabie Saoudite promettent une aide mais celle-ci arrive très lentement et une dizaine de jours plus tard, l’ONU doit renouveler son appel. Les habituels donateurs traînent des pieds pour deux raisons : la corruption des dirigeants politiques pakistanais fait craindre que l’argent et l’aide ne parviennent pas aux populations concernées et la présence de mouvements talibans et islamistes retient les donateurs occidentaux. La couverture médiatique a été moins importante que pour d’autres catastrophes similaires.

Avatar de Inconnu

About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
Cet article a été publié dans éducation prépa école de commerce. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

6 Responses to L’AFP franchit le mur du « çon  » et la presse reprend :le changement climatique précipite les mariages forcés au Pakistan. A quand les éoliennes pour une circoncision écologique ?

  1. Avatar de Paul-Emic Paul-Emic dit :

    L’immonde a prouvé depuis longtemps qu’il était un journal indigne

    J’aime

  2. Avatar de Le Goff Pascal Le Goff Pascal dit :

    Je suis allé plusieurs fois au Pakistan , la mousson est un bienfait pour eux , le limon déposé est un fertilisant incroyable . Je n’ai jamais vu ailleurs d’aussi beaux légumes et en aussi grandes quantités . Croire que nos valeurs ou croyances ont le moindre impact là bas est une absurdité .

    Aimé par 1 personne

    • Avatar de lepiaf18 lepiaf18 dit :

      Et par voie de conséquences, Le Monde un journal composé par des idiots, ou plutôt des abrutis qui ne font que coucher des mots sur le papier (image… imagée, hein, faut pas oublier Internet !), sans véritablement avoir potassé aucun sujet.

      Inde, Pakistan, Iran, Et plus récemment Afghanistan et sans doute bien d’autres pays ont encore des coutumes bien ancrées; voir le problème avec nos yeux d’occidentaux c’est comme se voiler la face (sans jeu de mot); on ne voit RIEN !

      Et entre nous (je sens que quelques-uns vont hurler) une femme (un homme aussi !) est « fertile » entre la puberté et la pré-ménopause soit entre 12-13 ans et… 42-45 ans max. De fait ce sont nos Sociétés soit disant « bien pensantes » qui considère, à tort au sens de la nature, que ces femmes sont des enfants; en réalité ce sont juste des … femmes, en âge de procréer !

      Et là de se poser la question du renouvellement des générations quand dans certains de nos pays dits civilisés on n’est plus capables de le faire. Tout un « Monde » d’écart en quelques sortes !

      Le seul point qui pourrait nous interpeller est la différence d’âge entre mari et femme. Mais là encore, il faudrait pouvoir analyser finement les coutumes dont la polygamie. un argument plausible est également la « situation » de l’époux en général moyen d’ascenseur social des « castes inféroeures » dans nombre de ces pays.

      J’aime

  3. Avatar de wildlyprincess98c56e44d0 wildlyprincess98c56e44d0 dit :

    C est a droite pr l hôpital psychiatrique …🥴😑

    J’aime

  4. Avatar de Pierre Driout Pierre Driout dit :

    Tout est dans tout mais dans « Le Monde » on abuse un peu de ce dicton comme d’un bouche trou !

    J’aime

  5. Avatar de dannas dannas dit :

    Pour étayer leur théorie du réchauffement ils vont nous sortir plein de « preuves » circonstanciées. Même si ce sont des mensonges éhontés tout est bon pour accuser le réchauffement et faire croire à un maximum de gens qu’ils ont raison et que ceux qui nient sont de dangereux extrémistes qui mettent en danger l’avenir de l’humanité. Les recettes sont toujours les mêmes : faire peur aux gens en créant le problème puis proposer une solution qui va les avantager à plus d’un titre. C’est toujours de l’ingéniérie sociale et de la manipulation……

    Aimé par 1 personne

Répondre à dannas Annuler la réponse.