Après 70 ans , dans le Nouveau Monde , tu ne sers à rien , il faut faire des économies

@philippejeanpr1

En réalité, il est quasiment toujours possible de mettre fin à ses jours tout seul (le suicide existe depuis toujours). Le but réel de la loi euthanasie n’est donc pas de permettre à des personnes de mettre fin à leurs jours mais de pousser des gens au suicide.

𝗙𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝗲 : 𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝗽𝘂𝘁𝗲́𝘀 𝗳𝗼𝗻𝘁 𝘀𝗮𝘂𝘁𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗴𝗮𝗿𝗱𝗲-𝗳𝗼𝘂𝘀 𝗱𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗷𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗼𝗶 𝘀𝘂𝗿 𝗹’𝗮𝗶𝗱𝗲 𝗮̀ 𝗺𝗼𝘂𝗿𝗶𝗿 Le «modèle français» de la fin de vie s’annonce encore plus permissif que prévu. En quelques jours, plusieurs «conditions strictes» proposées par le gouvernement pour limiter l’accès à l’aide à mourir ont sauté lors de l’examen du texte en Commission spéciale:

Introduction de l’aide à mourir dans le code de la Santé Publique. 

Suppression du critère de pronostic vital engagé

Remplacement par le critère de « phase avancée ou terminale » de la maladie, encore plus large et flou

Porte ouverte au suicide assisté OU à l’euthanasie, au choix

Inscription de la demande d’euthanasie dans les directives anticipées – au cas où la personne ne serait plus conscient

 Assouplissement du délai de réflexion de 48H

 Création d’un délit d’entrave à l’aide à mourir «Notre désarroi et notre inquiétude sont immenses devant ce texte qui devient le plus permissif au monde et nous place dans la droite ligne du Canada, c’est-à-dire avec la possibilité d’un nombre d’euthanasies supérieur à 40.000 par an en France»

La récente campagne d’affichage de la mairie de Paris en faveur de l’euthanasie a suscité de vives réactions. Utilisant les ressources publiques de la ville de Paris , cette initiative soulève des questions fondamentales sur certaines valeurs éthiques diffusées ou plutôt imposées.

Cette tentative de normaliser et de banaliser une pratique en totale contradiction avec la foi et les valeurs morales d’un nombre significatif de personnes ,dont les chrétiens, pose le problème de la liberté individuelle sur une thématique fondamentale de notre société ; le rapport à la mort.

@clairefourcade3

Lire « Le Système totalitaire » d’Arendt est de circonstance. ET plus que jamais d’actualité.

Emmanuel Macron avait promis, lors de la campagne électorale de son second quinquennat en 2022, un texte sur la fin de vie qui irait plus loin que le dernier en date, la loi Claeys-Leonetti de 2016, qui avait introduit la possibilité, pour des personnes en fin de vie confrontées à des souffrances réfractaires, d’avoir recours à une « sédation profonde et continue jusqu’à la mort ». 

L’exécutif redouble de précautions oratoires pour justifier son projet de loi légalisant l’euthanasie et le suicide assisté. À force d’être assénée, cette circonspection a fini par s’inscrire dans la conscience collective. Pourtant, une lecture attentive du projet de loi montre que cette prudence affichée est factice ; un effort minimal de législation comparée prouve au contraire que la loi française serait la plus permissive au monde – sans même envisager les inévitables évolutions à venir.

Dans son avis sur le projet de loi, le Conseil d’État a appelé le gouvernement à définir « de manière suffisamment claire et précise les actes entrant dans le champ de l’aide à mourir ». Sans récuser l’expression « aide à mourir », les Sages lèvent le voile sur sa réalité et appellent le gouvernement à préciser ses euphémismes. Ce texte «a pour objet principal de créer une “aide à mourir”, entendue comme la légalisation, sous certaines conditions, de l’assistance au suicide, et dans l’hypothèse où la personne n’est pas en mesure physiquement de s’administrer elle-même la substance létale de l’euthanasie». La haute instance reconnaît en outre que le texte introduit « une double rupture par rapport à la législation en vigueur », en inscrivant la fin de vie « dans un horizon qui n’est plus celui de la mort imminente » et en autorisant « pour la première fois un acte ayant pour intention de donner la mort », remettant en cause plusieurs articles du code de la santé publique.

La procédure « collégiale », promise par le président de la République pour évaluer les demandes d’aide à mourir, interroge également. Dans le projet, il ne s’agit en fait que de l’avis d’un second médecin et d’un autre soignant. Le premier médecin sollicité par le patient endosserait seul la décision d’autoriser un suicide assisté ou une euthanasie. Ce point n’a pas été retoqué par le Conseil d’État, mais la haute juridiction a cependant jugé bon de préciser qu’il fallait s’assurer que les soignants appelés à se pencher sur ces demandes ne soient pas « membres de la famille » du patient et que le médecin chargé d’émettre un avis ait « accès au dossier médical » ou puisse « s’il le souhaite, demander à examiner la personne ».

«L’absence de procédure collégiale place le médecin dans une position de toute-puissance que l’on voudrait révolue. Nous, soignants, nous ne voulons pas avoir à décider qui doit vivre et qui peut mourir», interpelle Claire Fourcade, la présidente de la Société française de soins palliatifs (Sfap). Les critères d’accès au suicide assisté, bien que présentés comme « stricts » par Emmanuel Macron, apparaissent comme autant de faux-semblants aux soignants inquiets. « Partout où la mort provoquée a été légalisée, tous les garde-fous initiaux ont été peu à peu levés, commente Claire Fourcade. Les “conditions strictes” censées encadrer la mort provoquée ne sont donc que des conditions provisoires destinées à rassurer la population et les soignants. Mais nous n’en sommes pas dupes. »

Mais, pour Jean Leonetti, le projet du gouvernement acte bien une « double rupture » : avec la loi Claeys-Leonetti d’abord, mais aussi avec l’offre telle qu’elle est proposée aujourd’hui dans les structures de soins palliatifs. «La cohabitation de ces deux textes est faite pour donner l’apparence d’un équilibre, mais l’impression est fausse, puisque les maisons d’accompagnement annoncées ont vocation à se substituer aux soins palliatifs. Des maisons où l’on peut imaginer que l’aide active à mourir sera pratiquée », fait-il observer. Jean Leonetti est peu surpris de voir émerger certaines réactions « inquiètes » dans l’univers des soins palliatifs et « consternées » chez les juristes.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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18 Responses to Après 70 ans , dans le Nouveau Monde , tu ne sers à rien , il faut faire des économies

  1. Avatar de alienor13 alienor13 dit :

    je suis athée mais je commence un chouïa à croire que satan existe

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  2. Avatar de Darone Darone dit :

    Alors bye bye Jacques Attali, il faut un premier exemple et merci d’être celui qui le donne, vous serez immortalisé par la suite.

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  3. Avatar de VOLT VOLT dit :

    Pourquoi Attali n’a-t-il pas demandé une sédation profonde pour être en accord avec ses propos ?

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    • Avatar de Marlène Marlène dit :

      Ben oui à 80 ans il a dépassé l’âge requis … il nous coûte cher depuis… 10 ans… !

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      • Avatar de Stanislas Stanislas dit :

        Il n’a jamais rien foutu de sa vie à part user son froc ici et là

        Le seul vrai poste qu’on lui a confié c’est la BERD il a fini viré

        bien entendu comme Minc il a donné des conseils grâce à u carnet d’adresses qui ne se préoccupe pas de la qualité du conseil.

        Il a écrit bon OK ….est ce lui ???

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    • Avatar de gérard gérard dit :

      Merci monsieur Gibertie,toujours pertinent et drole!

      Concernant Attali,le grand visionnaire qui a toujours su prédire avec exactitude le passé:

      Typique des supposées élites formées par nos grandes écoles.

      Arrogant,malhonnete,,incapable,intolérant evidemment.Improductif.Négatif.

      Une charge financière bien lourde pour notre société.

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    • Avatar de lesubversif lesubversif dit :

      nan…mais vous n’avez pas compris..il parlait des gueux pas de l’élite voyons ! 🤡.

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    • Avatar de Carolyonne89 Carolyonne89 dit :

      C’est exactement la question que je souhaitais poser, comme on dit  »charité commence par soi même  » et il a très largement dépassé la  » date de péremption  » ce maudit Attali

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  4. Avatar de JeanLouis 05 JeanLouis 05 dit :

    La phrase de ce crétin d’Attali fait froid dans le dos, comme si les femmes et les hommes n’étaient destinés qu’à produire, comme si c’était le seul objectif de la vie. Pour lui c’est produire uniquement pour maximiser l’enrichissement de ses petits copains, et il oubli que la retraite c’est du salaire différé !!

    Ceci étant sur ce sujet très complexe et sensible il s’agit pour moi de la mise en place d’un nouveau droit, en rien d’une obligation, d’une possibilité offerte, c’est tout. Un chrétien n’est en rien obligé de se sentir concerné mais qu’il respecte le choix et la conscience de chacun. Je connais quelqu’un en Suisse qui après plusieurs interventions rapprochées sur des tumeurs malignes, quand après la dernière son chirurgien lui en a encore annoncé la nécessité d’une intervention supplémentaire a dit ça suffit, je veux mourir chez moi et a organisé sa fin de vie selon les possibilités offertes en Suisse. Qui peut se donner le droit de le critiquer.

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    • Avatar de JEAN-LUC JEAN-LUC dit :

      Justement cette loi ne garantit en rien que le choix et la conscience de chacun seront respectés….. Rien n’interdisait à ce jour de mourir chez soi avec les soins appropriés, ce fut le cas de mes parents. Mon épouse choisit pour elle d’aller à l’hôpital. Et il n’y a pas eu d’acharnement thérapeutique.
      Attention à l’euthanasie qu’elle n’arrive pas plus vite qu’on ne le souhaite pour des raisons diverses, sonnantes et trébuchantes….et respecter l’éthique médicale ou ce qu’il en reste, de plus en plus malmenée ces derniers temps avec la gestion Covid et avortement.

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  5. Avatar de Kal Kal dit :

    Les députés n’ont pas compris que leur tour viendra aussi. Que cette loi va s’appliquer à eux.

    Dans ce milieu, les jeunes chassent les vieux. Et les dents y sont très longues

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  6. Avatar de PIERRE LE LANN PIERRE LE LANN dit :

    Mais il n’y avait pas besoin de loi pour exterminer les vieillards, cela a été fait dans les EHPAD avec le Rivotril sans que personne ne s’émeuve vraiment..Un ballon d’essai?

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    • Avatar de Stanislas Stanislas dit :

      exact il n’y a besoin de loi pour rien, si c’est bien fait……

      Le rivotril est sorti dans le public parce qu’il a un décrêt, donc du droit dur. mais quand vous analysez bien la méthode organisée dans les EHPAD pour sortir du covid sur la base de rien, il n’y a pas eu que ça.

      Cherchez les recommandations « d’épisodes » et lisez bien…

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  7. Avatar de Stanislas Stanislas dit :

    Pour flinguer du plus de 70 ans, c’est pourtant simple, il faut les envoyer se faire péter la gueule contre les russes.. c’est officiel, et ça en fait des héros en plus..

    J’ai 69 ans, donc inutile aux yeux de l’attila, je pose une question de manière bien grasse pour choquer volontairement :

    On va laisser toute une petite bande de salopards nous chier sur la gueule encore combien de temps ? Il n’y a personne en face.

    Bien avoir en mémoire que ce qui paraît ne concerner que les « autres » à priori, fini par concerner tout le monde.

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  8. Ping: Après 70 ans , dans le Nouveau Monde , tu ne sers à rien , il faut faire des économies – La vérité est ailleurs

  9. Avatar de Elysbeth Levy Elysbeth Levy dit :

    Je crois hélas que vous allez beaucoup écrire sur le sujet ! Car en effet la France veut copier les lois d’euthanasie du Canada aux Usa en passant par la Belgique ?? Loi sur la fin de vie : la suppression du critère du pronostic vital « à court ou moyen terme » divise les parlementaires – Le Parisien le prétexte c’est de ne pas laisser souffrir et faire selon les « voeux » du patient ..C’est censé être sur la base du volontariat ..Projet de loi sur la fin de vie : le critère du pronostic vital engagé « à court ou moyen terme » supprimé par les députés – Le Parisien Je crains l’utilisation a des fins économiques comme au Canada ou l’on propose « ce droit » a « ceux » dont la vie est difficile même si tolérée. Une handicapée sportive canadienne s’est vue proposé la mort gratuite si sa vie était trop difficile et les soins couteux surtout pour les assurancs ou caisse de maladies !! . Des malades ou personnes âgées aussi parcce qu’il est dur de trouver un logement, et la crainte d’être SDF préfèrent à la fin ce qu’on leur propose ..C’est HONTEUX si ça dérive comme celà …Vraiment après le temps du Covid, on atteint des somments d’inhumanité ..

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  10. Avatar de Elysbeth Levy Elysbeth Levy dit :

    Les dérives de la loi euthanasie en Belgique ..

    _ La pression croissante des considérations économiques

    Dans un article publié le 17 janvier 2017, le Docteur Marc Moens alerte sur le fait qu’« à la suite des problèmes budgétaires dans le domaine des soins aux personnes âgées, on commence à débattre d’une politique de l’euthanasie motivée par des considérations socio-économiques ».

    Euthanasie en Belgique : bilan de 15 ans de pratique – Alliance VITA

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