Le combat pour la QUALITE des produits alimentaires est incompatible avec des frontières passoires les « contrôleurs européens » c’est de la foutaise

Le vrai combat écologique ne consiste pas à empécher les vaches de ruminer mais à veiller à la qualité des produits alimentaires.

Faire croire que des controleurs iront dans les fermes géantes du Brésil ou d’Ukraine et même d’Espagne est un mensonge . Une agriculture de qualité est possible mais à deux conditions :

une croissance riche en technologie qui permettent du pouvoir d’achat car sans hausse du pouvoir d’achat pas de clients pour des produits de qualité mais plus chers et sans croissance pas de hausse du pouvoir d’achat…

Une agriculture protégée du libre échange ou des systèmes d’AOC AOP mais c’est moins facile pour les fruits que pour les vins ou le fromage

@mauduitf

Des présentations des agronomes Lydia et Claude Bourguignon montrent la chute vertigineuse de la valeur nutritive des aliments depuis 1950 du fait de la destruction des sols et de l’industrialisation de l’agriculture, avec rendements élevés en kg et désastreux en valeur nutritive

Excepté le niveau de phosphore, qui n’a guère bougé, les niveaux de calcium, magnésium, cuivre et sodium ont fortement baissé dans les légumes, de même que les taux de magnésium, cuivre, fer et potassium dans les fruits (jusqu’à 48%).

La teneur en eau a augmenté de manière significative et la matière sèche (ce que l’on obtient lorsqu’on retire l’eau d’un produit) a quant à elle fortement diminué.

Les tomates ont perdu 59% de vitamine C, notamment parce que 98% des variétés de tomates mises sur le marché sont issues de semences hybrides

La baisse drastique des micro-nutriments est en grande partie due aux pratiques agro-industrielles destinées à augmenter la taille et la croissance rapide des fruits et légumes.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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6 Responses to Le combat pour la QUALITE des produits alimentaires est incompatible avec des frontières passoires les « contrôleurs européens » c’est de la foutaise

  1. Avatar de Pierre DRIOUT Pierre DRIOUT dit :

    Je reconnais que la saveur des produits alimentaires a beaucoup baissé depuis ma naissance en 1963 !
    Il y a peut être du vrai là-dedans !
    Les additifs ne remplacent pas tout…

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  2. Avatar de Pierre DRIOUT Pierre DRIOUT dit :

    Mon père qui vendait du bon fromage de qualité ne voulait pas que nous mangions du fromage fondu industriel style Vache qui rit !
    Il avait ses raisons…

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    • Avatar de Robert Moreau Robert Moreau dit :

      Né en 58, Ça se passait aussi comme ça chez moi, dans la même période. On mangeait les produits de la ferme et du jardin, c’était quasi gratuit, contre un peu d’efforts et de sueur mais c’était sain. Les magasins nous voyaient assez peu.

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      • Avatar de lepiaf18 lepiaf18 dit :

        Moi je suis de 54 !
        Dans les années 70, avec mes soeurs, j’allais à la ferme derrière chez nous (1/4 h à pied parce qu’il fallait contourner quelques maisons) chercher le lait tous les soirs.
        Et dans une période encore plus rapprochée (années 80) les fermiers « tuaient » encore le cochon ou l’agneau à la ferme. C’est bizarre mais la méthode rendait apparemment la viande plus tendre ! Maintenant reste plus que le gibier si on est chasseur.
        Quant au fromage, heureusement, ça il y a encore quelques bonnes adresses vendant en direct des produits « fermiers » à 100 lieues des produits industriels de laiterie. Ça tombe bien , on en raffole mon épouse et moi !
        Le problème des fruits et légumes ce sont finalement ces semences hybrides (ou transgéniques, OGM donc) qui produisent des denrées fortement insipides, et parfois même pas belle à regarder.
        Et dire que, toujours dans les années 80 j’en ai semé ou planté ! Mais j’étais jeune, je ne savais pas encore.

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  3. Avatar de Monique Urli Monique Urli dit :

    Quand on pense ne serait-ce qu’aux semences … quel scandale les brevets sur le vivant, et pourtant ça passe crème. Cf. OGM. Pieds et mains liées… idem pour les phytos !pour Big pharma même topo. Qui est le gagnant au final ? Ne vendez jamais votre âme au diable en l’espèce Monsanto ou Big Pharma et Cie suivis par des fonctionnaires et profiteurs zélés.

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  4. Avatar de Besnard Besnard dit :

    Bonjour Patrice Gibertie
    Je consulte souvent votre blog, et apprécie vos analyses. Les manifestations paysannes ont provoqué de nombreux commentaires. Vous avez choisi comme thème « la qualité des produits alimentaires. »
    Ce qui est surprenant c’est d’avoir rapporté uniquement les propos de scientifiques militants, sans consulter d’autres spécialistes dont les études sont moins anxiogènes.
    « Des présentations des agronomes Lydia et Claude Bourguignon montrent la chute vertigineuse de la valeur nutritive des aliments depuis 1950 du fait de la destruction des sols et de l’industrialisation de l’agriculture, avec rendements élevés en kg et désastreux en valeur nutritive »
    Cela fait plus de 50 ans que Claude Bourguignon tente d’affoler la population en affirmant « le sol est mort » ou « nous ne faisons plus d’agriculture en Europe. Nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demandent qu’à mourir. »
    Non, tous les sols d’Europe ne sont pas morts, car s’ils l’étaient rien ne pousserait sur des sols inertes. Et si les engrais de synthèse n’étaient que des stérilisants chimiques, pourquoi leur utilisation sur les terres pauvres d’Afrique améliorent-elles l’existence de leurs populations défavorisées.
    Contrairement à ces incantations la preuve d’une fertilité conservée, la récolte mondiale de céréales en 2023 a été une année record
    L’avis d’un scientifique dans la même discipline, Christian Walter professeur de science du sol à Agrocampus Ouest (Rennes) : « Claude Bourguignon scientifique à l’origine, est à la dérive. Alarmiste et catastrophique, il alimente une vision passéiste et anti scientifique de l’agriculture. »
    En conclusion, pour calmer l’anxiété des consommateurs, sachez que l’Union européenne s’est doté de la politique de sécurité alimentaire la plus stricte au monde ! Pour protéger ses consommateurs, elle impose un étiquetage clair et précis, des contrôles obligatoires réalisés à chaque étape de la chaîne de production et une traçabilité « de la fourche à la fourchette »
    S’il y a aujourd’hui plus d’incidents constatés, cela est lié à un meilleur signalement et non à une augmentation du risque alimentaire, qui tend à diminuer depuis cinquante ans

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