«l’approvisionnement en produits de la mer en provenance d’Oman pourrait permettre aux acheteurs du port de Lorient d’avoir du poisson frais arrivé en avion-cargo»(Ouest France)

»En vingt ans, la flotte française a diminué de plus d’un quart et la pêche nationale ne représente que 25 % du poisson vendu sur les étals. Et pourtant les macroniens pilotent la pèche en France et en Europe

https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/10/27/l-incontournable-lobby-breton-de-la-filiere-peche_6196775_3234.html

Pierre Karleskind déambule dans le Parlement européen, ce jeudi de février. Eurodéputé (Renew Europe) et président de la commission pêche à Bruxelles, le Brestois lâche : « Actuellement, nous avons tout pour servir la pêche et la Bretagne. » Nous ? L’élu parle de cet aréopage de Bretons chargés des affaires maritimes du pays.

Parmi eux : Pierre Karleskind donc, mais aussi Hervé Berville, député (Renaissance) des Côtes-d’Armor devenu secrétaire d’Etat à la mer en juillet 2022. M. Berville assume « rendre à la Bretagne ce qu’elle lui a donné ». La formule sonne comme une référence à Jean-Yves Le Drian, ministre de 2012 à 2022, surnommé« le ministre de la Bretagne » pour sa propension à influer en faveur de la région qu’il a dirigée. Son successeur depuis 2017 à la tête du conseil régional de Bretagne, Loïg Chesnais-Girard (divers gauche), complète cette « équipe Bretagne ».

Pour sauver la planete ils réduisent la pêche à Lorient; pas grave le poisson y arrivera par avion depuis le sultanat d’Oman

Avec Olivier Le Nézet , les pêcheurs français sont bien défendus: il dirige la société de gestion du Port de Lorient  la cheville ouvrière du projet le plus idiot à voir le jour en Bretagne .Lorient s’associe au Sultanat d’Oman pour construire un immense port donnant sur l’océan Indien. Des poissons seront importés par avion jusqu’à …Lorient

Le port de Lorient-Keroman (un nom prédestiné à ce partenariat, baptisé Ker’Oman), via sa société de gestion, investit dans ce projet dantesque et exotique de 25 hectares, soit cinq fois sa taille. Une fois l’ensemble portuaire terminé, vers 2026, le mégaport ambitionne — selon Lorient Agglomération — de recevoir et de traiter près de 200 000 tonnes de produits de la mer annuellement. Ensuite, ce seront 500 000 tonnes d’ici une décennie, voire 1 million de tonnes à plus long terme.

Pourtant premier port de pêche en France en valeur et second en volume, le port de Lorient-Keroman voit baisser d’année en année les quantités de produits de la mer qui y sont débarqués. Les raisons sont multiples : les zones de pêche perdues avec le Brexit, le plan de sortie de flotte ou encore l’augmentation du prix du gazole. Ainsi, environ 26 000 tonnes de produits de la mer étaient pêchées en 2013, contre environ 18 000 aujourd’hui.

Le Brexit et l’Union européenne ont massacré notre flotte

Quarante-cinq navires détruits en Bretagne

C’est lors d’une réunion se tenant le vendredi 17 février 2023 à Paris avec les représentants des comités des pêches que le secrétaire d’État chargé de la mer, Hervé Berville, a annoncé un bilan à mi-parcours du PAI Brexit


La Commission européenne a validé le plan de sortie de flotte (appelé plan d’accompagnement individuel – PAI) présenté par la France, limité aux flottilles directement touchées par le Brexit. Le texte portait sur un arrêt définitif d’activité, par des propriétaires d’un ou de plusieurs navires, qui s’engageaient à détruire leurs navires de pêche professionnelle et à ne pas en armer de nouveaux pendant cinq ans, à compter de la date de paiement.

Pour être éligibles, les navires candidats devaient répondre à au moins un critère parmi trois listés. Soit avoir eu une activité significative dans les eaux du Royaume-Uni et des îles Anglo-Normandes, avec une dépendance à plus de 20 % de leur chiffre d’affaires sur une des deux années de référence. Soit avoir été privés de licences dans les 6-12 milles britanniques ou dans les eaux de Jersey et Guernesey. Soit avoir une dépendance à plus de 20 % sur une série de stocks, listés dans l’annexe 4 de l’arrêté. Cette liste incluait sept espèces hors quotas (bulot, araignée, tourteau, homard, praire, palourde rose et amande de mer), au lieu de dix dans la version présentée au Comité national des pêches.

Les dossiers devaient être déposés par les intéressés avant le 18 novembre, le texte prévoyant que les quotas et droits de pêche libérés soient ensuite distribués à 70 % aux organisations de producteurs et, pour le reste, à une réserve nationale, orientée en priorité vers la transition énergétique et l’installation de jeunes.

Quarante-cinq navires détruits en Bretagne

C’est lors d’une réunion se tenant le vendredi 17 février 2023 à Paris avec les représentants des comités des pêches que le secrétaire d’État chargé de la mer, Hervé Berville, a annoncé un bilan à mi-parcours du PAI Brexit, abondé de 65 millions d’euros, avec seulement 78 % de dossiers acceptés sur les 90 dossiers retenus, 8 % s’étant désistés et 14 % étant encore en réflexion.

Le secrétaire d’État a toutefois révélé quelques chiffres : sept dossiers étaient retenus pour les Haut-de-France, dix-huit en Normandie, sept dans les Pays de la Loire, treize en Nouvelle-Aquitaine et quarante-cinq en Bretagne, dont vingt rien que pour les trois ports du pays bigouden, Le Guilvinec, Loctudy et Saint-Guénolé. Le PAI Brexit devrait diviser par deux la flottille de pêche au large de la Cornouaille, dans le sud du Finistère.

La Commission européenne va interdire d’ici 2030 le chalutage dans le cadre d’un plan pour « verdir » le secteur de la pêche décrié par les professionnels et jugé trop timide par les ONG écologistes. Les États membres devront adopter des mesures pour « éliminer progressivement » cette pêche

Depuis le 15 octobre, c’est terminé. Il n’y aura pas d’aides supplémentaires sur le gazole pour la filière pêche. L’aide d’Etat de 20 centimes va donc prendre fin dans un mois. « Le gouvernement est allé au bout de ce qu’il pouvait faire, en termes de plafond et de durée, pour l’aide au carburant pêche », explique-t-on au gouvernement. En tout, ce sont plus de 75 millions d’euros qui ont été mobilisés pour soutenir la filière pêche. Hervé Belleville enjoint donc la filière pêche à s’adapter.

Pierre Karleskind, eurodéputé (Renew Europe) et président de la commission pêche à Bruxelles

https://lemarin.ouest-france.fr/peche/le-plan-de-sortie-de-flotte-post-brexit-decime-la-flottille-bretonne-e1bdcf9a-a085-4761-804f-44582d74f639

https://reporterre.net/Du-poisson-importe-par-avion-l-etrange-alliance-entre-Lorient-et-le-Sultanat-d-Oman#1

ET ON FAIT VENIR LE POISSON PAR AVION DEPUIS OMAN

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Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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2 Responses to «l’approvisionnement en produits de la mer en provenance d’Oman pourrait permettre aux acheteurs du port de Lorient d’avoir du poisson frais arrivé en avion-cargo»(Ouest France)

  1. Avatar de UBU UBU dit :

    Les schizophrènes politiques délirent de plus en plus ……
    Mais, ce n’est pas grave puisque nous allons avoir un nouveau premier ministre génial et inspiré, doté d’une expérience longue et enrichissante pendant de très longues années ……….
    IL LUI SUFFIRA ……. D’OBEIR …….. et manger son chapeau tous les jours
    Avenir serein et radieux de la macronie triomphante

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  2. Avatar de lepiaf18 lepiaf18 dit :

    Vient le temps où on va bouffer Némo !
    Et pendant ce temps les Anglais rigolent, eux qui nous l’ont mis … profond !

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