Le chien qui ne cherche jamais à s’enfuir ne sait pas qu’il est tenu en laisse, il en va de même pour les journalistes tenus en laisse par les milliardaires et l’Etat macronien

Non, je ne célèbrerai pas Elon Musk comme certains de mes amis , et je ne célèbrerai pas plus la presse de Bolloré. Pourtant je ne cesse de critiquer le Sévice Public de l’Info , le Monde et Libé .

J’ ai la nostalgie de la grande presse , des vrais journalistes . Je ne peux que saluer Xavier Azalbert et les résistants de France SOIR. Je ne peux que vous inviter à lire l’éditorial de Xavier Azalbert:

Le gouvernement a beau refuser de l’admettre, c’est la vérité  :  la désinformation et l’inversion accusatoire, c’est ce qu’on appelle de l’injonction paradoxale.

Le sujet du climat fait partie de cette injonction paradoxale permanente.

Quand il était président des États-Unis, Barak Obama craignait la montée des eaux. C’était là en tout cas la position officielle de la Maison-Blanche, pour justifier auprès du peuple américain, les mesures que son administration a prises pour soi-disant “sauver la planète.”

Eh bien, ce même Barak Obama a fini par acheter une maison en bord de mer. Preuve en est qu’il ne se soucie pas plus que cela de la montée des eaux… Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Un peu comme Emmanuel Macron qui, pour justifier les obligations/restrictions de l’exécutif, a annoncé la fin de l’abondance pour les citoyens français… mais pas pour lui ! On a pu le constater avec ce dîner si frugal à Versailles, en compagnie de Charles III, dont le budget a été limité à six millions d’euros, ou même l’augmentation importante du budget de l’Elysée de 12,4 millions d’euros l’année prochaine (de 115 millions d’euros en 2023 à 127,4 millions en 2024).

Oui, malheureusement pour nous, citoyens français, depuis l’arrivée à l’Élysée d’Emmanuel Ier, nous sommes les victimes de ces injonctions paradoxales.

L’argent des millardaires et les subventions polluent et détruisent tout sur fond de désert intellectuel et d’ignorance

« Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. […] En réalité, il y a deux bourgeoisies. La bourgeoisie d’argent, celle qui lit Le Figaro, et la bourgeoisie intellectuelle, qui lit Le Monde. Les deux font la paire. Elles s’entendent pour se partager le pouvoir. Cela m’est complètement égal que vos journalistes soient contre moi. Cela m’ennuierait même qu’ils ne le soient pas. J’en serais navré, vous m’entendez ! Le jour où Le Figaro et l’Immonde me soutiendraient, je considérerais que c’est une catastrophe nationale ! »

Charles de Gaulle cité par Alain Peyrefitte dans C’était de Gaulle.

Juan Branco est avocat, il vient de la gauche institutionnelle (ps), s’est retrouvé avec Mélanchon puis tout seul. Il a participé à plusieurs coups médiatiques . Je ne partage pas ses idées ni son parcours mais dans ce monde en noir et blanc il est capable d’analyser avec justesse le monde médiatico politique , il le connait bien, il l’a utilisé, il a payé le prix fort . Il décrit la décomposition intellectuelle du journalisme victime de la valse des milliardaires et en particulier des chéris de la gauche et de la Macronie , Krétinsky, Niel et Drahi . On pourrait y rajouter Bernard Arnault et le service public qui jouent dans le même camps.

Nous sommes nombreux sur les réseaux sociaux à recevoir insultes et menaces en tous genres , faut il rappeler la censure de mes comptes et réseaux , y compris sur Twitter . Et les menaces, La dernière aujourd’hui même…

Mes critiques du monde médiatique concernent aussi bien la presse des millardaires , de Krétensky à Bolloré, que le service public, il souffre d’abord de médiocrité et leurs combats internes ne sont que de la comédie .

Je me méfie de la même manière d’Elon Musk adulé par certains , détesté par d’autres mais jamais très clair dans ses actions

Pour s’en convaincre il faut souligner l’unanimisme de cette presse dans la couverture de la crise sanitaire , l’extrème pudeur dans l’évocation des conséquences des injections , la censure des vrais lanceurs d’alerte à quelques bien rares exceptions . La presse allemande ou la presse américaine peuvent donner des leçons .

Unanimisme plus fort encore dans la couverture du grand mensonge climatique , là encore pas la moindre place pour le doute critique et pour le débat scientifique.

Comment s’étonner alors du profond désamour entre les Français et une presse qui ne vit plus que de subvention. Le groupe Bolloré joue avec habileté sur se désamour et sur des talents comme d’Ornellas ou Kelly. Mais l’équilibre macronico compatible est redoutablement réussi par Pascal Praud. Il réussit tout de même à glorifier le plus intelligent des frères musulmans , Tareq Oubrou et le meilleur VRP de big Pharma et des injections Robert Sebbag

Que dire d’Hanouna qui reçoit Bourdon?

@BOROWSKIMIKE

Beaucoup de mes amis m’ont dit pendant la crise Covid que TPMP et Hanouna étaient un espace de liberté. Ils se sont trompés lourdement, comme nous représentons une part non négligeable d’audience, Hanouna a surfé dessus pour faire de l’audience et vendre plus cher ses espaces publicitaires. La séquence de la crise sanitaire fini, Hanouna invite tous ceux qui nous ont insulté dont Didier Bourdon (que j’adorais chez les Inconnus) mais qui s’est vendu à l’injection et aux laboratoires en insultant des types comme moi de « conna.ds ». Hanouna est évidemment contrôlé par le régime rien de plus.

Que dire du traitement des crises géopolitiques et politiques? La presse dite de gauche a fabriqué Macron et tente de servir Edouard Philippe ou Gabriel Attal pour la prochaine. La presse Bolloré a fabriqué Zemmour.. Les deux sont en accord pour étouffer Le Pen et détruire Mélenchon tout en protégeant les Khmers verts et Roussel…

L’oligarque Kretinsky maintient depuis des années sous assistance respiratoire des organes de « presse » toujours plus avariés comme Libération, Marianne ou Franc Tireur. Il le fait en pure perte, et les finance dans le seul but de s’en servir en tant que relais d’influence au sein du pouvoir français, en s’alliant ponctuellement à Xavier Niel ou Patrick Drahi pour ce faire. Via leurs hommes de main, ils y contrôlent les désignations, recrutements, lignes éditoriales, de façon discrète et invisible pour les rédactions. Ils désignent les cibles, donnent les ordres qui seront répercutés et appliqués par leurs subordonnés – directeurs de la rédaction, rédacteurs en chef etc – sans que les journalistes ne soient informés de l’origine des instructions données, ni des intentions qui y présidaient.

Ils forment par ailleurs peu à peu des ensembles d’hommes et de femmes choisis avec attention pour, notamment, leur absence d’esprit critique et d’initiative, hommes et femmes qui se mueront en leurs instruments inconscients, sans avoir à être dirigés ou censurés.

C’est la parabole de la laisse et du chien contée par Chomsky. Celui-ci rencontrait un jour un journaliste qui lui assurait n’avoir jamais reçu d’instructions dans son métier. Chomsky lui répondait: « c’est bien parce qu’ils savaient qu’ils n’auraient jamais à vous en donner qu’ils vous ont recruté. Le chien qui ne cherche jamais à s’enfuir ne sait pas qu’il est tenu en laisse ».

Des organes de presse autrefois honorables et réfléchis se voient ainsi transformés en havres de médiocrité, ce qui suscite le rejet de la société et, les fragilisant, les place en situation de dépendance croissante à leur égard. Voilà nos rédactions transformées en des instruments aveugles où la bêtise règne, car déliées de toute exigence intellectuelle ou de lectorat, mues par la servilité et l’obéissance. Des plumes serves oui et instrumentales, qui suscitent une détestation grandissante, les poussant toujours plus dans les jupes du scandale, alternant entre arrogance, suffisance et néant de l’âme et de la pensée. Nous voilà qui pénétrons en le règne de la médiocrité.

Ceux qui ne sont plus désormais journalistes mais employés d’oligarques se voient tendanciellement transformés en machines à détruire les réputations des honnêtes hommes, ces dissidents, intellectuels et opposants, non sur ordre, mais par ressentiment. Les voilà honnis pour leur liberté, leur capacité à faire et à penser. Voilà donc que s’organise une guerre de tranchées, entre être libres et serfs avariés, nourris et engorgés par des oligarques qui, ce faisant, se constituent naturellement des alliés. Au sein de ce monde, il y a les hiérarchies.

Les maîtres, comme Denis Olivennes, qui auront récolté des millions au cours de leur carrière, pillant les ressources de l’Etat pour en arracher d’autant plus au privé, se vendant à l’intérêt du petit monde après avoir été pour celui du plus grand nombre formés. Comme lui, Arnaud de Puyfontaine, Arthur Dreyfuss, Nicolas Bazire, Louis Dreyfus… gèrent dans l’ombre les parcelles d’empires de leurs oligarques contre des millions d’euros accumulés.

Les chefs qui leurs sont délégués, comme Natacha Polony, Raphaël Enthoven, Dov Alfon, Alexis Brezet et Vincent Tremolet, Jérôme Fénoglio et Caroline Monnot, Etienne Gernelle, Geoffroy Lejeune, Bruno Jeudy, Marc-Olivier Fogiel, Rodolphe Belmer et Ari Aprikian, Serge Nedjar et Franck Appietto, Constance Benqué et Jérome Béglé… sont chèrement payés pour servir de relais, offrir une couverture à double face, interfaces entre les maîtres et les rédactions. Chevaux de Troie chargés d’apporter le vernis qu’exige la profession, ils sont alternativement gestionnaires, intellectuels ou figures incarnantes, toujours à la fois dominants et dominés, toujours inquiets et inquiétés.

Les chroniqueurs stars et les signatures, caprices des rois, aristocrates payés des fortunes ou bénéficiant de larges disponibilités pour distraire la foule et peaufiner une parole dont on valorise l’identité. De BHL à Zemmour en passant par Davet et Lhomme, Bacqué et Chemin, Praud et Mabrouk, Schneider et Cabana, El Krief et Salamé, et sous d’autres formes, Barthès et Hanouna, leurs destins sont plus ou moins durables, plus ou moins brillants, et peuvent adopter plusieurs formes: « enquêteurs » chevronnés, commentateurs avariés, mondains avinés… Parfois, comme Fogiel, Enthoven, Robert, Polony ou Jeudy, ont-ils joui de cette liberté encadrée et chèrement payée avant de se voir acheter pour, notoriété aidant, à des postes d’encadrement s’installer.

Les petits chefs, comme l’infinité d’adjoints, rédacteurs en chef, chefs de service… absorbés par le miroir aux alouettes de primes, statuts, abattant un travail conséquent, regardant avec envie ce petit monde, pris entre contraintes paradoxales, à la fois obéissant et ordonnant, véritables machines à blanchir et rouages essentiels de la machine à aplanir, formater et accoupler. Les « simples journalistes », au revenu stable mais souvent à peine confortable, à la liberté rare et plus rarement encore explorée, prêts à tout pour se faire bien voir et se distinguer, réduits cependant à un formatage confinant à l’esclavage. Les pigistes enfin, les plus corvéables, précaires, prolétarisés, véritable armée de réserve, aussi vite utilisés que substitués.

Tous ont pour fonction de saturer l’espace public « d’informations », fausses polémiques, « révélations » et compromissions diverses où se recyclent les règlements de comptes de tous les pouvoirs, où s’éliminent les libres pensées. Ce système assure aux classes dominantes son emprise sur notre « démocratie » électorale, qui présente aux français candidats et débats toujours plus dégoûtants et éloignés de leurs intérêts. Elle effondre le niveau moyen de nos sociétés, où les membres les plus visibles se voient sélectionnés toujours plus pour leur capacité à se compromettre et leur compatibilité avec des mondes toujours plus stérilisés.

Trafiquer l’information, devenir oligarque, c’est devenir être de pouvoir, en se donnant la possibilité d’abattre ou de protéger. Servir un oligarque, c’est s’assurer de bénéficier des ressources que l’oligarque aura arraché, et de la protection qu’il aura fécondé. C’est par ailleurs, en se montrant en capacité d’influencer l’opinion, de valoriser ou détruire telle ou telle personnalité, contrôler le pouvoir politique, qui en un système électif, dépend du vote des citoyens, c’est-à-dire des opinions, c’est-à-dire de l’information qui seront véhiculées, et des sentiments d’identification qui se verront amoindris ou renforcés à l’égard des personnalités qui auront été par ce biais exposées. Et contrôler le pouvoir politique, c’est non seulement s’assurer la tranquillité et l’impunité, mais également, à travers l’Etat, la principale machine à capter des ressources – via la taxe et l’impôt – et les concentrer avant de les redistribuer. C’est-à-dire s’assurer de sa capacité à piller et exploiter. Toute participation en ces conditions à une quelconque forme d’élection, à une quelconque forme de publicisation, à une quelconque forme de compromission avec ces êtres relève, volontairement ou non, de la prostitution.

Unanimisme pour ne pas dénoncer la censure institutionnelle . Devons nous désespérer?

De parler d’espoir à propos de France Soir

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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6 Responses to Le chien qui ne cherche jamais à s’enfuir ne sait pas qu’il est tenu en laisse, il en va de même pour les journalistes tenus en laisse par les milliardaires et l’Etat macronien

  1. Avatar de Jean Sentrais Jean Sentrais dit :

    Bah ! lorsque les Medias mainstream français commenceront – enfin – à raconter le vrai-du-vrai (pour récupérer une part d’audience désertée), personne ne les croira. Et c’en sera délicieux.

    Comprenons bien que, dès lors que la Justice ne se préoccupe que du Droit, ignorant la Morale (la pratique des mœurs), la Morale s’arroge le pouvoir de dresser elle-même son propre échafaud …

    Entretemps, voici ce que Christine Cotton déclarait du vrai-de-vrai sur TocsinMedia au micro de Clémence Houdiakova, le 19 octobre 2023 sur les mensonges hallucinés des 4 Sinistres de la Maladie qui ont sévi depuis le début de la pseudo pandémie et des pseudo vaxxins (vidéo diffusée sur Yt le 19 àctobre 2023, durée 01:16:55) :


    Le site web de TocsinMedia : tocsin-media.fr

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  2. Avatar de Le Barde Le Barde dit :

    Je tiens à vous remercier pour votre travail.
    Vos emails me permettent et me forcent à rester informé alors que je n’ai plus envie de lire ou d’écouter ‘les informations habituelles’
    Merci beaucoup, vraiment.
    io, bientôt 70 ans !

    Aimé par 1 personne

  3. Avatar de nicolasbonnal nicolasbonnal dit :

    Rien de nounveau sous le sommeil. “A force d’avilissement, les journalistes sont devenus si étrangers à tout sentiment d’honneur qu’il est absolument impossible, désormais, de leur faire comprendre qu’on les vomit et qu’après les avoir vomis, on les réavale avec fureur pour les déféquer. La corporation est logée à cet étage d’ignominie où la conscience ne discerne plus ce que c’est que d’être un salaud.”
    ― Léon Bloy
    Source:
    Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne, Léon Bloy, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, 1999, p. 472

    QQ Citations – https://qqcitations.com/citation/119282

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