OVATION D’UN NAZI AU CANADA : UN SILENCE FRANÇAIS DÉSHONORANT

Volodymir Zelensky devait se rendre au Canada en visite officielle après son voyage aux États-Unis à l’occasion de l’assemblée générale des Nations unies, où l’accueil tiède – et parfois glacial – qu’il a reçu fait que le succès de ce nouveau téléthon américain a été pour le moins contrasté. Pour sa visite au Canada, il fallait par conséquent lui faire un triomphe. Dans un savant mélange de duplicité, d’ignorance et de bêtise, Trudeau a organisé au Parlement un véritable triomphe romain, au profit de Jaroslav Hunka, un SS ukrainien survivant de la Division Galicie, ancien membre des pires unités chargées des massacres de juifs et de Polonais en Ukraine. Au cours d’une scène ahurissante, on vit l’ensemble des députés se lever pour acclamer un criminel de guerre non repenti. Le président de cette triste instance déclarant pour solliciter l’ovation, que Hunka était honoré pour sa lutte menée contre les Russes pendant la Deuxième Guerre mondiale ! Donc contre les soldats canadiens qui étaient leurs alliés ? Était-il possible de faire pire ? La vidéo de la longue ovation a fait le tour du monde, avec le visage extatique de Volodymyr Zelensky devant son compatriote, dont il savait très bien de qui il s’agissait. Et avec l’attitude radieuse de Christya Freeland, vice-premier ministre qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de proximité avec des mouvements néonazis ukrainiens. Peut-être ravie du bon coup qu’elle venait de jouer et s’imaginant qu’il allait contribuer à sa nomination à la tête de l’OTAN en remplacement du calamiteux Jens Stoltenberg ? Puis devant l’incendie médiatique, ce furent les excuses pitoyables du président du Parlement, revendiquant son inculture et son incompétence. Trudeau quant à lui, refusa de s’excuser, niant la réalité pour une fois de plus, dans un discours lunaire, mettre la catastrophe sur le compte de la « propagande russe ». Chez nous, les réactions des soutiens militants des USA furent finalement du même acabit. On ne citera que le journal Le Monde qualifiant l’horrible séquence « d’événement malencontreux ». Mais on aurait pu attendre quelques réactions outrées des habituels professeurs de maintien d’un Jean-Luc Mélenchon, d’une Sandrine Rousseau, d’un Fabien Roussel, d’un François Ruffin etc. Nommer Geoffroy Lejeune à la tête du JDD, c’est la preuve que la France marche vers le fascisme, acclamer un criminel nazi génocidaire dans un parlement occidental, c’est au pire « malencontreux ». Ce fut au contraire un pieux silence démontrant que leur antifascisme est de pacotille et finalement leur totale soumission au narratif américain.

On ne procédera pas ici à une analyse approfondie du phénomène néonazi ukrainien et de son rôle dans la survenance et la gestion actuelle de la guerre. On ne peut pas bien sûr pas réduire la résistance de l’armée ukrainienne à cette motivation, ce ne serait pas sérieux. Simplement, il faut admettre que celui-ci joue depuis février 2014 et le coup d’état du Maïdan le rôle d’un caillou dans la chaussure occidentale. Comme le démontre un Arno Klarsfeld favorable à l’Ukraine mais conséquent dans sa critique de dérives incontestables. On rappellera quand même les déclarations très récentes de Sarah Ashton-Cirillo, ex-porte-parole trans-genre de l’armée ukrainienne et victime des fameux imposteurs russes Vovan et Lexus. « Il y a un problème terrible en Ukraine […] je les défends en public, mais en privé, je sais qu’il y a des groupes nazis ». Ah bon ?

Il y a au moins un endroit où ce spectacle a dû être apprécié, c’est probablement le ministère des Affaires étrangères russes. Possible qu’on y ait bu du champagne de Crimée pour fêter la façon dont Justin Trudeau venait de pulvériser un mythe occidental patiemment construit : « il n’y a pas de nazis en Ukraine ». Jusqu’en février 2022, des gouvernements, des institutions, des O.N.G. et la presse avaient souligné en Occident l’existence d’un courant néonazi multi-facettes en Ukraine. Il était assez facile de retrouver articles, photos, vidéos jusqu’à des rapports du Parlement français ou du Congrès américain qui pointaient cette situation. Vladimir Poutine ayant avancé l’objectif de « dénazification » de son opération militaire en Ukraine, le dispositif de propagande occidentale a pris un virage à 180° et les néonazis ont disparu. Ou quand il n’était pas possible de nier le réel, tout était fait pour l’atténuer et présenter ce qui est un courant ancien dans l’Ouest ukrainien sous les traits d’un folklore inoffensif. Eh bien si, il y a des nazis en Ukraine, et d’ailleurs pas seulement en Ukraine, la preuve. On imagine aussi l’effet sur l’opinion publique russe du dévoilement qu’a provoqué cette séquence infecte. La Russie dont on sait la mémoire brûlante de la guerre d’extermination qu’elle a subie entre 1941 et 1945, OK c’est bon article a pu constater que l’Occident portait en triomphe ceux que les nazis avaient chargé des pires exactions contre leur peuple.

Comment être surpris au spectacle de l’horrible séquence et à celui du silence des élites françaises, que Sergueï Lavrov soit écouté lorsqu’il dit : « nous n’avons plus rien à dire à ces gens-là ».

Régis de Castelnau

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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16 Responses to OVATION D’UN NAZI AU CANADA : UN SILENCE FRANÇAIS DÉSHONORANT

  1. Avatar de limbecil limbecil dit :

    Nous n’avons plus rien à dire à ces gens là.
    Comme c’est vrai.
    Malheureusement, c’est de nous que l’on parle.

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  2. Avatar de Françoise Bianchi Françoise Bianchi dit :

    Ils ne dissimulent plus leurs inspirateurs…. qu’ils font adouber par tous les mondialistes.

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  3. Avatar de Hubert Gallée Hubert Gallée dit :

    Je ne suis pas français, heureusement. Je suis belge, orphelin de guerre, mon père s’étant battu contre les nazis aux côtés des anglo-saxons et ayant contracté une grave maladie qui l’a emporté avant la quarantaine, un peu moins de 20 ans après la fin des hostilités. Durant la guerre les français à une grande majorité soutenaient Pétain, non? Le gouvernement français n’est pas parti en exil à Londres, au contraire de ceux de la plupart des pays européens occupés par les nazis. Il y a bien eu un général français qui s’est opposé aux nazis mais le régime politique qu’il a instauré en France a été complètement dévoyé. Chassez le naturel et il revient au galop…

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  4. Avatar de Jean Sentrais Jean Sentrais dit :

    Justun Trudegaz avait vécu jusqu’alors de mort cérébrale : depuis, il vit une mort politique nationale et internationale.

    Notre EMmerdeur élyséen n’a pas été mieux gâté par l’existence … mais fut plus précoce à vivre ces 2 morts.

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  5. Avatar de JEAN-LUC JEAN-LUC dit :

    Le nazisme abondamment recyclé par la sphère occidentale (grande blanchisseuse) pour lutter contre l’URSS et le communisme a été utilisé en Ukraine pour animer la guerre civile contre les Russes du Donbass.

    Ceci en vue de provoquer une intervention militaire de Moscou justifiant les sanctions économiques sensées effondrer l’économie Russe.

    Ce qui aurait permis ensuite de procéder au démembrement façon puzzle de la fédération de Russie et accessoirement de liquider Poutine façon Kadhafi.
    Problème la Russie de Poutine n’est pas la Libye ni la Yougoslavie.

    Depuis 2014 et le coup d’Etat de Maidan initié par la cia, les Russes savent à quoi s’en tenir et se sont préparés.
    Résultat: des centaines de milliers de morts et des sanctions économiques qui effondrent…. l’économie Européenne….
    Merci à nos élites dirigeantes marionnettes de Washington…

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    • Avatar de Jean Sentrais Jean Sentrais dit :

      +1 !

      Excellent résumé que l’on pourrait retrouver demain dans un livre d’Histoire pour relater cet épisode géostratégique foireux de l’Empire US qui signa là sa désagrégation inéluctable …

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  6. Avatar de Roubachoff Roubachoff dit :

    Il y a quand même quelque chose d’incompréhensible dans cette histoire canadienne. Lors de la Deuxième Guerre mondiale (je dis bien : Deuxième) les puissances de l’Axe (Roberto, à savoir Rome-Berlin-Tokyo) affontaient les Alliés (à savoir USA, Grande-Bretagne/Commonwealth et Union Soviétique.) Le Canada faisant partie du Commonwealth, donc des Alliés, toute personne ayant combattu les « Russes » dans le cadre de ce conflit était son adversaire – sans avoir besoin de chercher nazi ou pas nazi. Donc, Trudeau et sa représentation nationale sont des cons qui ne connaissent même pas leur propre histoire.
    PS : La France n’a fait partie des Alliés qu’à travers la France Libre (exilée à Londres) puis, après la défaite, grâce à une habile manoeuvre du Général – dont je me demande depuis longtemps s’il faut au fond se féliciter.
    PPS : Le Canada a été une terrer d’accueil pour les Allemands en délicatesse avec leur goût pour la croix gammée. Je le sais de source sûre. Mais de là à s’en rengorger…

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  7. Avatar de Roubachoff Roubachoff dit :

    Il y a quand même quelque chose d’incompréhensible dans cette histoire canadienne. Lors de la Deuxième Guerre mondiale (je dis bien : Deuxième) les puissances de l’Axe (Roberto, à savoir Rome-Berlin-Tokyo) affontaient les Alliés (à savoir USA, Grande-Bretagne/Commonwealth et Union Soviétique.) Le Canada faisant partie du Commonwealth, donc des Alliés, toute personne ayant combattu les « Russes » dans le cadre de ce conflit était son adversaire – sans avoir besoin de chercher nazi ou pas nazi. Donc, Trudeau et sa représentation nationale sont des cons qui ne connaissent même pas leur propre histoire.
    PS : La France n’a fait partie des Alliés qu’à travers la France Libre (exilée à Londres) puis, après la défaite, grâce à une habile manoeuvre du Général – dont je me demande depuis longtemps s’il faut au fond se féliciter.
    PPS : Le Canada a été une terrer d’accueil pour les Allemands en délicatesse avec leur goût pour la croix gammée. Je le sais de source sûre. Mais de là à s’en rengorger…

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  8. Avatar de Jean-louis Roba Jean-louis Roba dit :

    Beaucoup de bruit pour rien et une hypocrisie constante dans les deux camps.

    On traite le juif Zelensky de nazi et le communiste Poutine de même.

    Une inculture politique générale.

    Quant aux gentils Soviétiques face aux méchants nazis, ils ont toujours voulu asservir l’Europe, ce qu’ils ont fait un temps, main dans la main avec les sympathiques USA.

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  9. Avatar de Elysbeth Levy Elysbeth Levy dit :

    Grande nouvelle et sans doute pour em…….der le monde, l’Ukraine rends les honneurs à l’unité de Yaroslav Hunka l’ancien Waffen SS applaudit au Canada ….Marche en son honneur…

    Après quand on dit qu’il y a des nazis en UKraine, on nous accuses d’être pro-Poutine, ou prorusse …

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    • Avatar de Jean-Luc Jean-Luc dit :

      Comme le camp atlantiste instrumentalise le nazisme pour les besoins du conflit, interdiction d’en parler dans les médias.
      Pour cette raison, tous les médias Russes ont été bannis.
      Il est particulièrement grave que l’information en Europe soit cadenassée et traitée façon Goebbels, de triste mémoire.
      Si on ne tire pas les leçons des événements passés, on est condamné à les revivre…
      On ne peut nier que le totalitarisme monte dans le camp occidental, à commencer au niveau de l’information, ce n’est pas une bonne nouvelle.
      A ma connaissance il n’y a eu aucune rébellion de la presse, des médias, des partis, des syndicats contre l’interdiction des médias Russes.

      La Russie à payé le prix du nazisme, s’en souvient et prend ses responsabilités de vainqueur principal de la 2eme guerre mondiale.

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      • Avatar de Roubachoff Roubachoff dit :

        Oui, la censure des médias russes, ultra-rapide, qui plus est, montre bien que ce conflit était prévu par l’EU et les USA. D’ailleurs, comme je me tue à le dire, il figurait sur l’agenda de Mme Clinton en 2016, la victoire de Trump ne faisant que le différer. Dans ce contexte d’avant-guerre, la folie du Covid, à l’échelle mondiale, s’explique parfaitement bien par la peur d’une attaque biologique d’autant plus inquiétante qu’elle pouvait venir de n’importe où et viser n’importe qui.
        Songeons à des éléments plus secondaires. Par exemple, l’élimination politique de Fillon. Ce type aurait été un Président épouvantable, mais ses amitiés russes gênaient dans un contexte de conflit programmé. En voyant les choses à travers ce prisme, beaucoup de points étranges deviennent compréhensibles. Par exemple, la folie vaccinatoire. Dans une Europe où la santé publique risque d’être mise au seul service des soldats (Macron a craché le morceau à Marseille avec son « hôpital réservé aux combattants ») il faut éviter que les civils tombent malades. C’est bien plus cohérent que les idées fumeuses de « dépopulation ».
        Je sais, il est difficile de vivre avec l’idée que les gouvernements, les oppositions et les médias nous mènent en bateau (ou plutôt, vers l’abattoir) depuis 2014, mais il va falloir s’y faire.

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